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 Ouais mais en même temps, c'est moins grave que si c'était pire.

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Sibylle Blacksmith

Espionne

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MessageSujet: Ouais mais en même temps, c'est moins grave que si c'était pire.   Ven 16 Aoû - 12:56

Sur cette petite route poussiéreuse de la campagne Gorbos, au seul son de la chaîne trainant au sol à chacun de ses pas, Sibylle se traînait.
Se trainer : avoir la démarche poussive, démoralisée, lente et pourtant résolue d'un homme, ou ici d'une femme, à qui il ne reste plus rien sauf la simple impulsion de persévérer.

Voilà, globalement c'était ça. La jeune rousse se contentait de poser un pied devant l'autre, sifflotant tranquillement, avançant d'un bon pas vers ... Bon, il était plus juste de dire qu'elle s'employait plus à mettre autant de distance que possible entre elle est une geôle Gorbosienne avec un garde enfermé dans une des cellules avec à ses côtés un marteau salement amoché après avoir servis à défoncer la chaîne qui reliait anciennement Sibylle au mur Nord.

Mais le passé était le passé et il ne servait a rien de revenir dessus ... Même quand on se trouve dans une situation présente aussi peu riche en rebondissement que le fait d'avancer pied nus sur une route de campagne relativement représentative de la campagne maraichère du nord du royaume : un chemin de terre parcourant une petite plaine vallonnée, bordée d'une plaine vaguement boisée qui devait être une forêt avant que les paysans utilisent le bois pour construire leurs fermes. La jeune femme semblait voyager depuis plusieurs jours : couverte de poussière, avec de petites griffures sur ses mollets nus et avec une méchante ecchymose au niveau de la cheville droite, là où une entrave de fonte à laquelle une chaine brisée pendait et cliquetait a chaques foulées.
Elle n'avait pas les moindre bagage, pas de chaussures et ne portait qu'une tunique déchirée ainsi qu'un pantalon maculé de boue, mais semblait plutôt de bonne humeur. Elle marchait d'un bon pas en sifflotant au rythme du métal qui enserrait sa cheville.

Elle crevait la dalle, était prête à tuer pour dormir dans un vrai lit et à mutiler pour un bain, mais la situation n'était pas si désespérée que ça : au moins il ne pleuvait pas.

Au loin, de gros nuages d'orage s’amoncelaient.
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Beogus Zacanal

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MessageSujet: Re: Ouais mais en même temps, c'est moins grave que si c'était pire.   Ven 16 Aoû - 16:31

Du haut de sa tour, Beogus observait les animaux à l'aide d'une longue vue de cuivre un peut délabré par le temps. Observant leurs façons de manger, dormir et même de se reproduire, il notait et faisait des croquis des différents comportements qu'ils adoptaient. Alors qu'il aventura son regard au delà de la petite foret qui entourait le lac, il aperçu une jeune femme  traverser les vastes plaines, pieds nus et dans un sale état. Voyant les nuages s'approcher dangereusement, il décida de partir à sa rencontre. Il traversa le petit lac qui entourait sa tour et repoussa la barque la laissant dériver au milieu du lac, cela empêcherait quiconque de l'utiliser pour traverser et lui pourrait la r'amener au bord à l'aide de son don de télékinésie.

 Il traversa la forêt, qu'il connaissait particulièrement bien depuis le temps qu'il vivait ici, puis plusieurs minutes plus tard coupa la route à la demoiselle. Il s'inclina puis d'une voie calme et posé lui annonça :

-Bien le bonjour mademoiselle, veillez excusez, mon indélicate apparition, mais il ne fait pas bon de se promener ainsi vêtu à l'approche de tels nuages. 

Il remarqua la chaîne qu'elle traînait et l'état de sa cheville le fit grimacer.

-Et bien, j'en connais plus d'un qui n'aurait pas tenu  dix minutes dans cet état là. Vous savez, je me fou de ce que vous avez bien pu faire et qui vous avez contrarié,  si vous me promettez de ne pas m'enfoncer un poignard dans le dos lorsque j'aurais le dos tourné, alors je peux vous conduire jusqu'à chez moi, vous pourrez vous débarbouiller, prendre un bon bain et dormir au sec, de plus, il se trouve que je suis en mesure de guérir cette vilaine blessure. Toutefois, laissez moi vous prévenir que si vous refusez, le premier village ne se trouve pas à moins de deux bonnes heures de marche, et encore dans votre état, j'en compterais bien trois.

