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 S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )

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Alyson Fereyror

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MessageSujet: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Sam 7 Sep - 13:13

Tic, Toc ... Tic, Toc ... Tic, Toc ... Tic, Toc ...

Un large sourire s'afficha sur le visage d'Alyson. Tout était parfait, elle venait de finir une nouvelle horloge qu'elle pourrait mettre en vente. Comme pour applaudir son propre travail, elle se mit à taper des mains avant de tourner sur elle même et de remettre son chapeau, qu'elle avait laissé sur une table, sur sa tête. Elle se mit à rire légèrement et vint poser son regard sur l'un des croquis déposé sur un plan de travail.

Dans cette pièce à échelle moyenne, des tas de plans de travails et de tables en bois étaient disposés au bord des murs et au milieu de la salle. Ces supports étaient placés de manière droite et de façon à ce que la circulation soit simple. Mais c'était bien la seule chose qu'il y avait de droit dans cet atelier.

En effet, des tas d'affaires étaient disposées sur ces supports. Il y en avait tellement qu'on ne pouvait même plus apercevoir un bout de bois des tables. Tous les matériaux étaient entassés en équilibre de manière si désordonnés qu'on se demandait comment ces tas de matériaux ne tombaient pas. Outils, matériaux, pièces d'horlogerie, croquis ... tant de choses qui se tenaient dans cette pièce. Ces choses n'étaient pas que sur les supports en bois mais il y en avaient aussi accrochés aux murs. Certaines horloges finies et d'autres non finies se cachaient parmi ce bazar qu'Alyson qualifiait de rangement.

Cette pièce était tellement diversifiée et remplie que même Alyson à l'allure hors du commun avec ses habits passait inaperçue dans ce décor. Celle ci regardait le croquis tracé soigneusement. Il représentait des tas de rouages et il y avait pleins de chiffres. Il possédait aussi des graduations tracées par une règle qui se tenait à côté du papier. Le sourire sur le visage d'Alyson ne disparaissait pas mais on pouvait lire sa concentration dans ses yeux.

Et bien cela est parfait, tout est fini pour aujourd'hui.

Elle prit alors un sachet en tissu et en sorti une graine de tournesol qu'elle cassa entre ses dents en un craquement. Le bruit des Tic Tac des dizaines d'horloges qui se trouvaient dans cette pièce accompagnèrent ce bruit de craquement. Contrairement à ce qu'on pouvait penser, tous les Tic Tac étaient en même temps, aucun n'était en décalé. Cela était dû au perfectionnisme et à la précision d'Alyson. Toutes ses horloges devaient être exactement à la même heure. Pourquoi une horloge serait elle en avance sur le temps plutôt qu'une autre ? Cela serait illogique.

Je crois que mon diner m'appelle ... Au revoir petites horloges. Continuez à accompagner le temps, je reviens demain.

Alyson fit un salue avec son chapeau et monta les escaliers pour atteindre le premier étage de sa demeure. Là haut se tenait sa résidence personnelle, tandis qu'au rez de chaussée se trouvait son atelier et sa boutique qui étaient eux même séparés par une cloison. Du moins, si on pouvait appeler cela une boutique. En effet, celle ci n'était qu'un tout petit hall où un comptoir se tenait pour accueillir les clients. Enfin, ce n'était pas là où l'horlogère se trouvait en ce moment, la boutique était fermée à cette heure ci.

Alyson avait tout fermé ce soir là, comme à son habitude. Elle avait prit soin de se faire un diner qu'elle avait prit le temps de savourer. Sa résidence personnelle, tous ses meubles et ses ustensiles avaient des allures particulières. Ils avaient tous étaient modifiés par les mains de l'horlogère, ou presque.

Lorsque la nuit fût tomber, Alyson alluma une bougie qu'elle alla déposer sur le chevet près de son lit. Elle déposa avec justesse et de manière dansante, comme toujours, son chapeau à côté de la bougie. Elle se dirigea vers des rideaux et les ouvrit. Derrière, se trouvait un miroir. L'horlogère se posa devant, debout, à regarder son reflet avec un léger sourire qui ne voulait s'en aller de son visage jovial.

Elle commença par observer ses yeux. L'un était le reflet parfait de son œil bleu ciel, alors que l'oeil gauche était différent. Alyson le regardait longuement. De couleur écume dont la couleur était plus où moins clair suivant les angles, on pouvait distinguer des sortes de petites vagues qui bougeaient lentement parmi cette couleur particulière. Cependant, sa pupille restait noire.

Alyson baissa lentement les yeux au milieu de sa poitrine et défit doucement les lacés de son vêtement pour dégager ce point lumineux qui s'éteignait et se rallumait régulièrement en un rythme précis. La vitre qui protégeait ce point lumineux était en parfait état mais était flouée comme elle l'avait toujours était. Alyson regardait ce point lumineux, le sourire toujours au visage. C'était un sourire plutôt insouciant et enfantin, mais léger.

Un, deux ... Un, deux ...

L'horlogère leva alors les yeux vers le mur éclairé par la lumière de la bougie. L'ombre de sa silhouette y était reflettée. Alyson laissa tomber sa robe à terre et la réelle apparence de son côté droit fut visible sur son ombre. Tout le mécanisme et les rouages étaient visibles. L'humaine leva le bras et tous les rouages se mirent à tourner, enclenchant l'ensemble du mécanisme. Quand résoudra t' elle ce mystère ? Le mystère d'Alyson Fereyror, celui d'elle même.

Alyson  se mit à rire doucement puis alla se mettre une simple chemise de nuit pour dormir avant d'aller se coucher dans son lit. Une horloge se tenait face à elle et laissait entendre le doux chant de son aiguille. L'horlogère souffla sur la bougie et se mit en position confortable pour pouvoir s'endormir.

Tic, Toc ... Tic, Toc ... Tic, Toc ...

Elle continua ainsi, s'alliant à l'horloge dans son accompagnement du temps. Celui ci s'écoula consciemment jusqu'à ce qu'il continu de façon inconsciente du côté endormi de l'esprit d'Alyson.

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John Taliaferro Thompson

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Sam 7 Sep - 14:05

"L'argent, cette espèce de maladie qui gangrène le monde, l'esprit et le coeur des Hommes. Ce qui était à l'origine une forme de communication répondant à un besoin incessant d'évaluer la valeur des choses, et donc à un besoin incessant de satisfaire son ego propre, a prit un telle dimension dans notre univers qu'il n'est aujourd'hui même plus possible de vivre sans argent. Quand je pense qu'à une époque, tout le monde vivait de la bonne volonté de ses voisins et que la société était battis sur la solidarité de ses individus ... Ah la bonne vieille époque, un temps révolu aujourd'hui et un temps auquel je suis obligé de m'adapter, enfin presque car, s'adapter ne veut pas dire renoncer ... "


Ce jour là, enfin, cette nuit-là, John était de passage à Elmirion. Il avait emporté avec lui et depuis le mont Albus une certaine quantité de matériel. Un large sac à dos en cuir, du matériel de crochetage habillement dissimulé dans son manteau long, son arme à feu, dans un holster à la cuisse, une dague à sa botte et son épée bien mise en avant dans son fourreau, tout ce qu'il y avait de plus normal pour les gardes de la cité. Le contrôle n'avait pas été un problème pour lui, surtout lorsqu'on avait une bonne tête. Bien rasé, habillé comme un riche voyageur, on ne pouvait pas dire qu'il inspirait la crainte et la méfiance, cette nuit-là. Et pour cause, il allait se rendre dans les quartiers aisés de la capitale ! La raison ? Une petite boutique qui avait récemment ouvert là-bas et dont les horloges mécaniques qui y étaient vendus avaient fait la réputation et la richesse de sa propriétaire. Une femme assez excentrique, d'ailleurs, à en croire les dires et les racontars. Une femme fort ingénieuse qui avait mit au point un système révolutionnaire qui permettait à ses petites horloges de fonctionner toute seules et avec une précision hors du commun. Il était évident que tous les riches et faux riches du royaume et du Vindictus en général s'étaient jetés dessus pour avoir le plaisir de snober leurs voisins ou plus simplement, pour se démarquer encore plus du peuple qui n'avait visiblement pas le droit de connaitre aussi bien l'heure qu'eux.

Une pensée qui écœura le scientifique, ce monde n'était décidément pas le bon ! Voilà qui ne le motivait que davantage dans sa quête de renaissance. Après avoir demandé son chemin aux passants, qui connaissaient visiblement bien l'endroit, il s'était rendu devant la vitrine de cette charmante échoppe, qui était fermée à l'heure actuelle. Cependant, au travers de la vitrine, il pouvait apercevoir le sombre intérieur de la boutique et les nombreuses horloges qui semblaient tourner en simultanée. Il afficha un sourire narquois en voyant cela, il ne s'attendait pas à autant de marchandise. Il n'était en effet pas venu ici pour acheter une horloge, comme tout ces nombreux gens qui avait défilé ici, mais, plutôt pour en réquisitionner quelques unes. Une longue discussion avec lui-même durant le voyage jusqu'à Elmirion lui avait permis de comprendre qu'il valait mieux prendre les horloges plutôt que de récupérer leurs mécanismes, bien qu'il en garderait une ou deux pour l'étudier en toute sérénité dans son laboratoire. Le reste serait probablement revendu à un revendeur du marché noir d'Elildinar, pour moins cher qu'ici, bien sûr, mais pour une jolie somme quand même. Voilà de quoi lui donner les moyens de subsister quelques mois de plus.

Pourquoi s'en prendre à cette femme qui ne lui avait visiblement rien fait ? Et bien, par principe de solidarité, quelques horloges en moins ne lui ferait pas de mal et puis, ce n'est pas comme si il avait l'intention de saccager son échoppe, non, il n'était pas un vandale, ce soir là, il était un gentleman et "Emporio" l'avait bien compris. Il fit le tour de la boutique, s'assurant que personne ne l'avait vu, et se présenta devant la porte de l'arrière boutique. Ici, l'endroit n'était pas éclairé, il pourrait donc opérer en paix. Posant un genoux au sol, il glissa sa main à l'intérieur de la doublure de son manteau et en ressortit deux outils, l'un fin et long, et l'autre plat et arqué. Il les glissa tous les deux à l'intérieur de la serrure puis, il gratta les têtes internes de la serrure tout en tournant la large clé. Il recommença l'opération deux ou trois fois puis, un clic se fit entendre. Il fit faire deux tours lents à la serrure puis, retira ses outils, sourire aux lèvres. Il prit le temps de les ranger soigneusement puis, il mit la main à la poignet de la porte et entreprit de l'ouvrir ... Le problème, c'est qu'elle était bloquée par quelque chose. Il jeta un rapide coup d'oeil au travers de l'ouverture puis, il remarqua qu'un désordre sans nom se trouvait de l'autre côté et que ce même désordre, entre autre, bloquait la porte.

- Voilà qui va être problématique.

Se dit-il l'air de rien et à voix basse. Il mit son épaule contre la porte puis, poussa de plus en plus fort, c'était la seule solution. Elle se mit lentement à glisser mais, il ne l'écarta que très peu, tout juste assez pour pouvoir se faufiler au travers. De l'autre côté, il remarqua qu'un tas d'objet sans nom se trouvait coincé derrière et que s'il avait continué à pousser, il l'aurait certainement renversé, c'était moins une. Il referma la porte sans un bruit puis, il s'intéressa au contenu de la pièce, allumant une lampe à huile qu'il avait emporté avec lui, à l'aide d'un briquet à silex et d'une allumette de souffre, afin d'éclairer l'endroit. Il examina rapidement les lieux, se faufilant prudemment entre les tables recouvertes de matériel et d'outils en tout genre. Ce n'était pas ça qui l'intéressait, c'était les horloges. Il y en avait beaucoup ici, et encore une fois, elle fonctionnaient toutes en même temps, quelle minutie ! Il s'arrêta devant une série d'entre elles qui lui semblaient de bien meilleure valeur que les autres, à en juger par les matériaux utilisés pour la décorer. Il déposa la lampe sur la table la plus proche ainsi que son sac, l'ouvrant par la même occasion.

Il prit l'horloge entre ses mains et la décrocha du mur, observant de plus à près ce drôle de mécanisme qui avait valu autant de succès à celle qu'il l'avait inventé. Malheureusement, il était dans une coque et même s'il mourrait d'envie d'étudier sa mécanique maintenant, il n'en avait pas le temps. Il déposa la première dans le sac, puis une deuxième et enfin une troisième avant que, sans qu'il ne s'en rende compte, une fibre de son manteau ne s'accroche à une roue dentée, entassée dans un énième amas. Lorsqu'il leva les bras pour prendre la quatrième, il tira dessus et, à son plus grand malheur, toute la pile s'effondra sur le sol, dans un vacarme assourdissant. Tout en tenant l'horloge, il observa, figé, le matériel sur le sol, se demandant ce qu'il allait bien pouvoir se passer maintenant. Il s'empressa de ranger la quatrième horloge dans le sac puis de le refermer, avant de se pencher pour ramasser le matériel et le remettre soigneusement à sa place. Il le savait, si la propriétaire était là, elle l'aurait certainement entendu et, sans trop savoir pourquoi, il se disait que ranger ce qu'il avait fait tomber lui permettrait de tarir l'objet de sa visite et sa visite en elle-même ... Réflexe tout à fait stupide.
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Alyson Fereyror

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Sam 7 Sep - 18:02

Tic, Toc ... Tic, Toc ... Tic, Toc ...