Beogus regarda les nuages avec inquiétude, puis baissa la tête. 
"Alors, qu'en pensez vous?"
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Sibylle Blacksmith

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MessageSujet: Re: Ouais mais en même temps, c'est moins grave que si c'était pire.   Ven 16 Aoû - 18:04

Il était rare que Sibylle soit surprise.
Généralement, sa grande expérience en matière d'emmerdes et autres imprévus lui permettait d'appréhender le monde qui l'entourait avec un flegme pragmatique vaguement nihiliste. C'est globalement ce qui arriva au moment où l'inconnu encapuchonné fit son arrivée impromptue : flegme pragmatique vaguement nihiliste.
Elle se retourna vers l'homme et leva les yeux vers son visage. Son corps dissimulé par la cape ne permettait pas de trouver d'information. Bras en position neutre, pas d'information. Pas d'info : réaction standard. Le coeur de la jeune femme marqua un battement, ce qui n'était pas arrivé depuis trois quarts de secondes avant le début de son analyse.
Mélissandre fût surprise par cet homme étrange qui venait de lui couper la route, mais elle réussit cependant à dissimuler plus-où-moins son émotion. Elle étouffa son cri de surprise et le camoufla en inspiration un peu forte. Elle s'arrêta, mais réussit à arrêter la contraction du muscle de sa jambe avant de faire un petit pas en arrière. Elle avait géré, si le type n'était pas trop observateur, il ne se rendrait pas compte de la surprise de la jeune femme. Son visage se ferma et, ne sachant pas trop quoi faire de ses lèvres, elle mâchonna légèrement la paroi de sa bouche juste en dessous de la lèvre inférieure.

Sibylle aimait bien le nouvel arrivant : les gens impénétrables au premier regard étaient toujours les plus gratifiants à déchiffrer et a manipuler. Elle était partie sur Mélissandre un peu par instinct, en voyant que son interlocuteur était bien plus âge qu'elle. Soit c'était un mec bien et elle misait sur son paternalisme, soit c'était un gros dégueulasse et elle misait sur ses jambes, soit il était entre les deux et elle misait sur les deux. Mais quand elle vit ses sourcils se rapprocher légèrement et quelques rides barrer son front, signes témoignant d'une inquiétude Sa lèvre inférieure était légèrement décontractée, ce qui indiquait qu'il était soit sincère, soit un des seuls mec au monde capable de contrôler ses lèvres assez subtilement pour les faire mentir, elle était plus d'avis de favoriser la première option. Mélissandre, avec quelques bouts de Jeanne pour l'attendrir tout en s'attirant sa sympathie et son respect.
Mélissandre écouta l'homme parler, et se détendit au point d'esquisser un léger sourire en comprenant qu'il lui proposait son aide.

- Une apparition n'est jamais indélicate quand elle apporte de si bonnes nouvelles monsieur. Je vous remercie pour votre hospitalité si gentiment proposée, que je vais l'accepter avec plaisir. Vous ne me sauvez pas spécialement la vie, mais presque.

Elle fit quelques pas vers l'homme et inclina légèrement la tête : Réflexe des gens de spectacle.

- Je m'appelle Mélissandre Keroeï, Ecrivain public et écrivain tout court quant la muse me rend visite. Et vous êtes ?

La jeune écrivain n'osait pas vraiment approcher plus. Elle s'était toujours méfieé des gens anonymes. On ne signait anonyme que quand on savait qu'on avait des choses à se reprocher.
Sibylle ajouta intérieurement « Pas d'inquiétude mon vieux, si je te poignarde dans le dos, je t'assure que je ferait ça en face-à-face. »
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Beogus Zacanal

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MessageSujet: Re: Ouais mais en même temps, c'est moins grave que si c'était pire.   Ven 16 Aoû - 21:17

Beogus l'écoutant parler fut embarrassé lorsqu'elle lui demanda son nom.