Les secondes, les minutes, et les heures s'écoulaient sans qu'Alyson ne s'en rende compte. En effet, enssevelit dans son sommeil, elle était devenu inconsciente du monde extérieure. Inconsciente du monde extérieur jusqu'à ce qu'un énorme bruit la tire de son sommeil en un grand sursaut. Il fallut du temps à l'horlogère avant de comprendre ce qui venait de se passer et d'où provenait le bruit. Des affaires étaient sûrement tombées au rez de chaussé. Alyson avait dû mal disposer l'une de ses piles de rangement.

Se levant d'un seul coup sans perdre de temps, Alyson se revêtit de ses habits de tous les jours et se vêtit d'une cape lui couvrant tout le corps pour éviter que son ombre à la bougie la trahisse si l'une d'elles venait à devoir s'allumer. Dans l'obscurité, la jeune femme prit donc son chapeau qu'elle déposa sur sa tête et s'aventura doucement dans le couloir puis dans les escaliers, sans aucuns bruits. Se camouflant en tout discrétion, Alyson observa son atelier du haut des escaliers.

La lueur de la lune qui traversait la vitre permettait à la pièce de ne pas être dans une totale obscurité. Ainsi, Alyson pouvait dissimuler facilement les formes des objets présents dans la salle, même si elle ne pouvait voir les détails. Du moins, elle pourrait observer un mouvement quelconque si il en était ... Un mouvement ? Alyson ouvrit grands les yeux. Et si il y avait quelqu'un chez elle ? Un sourire se dessina alors sur son visage et elle descendit jusqu'au bas des escaliers, en silence. L'excitation se lisait dans ses yeux. Une visite à cette heure ci ? Quelle situation peu habituelle.

Au bas des escaliers, l'horlogère prit un miroir et vint le déposer là où la lueur de la lune entrait. Cette astuce permit d'éclairer beaucoup plus la pièce et son regard dévia vers des mouvements répétitifs. Ces mouvements provenaient d'une silhouette à quelques mètres d'elle. A l'endroit où la silhouette se trouvait, un tas d'objets au sol étaient tombés et le mur était vide. La silhouette avait l'allure d'un humain mais Alyson ne le distinguait pas beaucoup derrière la table.

L'horlogère prit alors la décision de s'avancer doucement, sourire aux lèvres, puis s'arrêta à environ deux mètres de la silhouette. Là, elle observa en silence l'homme devant elle. Des tas d'objets et matériaux se trouvaient autour de lui. Apparemment, il avait eu un petit soucis en circulant dans son atelier. Alyson posa son regard sur le sac à côté de l'inconnu. Pourquoi un sac ? Elle regarda alors vers la porte de l'arrière boutique et remarqua que celle ci était entre ouverte. Cet homme venait de rentrer chez elle par l'arrière boutique ... Quelle drôle de façon de faire, cela n'était pas la fonction de cette porte. De plus, il était entré sans la permission d'Alyson, transportant un sac avec lui. D'après les observations faites, et si on relit toutes les pièces de la scène, l'acte que l'homme venait de faire pouvait se qualifier de ...

Ah mais ... j'ai perdu le mot ...

Alyson porta un doigt sur ses lèvres comme pour réfléchir puis posa son regard sur l'homme qui avait arrêté de se démener, ayant remarqué sa présence lorsqu'elle avait prit la parole. La jeune femme réfléchissait toujours tout en le regardant, embêtée de ne pas trouver ce mot qu'elle avait sur le bout de la langue. Elle sourit à l'inconnu et prit un ton sérieux, comme si cette question était cruciale.

Et vous ? Vous savez comment on qualifie cela ? Ce mot ... quel est il déjà ...

Alyson leva finalement l'index en l'air et son visage s'illumina avant qu'elle applaudisse avec ses mains. Son rire joviale se fit entendre dans toute la pièce et elle porta les mains à ses hanches, l'air fier, tout en regardant l'inconnu.

J'ai trouvé ! Ce mot est " Vol ". Tout ceci est un vol !

Malgré la situation, Alyson paraissait joviale et parfaitement insensible à tout ce qui se passait en ce moment chez elle. Elle resta silencieuse un petit moment après avoir enfin retrouvait le mot qu'elle cherchait. Un inconnu était chez elle et était donc en train de commettre un vol ... Mais que faisait-t 'il il y a quelques instants ? Enfin cela n'était pas la question, Alyson était en train de se faire voler ses horloges et cela elle s'en était bien rendu compte. Seulement, non, autre chose n'allait pas, quelque chose de beaucoup plus grave et de beaucoup plus important lui trottait dans la tête.

Hey mais que faisiez vous à l'instant ?! Vous étiez en train de mettre du désordre dans mon rangement ! Pourquoi éprouvez vous le besoin de tout mettre droit comme cela ? Je ne vous ai rien demandé ! Quelle horrible chose que de toucher à mon rangement !

Alyson s'avança alors un peu plus et fronça les sourcils, poussant légèrement, mais pas brusquement, l'inconnu qui venait de s'infiltrer chez elle, ne faisant pas vraiment attention à lui. Elle préférait remettre en place, ou plutôt désordonner, les objets que l'homme venait d'essayer de ranger. Comment avait il osé toucher à son rangement ? C'était l'une des rares choses qui irritaient Alyson. Mais lorsqu'elle était irritées, elle ne le restait que jusqu'à ce que le problème soit résolu, ne s'y attardant pas plus dessus. Seulement, sur le moment, plus que cela comptait, remettre son rangement qui venait d'être déplacé. Ainsi, l'horlogère reprenait le sourire au fur et à mesure qu'elle redisposait ses objets à sa façon, ne prêtant aucune attention à l'inconnu qui venait de rentrer chez elle. Cependant, sans le vouloir, Alyson avait éloigné le voleur de son sac en se posant entre les deux.

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John Taliaferro Thompson

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Sam 7 Sep - 20:16

John n'avait rien remarqué. Il n'avait pas remarqué que la propriétaire s'était levée, il n'avait pas remarqué qu'elle l'avait remarqué, il n'avait pas remarqué qu'elle s'était faufilée dans son dos et encore moins qu'elle était en train de l'observer. En fait, il était tellement préoccupé par le fait de ranger ce qu'il avait fait tomber qu'il avait complètement oublié la raison de pourquoi il faisait tout cela.

- Ah mais ... j'ai perdu le mot ...

Cette petite phrase le fit sursauter, lâchant ce qu'il avait dans les mains et provocant un nouveau vacarme, bien que moins fort que le précédent. Il se retourna ensuite, surpris et le coeur battant, et découvrit le visage illuminée d'une femme à l'accoutrement tout particuliers. Il la dévisagea rapidement, en silence, alors que cette dernière avait porté son doigt sur ses lèvres, comme pour réfléchir. Voilà un personnage qu'il ne s'attendait pas de rencontrer ici, c'était elle la propriétaire des lieux ? Difficile à croire. Elle n'avait même pas l'air étonnée de le voir ici. Et puis, de quel mot parlait-elle ? Elle lui souriait, en plus de cela.

- Et vous ? Vous savez comment on qualifie cela ? Ce mot ... quel est il déjà ...

Elle avait un ton sérieux, trop sérieux. Serait-elle en train de se moquer de lui ? John arqua un sourcil, était-elle bien ? Il ne savait pas comment réagir, elle n'avait pas l'air méchante ni même indisposée, c'est comme si ce qu'il était venu faire n'avait aucune espèce d'importance.

- Je ... Euh ... Spermophile ?

Lui répondit-il, étonné, ne sachant pas quoi dire. Son rire joviale et son attitude à la fois fière et amusante le laissaient perplexe. Ce genre de comportement déroutant, il n'avait pas souvent l'occasion d'en voir mais, à se fier à son propre comportement, il savait qu'elle pouvait être particulièrement dangereuse et imprévisible. Il ne devait pas rester ici, tant qu'elle encline à le laisser partir. Elle leva l'index, puis claqua dans ses mains en même temps que son visage s'illuminait. Elle rigolait beaucoup et fort, puis, se tint les hanche, l'air satisfaite.

- J'ai trouvé ! Ce mot est " Vol ". Tout ceci est un vol !
- Euuuuh ...

Il eut un rapide échange de regard. Une femme souriante, marrante et joviale, face à un homme coupable, perplexe et inquiet. Enfin, il ne resta pas longtemps ainsi, visiblement, elle ne lui voulait pas de mal et ça, il avait du mal à y croire.

- Je vous prie de m'excuser Mademoiselle mais ...
- Hey mais que faisiez vous à l'instant ?! Vous étiez en train de mettre du désordre dans mon rangement ! Pourquoi éprouvez vous le besoin de tout mettre droit comme cela ? Je ne vous ai rien demandé ! Quelle horrible chose que de toucher à mon rangement !

Elle ne lui laissa même pas le temps de répondre qu'elle s'avança vers la pile de matériel qu'il avait refaite, le poussant légèrement. Elle avait d'un seul coup perdu son sourire, à croire que c'était la seule chose qui ne lui plaisait pas. Mais dans quel monde vivait-il ? Il s'écarta un peu, la regardant défaire tout ce qu'il avait pour le refaire ... Dans un désordre sans nom.

" Euh ... Et ça s'appelle ranger ça ? "
" Elle est pas toute seule dans sa tête, celle-là. Mais elle a un joli cul je trouve. "
" Processus contre-productif, nécessité inexistante. "

John la regardait faire, sans rien dire. En fait, il comprit bien vite comment prendre les choses, il ne fallait tout simplement pas les prendre ! Pourquoi chercher à comprendre l'incompréhensible ? C'était totalement illogique. Et puis ce n'était pas pour dire mais, cette jeune dame lui avait l'air fort sympathique, pourquoi s'en aller maintenant si elle n'avait pas l'air de lui en vouloir ?

- Je n'avais pas l'intention de troubler votre sommeil ni déranger ce que vous avez certainement mit du temps à ranger, Mademoiselle. Je ne suis pas venu pour vous causer du tord, je me suis introduis chez vous à la recherche de quelques horloges que je pourrais revendre à certains clients pour un prix moins élevé que celui que vous pratiquez. Vous comprenez, les temps sont difficiles et j'ai du mal à subvenir à mes besoins. Vos horloges ont fait votre fortune, je ne pense pas que quatre d'entre elles causeront votre faillite.

Il s'approcha ensuite d'elle, ramassant au passage une dernière pièce au sol puis, la posant par dessus le tas. Il se trouvait à côté d'elle et observait avec attention ses faits et gestes. Ils étaient très minutieux, malgré le bazar qu'elle s'efforçait de mettre.

- Mais si malgré tout cela vous incommode, très chère, je renoncerai à mon maigre butin et je m'en irais trouver de quoi vivre ailleurs. Après tout, la solidarité est une oeuvre de charité, pas un dû ni un service.
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Alyson Fereyror

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Dim 8 Sep - 14:33

Alyson continuait de disposer les objets, observée par l'inconnu qui était en train de lui expliquer la raison de sa présence en ces lieux. Malgré sa concentration sur le rangement, l'horlogère l'écoutait tout de même. Après avoir finit de disposer les objets sur la table, elle commença à remettre les objets au sol à leur place habituelle, sur les plans de travail et sur le mur vide qui se remplissait petit à petit. Elle avait retrouvait le sourire.

Mais alors que son rangement était presque terminé, elle surprit l'inconnu prendre un objet qui restait au sol et le poser sur le tas qu'elle venait de former. Son sourire disparut soudainement et elle fronça les sourcils en regardant l'objet qui venait d'être déposé. Comment avait il osé retoucher à son rangement ? Tout l'équilibre de ce tas était parti en poussière à partir du moment où il avait déposé cet objet dessus. Un coup de vent et tout tombait. Alyson s'approcha alors du tas et reprit l'objet avant de le poser à un autre endroit parmi son rangement puis son sourire revint sur son visage, satisfaite.

- Mais si malgré tout cela vous incommode, très chère, je renoncerai à mon maigre butin et je m'en irais trouver de quoi vivre ailleurs. Après tout, la solidarité est une oeuvre de charité, pas un dû ni un service.

A ces mots, Alyson posa enfin son regard sur l'inconnu et prit un air étonné. Elle avait totalement oublié sa présence.. Que faisait – il ici déjà ? Ah oui ! Il commettait un vol et lui expliquait la raison de ceci. La jeune femme se mit alors à rire et regarda le sac à côté d'elle. Il lui avait dérobé 4 de ses horloges ... Cela n'allait pas, en enlevant ces horloges, il avait défait tout l'ordre de son rangement. De plus, voir ses horloges entassées dans un sac .. L'horlogère afficha un large sourire tout en déposant son regard sur le voleur.

Entendez – vous ce bruit ?

Elle leva alors son index et se mit à le faire balancer de gauche à droite, au rythme des tic tac des horloges dans la pièce. Toutes était au même rythme, simultané. Seulement, on pouvait entendre d'autres bruits d'aiguilles étouffées. Ces bruits provenaient du sac de l'inconnu. En les entassant à l'intérieur, il avait touché une partie sensible de l'horloge et ainsi l'avait déréglé. En effet, les bruits étouffés de ces aiguilles n'étaient pas en accords avec le reste.

Tic, Toc ... Tic, Toc ...

Alyson continua ainsi un long moment en accélérant de plus en plus vite. Puis, après avoir prit un rythme plus que rapide qui n'allait plus en accord avec celui des horloges présentes dans la salle, elle s'arrêta tout en ouvrant grand les yeux et en riant légèrement de façon joviale.

Certaines ne sont pas à l'heure ici, il faut rapidement régler cela, sinon le temps en serait déshonoré. Cette torture ne peut plus durer.

L'horlogère ne fit ainsi plus attention à l'inconnu et ouvrit le sac, sortant toutes les horloges. Cela n'allait vraiment pas, toutes ces horloges avaient été touchées. Elle se précipita alors sur un plan de travail et les disposa toutes les quatre côte à côte. Elle sortir plusieurs outils, faisant plusieurs fois le tour de la salle en fouillant dans son rangement et en tournant parfois sur elle même. Alyson faisait de grand geste mais ils étaient toujours d'une grande précision. Son sourire ne s'effaçait pas et la concentration se lisait dans ses yeux. Pourtant, tout ce qu'elle faisait paraissait si simple malgré la complexité de la chose.

Ainsi, au bout de quelques minutes, les quartes horloges reprirent le même rythme que ses voisines dans la pièce. Tic, Toc ... Tic, Toc ... Quel doux chant dont les oreilles d'Alyson ne pouvaient se passer. Elle regardait les aiguilles tourner, les yeux brillants de fascination. Tout en les regardant, elle reprit la parole. Elle n'avait pas oublié ce que lui avait dit il y a quelques instants l'inconnu et ne l'avait pas ignoré non. Elle avait juste estimé que réparer les horloges étaient une plus grande priorité en cet instant.

Horloge, elle entraîne le temps dans son écoulement. Elle est la forme du temps qui, lui, n'en a pas. Le temps a une influence sur nous, mais l'horloge, non. Sa complexité fait sa beauté et sa fonction tout autant. Elle se fiche d'être charitable ou bien de rendre service. Elle ne connaît pas ce mot qu'est la solidarité, la seule personne dont elle a foi est le temps. Peu importe le reste, tant qu'elle peut accompagner son écoulement et en être digne.

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John Taliaferro Thompson

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Dim 8 Sep - 14:49

John fronçait les sourcils, elle s'était empressée de retirer la pièce qu'il avait posé par dessus, mais quelle maniaque ... Non ça n'allait pas, une maniaque du désordre, il n'en avait jamais vu. Ou alors, cet apparent chaos était une forme d'organisation pour elle ? Si elle s'y retrouvait, après tout ... Taliaferro soupira et lorsqu'elle se retourna pour lui demander s'il entendait du bruit, il tendit l'oreille, tout en observant rapidement son environnement. De quel bruit parlait-elle ? Celui des horloges ? Bonne pioche ! Cette dernière leva l'index et se mit à le faire osciller au rythme des cliquetis des horloges. Il se devait de l'admettre, ils étaient minutieusement réglés. Il observait son doigt balancer, et son sourire étrange. Sans rien dire, il la vit accélérer pour finalement, immobiliser son index et ouvrir grand ses yeux.

" Je la sens pas cette bonne femme, on devrait partir en vitesse. "
" Non non, attend, elle est zinzin, j'aime bien. "

Certaines n'étaient pas à l'heure ? Pourtant il n'en avait pas l'impression. Elle parlait des horloges qui étaient dans son sac et qu'elle s'empressa d'ailleurs d'aller régler. Déréglées ? Impossible, il les avait pris sur le mur, avec les autres ! Pourtant, à l'oreille de cette femme là, c'était le cas. Un rapide tour dans son atelier, sous l'oeil interloqué de John, lui permit de réunir les outils nécessaires pour les "réparer". Et ce qu'il venait de lui dire ? C'était comme s'il n'existait pas ! Une drôle d'impression, il commençait à en avoir mal au crâne et la réponse qu'elle lui fournit à la fin n'était pas pour améliorer les choses. Une étrange philosophie au sujet des horloges et du temps. En fait, étrange, oui et non, ce n'était pas tout à fait dénué de bon sens mais, il n'était pas venu pour réfléchir à ce genre de problématique, il était simplement venu prendre quelques horloges. Cela dit, un léger sourire s'afficha sur son visage, il pouvait vraiment bien s'amuser s'il tapait au bon endroit.

- Je vous témoigne toute ma gratitude, gente damoiselle.

Dit-il en prenant les horloges réglées et en les remettant dans le sac de cuir qu'il referma aussitôt. Il se retourna ensuite vers elle et lui tendit sa main gantée.

- Je me nomme John Taliaferro Thompson, et vous ?

Un personnage haut en couleur qui ne le laissait pas indifférent mais, plutôt perplexe. Il avait la nuit devant lui et elle ne semblait pas incommodé par sa présence, alors pourquoi ne pas chercher en apprendre plus ? D'ailleurs, si elle était véritablement à l'origine de toute cette mécanique, elle pourrait lui rendre de fiers services si elle acceptait de partager sa science avec lui, ce n'était pas une occasion à laisser filer.
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Alyson Fereyror

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Dim 8 Sep - 17:16

Alors qu'Alyson regardait ses horloges, l'inconnu vint les enlever de sous ses yeux une par une, les remettant dans son sac pour le refermer par la suite. L'horlogère se retourna donc vers le voleur et ne perdit ma son sourire pour autant, comme si elle était insensible au vol de ses horloges qu'elle venait de réparer soigneusement. L'homme, ainsi, la remercia. Pourquoi lui témoignait-il sa gratitude ? Encore ce genre de politesse qui ne valaient même pas la peine d'être dites ... Quant à ce mot " gente ", quelle était sa signification ? Elle savait qu'elle l'avait entendu quelque part mais cela ne lui revenait plus ... Frustrée de ne pas trouver la définition de ce mot, Alyson claqua sa langue contre son palais tout en observant l'individu. Celui ci était en train de lui tendre sa main gantée.

Je me nomme John Taliaferro Thompson, et vous ?

John Taliaferro Thompson ... Ce monsieur s'appellait alors ainsi. Ce nom était beaucoup trop difficile à retenir, il était beaucoup trop long. Comment les gens qui l'entouraient pouvaient-ils se rappeler de son identité ? Alyson était certaine de l'oublier rapidement. Elle observa longuement l'homme avec un léger sourire et resta un long moment sans rien faire. " John Taliaferro Thompson, John Taliaferro Thompson, John Taliaferro Thompson, John Taliaferro Thompson ... ". L'horlogère ouvrit grand les yeux. Et voilà, elle avait déjà oublié son prénom. Elle se souvenait qu'il y avait un " o " dedans ... cela sonnait comme " Jo ". Alyson afficha alors un large sourire et se courba tout en enlevant son chapeau qu'elle fit tourner dans sa main.

Je me nomme Alyson Fereyror, Monsieur Jo !

Alyson se releva par la suite et fit un tour sur elle même avant de remettre son chapeau sur sa tête. Elle rit légèrement. Elle n'avait absolument pas fait attention à sa main tendue, son prénom l'avait trop occupé et toute sa concentration était allée vers la retenu de celui ci. De plus, serrer la main de quelqu'un pour les présentation était une de ces politesses inutiles qu'Alyson n'avait jamais tenté. Peut être qu'elle tenterait un jour .. Cela serait une expérience comme une autre. Mais là n'était pas la question en cet instant.

L'horlogère s'approcha ainsi du sac et reprit ses horloges qu'elle replaça sur le mur. Voilà, maintenant tout était parfait. Elle prit par la suite le sac. Il fallait qu'elle trouve un endroit pour le placer celui là... Alyson balaya la pièce des environs. Non, rien à faire, il allait déformer tout son rangement. L'horlogère le tendit alors à Monsieur Jo avec un large sourire et le salua de la tête comme pour un remerciement.

Je vous remercie pour ce sac mais il n'a malheureusement pas sa place dans mon rangement, vous serait dans la nécessité de le ramener avec vous. Quant aux horloges, je vous en aurez bien fait cadeau mais celles ci ne sont pas des marchandises, comme toutes celles qui sont nées de mes mains.

Alyson continuait de le regarder avec son sourire habituel et jovial, jusqu'à ce que la pièce redevienne noire. La lune s'était déplacée et sa lumière n'éclairait plus le miroir.

Oups !

Sur ce mot, l'horlogère rit légèrement et alla prendre son escabot qu'elle plaça pile sous le chandelier de l'atelier. Elle y monta dessus et alluma une par une les huits bougies de celui avant de redescendre rapidement. La source de la lumière étant au dessus d'elle, son ombre ne serait visible qu'au sol et ses rouages ne le seraient pas par la forme de cette ombre. Alyson avait réfléchit à cela et avait très bien placé sa source de lumière. L'horlogère se retourna vers l'individu en mettant ses mains sur ses hanches, l'air satisfaite.

Et voilà !

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John Taliaferro Thompson

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Dim 8 Sep - 17:44

Voilà qui semblait la faire grandement réfléchir. Il avait toujours la main tendue et il ne cessait de la regarder avec interrogation, mais quel curieux personnage décidément ! Finalement, et en guise de réponse, elle enleva son drôle de chapeau et lui fit la révérence, sans lui serrer la main. Forcément, pourquoi faire simple quand on pouvait faire compliqué ? Il était tellement étonné parce qu'il voyait qu'il n'avait même pas baissé sa main.

- Je me nomme Alyson Fereyror, Monsieur Jo !

Monsieur Jo ? La suite fut d'autant plus étonnante, cette femme était une vraie toupie. Elle s'était relevée en tournant sur elle même puis en remettant son chapeau en place. Pourquoi porter un chapeau à cette heure-ci, déjà ? Pour l'homme de sciences qu'il était, tout ceci était irrationnel et inacceptables ! Il n'arrivait tout simplement pas à comprendre, même lorsqu'il s'efforçait d'accepter les choses telles qu'elles étaient. Il ferma les yeux et soupira nerveusement, sur quelle timbrée était-il encore tombée ?

Mieux encore et toujours en souriant, elle rouvrit le sac et récupéra une deuxième fois les horloges, sous le regard de John qui la laissait faire, curieux de connaitre la suite. Elle les raccrocha tout bonnement au mur, leur redonnant leur place d'origine. En fait non, elle n'était pas décidée à les lui donner. Pourtant, il ne pourrait pas repartir les mains vides. Et pour enfoncer encore le clou, elle n'hésita pas à s'accaparer son sac pour essayer de le ranger parmi ses affaires, voilà que c'était elle qui le volait maintenant ! Il écarquilla les yeux lorsqu'elle le lui tendit en invoquant un prétexte à la limite du culot.

- Je vous remercie pour ce sac mais il n'a malheureusement pas sa place dans mon rangement, vous serait dans la nécessité de le ramener avec vous. Quant aux horloges, je vous en aurez bien fait cadeau mais celles ci ne sont pas des marchandises, comme toutes celles qui sont nées de mes mains.

Elle ne perdait pas de sa bonne humeur, quelle femme extraordinaire. Il le récupéra, sans conviction, la regardant bouche bée, à la fois étonné et sceptique. La pièce se replongea alors dans l'obscurité, ce qui eut le mérite de le faire sortir de son état de choque, si l'on pouvait dire ça.

- Oups !

S'exclama-t-elle en riant, avant d'aller chercher un escarbot et d'aller allumer le chandelier qui pendait tranquillement au plafond.

- Vous savez ... Non rien.

Elle ne fit même pas attention à lui. Quand elle eut allumé toutes les bougies et que la lumière était revenue, elle descendit se planta juste en dessous, de telle façon que son ombre se retrouve bien en dessous d'elle alors que celle de John s'étalait contre les horloges du mur.

- Et voilà !

Il la regarda, lèvres pincées, sans trop savoir quoi dire. Franchement, ce n'était pas tous les jours qu'il tombait sur un cas pareil, elle le laissait simplement en plant, il ne savait pas comment réagir. Réfléchir ne servirait vraiment à rien. La seule solution, l'instinct ! Tout en lui affichant un large sourire, il l'imita dans sa façon de tourner sur elle-même puis, lui tournant le dos, il défit la pile qu'elle venait de faire et en refit une autre, construite d'une toute autre façon.