- Veillez me pardonner, dans le feu de l'action j'ai en effet oublié de me présenter, je me nomme Beogus Zacanal, n’ayez crainte, bien que je sois plutôt bon en combat rapproché, je suis plus un homme de science qu'une brute sans émotion.

En réalité, Beogus n'aurait pas su faire pleurer un nourrisson en utilisant ses mains, elles n'avaient jamais connu la douleur et n'avaient tenues d'armes qu'a de rares occasions. Mais bien que ce soit lui qui l'ai rejoint,dans la méfiance, il valait mieux feinter.

Tout en se tournant vers la forêt, Beogus fit signe à Mélissandre de la suivre.

- J'habite au beau milieu de cette forêt, je sais que ça peut troubler, mais étant donné qu'il n'y a personne à quinze kilomètres à la ronde, j'y suis assez tranquille pour y étudier la faune et la flore locale, et puis je me suis habitué à la solitude. Pour tout vous dire, j'ai hésiter à vous venir en aide, étant très méfiant, mais vous m'aviez l'air dans un piteux état.

Il la guida dans la forêt puis lui demanda d'attendre quelques minutes à l'écart, préférant ne pas dévoiler toutes ses facultés d'entré de jeu. Il s’approcha du lac puis utilisa son don de télékinésie pour rapprocher la barque près de la rive, puis il revint chercher la demoiselle.  

Ils traversèrent le lac puis lui proposa gentiment d'entrer, se qu'elle fit sans trop s'avancer, il en profita pour repousser la barque au milieu du lac, au cas où la fille profiterait de la nuit pour filer avec ses biens. Il s'empressa d'entrer puis ferma la porte afin d'éviter tout malentendu.

-Bon et bien, nous voila chez moi,  vous pourrez prendre votre bain au troisième  étage, après quoi je vous attendrais au deuxième étage pour manger puis vous pourrez dormir au premier étage, tandis que je dormirais ici, sur ce tapis en peau de loup, c'est un vieil ami qui l'a tué puis dépecé, sacré bête n'est ce pas? 

Beogus ne lui laissa pas le temps de dire un mot.

- Mais suis-je bête, j'avais oublié, votre chaîne, elle doit sacrément vous gêner, ne bougez pas je reviens dans quelques minutes. 

Il revint quelques minutes plus tard tenant un flacon contenant un liquide violet.

-Bon, alors, pour faire simple, ce liquide va fondre ce métal en moins de deux, ne vous en faites pas je sais ce que je fais, vous n'avez qu'à tendre votre jambe puis je m'occuperais du reste. Après quoi vous serrez enfin libre. Faites moi penser à soigner votre cheville lorsque vous sortirez du bain, je vous attendrais  à l'étage inférieur. Il y a des vêtements juste à côté du bain, par contre, ce ne sont que des vêtements d'homme, vous mettrez ce qui vous plaira. Une dernière chose, au quatrième étage se trouve mon laboratoire d'alchimie, je vous prierais de ne pas y monter.

Sur ce, il attendit que la jeune femme tende la jambe tout en débouchant le flacon.
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Sibylle Blacksmith

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MessageSujet: Re: Ouais mais en même temps, c'est moins grave que si c'était pire.   Dim 18 Aoû - 9:27

La jeune femme suivis le dit Beogus à travers la forêt, l'écoutant disserter sur sa vie, son univers et le reste. Sibylle y décela une légère trace de mise en avant personnelle et une tentative de rapprochement émotionnel par confession. Si elle se démerdait bien, elle pourrait peut-être jouer la carte de l'amour courtois et envoyer le type se geler les miches pour retrouver une vague babiole familiale au fin fond du permafrost nordique. Mais c'était assez chaud à mettre en place : elle était un peu trop près des geôles qu'elle venait de fuir pour pouvoir rester dans la tour assez longtemps pour construire une dépendance émotionnelle suffisante.
Une fois la forêt traversée, ce fut le tour du lac. Il y avait un truc étrange avec la barque qui lui servait à rentrer chez lui. Probablement un magicien un peu paranoïaque ... Donc un magicien en fait.