- Je pense que votre atelier à besoin d'une pointe d'organisation, Mademoiselle Al' !
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Alyson Fereyror

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Lun 9 Sep - 8:03

- Je pense que votre atelier à besoin d'une pointe d'organisation, Mademoiselle Al' !

Mademoiselle Al' ? Pourquoi la nommait-il ainsi ? De plus, il venait de tourner sur lui même, comme pour l'imiter. Un sourire était dessiné sur le visage de l'homme. Alyson l'l'observait et le regarda un long moment sans rien dire, ni bouger. Elle avait un léger soupire aux lèvres qui ne se partait pas. Quel drôle de personnage était-ce. Jamais elle n'aurait penser voir une personne de la sorte lui rendre visite à cette heure ci. Il fallait sans doute qu'elle prévienne ce Monsieur Jo qu'il était l'heure de dormir ou peut être que ce n'était pas le cas pour lui ... Peut être vivait il un autre rythme.

Mais à quoi penses tu ?

Alyson venait de penser à voix haute involontairement et sans s'en rendre compte. Seulement, l'heure était grave. Il y avait beaucoup plus important à penser en ce moment que de prévenir cet homme de l'heure. Il venait de lui défaire son rangement et avait même osé le replacer à sa façon. Comment avait-il osé ? Alyson fronça les sourcils et perdit soudainement son sourire. Besoin d'organisation ? Son atelier ? Cet homme disait décidemment n'importe quoi. Il était bien comme toutes ces autres personnes de ce monde, critiquant son rangement alors que c'est le bazar dans leur propre demeure. L'horlogère était indignée, elle qui avait mit tant de mal à refaire cette pile d'objets.

Sous la précipitation, Alyson fit un pas en avant pour allait refaire la pile, qui était maintenant déséquilibrée, mais s'arrêta par la suite. Elle avait totalement oublié les bougies ... Heureusement, elle n'était pas allé assez loin pour que son ombre s'étale. Certes, les rouages de son crânes sur son ombre n'étaient visibles qu'au niveau de sa mâchoire mais ils étaient tout de même visibles si son ombre s'étendait sous la lumière des bougies.

L'horlogère réfléchit donc. Comment se déplacer sans que l'homme ne voit pas ses rouages ? Il fallait qu'elle trouve rapidement une solution. Voir cette pile déséquilibrée dans son propre atelier lui était insupportable et cela lui démangeait. Réfléchis Alyson, réfléchis ... Elle leva alors doucement sa main droite et fit bouger ses doigts devant ses propres yeux. Elle avait aussi oubliée de se ganter les mains dans la précipitation... Ce dilemme la rendait folle. Du moins, plus que ce qu'elle ne l'était déjà.

Tic, Toc ... Tic, Toc ...

Continuant ainsi, Alyson faisait face à ce dilemme, ne montrant, cependant, aucune trace de frustration sur son visage qui n'avait pas vraiment d'expression à cet instant. Elle afficha alors, soudainement, un large sourire et posa son regard vers celui de John. Son regard pétillait légèrement.

Vous remettez en question mon organisation ? Quelle vilaine chose que cela, vous devez apprendre pour sortir de cette ignorance.

Alyson, sur ces mots, remonta alors les escaliers qui menaient à sa résidence personnelle. Passant par les endroits à l'abri de la lumière des bougies, elle n'avait aucune hésitations, connaissant par cœur chaque recoins de cette pièces. Ainsi, cela ne se voyait guère qu'elle évitait les points de lumière pour préférer les coins sombres. John resta donc seul quelques instants dans son atelier mais cela ne dura point bien longtemps. En effet, l'horlogère revint bien vite avec les mains gantées et un croquis sous le bras. Rien n'avait changé sur son visage à vu d'œil. Pourtant, lorsqu'elle s'exposa à la lumière du chandelier, les rouages ne furent pas visibles. Seul l'ombre de sa silhouette humaine avec sa cape qui recouvrait son corps et une partie de ses vêtements l'étaient.

Alyson s'avança donc enfin vers John et la pile d'objets. Elle la défit rapidement et avec précision, comme à son habitude, et la refit de la même façon. Elle soupira intérieurement de soulagement et rit légèrement avant de déposer le croquis qu'elle avait ramené sur la table d'à côté, le déroulant face à elle. Elle tourna son regard vers John et lui fit signe du doigt de se rapprocher pour observer le croquis. Tout était soigneusement tracé et pas un trait ne dépassait. Très bien représentait, on pouvait comprendre que ce croquis représentait une pile d'objets quelconques avec des tas de chiffres et calculs. Alyson avait toujours le sourire aux lèvres et regardait le croquis. Elle posa son index sur celui ci et commença à s'adresser à John tout en montrant du doigt au fur et à mesure de ses paroles.

Vous voyez Monsieur Jo ? Tout ceci est un plan de rangement. Cet objet est la base de la pile. D'après sa forme, il doit avoir cet objet par dessus et ainsi de suite. Quant à cet objet, il ne peut pas dépasser de plus de 3 millimètres la pile tandis que celle ci doit avoir cet angle comme inclinaison si la table est en pente. Ainsi, cette pile tiendra en équilibre et supportera des intempéries comme un coup de vent par exemple. Tout ceci est une question de forces exercées par la pesanteur, par la table et par les objets eux mêmes.

Après son explication, Alyson rit encore légèrement et mit la main dans son petit sac en tissu qui contenait des graines de tournesol. Elle en prit une entre ses fins doigts gantés et la plaça entre ses dents. Un craquement se fit entendre parmi le bruit des aiguilles des différentes horloges de la pièce et la coquille de la graine, en morceaux, tomba au sol tandis qu'Alyson avala l'intérieur. Elle releva, par la suite, les yeux vers John et lui fit un large sourire.

Cela est simple. Beaucoup plus simple et joyeux que tout le bazar vide de tous ces gens dont vous faites sûrement parti.

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John Taliaferro Thompson

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Lun 9 Sep - 13:59

- Mais à quoi penses tu ?

John s'arrêta sur l'instant, voilà qu'elle le tutoyait maintenant ? Sans dire qu'en plus, sa question ne semblait pas avoir un sens vu la situation actuelle.

- À une part de clafoutis, pour être honnête.

Il releva la tête. Un clafoutis aux cerises, ça c'était une excellente idée. Ca faisait longtemps qu'il n'en avait pas mangé tiens, il se demanda d'ailleurs un instant pourquoi avant de comprendre que c'était parce qu'il n'avait pas assez d'argent pour se permettre d'en faire un. Quel dommage ! Avec des bonnes cerises, du beurre, du lait, des oeufs, de la farine et du sucre ... Son estomac se mit à gargouiller, il allait presque en verser une larme. Il fallait absolument qu'il trouve quelques sous, au moins qu'il puisse acheter les ingrédients nécessaires avant de rentrer chez lui. Mais, en attendant, il fallait se changer les idées et aussi retourna-t-il à son rangement, oubliant au passage la présence d'Alyson.

- Tic, Toc ... Tic, Toc ...

Il jeta un rapide coup d'oeil derrière lui à l'entente ces onomatopées répétées. C'était bien sûr cette charmante demoiselle, index levé, qui s'amusait à le faire basculer de droite à gauche. Malgré tout, son visage n'avait aucune expression, il avait perdu son air jovial ce qui fit quelque part frémir le scientifique, pourquoi n'était-elle plus aussi joyeuse que précédemment ?

" J'aime pas les gens imprévisibles comme ça, on sait jamais à quoi s'attendre avec eux ! "
" Ouais bah tu peux parler. "
" C'est les bourgeons qui se foutent de la tige. "
" Argumentation reconnue, acceptation, soutien. "
" Euh ... "


Elle afficha alors un large sourire et tourna son regard vers celui de John, le fixant sans s'en écarter d'un poil.

- Vous remettez en question mon organisation ? Quelle vilaine chose que cela, vous devez apprendre pour sortir de cette ignorance.

Pour une fois, elle disait quelque chose de parfaitement vrai et compréhensible. Personne ne pouvait prétendre à échapper à l'ignorance, tôt ou tard, on en faisait preuve. Peut-être l'avait-il jugé un peu vite et dans ce cas, le meilleur moyen pour s'innocenter, c'était de ne pas refuser la connaissance ! Apprendre et comprendre étaient indispensables et voilà qu'elle lui en offrait l'occasion. Il délaissa alors la pile de matériel à moitié défaite et s'en écarta, attendant le retour d'Alyson qui était remontée à l'étage en quatrième vitesse. La question était de savoir pourquoi, parce qu'à bien y réfléchir, il n'y avait aucune raison de lui proposer d'apprendre et de s'enfuir en courant juste après. Quoi que, il changea bien vite d'avis lorsqu'il la vit redescendre les bras chargés d'un large croquis. Il remarqua par ailleurs qu'elle avait mit des gants, pour quelle raison ? Saugrenue qu'il pensait, mais là encore, il faisait preuve d'ignorance. Elle devait certainement avoir un motif valable, du moins, à ses yeux.

Elle s'avança vers la pile d'objets qu'il avait refait. Elle la défit, une seconde fois puis, rapidement et avec beaucoup de précision, elle recommença à tout empiler n'importe comment, sous le regard intrigué du scientifique qui avait du mal à croire qu'une véritable raison se cachait derrière tout cela. Lorsqu'elle eut terminé, elle soupira de joie puis, s'en alla étaler le croquis sur une table voisine, invitant John à venir y jeter un coup d'oeil. Un schéma magnifiquement bien tracé, propre et minutieux, digne d'un grand mathématicien. Cela lui faisait beaucoup plaisir de voir le soin qu'elle mettait dans tout ce qu'elle faisait. Cela constatait énormément avec son côté bordélique mais, à la vue du croquis, quelque chose lui disait qu'il ne tarderait pas à changer d'avis, là encore.

- Vous voyez Monsieur Jo ? Tout ceci est un plan de rangement. Cet objet est la base de la pile. D'après sa forme, il doit avoir cet objet par dessus et ainsi de suite. Quant à cet objet, il ne peut pas dépasser de plus de 3 millimètres la pile tandis que celle ci doit avoir cet angle comme inclinaison si la table est en pente. Ainsi, cette pile tiendra en équilibre et supportera des intempéries comme un coup de vent par exemple. Tout ceci est une question de forces exercées par la pesanteur, par la table et par les objets eux mêmes.
- Fascinant ...

Soupira-t-il en écoutant la jeune femme avec beaucoup d'attention. Il n'en revenait pas ! Comment avait-elle fait pour calculer tout cela ? Toutes ces probabilités, toutes solutions, tous ces risques et ces statistiques ! C'était un puzzle impossible qu'elle avait pourtant réussi à résoudre. Stupéfiant, c'était tout simplement stupéfiant pour l'homme de savoir qu'il était. Cela lui arracha même un sourire. Alyson riait encore, légèrement, et il la vit mettre la main à un petit sac en toile, qui contenait des graines de tournesol. Une autre fanfaronnades de sa part mais, qui n'avait plus rien de surprenant à présent. Au contraire même, il commençait vraiment à apprécier son "monde", s'il pouvait dire.

- Cela est simple. Beaucoup plus simple et joyeux que tout le bazar vide de tous ces gens dont vous faites sûrement parti.
- Vous ne croyez pas si bien dire.

C'est vrai que comparé à sa demeure certes très bien organisée, propre et diversifiée, la boutique de cette femme ressemblait malgré tout à un vrai capharnaüm. Mais, la grande différence, c'est que là où chez lui, l'atmosphère était froid, triste et à l'agonie, ici, il était chaud, jovial et vivant. Une sacrée différence qui ne résiderait donc que dans la façon d'organiser les choses ? Une histoire de mentalité, pensait-il plutôt.

- C'est fabuleux ce que vous avez fait là, Mademoiselle, je ... Il lui prit son chapeau et le mit sur sa tête. Je vous tire mon chapeau. Dit-il en l'enlevant et en lui faisant la révérence, avant de le lui remettre sur sa tête. Je vois que vous avez de grandes connaissances en mécaniques et en mathématiques. Je suis moi-même un scientifique amoureux du savoir et de la découverte et je ne peux que m'émerveiller devant tant d'ingéniosité.

Il jeta un rapide coup d'oeil à son sac de graines puis, tout en souriant, il reprit l'air de rien ...

- Pardonnez-moi Mademoiselle, auriez-vous quelques cerises ?

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Alyson Fereyror

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Lun 9 Sep - 16:47

C'est fabuleux ce que vous avez fait là, Mademoiselle, je ...

Sur ces mots, l'homme lui prit son chapeau et le mit sur sa tête puis la salua avant de remettre le chapeau à sa place. Alyson rit tel un enfant face à cela. Il était plutôt marrant comme personnage celui là pensa-t'elle.