A l'invitation de Beogus, Mélissandre entra avec un sourire poli et regarda autour d'elle, détaillant le mobilier et cherchant les choses singulières. Derrière elle, son hôte lui expliqua comment la soirée allait se dérouler, ce qui dénotait d'une légère touche de psychorigidité. Elle nota donc : Entrée au rez-de-chaussée, Chambre au premier, salle à manger et probablement cuisine au second, salle de bain au troisième et laboratoire d'alchimie au quatrième.
Elle n'eut pas vraiment le temps de dire quoi que ce soit que l'homme avait disparus, apparement pour aller lui chercher un marteau pour sa chaîne. Elle en profita pour se balader un peu dans l'entrée, observant les petits objets. On pouvait en apprendre beaucoup d'un homme en regardant les objets qu'il gardait et surtout ceux qui n'avaient pas d'utilité particulière.
Et l'homme réapparut, sans marteau malheureusement. Elle n'avait jamais fait confiance aux mixtures étranges, surtout quand elle apprenait qu'elles pouvaient dissoudre du métal et que le métal était définitivement et irrémédiablement plus solide que sa jambe.

Alors que le mage semblait attendre de la jeune femme qu'elle tende la jambe, cette dernière resta bien campée sur ses pieds et dit :
- Euh ... Sans vouloir vous vexer, vous n'auriez pas un marteau plutôt ?

Quelques minutes plus tard, au troisième étage, Sibylle venait de poser une chaise sous la poignée de porte. Elle venait de s'échapper d'une cellule, elle n'était donc pas spécialement confiante vis-à-vis des serrures. L'eau chauffait, elle n'avait donc plus qu'à s'attaquer à ses fers. Elle appuya la menotte contre l'âtre de la cheminée, laissant la cheville de métal dans le vide. Elle cala l'autre côté de l'anneau de métal sur une brosse en bois, histoire de ne pas se flinguer la cheville plus qu'elle ne l'était déjà. Puis elle visa soigneusement la cheville de métal, leva le marteau et l'abattit brutalement, projetant le petit bout de métal au sol et libérant le gond de l'entrave. Elle posa la chaine à côté d'elle, puis entrepris de se préparer pour prendre son bain, ce qui passait invariablement par observer ses vieux vêtements pourris brûler avec une lueur de plaisir démoniaque dans le regard.

Une petite heure plus tard, après s'être escrimer a retrouver un visage relativement humain, la rousse se présenta au deuxième étage. Elle était toujours pieds nus, ses pieds étant un peu trop petits pour les grosses bottes de l'archimage, portait un pantalon à lacets noir serré autour de ses mollets, ainsi qu'une tunique blanche, à lacets également. Sa cheville n'était en si mauvais état que ça : quelques ecchymoses et de la peau un peu écorchée, rien de plus.
Elle fit quelques pas dans la salle à manger.
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Beogus Zacanal

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MessageSujet: Re: Ouais mais en même temps, c'est moins grave que si c'était pire.   Dim 18 Aoû - 14:42

Alors que la femme venait poliment de refuser son aide, Beogus lui Montra le marteau qui se trouvait au pied d'un mur, prés de la porte d'entrée. Elle le prit et se rendit au troisième étage. Beogus en profita pour préparer à manger, ce qui était un passe temps assez agréable pour tout dire.  Il avait placé de nombreux pièges à lapin dans la forêt et de temps en temps il lui arrivé de pécher, afin de diversifier ses repas.  Il s'était aménagé un petit jardin au pied de la tour, et les légumes qui y poussaient, étaient exquis. Pour ce soir, il prévoyait de cuisiner du lapin avec des courgettes. 

Une petite heure plus tard, tandis qu'il lisait tranquillement sur un tabouret, en attendant patiemment le retour de son invitée, celle-ci apparu soudain et fit quelques pas dans la salle à manger. Elle était vêtue de sa tunique blanche et n'avait plus rien a voir avec la jeune femme crasseuse qu'il avait abordé.

  Il ferma son livre et le posa sur la table tout en se levant.

-Et bien, si je puis me permettre, vous êtes très belle et cette tunique vous va à merveille. Je vous en prit, venez vous asseoir, ça va refroidir. J’espère que vous allez aimer, c'est du lapin et de la courgette légèrement gratiné.