Je vois que vous avez de grandes connaissances en mécaniques et en mathématiques. Je suis moi-même un scientifique amoureux du savoir et de la découverte et je ne peux que m'émerveiller devant tant d'ingéniosité.


" Emerveiller ", encore un mot qu'elle avait déjà entendu mais dont elle avait encore perdu le sens. Alyson regarda donc un long moment dans le vide, plongée dans sa réflexion, tandis que l'homme lui posait une autre question. " Emerveiller " ... Elle avait la définition de ce mot sur le bout de la langue mais elle n'arrivait pas à l'avoir. La jeune femme claqua alors sa langue contre son palais et resta de longue secondes ainsi à réfléchir sur le mot, en silence, ne faisant soudainement plus attention à John, comme si il n'avait jamais été là.

Que veut il dire déjà ... je l'ai sur le bout de la langue ...

Alyson soupira alors et secoua légèrement la tête, cela n'avait pas d'importance. L'horlogère replia son croquis et le remit sous son bras, replaçant son chapeau et prenant dans sa main le sac qui contenait les graines de tournesol. Il fallait qu'elle remette tout ça à sa place. Elle fit ainsi quelques pas dans la pièce, se rapprochant de son escalier et ayant totalement oublié la présence de l'homme en face d'elle. Finalement, elle porta son regard vers la fenêtre et remarqua qu'il faisait nuit dehors. Pourquoi faisait il nuit ? Elle devrait être en train de dormir ... Pourquoi n'était elle pas dans son lit ? Ses yeux se baissèrent sur ses mains et elle remarqua qu'elle avait ses gants. Et pourquoi avait-elle mit des gants ? Elle ne les enfilait qu'en cas de besoin ..

L'horlogère écarquilla soudainement les yeux et se retourna d'un seul coup pour regarder l'ensemble de son atelier. Mais oui ! Le scientifique qui était venu lui rendre visite ! Sa concentration sur ce mot dont elle s'était efforcé de retrouver la définition lui avait totalement fait oublier la présence de cet homme. Etrangement, elle avait oublié sa présence mais, en se rappelant qu'il était là, elle s'était bien souvenu de sa dernière question qu'il lui avait posé pendant qu'elle était bloquée sur la réflexion de ce mot. Alyson se mit à rire et afficha un large sourire au scientifique.

En effet, je dois avoir des cerises dans ma cuisine. Venez, suivez moi Monsieur Jo, le scientifique qui est amoureux du savoir et de la découverte.

Sur ces mots, Alyson tourna sur elle même avant de se mettre dos à l'atelier et commencer à monter les marches de son escalier, s'attendant à être suivie de John. Une fois en haut, elle alla dans une pièce où elle rangea son croquis et revint déposer dans la cuisine son sac de graines de tournesol, allumant la pièce d'une bougie. Avec son sourire habituel sur le visage, elle fouilla dans ses placards tous plus originaux les uns que les autres, fait eux mêmes de mécanique. Toutes les serrures, poignets, des portes et des placards marchaient avec des rouages d'horlogerie complexes qui bougeaient lorsqu'on utilisait la poignet. Chaque meuble de la maison avaient été modifiés des mains d'Alyson, que ce soit pour la décoration ou pour le sens pratique. Ces modifications donnaient à cet endroit une originalité tout aussi particulière que son atelier. Bien sûr, son " rangement " était aussi présent dans toutes les pièces, à commencer par la cuisine où ils se trouvaient.

Après de longues minutes de recherches, Alyson rit légèrement en sortant une boite d'un placard. Elle le déposa sur la table et l'ouvrit. Là, il y avait des cerises parfaitement mûres. C'était les dernières de la saison et Alyson adorait les cerises, elle ne ratait pas une occasion d'en avoir. Lorsqu'elle avait vu celles ci au marché, elle n'avait pas hésité. Alyson leva finalement son regard vers John et lui sourit tout en lui tendant la boite.

Voici tout ce que j'ai. Faites en ce que bon vous semble.

Sur ces mots, l'horlogère prit deux cerises dans la boite que John avait maintenant dans ses mains et les mangea en recrachant les deux noyaux dans un pot à côté d'elle, sur la table. Elle rit encore une fois et remit son chapeau en place tout en regardant le scientifique. Ces cerises étaient bonnes mais elles ne valaient pas ses graines de tournesols. Ainsi, Alyson reprit une de ses graines dans son petit sac et la fit craquer dans ses dents en attendant de voir ce que John voulait faire avec ces cerises.

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John Taliaferro Thompson

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Lun 9 Sep - 21:38

Pensive, elle était tout simplement pensive, à sa façon bien sûr mais, pensive malgré tout. Elle avait l'étrange manie de claquer sa langue contre son palais lorsqu'elle réfléchissait ou que, visiblement, ne comprenait pas quelque chose. Mais qu'avait-il dis qui méritait de réfléchir ou qui n'était pas compréhensible ? Voilà un nouveau problème auquel il était confronté avec elle. Elle ne faisait même plus attention à lui, complètement absorbée par ses pensées. Un peu tête en l'air comme femme mais, quoi qu'il soit, elle mettait encore sa patience à l'épreuve. John soupira en la voyant faire, attendant la suite tout en s'accoudant sur la table à l'aide de sa main droite.

- Que veut il dire déjà ... je l'ai sur le bout de la langue ...

Quoi donc ? Il n'en savait rien si ce n'était que cette chose en question était masculin, puisqu'elle avait employé la troisième personne au masculin. Un homme peut-être ? Non ça n'aurait aucun sens. A moins qu'elle parlait de lui ? Non, ça serait un manque de respect et elle semblait malgré tout bien éduquée. Alors quoi ? Elle soupira, secouant légèrement la tête et abandonnant sa réflexion, par la même occasion. Contre toute attente, pensant qu'elle allait lui répondre, elle se contentant de replier son croquis et de le remettre sous son bras, remettant son chapeau en place, avant reprendre la direction de l'escalier, faisant comme si le scientifique n'existait tout simplement pas. Il la suivit du regard, pivotant tournant la tête sans bouger de sa place, l'avait-elle réellement oublié ? La voilà en train de se focaliser sur la fenêtre. Il jeta un rapide coup d'oeil à cette dernière et n'y vit rien de particuliers qui pouvait retenir l'attention de la jeune femme. Il soupira, sur qui était-il tombé, vraiment ? Elle semblait étonnée, elle regardait ses gants, écarquillant les yeux pour finalement se retourner vers son atelier, qu'elle balaya du regard pour finalement s'arrêter sur "monsieur Jo". Elle se mit à rire, lui affichant un large sourire.

- Oh non mais faites comme si je n'existais pas.

Lui dit-il l'air blasé. Elle avait beau être marrante et intéressante, elle n'était vraiment pas facile à suivre.

- En effet, je dois avoir des cerises dans ma cuisine. Venez, suivez moi Monsieur Jo, le scientifique qui est amoureux du savoir et de la découverte.

Cela le fit sourire mais, il se décida bien à la suivre. Elle tourna sur elle-même, avant de lui donner dos et de monter les marches d'escalier. John la suivit d'assez près, baissant le regard en homme bien éduqué qu'il était. Elle s'en alla dans une pièce ranger son schéma puis, l'amena à ce qui ressemblait à une cuisine. Nous employons bien le terme ressembler car là encore, c'était radicalement différent de ce qui était communément admis, un doux euphémisme en sorte. Des tas, des tas et encore des tas, de tailles et de compositions différentes cependant. Ce qui avait tendance à l'énerver au début le fit éclater de rires maintenant. Elle avait vraiment sa propre façon de ranger les choses et le fait de savoir que même sa cuisine n'y échappait pas était fort amusant, du moins pour lui.

Sans parler du mobilier présent qui n'avait rien à voir avec la normale. Tout ici était mécanisé ! Armoires, placards, tiroirs, étagères, rien n'y échappait ! Comment avait-elle eu la patience et surtout, l'intelligence de faire tout cela ? C'est vrai qu'ainsi, sa vie devait être grandement facilitée mais, pourquoi ? Le gain était vraiment minime. Il ne devait s'agir que d'une passion ou quelque chose du genre. Ce qui était bien avec Alyson, c'est qu'on en apprenait plus sur elle en observant son environnement qu'en une année de conversation. Tout en n'osant toucher à rien, il la regarder fouiller pour finalement ressortir un pot de cerises fraîches qu'elle présenta devant lui, sur une table.

- Voici tout ce que j'ai. Faites en ce que bon vous semble.

Dit-elle sourire aux lèvres, en prenant deux cerises qu'elle dénoyauta habilement avec ses dents, tout en regard le scientifique. Sans rien dire, elle rigola encore une fois puis, retourna manger ses graines de tournesol, sans un mot de plus. John s'attrapa le front.

- Je me sens pas bien là.

Effectivement, un brutal mal de tête l'avait prit. La raison ? Tout simple, sa personnalité machine qui n'avait de cesse de chercher à comprendre et expliquer la moindre des réactions de Alyson, sans y parvenir, été en train de lui liquéfier les neurones, en silence. Il fit quelques pas vers la table et s'assit à une chaise, se laissant quelque peu tomber dessus. Il souffla lentement puis, il prit une cerise. Un peu de sucre ne lui ferait pas de mal.

- Merci Mademoiselle Alyson ... J'aurai un autre service à vous demander. C'est un peu délicat ... Ca ne vous ennuierez pas si je restais dormir ici, je crois que j'ai besoin de repos. Pas longtemps, je vous assure, je serais reparti au petit matin.
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Alyson Fereyror

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Ven 13 Sep - 20:02

Alyson mangeait tranquillement ses graines de tournesols quand elle remarqua que John avait mit la main sur son front. La jeune femme mit la tête de côté, l'observant en silence. Les derniers morceaux de la coquille de la graine qu'elle avait en bouche tombèrent au sol et elle sourit encore. Elle le regarda s'asseoir, sans rien. Il avait l'air mal en point ... Il prit par la suite des cerises et les mangea.

- Merci Mademoiselle Alyson ... J'aurai un autre service à vous demander. C'est un peu délicat ... Ca ne vous ennuierez pas si je restais dormir ici, je crois que j'ai besoin de repos. Pas longtemps, je vous assure, je serais reparti au petit matin.


Alyson alla alors chercher du sucre en petits blocs et les lui déposa sur la table avec un sourire. Elle lui remplit aussi un verre d'eau.

Tenez, cela vous fera du bien.


Par la suite, Alyson prit la bougeoir où se tenait la bougie et passa à côté de John en lui faisant un signe de tête de la suivre avec un large sourire. Elle le conduisit dans sa chambre. La pièce était assez petite et simple. Un lit était posait au milieu. Ce lit n'échappait pas à l'originalité et la mécanique de tous les meubles de cette maison. Seulement, cette originalité était par pure décoration et non par fonction. Le miroir avait était caché par les rideaux et rien ne portait à croire que c'était cela qui était derrière car, dans toute les maisons, les rideaux cachaient des fenêtres. Il y avait aussi un placard fermé qui contenait toute sa garde robe. Bien qu'elle soit maigre, elle était tout aussi originale que les habits d'Alyson qu'elle portait en ce moment même. Enfin, il y avait cette horloge en face du lit, laissant son doux chant du Tic Tac se faire entendre.

Après un balayage rapide du regard des lieux, Alyson rit légèrement et rentra dans la pièce pour poser la bougie sur la table de chevet à côté du lit et reprendre sa chemise de nuit qu'elle avait laissé au sol après s'être réveillée en sursaut avec l'arrivée de John. Elle revint alors à l'entrée de la chambre et fit signe à John de rentrer à l'intérieur, gardant son large sourire.

Cette chambre est tout à vous. Reposez vous bien pour faire en sorte que vous vous sentiez mieux.

L'horlogère enleva alors son chapeau et le fit tourner dans sa main tout en se penchant devant John pour le saluer avant de se relever et de le remettre sur sa tête avec son sourire habituel. Elle finit par sortir de la pièce, fermant la porte de la chambre derrière elle pour laisser John tranquille. Alyson descendit refermer la porte de l'arrière boutique pour ne pas que le froid rentre, puis alla éteindre les bougies de l'atelier pour enfin s'endormir au sol à l'intérieur de ce même atelier. Au milieu des matériaux, elle dormait sereinement et parfaitement bien, tenant son chapeau entre ses mains et ayant sa cape comme couverture.

Tic, Toc ... Tic, Toc ... Tic, Toc ... Les horloges ne sassaient de chanter en rythme sous l'oreille jouissive d'Alyson. Ces dizaines de chants simultanés entraînèrent Alyson dans ses rêves ce soir là, comme chaque nuits et chaques jours.

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John Taliaferro Thompson

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Sam 14 Sep - 16:12

- Tenez, cela vous fera du bien.