Beogus songea soudainement à la cheville de Mélissandre.

-Après le repas, si vous le voulez bien, je m’occuperais de votre cheville. 

Il commencèrent à manger puis alors qu'il l’examinait tout en réfléchissant, prit la parole avant une courte hésitation. 

-Veuillez excusez ma curiosité, mais D’où venez vous? Vu l'état dans lequel vous étiez lors de notre rencontre, vous deviez marcher depuis un bon moment. 
   Il la fixa, esquissa un sourire afin d'éviter de la mètre mal à l'aise puis reprit calmement.

 -Ne sachant pas si je vous reverrais demain matin en me réveillant, je vais être tout a fait honnête avec vous. Comme vous devez vous en douter, je ne vous ai pas recueilli ici pour votre élégance étant donné l'usure de vos vêtements et la crasse qui recouvrait votre peau avant votre bain. Ce n'est pas non plus la compassion qui m'a mené vers vous, j'ai pu remarquer le sale état dans lequel se trouvait cette chaîne, j'en conclu que vous vous êtes délibérément évadé. Si vous aviez eu un complice, alors j'imagine que vous seriez avec lui en se moment même, à moins que les choses aient mal tourné lors de votre fuite et que vous l'ayez abandonné, dans ce cas si, alors vous manqueriez cruellement de compassion et ce serait en désaccord avec la personnalité que je me suis faite de vous jusqu'à maintenant.

Beogus coupa sa viande puis reprit.

- Mais étant donné que vous ne me semblez pas vous jouer de moi, alors j'abandonne l'idée que vous ayez un complice. De ce fait, je pense que vous êtes une femme assez rusé pour réussir à vous évader d'une prison et qui tente de fuir quelqu'un, dont je me fiche éperdument de qui ça peut bien être. Si ce que je viens de dire est exact, c'est ce qui me semble le plus crédible pour le moment, alors passons à la vraie raison de ma question. J'ai bien vu d'où vous veniez et vers où vous vous dirigiez, mais vous me semblez être très endurante, vous avez dut faire de nombreux voyages. Et il se trouve, que je suis à la recherche de savoir, nous pourrions donc parvenir à un accord, Racontez moi vos aventures, les différentes civilisations que vous auriez pu rencontrer au cour de celles-ci et les les terres que vous avez parcouru. 

Il prit un bouché de viande puis après l'avoir avalé, reprit de plus belle.

 - En échange, si vous avez des problèmes, ou bien pour vous approvisionner en élixir, vous pourrez venir ici autant de fois que vous le voudrez. Me faisant découvrir de nouveaux paysages, de nouvelles villes et de nouvelles cultures à chacun de vos retours. Bref, Nous pourrions Nous aider mutuellement, vous m'apporteriez le savoir et vous seriez nourri et logé gratuitement. Je vous offrirais des provisions pour chacune de vos escales et bien entendu si vous le souhaitez, un tas d’élixirs dont des potions de soin, des poisons, des fortifiants. Il se trouve que j'ai un élixir qui pourrait vous être utile, celui-ci provoquant le vieillissement de la peau et donc formant des rides pour une durée limité, serait idéal pour passer inaperçu aux yeux de vos poursuivant.

Beogus reprit une bouché de viande puis s’essuya la bouche suite à quoi, il termina. 

-Si vous refusez, alors dés demain matin, après avoir mangé, je vous mènerais hors du bois et nous nous dirons au revoir hélas. C'est à vous de voir.