Dit-elle après avoir déposé sucre et eau devant lui. John observait les ingrédients, perplexe. Pourquoi était-elle aussi sympathique avec lui ? Si on prenait les choses logiquement, un voleur qui vient vous dépouiller ne peut en aucun cas être accueilli à bras ouverts, à moins d'être une femme sacrément désespérée, ou même homme, après tout. Mais cela ne semblait pas être le cas d'Alyson, alors pourquoi ? Finalement, il se résigna à accepter la solution de facilité, elle était tout simplement folle. En même temps, ce n'était pas comme si la folie lui était étrangère, lui-même était fou et il en avait bien conscience. Quoi que, il n'était pas simplement fou, il était fou par obligation, ce n'était pas pareil. Et puis, contrairement aux autres fous, il savait pourquoi il l'était et il savait comment y remédier ... Maintenant, ce n'était pas aussi facile à dire qu'à faire.

Pour Alyson, cela devait certainement être différent. Folle n'était pas vraiment le terme le plus approprié puisqu'elle comprenait ce qu'il lui disait et réagissait avec une certaine logique ... Non ça n'allait pas, elle n'était pas logique du tout ! Enfin si, parce que si elle n'était pas logique, elle n'aurait jamais pu fabriquer toutes ces merveilles de mécanique, mais, de l'autre côté, elle ne pouvait pas non plus être saine d'esprit pour réagir avec aussi peu de bon sens dans ses actes et son comportement en général. Cela n'était pas sans lui rappeler sa propre personne, encore une fois. Peut-être était-elle dans le même cas que lui ? Peut-être avait-elle perdu quelque chose qui la rendait folle et qu'elle essayait tant bien que mal de vivre sans en attendant de la retrouver ? Impossible, John avait des marques très présentes de sa folie, à commencer par ses multiples personnalités qui l'aidaient à réfléchir plus ou moins correctement et qui l'aidaient aussi à supporter le poids de sa conscience. Cela ne semblait pas être le cas d'Alyson ... Ou alors, peut-être qu'elle n'en avait tout simplement pas besoin ? Peut-être n'avait-elle rien à se reprocher pour en arriver là ? Mais alors, d'où venait cette folie apparente ? Il devait certainement lui manquer quelque chose pour que ce déséquilibre existe, mais quoi ? Là encore, il ne pouvait pas faire la comparaison. Taliaferro avait perdu sa raison suite à ses expérimentations, cette dernière n'ayant plus voulu être mise à contribution pour cette cause là, elle était tout simplement partie. C'était une forme de trahison quelque part mais, John ne lui en voulait pas, il était amoureux de sa raison et s'était lancée à sa recherche dès l'instant où elle était partie. Malheureusement, il ne l'avait pas trouvé et plus le temps passait, plus elle s'éloignait et plus sa folie empirait.

Pour Alyson, cela ne pouvait pas être sa raison qui était partie car dans ce cas, elle serait tout simplement folle à lier et si elle ne s'était pas forgée d'autres personnalités pour recréer un semblant de raison, elle n'aurait pas pu fabriquer tout cela. Donc ça ne devait pas être sa raison qui était partie mais, quelque chose d'autre. Quelque chose qui l'aurait profondément perturbé et qu'elle n'arriverait pas à comprendre, la forçant ainsi à agir de cette façon. Le problème, c'est qu'il avait beau le retourner dans tous les sens, il ne parvenait à déterminer ce dont il pouvait s'agir car aucun des cas de figure envisagés ne pouvaient produire un tel effet. Son mal de tête lui donna un second coup de fouet, il était temps pour lui d'arrêter d'y réfléchir. Il prit le sucre qu'il réduit en poudre en le mastiquant un peu puis avala ce dernier avec l'eau, avant que la jeune femme ne prennent le bougeoir et lui fasse signe de le suivre avec sa tête, large sourire aux lèvres, sourire auquel il répondit maladroitement, tout en lui adressant un regard inquisiteur, l'air de lui demander pourquoi se comportait-elle ainsi. Il ne lâchait décidément pas le morceau.

Elle l’emmena dans une pièce semblable à une chambre, à en juger par le lit qui se trouvait ici. Un lit défait d'ailleurs, surement sa chambre à elle. Voilà qui le fit sourire aux coins des lèvres, peut-être n'était tout simplement qu'une femme affreusement désespérée ? Mais alors qu'il pensait toucher la réponse du bout des doigts, Alyson rigola légèrement et rentra dans la pièce pour déposer le bougeoir sur une table de chevet, à côté du lit, avant de reprendre sa chemise de nuit et de repartir près de l'entrée. Ce n'était pas encore ça visiblement ...

- Cette chambre est tout à vous. Reposez vous bien pour faire en sorte que vous vous sentiez mieux.

Dit-elle avant d'enlever son chapeau tout en le faisant tourner dans sa main, sans qu'il ne comprenne comment elle y parvienne, tout en penchant, avant de se relever, gardant son sourire, puis de le remettre sur sa tête et de s'en aller. Il la vit s'en aller, le laissant là, sans qu'il ne comprenne le pourquoi du comment. Il soupira longuement, observant les alentours. Sa chambre n'était pas bien différente du reste de sa demeure, à la différence près qu'il n'y avait pas de tas ici et que la mécanique apparente n'était que du trompe l'oeil. Il y avait une armoire, ainsi qu'un tiroir à sa table de chevet. Il fut bien tenté d'aller fouiller à l'intérieur mais, cela ne serait pas très correct vis-à-vis de cette femme qui lui avait offert sa chambre alors qu'il était venu la dépouiller. Il jeta un coup d'oeil aux rideaux tirés, puis, il se retourna vers le lit, avant de s'asseoir dessus. Quelque chose le dérangeait, il ne pouvait quand même pas dormir ici ... Et puis tout ces "tic tac" commençaient à raisonner fort dans sa tête, il n'arriverait pas à trouver le sommeil. Malgré tout, il était très fatigué et il n'avait nulle part ailleurs où dormir. Il se résigna à s'allonger sur le lit mais, bien qu'il trouva rapidement le sommeil, il ne ferma l'oeil qu'une petite demie-heure, à en juger le cadran de l'horloge.

- Non, non et encore non.

Se dit-il à lui-même avant de se relever. Il n'avait pas l'intention de rester ici davantage et encore moins de sympathiser avec cette jeune dame. Il était venu pour la voler, c'est bien ce qu'il avait l'intention de faire. Il refit le lit puis sorti de la chambre, s'en aller retrouver le croquis qu'elle lui avait présenté. Il l'analysa rapidement et remarqua que dans l'un des tas se trouvait un objet qui lui serait fort utile, une pointe de diamant. Voilà qui pourrait valoir particulièrement cher. Et puis, cela l'aiderait à découper les carreaux de ses fenêtres, il avait besoin de verre pour réparer sa serre, une pluie de grêlons ayant détruit une partie de la vitre. Il descendit en silence jusqu'à son atelier, la trouvant allongée sur le sol, à sa grande surprise. Elle lui avait donné son lit pour venir dormir à même le sol ?! Non non, il ne devait pas chercher à comprendre le sens de ce geste.

Tout en s'aidant du schéma, il défit l'une des piles, pièce par pièce, puis récupéra l'outil en question, avant de la reconstituer, en silence et avec minutie, cette fois-ci. Il remonta ensuite à l'étage, prenant son sac au passage puis, entama la découpe du verre, lentement mais surement. Il récupéra pas loin d'une neuvaine de carreaux, ainsi puis, revenant dans la chambre, il tira grand les rideaux, soupçonnant qu'une dernière fenêtre devait se trouver ici. Quelle ne fut pas surprise de trouver ... Un miroir. Pourquoi mettre un miroir derrière des rideaux ? Encore une de ses nombreuses bizarreries. Il ne chercha pas en savoir plus puis, découpa les contours et extirpa le miroir, passant la vitre sous le bras. Son sac remplis de carreaux de verre parfaitement alignés, il glissa l'outil dedans et le referma. Il prit le soin de ranger le croquis à sa place et, descendant au niveau de l'atelier, il jeta un rapide coup d'oeil à Alyson. Elle dormait paisiblement, certes mais, le sol n'était pas le meilleur endroit pour cela. Et puis, son lit était libre maintenant. Il déposa tout son butin et au sol puis, il s'approcha de la jeune femme, l'enroulant doucement dans sa cape puis, la souleva et l’amena jusque dans son lit. Il cala sa tête sur l'oreiller et la couvrit, avant de redescendre en silence et d'ouvrir la porte. Il quitta ainsi la demeure de l'horlogère, prenant la direction de la sortie de la ville, en silence.
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Alyson Fereyror

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Sam 14 Sep - 20:24

Tic, Toc ... Tic, Toc ... Tic, Toc ...

Un petit sourire s'afficha sur le visage d'Alyson dans son sommeil. Oui, horloge, continue de me bercer. Tu continue de me bercer mais ... il y a un problème. En effet, alors que les oreilles de l'horlogère profitait du chant des horloges, elles fûrent déranger. Le chant de dizaines d'horloges fût remplacer par le chant d'une seule. Les autres avaient-elles arrêté de fonctionner ? Ou bien avaient elles prit la malle ? Ou encore, est-ce que c'était Alyson qui avait changé de place. L'horlogère, perturbée dans son sommeil, se tourna de l'autre côté, s'appuyant sur son épaule droite en restant allonger, avant d'ouvrir soudainement les yeux. Quelque chose n'allait pas.

Alyson se redressa alors sur son lit et observa les alentours. Un large sourire s'afficha sur son visage. Il était donc parti finalement. Mais pourquoi l'avait – il déplacé jusque là ? C'était vilain de partir sans dire au revoir. L'horlogère tourna le regard vers le miroir qui n'y était plus. Il avait, apparemment, décidait d'emmener aussi quelques souvenirs. Le sourire d'Alyson s'élargit et elle descendit de son lit, remettant sa cape sur les épaules. Il fallait qu'elle rattrape cet homme.

En descendant dans son atelier, elle alla reprendre son chapeau pour le remettre sur sa tête et s'apprêta à franchir la porte quand elle s'arrêta d'un seul coup dans son action. Quelque chose n'allait pas non plus dans cette pièce. Elle balaya la salle du regard et s'arrêta sur un tas d'objet, celui que John avait touché avant de partir. A côté, se tenait le plan qu'elle lui avait montrer peu de temps auparavant. Alyson claque la langue sur son palais et se dirigea vers le tas d'objets pour le défaire puis le remettre comme il le fallait avec précision, comme toujours.

Décidemment, il n'est pas très doué.

Après avoir remit cette tour d'objet en équilibre et à la façon de son rangement, Alyson pu enfin sortir de chez elle. Elle passa par la porte de l'arrière boutique puis la referma à clef derrière elle avant de marcher dans les rues d'Elmirion. Il faisait nuit noire et il était difficile de voir. Heureusement, son oeil droit avait une vue meilleure et la lueur de la lune éclairait un minimum les lieux.

Pour trouver John, Alyson suivit son instinct. Elle prit plusieurs rues en courant. Malgré la distance qu'elle parcourait, elle n'était que très peu essoufflée et silencieuse. Après de longues minutes de recherches dans les rues d'Elmirion, l'horlogère finit par apercevoir une silhouette dans l'une des rues. Une large sourire s'afficha sur son visage et elle passa par une autre rue. Elle fit ainsi un petit détour en courant et déboucha dans la rue de l'homme, lui coupant la route. La respiration un peu courte, elle remit son chapeau en place sur sa tête et garda son sourire tout en regardant John. La visibilité était assez bonne grâce à la lueur de la lune toujours.

Alyson put apercevoir le miroir dans les bras de John et ne put s'empêcher de claquer la langue. Elle n'aimait pas voir le miroir découvert comme cela. Il était beaucoup mieux derrière ces rideaux, cachés. De plus, le sac de l'homme avait l'air remplit. Avait-il prit autre chose comme souvenir que son miroir ? Alyson ne put s'empêcher de rire légèrement. Elle s'approcha du concerné par la suite, se retrouvant à un mètre de lui. Elle le regarda dans les yeux puis claqua de la langue, gardant un visage joyeux.

Ce n'est pas bien de partir sans dire un au revoir, et en remettant le désordre dans ma demeure en plus de cela. Votre visite n'a pas été très longue Monsieur Jo.

Elle rit alors de plus belle et se rapprocha de lui en tournant sur elle même. Elle approcha son visage sur sien en faisant un grand sourire.

Pourquoi ne pas rester un peu plus ?

Alyson éloigna finalement son visage du sien et le regarda en penchant la tête avant de claquer encore de la langue.

A moins que .. Ma compagnie vous a – t' elle été désagréable ? Ai-je fait quelque chose qu'il ne fallait pas ?

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John Taliaferro Thompson

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Sam 14 Sep - 21:24

John marchait en silence dans l'obscurité de la nuit, le regard tourné vers ses pensées. Il avançait en regardant le sol, une main dans la poche de son long manteau. Il repensait à tout ce qu'il venait de passer, une histoire assez exceptionnelle en son genre mais, qui dans le fond, ne lui avait fait ni chaud ni froid. Qu'avait-il perdu et qu'avait-il gagné ? Rien, si ce n'était ce qu'il était venu chercher à la base, il aurait bien vite fait d'oublier cette jeune et folle horlogère répondant au nom d'Alyson. Seulement voilà, il fallait croire que cette femme n'était pas de son avis car, sans qu'il ne sache trop comment, elle l'avait retrouvé et s'était plantée devant lui, à l'improviste. Surpris, il ne s'était pas tout de suite arrêté et avait manqué de lui rentrer dedans. Il avait relevé le regard vers Alyson et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'avait pas perdu son sourire. Mais comment avait-elle fait pour se réveiller et le retrouver ? Avait-elle une sorte d'intelligence supérieure dans sa tête qui ne dormait pas quand elle dormait, elle ? Il n'en revenait tout simplement pas. Il la regardait, le regard troublé.

- Mais ...
- Ce n'est pas bien de partir sans dire un au revoir, et en remettant le désordre dans ma demeure en plus de cela. Votre visite n'a pas été très longue Monsieur Jo.

Monsieur Jo ? Elle avait une drôle de façon de l'appeler, bien que cela ne lui déplaisait pas. D'un certain côté, cela allait de paire avec sa personnalité pour le moins très ... Joviale et excentrique. Elle se mit à rire, légèrement, avant d'approcher son visage du sien. John ne recula pas lorsqu'elle s'approcha de lui, se contentant de la fixer dans les yeux, cette espèce de lueur folâtre qu'il y avait ne le rassurait pas.

- Pourquoi ne pas rester un peu plus ? Dit-elle avant de reculer et de claquer sa langue contre sa palais, sourire aux lèvres. À moins que .. Ma compagnie vous a–t'elle été désagréable ? Ai-je fait quelque chose qu'il ne fallait pas ?

John soupira, se frottant les yeux avec ses deux doigts. Elle continuait de le malmener, le faisait-elle exprès ? Sérieusement, était-ce tout ce qu'il l'importait à l'heure actuelle ? De savoir si sa compagnie avait été agréable ou pas ? Il tenait quand même son miroir sous son bras et son sac était chargé des carreaux de ses fenêtres à elle, ceux qu'il avait découpé puis volé ! Il releva la tête, souriant à son tour. Il déposa le miroir contre le mur d'une habitation, puis, déposa son sac sur le sol, avant de saisir tout doucement Alyson par les épaules.

- Mais non ce n'est pas ça Mademoiselle Alyson, vous savez très bien que j'aime votre compagnie pour le moins originale et instructive. Il resserra un peu plus ses mains sur ses épaules, avant de la secouer de toutes ses forces. Mais vous ne comprenez pas que je suis venu pour vous cambrioler ?! Vous cambrioler !!! Je suis un méchant, je ne suis pas votre ami ni votre invité ! Vous n'avez pas à être gentille avec moi ! Quand est-ce que vous allez vous rentrer ça dans le crâne ?! Lui cria-t-il dessus avant de la lâcher, brutalement cependant. Il était tout simplement en colère et son regard le laissait clairement comprendre. C'est vrai quoi ! Dit-il avant de remettre son sac sur les épaules et de ramasser le miroir, qu'il repassa une seconde fois sous son bras. Et maintenant au revoir !

Rajouta-t-il en la poussant avec son bras et en passant son chemin. Il fit quelques pas de plus, prenant la prochaine rue sur la droite ... Avant de revenir sur ses pas, gardant cependant la même attitude qu'au moment de son départ. Il interpella de nouveau Alyson.

- Hum ... Bon par contre, je veux bien rendre votre miroir, il est un peu trop difficile à transporter en l'état et puis le trajet va être long, je risque de le casser pour rien. Je vous le rend.


Dit-il en le posant au sol et en le tenant debout à l'aide de sa main. Il le tourna entre lui et Alyson, de façon à afficher son reflet à sa vue, et celui de l'horlogère, à la sienne. Il jeta un coup d'oeil dedans, expliquant rapidement à la jeune femme qu'il ne l'avait pas abîmé et que son reflet était intact, signe du bon état du miroir. Cependant, un détail attira rapidement son attention. Dans le reflet d'Alyson, ses yeux n'étaient pas de la même couleur, enfin, pas tout à fait de la même couleur. Au début, il cru à un défaut de la glace mais, en jetant un regard aux yeux de l'horlogère, ils étaient exactement de la même couleur, alors pourquoi le miroir exposait cette nuance ? Il haussa les épaules, surement un problème de réflexions, la lumière de la lune, l'inclinaison du miroir et la position d'Alyson devait fausser le reflet en cet endroit là. Du moins, avant que "Ikarius", sa personnalité machine, comme il l'appelait, ne lui fasse remarquer un détail important.

- Compréhension du problème incomplète, couleur et texture de l'iris droit altérés, problème isolé, visage fidèle à la réalité, précision trop élevée, origine lumineuse improbable, solution : Restitution de la réalité, illusion.

Et il n'avait pas tord, seul l'oeil droit et uniquement son iris était faussé alors que, si le problème venait bel et bien de l'exposition lumineuse, ce serait toute la partie gauche de son visage, dans l'absolu, qui en serait davantage altéré. Or là, il semblerait que le problème ne s'arrête qu'à son oeil et pas ailleurs. John, étonné et intrigué, tourna légèrement le miroir pour voir si les choses changeait mais, rien à faire, son oeil restait le même. Il leva une seconde fois le regard vers Alyson.

- Mais de quel genre de sorcellerie faites-vous usage pour altérer le reflet de votre iris droit ? J'espère que vous ne bercez pas mes yeux d'une quelconque illusion auquel cas je vous le ferai payer très cher.
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Alyson Fereyror

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Dim 22 Sep - 12:04

- Mais non ce n'est pas ça Mademoiselle Alyson, vous savez très bien que j'aime votre compagnie pour le moins originale et instructive.Mais vous ne comprenez pas que je suis venu pour vous cambrioler ?! Vous cambrioler !!! Je suis un méchant, je ne suis pas votre ami ni votre invité ! Vous n'avez pas à être gentille avec moi ! Quand est-ce que vous allez vous rentrer ça dans le crâne ?

Secouée et désorientée par le changement soudain d'humeur de John, Alyson perdit soudainement son sourire. Pourquoi criait-il comme cela ? Avait-elle fait quelque chose de mal ? Avait elle dit quelque chose qui ne lui avait pas plus ? Il essayait de lui faire comprendre qu'il était venu la cambrioler ... Ah mais oui c'est vrai ! Elle avait fait cette déduction du vol il y a peu. Mais il lui avait tout de même rendu visite. Pourquoi parlait-il de méchanceté ou encore d'amitié ? Que voulait dire ce mot " méchanceté " ... elle l'avait déjà entendu mais elle en avait encore oublié le sens. Elle avait beau s'éfforcer de comprendre, rien ne venait. Elle n'arrivait pas à voir pourquoi John lui disait tout cela sur un ton qui lui faisait mal aux oreilles. Sans sourir, Alyson claque alors de sa langue quand John eut finit de la secouer. Elle ne comprenait pas. Cela la dérangeait qu'il y est un manque de sens dans ces propos.

C'est vrai quoi ! Et maintenant au revoir !

Sur ces mots, John reprit son sac qui comportait les carreaux des fenêtres et reprit sous son bras le miroir d'Alyson. Il passa à ses côtés en la bousculant et Alyson ne se retourna pas, elle ne bougea tout simplement pas. Elle claqua une seconde fois de la langue, plongée dans sa réflexion. Alyson était tellement plongée dans ses pensées qu'elle ne réagit pas tout de suite à l'appel de John qui venait de revenir sur ces pas. Au bout d'un petit moment, elle se retourna vers John et il pu apercevoir que son sourire était revenu sur son visage.

Hum ... Bon par contre, je veux bien rendre votre miroir, il est un peu trop difficile à transporter en l'état et puis le trajet va être long, je risque de le casser pour rien. Je vous le rend.

A ces mots, John plaça le miroir de façon à ce que l'oeil d'Alyson soit visible. Encore à moitié plongée dans son incompréhension et sa réflexion, elle ne fit pas attention à son reflet qui venait d'apparaître. Au bout d'un petit instant, l'horlogère détourna son regard vers le miroir et sursauta légèrement, perdant son sourire durant l'espace d'un instant. Elle regarda longuement le miroir.

Mais de quel genre de sorcellerie faites-vous usage pour altérer le reflet de votre iris droit ? J'espère que vous ne bercez pas mes yeux d'une quelconque illusion auquel cas je vous le ferai payer très cher.


Alyson posa alors son regard sur John puis son sourire s'élargit avant qu'elle se mette à rire de manière joviale. En même temps, elle fit un pas de côté pour se retrouver au niveau du miroir, faisant ainsi disparaître son reflet et posant ses mains sur l'objet. Elle releva ses grands yeux bleus vers ceux de John tout en gardant son large sourire puis tourna sur elle même.

Sorcellerie ? Ai-je vraiment l'air d'une sorcière ? Est-je des longs ongles ? Des cheveux crépus ? Un long nez ?

A chaque partie du corps citées, l'horlogère imitait de manière grossière et burlesque tout ce qu'elle disait à l'aide de ses mains tout en riant parfois. Elle leva finalement les yeux vers le ciel et prit une longue inspiration tout en gardant son sourire qui inspirait sympathie et amusement.

Ai-je un devoir envers vous de ne rien vous cacher pour qu'une punition s'en suive ? Si je suis en délit, cela n'aurait aucun sens. L'illusion n'existe que si vous y croyez.


Alyson rebaissa les yeux vers John et lui offrit un grand sourire.

Cependant, je vous remercie de me rendre ce miroir, quel dommage était ce de perdre un si bel objet.

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John Taliaferro Thompson

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Lun 23 Sep - 10:26

La réponse d'Alyson fut, comme il s'y attendait, tout à fait évasive et farfelue. Tout en lui souriant, elle s'écarta légèrement du miroir, afin de faire disparaître son reflet, geste qui n'échappa pas au scientifique, pas plus que son sursaut lorsqu'elle s'en était aperçue, et posa ses mains sur la glace, pour la récupérer. Elle avait relevé ensuite ses magnifiques yeux bleus vers lui, tout en tournant sur elle-même.

- Sorcellerie ? Ai-je vraiment l'air d'une sorcière ? Est-je des longs ongles ? Des cheveux crépus ? Un long nez ?

Dit-elle en mimant avant exagération les différents stéréotypes qu'elle énumérait. Cela fit quelque peu sourire John, il fallait reconnaître qu'elle imitait bien mais, il retrouva bien vite son sérieux.

- Ai-je un devoir envers vous de ne rien vous cacher pour qu'une punition s'en suive ? Si je suis en délit, cela n'aurait aucun sens. L'illusion n'existe que si vous y croyez.

Taliaferro lui rendit son sourire, effectivement, elle ne lui devait rien mais, sa condition de chercheur ne lui laissait pas le choix, et ça, elle ne pourrait pas aller contre. Quant à l'illusion ... Tant que l'illusion n'est pas reconnue comme une illusion, il est évident que tout le monde y croira, et John n'avait que le doute, bien que le comportement d'Alyson ne faisait que le renforcer.

- Cependant, je vous remercie de me rendre ce miroir, quel dommage était ce de perdre un si bel objet.
- Oh mais ne remerciez pas.

Lui répondit-il, presque gêné. Le remercier de lui rendre un objet qui lui revenait de droit ? Il fallait le faire. Thompson resta planté là, un moment, à la regarder sans rien dire tout en axant sur son oeil droit. Il n'y voyait vraiment aucune différence avec l'oeil gauche mais, pourtant, le miroir l'avait vu, lui. Qu'est-ce qui n'allait pas ? Il pensa à la possibilité d'un implant, un très bref instant en se souvenant de sa jambe de fer qui, par ses formes, reprenait plus ou celles de celle qu'il avait perdu. Sous ses habits, on n'y voyait que du feu, sauf lorsqu'il marchait ou que l'on tapait dessus, le fer se faisait entendre. Mais, ici, il n'y aurait absolument rien pour cacher l'implant et il serait forcément visible à l'oeil nu. Il devait s'agir d'autre chose. De la sorcellerie ? C'était une éventualité mais, pour quoi faire ? Qu'avait besoin cette charmante horlogère de faire usage d'un sortilège pour changer la couleur de son iris droit dans son reflet, qui plus est ?

Il songea à l'erreur, le temps d'un instant mais, en se souvenant de la réaction d'Alyson et de sa réponse qui ne confirmait rien mais, n'infirmait rien non plus, il comprit qu'il n'avait pas pu mal voir, il y avait vraiment quelque chose. Le plus simple encore serait de l'exposer de nouveau à son reflet, aussi John posa-t-il de nouveau les mains sur la glace, alors qu'elle se trouvait entre celles de l'horlogère.