Beogus empoigna une cruche rempli d'eau afin de remplir sa chope, puis en proposa à son invitée avec la même courtoisie et politesse qu'à son arrivé dans la tour.
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Sibylle Blacksmith

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MessageSujet: Re: Ouais mais en même temps, c'est moins grave que si c'était pire.   Dim 18 Aoû - 15:58

Mélissandre avait été éduquée par un Ménestrel de cour. De fait, elle tentait de se rappeler son éducation et d'éviter d'assouvir sa faim comme un malpropre et de conserver un peu dignité et de décorum.
Cependant, entre deux bouchées son masque de bonnes manières se fissura légèrement, non pas car Mélissandre était perturbée par les paroles du magicien, mais parce que Sibylle transparu quelques instants à sa demande, sous l'effet de sa surprise. Quant Beogus la prévient qu'il allait être honnête, elle entendait déjà une déclaration et avait déjà une réponse toute prête pour faire dévier la pensée de l'homme vers un amour courtois aussi parfaitement réciproque dans les mots que honteusement unilatéral dans les actes.
Mais non.
Le vieil ermite dans sa tour attendait bien de la demoiselle qu'elle lui fasse voir le monde, mais il ne parlait pas métaphoriquement.

Sibylle, dissimulée derrière le masque poli sous lequel on sentait poindre l'intérêt professionnel d'une barde à qui on proposait le même travail et les mêmes avantages que celui d'un conteur affilié à un seigneur, réfléchissait a toutes vitesse pendant que son interlocuteur parlait. La question n'était pas de savoir si elle allait accepter ou pas : une proposition de cet ordre n'était pas décemment refusable. Elle devait définir qui allait ramener les histoires à l'Alchimiste.

Mélissandre tendit sa choppe à Beogus, puis s'enfonça un peu dans son fauteuil et répondit :
- Avant de vous donner une réponse, il y a juste deux choses que j'aimerais savoir. D'une part et juste par curiosité : Pourquoi vous n'allez pas découvrir le monde par vous-même ?

Elle écouta la réponse de l'alchimiste en buvant son eau, faisant de son mieux pour imaginer le goût de la bière aux herbes médicinales de sa grand-mère, puis repris aprés son interlocuteur :
- Je vois. Deuxième chose et cette fois-ci c'est moins trivial : Vous voulez la vérité où seulement des histoires ?

La jeune femme avait cessé de manger. Elle n'aimait pas faire deux choses en même temps quand elle discutait de sujets important. A cet instant, la fille de forgeron transparaissait plus que l'orpheline qui racontait des histoires aux plus petits. Mais pour s'en rendre compte, il fallait connaître les histoires des deux jeunes femmes.
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Beogus Zacanal

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MessageSujet: Re: Ouais mais en même temps, c'est moins grave que si c'était pire.   Lun 19 Aoû - 2:53

Mélissandre tendit sa choppe à Beogus, puis s'enfonça un peu dans son fauteuil et répondit :
- Avant de vous donner une réponse, il y a juste deux choses que j'aimerais savoir. D'une part et juste par curiosité : Pourquoi vous n'allez pas découvrir le monde par vous-même ?



Beogus, se mit à sourire, puis répondit:

- Voyez vous ma chère, je vis avec l'intime conviction qu'il n'y a que néant après la mort et que rien en ce monde ne vaille vraiment la peine d'y risquer sa vie. De plus, je considère que la vision n'est que secondaire étant donné qu'elle est éphémère, les souvenirs viennent ensuite puis les mots, ainsi lorsque l'on décrit un paysage, la vision initial, ne sert plus à grand chose puisque l'on ne pourra la transmettre qu'une fois modifié sous forme de mots.  Vous allez me dire qu'il existe en ce monde de très bon peintres, mais dites vous bien une chose, les dessins bien que pouvant se conserver très longtemps, bloquerons votre imagination et de ce fait, vous empêcherons de retrouver le paysage en question une centaine d'année plus tard, mis à part si il n'a pas changé, ce qui es rarement le cas. Hors, la description laisse libre court à votre imagination, ainsi, aucune image reste figé dans votre tête et vous pourrez donc supposer une centaine d'année plus tard, que c'est bien ce lieu que l'on vous à décrit. De plus, les dessins ne prennent pas en compte les sentiments ainsi que le caractère d'une personne.  

Beogus, se surprit lui même.

-Enfin, j'ai bien l'impression de m'emporter un peu, donc pour répondre à votre question, Je préfère de loin la récolte d'information à l'exploration, c'est moins dangereux et une fois sur papier, ça peut se transmettre de génération en génération sans ne jamais être déformé.

Mélissandre l'écoutait, puis quand il eu fini, enchaîna.

- Je vois. Deuxième chose et cette fois-ci c'est moins trivial : Vous voulez la vérité où seulement des histoires ?

Beogus se redressa.

-Bien que seule la vérité n'a de sens à mes yeux, je ne pourrais jamais savoir si ce que vous me dites n'est pas une pure invention. C'est pourquoi je mise sur votre bonne foie et également sur les descriptions ce trouvant dans mes grimoires. Si par malchance vous veniez me parler d'une région déjà référencé, alors je pourrais comparer les descriptions et m'assurer de votre bonne foie, bien que je n'en doute pas.




Beigus posa ses mains sur la table puis patienta .
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Sibylle Blacksmith

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MessageSujet: Re: Ouais mais en même temps, c'est moins grave que si c'était pire.   Lun 19 Aoû - 16:30

La pluie battait contre les carreaux de la tour. Au loin l'orage grondait.

Sibylle retourna à son assiette, silencieuse. La proposition de Beogus était très tentante pour les avantages évidents qu'elle lui apporterait : un point de chute, des soins et des ressources. Mais elle l'était aussi pour ce qu'elle apporterait à la jeune femme en tant que menteuse : un point fixe. Jouer un rôle était facile, jongler entre des dizaines de vérités était faisable. Ne pas oublier qui on était dans le processus était bien plus délicat. La vérité n'était certes qu'une question de point de vue, mais cela impliquait que sans point, il n'y avait pas de vérité.

- J'ai des conditions à poser de mon côté aussi.
C'était Sybille qui parlait: la fille de forgeron ayant fuis l'Eccleusia sans y avoir fini sa formation d'explicitrice, afin de finir celle d'escroc.
Elle posa ses couvert et s'accouda à la table.
- Premièrement : Aucune question personnelle. Je vous décrirais ce que j'ai vus du monde, mais je ne répondrais pas si vous me demandez de raconter ce qui m'y est arrivé. Deuxièmement : il me faudra des fournitures un peu particulières, que je serais bien sûr disposée à vous rembourser par mon travail en tant que ... qu'agent de terrain, on va dire. De façon non-exhaustive, il me faudra des choses comme des chaux teintes pour les cheveux où des pigments à solubilité retardée dans l'eau. L'Elixir de la Reine blanche que vous m'avez proposé m'intéresse aussi, tout comme celui du Faux Oeuvre.

La jeune femme allait ajouter un autre nom, mais elle se ravisa. Elle n'était pas sûre d'avoir le courage de se noyer dans l'Eau du Vieillard de la Mer une deuxième fois.

Quoi qu'il en soit, elle ajouta après un petit silence :
- Si ça vous conviens, Je pense que nous avons un accord.
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Beogus Zacanal

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MessageSujet: Re: Ouais mais en même temps, c'est moins grave que si c'était pire.   Mar 20 Aoû - 14:37

Mélissandre étala ses conditions, suite à quoi Beogus répondit.

- Bien entendu, ce que vous faites en ses lieux ne me concerne en rien et donc les seules informations qu'il me faudra serons les descriptions ainsi que la localisation de ces descriptions. Il se trouve que j'ai en ma possession quelque chose qui pourrait vous faciliter la tache, Je fais vite.

Beogus se leva puis monta les escaliers. Il en redescendit quelques minutes plus tard avec une carte et une petite sacoche.

-Voici une carte que j'ai dessiné à l'aide des descriptions que je possédé déjà. Bien qu'elle ai l'air assez complète, Je pense qu'il manque encore de nombreuses zones, étant donné que je n'ais, pour l'instant, à l'aide des descriptions, pu délimiter la fin du Vindictus qu'au sud du royaume du Gorbos. Il semblerait que de ce côté, il y ai de l'eau à perte de vu. 

En effet, la carte semblait assez complète à première vu, mais lorsqu'on y regardait de plus prés, il n'y avait aucune trace du Grand nord et que d'infimes traces de l'Amazone et des pics aux trois temps, le royaume du Gorbos  était à peut prés complet bien que manquant de nombreux villages.
On pouvait y voir la frontière  délimitant l'Amazone et la foret froide et une partie de la contrée d'or grossièrement dessinée étant donné le peut d'information réuni sur ce désert s'étendant à perte de vue.


Il pointa une parti de la carte.

-Nous sommes ici, et le nord se trouve dans cette direction. Afin de ne jamais perdre ce nord....

Il sorti de la sacoche un petit coffret en verre enfermant une petite bille dont une partie brillait étonnamment bien.

-Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ceci est une substance qui à l'origine est à l'état liquide. Elle réagi au contracte du verre et se solidifie, regroupant toutes les molécules afin de former une bille compacte et obscure, ne laissant que la partie la plus au nord, brillante et légèrement pâteuse. Ouvrez le couvercle entre chaque utilisation afin de liquéfier la bille et de  renouveler le processus.

Il rangea le coffret puis le posa, ainsi que la carte, sur la table.

-A propos de votre deuxième condition, c'est d'accord, mais je ne pourrais vous fournir qu'une quantité limité de la reine blanche, sa formule est assez complexe, et l'un des ingrédients la composant est une plante ne se régénérant qu'une fois par mois, devant se trouver à proximité d'un point d'eau et ne pouvant pousser à côté d'autres plantes, de ce fait, je ne possède pour le moment que trois pieds sur mon îlot. Pour le reste il n'y a aucun problème. Je vous fournirez tout cela dés demain matin et vous serrez disposé à faire ce que bon vous semble.

Beogus se leva puis tendit la main.

-Et bien je crois bien que nous pouvons conclure cet accord.

[T+1]
Mélissandre se leva également puis lui serra la main.


Beogus Lui proposa de soigner sa cheville, ce qu'elle accepta. Il posa ses mains dessus puis se concentra, il y eu une lumière vive puis la douleur s'estompa peu à peu, ne laissant plus aucunes traces de l’ecchymose.


Suite à cela, Beogus indiqua à Mélissandre sa chambre puis parti se coucher. 
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Sibylle Blacksmith

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MessageSujet: Re: Ouais mais en même temps, c'est moins grave que si c'était pire.   Mer 21 Aoû - 19:47

La jeune femme finit son assiette en vitesse pendant que son ôte s'absenta. Le destin lui souriait aujourd'hui 'hui.

Quant l'archimage revint dans la salle avec sa carte et sa sacoche, Sibylle se leva de sa chaise pour se pencher sur la carte pendant qu'il lui résumait l'état de ses archives. La carte était plutôt juste, d'après ce que la jeune femme pouvait en dire. Son village natal ne figurait pas sur la carte, mais ce n'était pas étonnant.
Elle pointa un endroit sur la carte, entre le royaume de Gorbos et les Pics aux trois temps.
- Ici, il y a un petit village Gorbosien tout prés de la frontière: Le Carrefour de la forge. C'est un petit hameau bâtit autour d'une grande forge et d'une auberge fortifiée. C'est surtout un relais de voyageur et de commerçants qui voyagent entre les royaumes nains et humains.

Elle observa avec un intérêt relativement mitigé le petit gadget qui se trouvait dans la fiole. Vus le temps et la complexité du système, elle ne s'en servirait que dans le cas extrême où elle devais voyager par une nuit trop couverte pour qu'elle puisse voir le soleil. Mais bon, c'était toujours un petit bonus, même si elle avait très vite apprit a se repérer avec le soleil, les étoiles, la mousse, bref tout les trucs classiques de ceux qui voyagent léger.

La jeune femme récupéra le petit coffret, ainsi que la carte, puis serra la main tendue par l'archimage.

- Marché conclut, oui.

Sibylle commençait à ressentir le contrecoup de sa journée, et le fait d'avoir remplit correctement son estomac, événements qui ne s'était pas produit depuis une bonne semaine, n'arrangeait pas son coup de barre. Elle accepta donc sans trop proteste les soins proposés par son hôte, puis fila se coucher.

Elle avait un voyage à préparer, et elle préférait faire ça à tête reposée

[Hrp : message court, désolé. Petit manque d'inspiration aujourd'hui.]
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MessageSujet: Re: Ouais mais en même temps, c'est moins grave que si c'était pire.   

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Ouais mais en même temps, c'est moins grave que si c'était pire.

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