- Puis-je me permettre de vous exposer à votre reflet ?
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Alyson Fereyror

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Dim 29 Sep - 11:02

- Puis-je me permettre de vous exposer à votre reflet ?

Alyson posa alors son regard sur les mains de l'homme qui s'étaient posées sur le miroir alors qu'Alyson s'apprêtait à le reprendre. L'exposer à son reflet ? Alyson n'aimait pas cela. Lorsqu'elle se regardait dans ce miroir, le soir, elle ne supportait pas de voir la réalité qu'il lui imposait. S'exposer devant ce miroir en présence d'une autre personne était, ainsi, encore pire. John avait sûrement dû apercevoir la couleur écume de son œil gauche et il voulait être certain de ce qu'il avait vu. Mais comment réagirait-il si il apprenait ce qu'elle était réellement ? Révéler son secret reviendrait à la mettre potentiellement en danger. Alyson releva son regard vers John et se mit à rire légèrement. Après tout, il ne verrait que l'œil mais pas le reste.

N'ai je pas dit quelque chose il y a quelques instants ?

Elle approcha ses lèvres de l'oreille de John et chuchota avec un large sourire.

L'illusion n'existe que lorsqu'on y croit. Croyez vous en cela ?

L'horlogère éloigna son visage de celui de John et lui sourit de façon bienveillante. Elle le regarda longuement comme cela. Elle paraissait indifférente à tout ce qui était en train de se passer mais, en même temps, une pointe de mystère se lisait dans ses yeux. Elle rit encore un peu et tourna sur elle même avant de s'abaisser devant John tout en faisant tourner son chapeau dans sa main avant de le redéposer sur sa tête. Elle pivota, par la suite, en face du miroir et la vérité apparut. Son cœur artificiel n'était pas visible par ses vêtements qui le cachaient mais ce que voulait apercevoir John y était bien.

Son œil droit, alors qu'il était d'un bleu ciel, apparaissait d'une couleur écume dans le miroir. Cette couleur écume avait une apparence nacrée qui donnait des nuances de lumières et de couleur impressionnantes. Cet œil était aussi magnifique qu'étrange. Aucune œil naturellement humain ne pouvait reproduire cet aspect. En effet, l'aspect nacré se présentait par de légères vagues lentes et douces. Malgré tout, sa pupille restait d'un noir profond. Cependant, cet œil paraissait plus vif et rapide que celui de gauche qui était resté bleu. L'horlogère se mit soudainement à rire, après un long silence, tout en continuant à se regarder dans le miroir.

Tic, Toc ... Tic, Toc ... Croyez vous que cela est réel malgré que ce soit
inaccessible, comme le temps qui est, pourtant, réel par son effet sur nous ?


Alyson tourna alors légèrement le regard vers John en le regardant par le reflet du miroir. Elle afficha son large sourire habituel et mit doucement une de ses mains devant son œil à la couleur écume, laissant à la vue seulement son œil gauche qui, lui, était identique dans la réalité et dans le miroir. Elle prit encore une voix amusée mais chuchotée.

Qui dit la vérité ? Le miroir ou la réalité ? Est-ce réel ou qu'une illusion ? Est-ce votre esprit qui vous joue des tours ou est-ce lui qui est manipulé ? Y-a t'il une vérité ou plusieurs ?

Alyson continuait de regarder John dans le miroir de son œil gauche, gardant son visage jovial.

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John Taliaferro Thompson

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Dim 29 Sep - 16:22

- N'ai je pas dit quelque chose il y a quelques instants ?

Oui elle avait bien dit quelque mais, le problème, c'est que cette chose, Thompson ne la comprenait pas. En quoi une illusion serait plus ou moins efficace si on y croyait ou pas ? Le principe même d'une illusion était justement de paraître vraie. Il resta stoïque lorsqu'elle s'approcha de lui pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille.

- L'illusion n'existe que lorsqu'on y croit. Croyez vous en cela ?

Elle s'éloigna ensuite, lui adressant un sourire bienveillant. Elle resta là, à le fixer, pendant un long moment, certainement pour le laisser réfléchir. C'était presque un pléonasme, enfin à première vue, peut-être que Alyson cherchait à lui expliquer quelque chose ? À considérer qu'il y avait une illusion, si lui y croyait pour ne pas remarquer la différence, le miroir, lui, n'y croirait pas et refléterait donc la réalité ? C'était assez hasardeux comme raisonnement mais, il se pourrait bien que ce soit cela, après tout, cette horlogère n'était pas la personne la plus censée qu'il connaissait. Il la fixait également, pensif, pourquoi ne lui donnait-elle tout simplement pas la clé de l'énigme ? Elle se mit à rire, légèrement puis, elle tourna sur elle même tout en faisant la révérence et faisant tourner son chapeau dans la main, avant de se redresser et de le remettre sur sa tête, sous le regard à peine surpris du scientifique. En fait, il commençait à s'y habituer. Elle rigola encore un peu puis, à sa grande satisfaction, elle se tourna vers la glace, et le reflet étrange de son oeil apparu encore. John s'avança un peu, pour mieux l'observer. Il n'en revenait toujours pas, son reflet ne correspondait pas à la réalité alors que le sien, si.

- Tic, Toc ... Tic, Toc ... Croyez vous que cela est réel malgré que ce soit inaccessible, comme le temps qui est, pourtant, réel par son effet sur nous ?

Dit-elle en regardant John dans le miroir, tout sourire. Elle cacha finalement son oeil avec sa main, ne laissant ainsi que celui qui était bleu se refléter contre la glace. Un contraste assez étonnant dans la mesure où seul son oeil droit était affecté. Taliaferro ne disait rien, il se contentait de l'observer et de réfléchir en silence.

- Qui dit la vérité ? Le miroir ou la réalité ? Est-ce réel ou qu'une illusion ? Est-ce votre esprit qui vous joue des tours ou est-ce lui qui est manipulé ? Y-a t'il une vérité ou plusieurs ?

L'air joviale, amusée. Pourtant John ne l'était pas, lui, il avait l'impression de tourner en rond et se retrouver confronté face à quelque chose qu'il ne parvenait pas à expliquer avait le mérite de l'agacer. Pourquoi ? C'était la grande question. Il se plaça dans le dos d'Alyson, posant ses mains sur ses épaules tout en observant son reflet. Il observa attentivement son image, absolument rien ne différait en dehors de son oeil qu'elle avait caché. Il lui attrapa la main gauche qu'il plaça sur son oeil gauche et lui fit découvrir son oeil droit. Le reflet étrange était bien là. Le miroir ne pouvait pas avoir de problème. Il retourna alors l'horlogère face à lui, plantant son regard dans le sien. Il regardait son oeil droit, l'observait minutieusement, il n'y avait absolument rien d'anormal, même pas une lueur. Peut-être que le miroir était trafiqué ? Il s'y intéressa davantage, testant son épaisseur, sa solidité, son poids, sa surface et bien d'autres paramètres encore. Mais il n'y avait rien à faire, il ne s'agissait que d'un miroir on ne peut plus ordinaire. Un autre, il lui fallait un deuxième reflet. Il déposa son sac sur le sol et ressortit un carreau de verre. Même si on pouvait voir au travers, on pouvait légèrement se voir dessus aussi. Il le mit devant Alyson et, à sa grande surprise, son oeil n'avait pas changé, il était redevenu bleu, comme dans la réalité.

- Intéressant.

Marmonna-t-il en observant de nouveau le miroir. Ce détail était donc spécifique à cette glace et uniquement à cette glace. Mais pourquoi ? Qu'avait-elle de particulier ? Rien, absolument rien. Alors que faire ? Essayer de se convaincre qu'il y avait bel et bien une illusion ? C'était impossible, il n'y avait absolument rien qui le prouvait. À moins que le miroir soit enchanté et qu'il soit seul capable de révéler une réalité cachée ? John croyait en l'existence de la sorcellerie mais, tout ceci lui paraissait un peu trop saugrenu pour être vrai. Il se retourna vers l'horlogère, attrapant son visage entre ses mains. Il examina son oeil et plus précisément, les contours de son oeil. Tout paraissait normal là encore, que soit au toucher ou à la vue. Il fit une pause, redressant ses cheveux en arrière. Comment expliquer cette différence dans la mesure où elle ne devrait pas exister ? Soit l'un soit l'autre mentait. Or un miroir n'était pas intelligent, il n'avait pas de conscience, il se contentait de refléter ce qu'il voyait. Et justement, s'il voyait ce que personne d'autre ne voyait ? Possible mais trop hasardeux là encore. John soupira.

- De toutes les façons, ce n'est pas une bonne idée de faire des expériences ici.

Dit-il avant de s'approcher d'Alyson et de la soulever, la passant sur son épaule. Il prit le miroir sous son bras et s'en alla retourner dans la demeure de l'horlogère, la reposant une fois à l'intérieur de l'atelier. Il prit le temps de poser son sac et le miroir puis, de se mettre bien en face d'elle.

- Comprenez bien, Mademoiselle Fereyror, que si illusion il y a, cela me serait très bénéfique de savoir pourquoi, où et comment. Alors si vous avez un secret, je vous serai gré de le partager avec moi, soyez certaine qu'il sera entre de bonnes mains. Et puis si vous voulez quelque chose en retour, exigez ce que vous voudrez.
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Alyson Fereyror

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Lun 30 Sep - 12:29

Alyson resta devant le miroir, laissant John l'observer. Elle sentit ses mains se poser sur ses épaules, puis son regard se poser sur elle. Il prit, par la suite, sa main qui cachait son œil droit pour la placer devant celui de gauche et, ainsi, dévoiler sa couleur écume. L'observant encore longuement, John finit par retourner l'horlogère face à lui, sans qu'elle ne montre aucune résistance. Elle gardait son petit sourire au visage et ne bougeait pas pour, finalement, apercevoir encore son reflet dans le miroir.

La jeune femme avait beau se regarder tous les soirs dans ce miroir, elle n'arrivait pas à s'habituer à cet œil dont l'apparence était loin d'être commune. Elle s'était efforcée, longtemps, de comprendre ces vagues nacrées qui apparaissaient, pourquoi il y avait cette couleur écume et tant d'autre questions. Malgré qu'elle n'y avait trouvé aucune explications, Alyson essayait, tout de même, encore à comprendre. Seulement, tout cela était un réel casse tête pour elle.

Mais alors qu'Alyson plongeait dans sa réflexion, John l'exposa à son reflet dans l'un des carreaux qu'il lui avait " emprunté ". Son œil écume était redevenu bleu, comme si seul le reflet du miroir montrait la vérité. L'horlogère l'avait déjà remarqué. Même dans le reflet de l'eau, ou encore du cristal ... Rien. Seul le miroir lui montrait, et toute sorte de miroir, pas que celui qu'elle possédait. Son cœur artificiel était visible de la même façon. Heureusement, ses vêtements le cachaient et John ne pouvait le voir. Alyson n'osait imaginer comment, quiconque, réagirait si il se rendait compte de la particularité de son cœur.

Intéressant ...

Elle n'aimait pas que ce mot soit employé à son égard. Elle claqua alors de la langue en gardant un large sourire.

- De toutes les façons, ce n'est pas une bonne idée de faire des expériences ici.

A ces mots, Alyson sentit ses pieds se décoller du sol et les bras de John la prendre à sa taille pour la déposer, par la suite, sur son épaule. L'horlogère écarquilla les yeux. Mais que faisait-il ? Cependant, elle ne montra pas de la résistance et se laissa tomber sur son épaule, rattrapant son chapeau qui tombait au passage. Elle rit légèrement puis laissa John la ramener jusqu'à chez elle où il la déposa. L'horlogère tourna sur elle même et remit son chapeau sur sa tête à ce moment là, avant de rire très légèrement.

- Comprenez bien, Mademoiselle Fereyror, que si illusion il y a, cela me serait très bénéfique de savoir pourquoi, où et comment. Alors si vous avez un secret, je vous serai gré de le partager avec moi, soyez certaine qu'il sera entre de bonnes mains. Et puis si vous voulez quelque chose en retour, exigez ce que vous voudrez.

La jeune femme posa son regard sur John et son sourire s'élargit. Elle s'approcha, par la suite, de lui et prit ses mains en les observant attentivement, les éloignant et les rapprochant de ses yeux parfois. Peu de temps après, l'horlogère releva les yeux vers lui, toujours avec son grand sourire, et claqua encore de la langue. Elle se retourna puis vint en face d'une de ses tables de travail où une horloge en cours de construction y était déposée. Le mécanisme n'était pas encore complet, il manquait quelques pièces, et tout paraissait énormément fragile. On pouvait avoir l'impression que le moindre contact malhabile détruirait tout ce travail si délicat et perfectionniste. Tout en regardant ce mécanisme, Alyson prit la parole.

Vous voyez ce mécanisme ? Il est si fragile et vulnérable qu'un faux geste peux le détruire en une fraction de seconde. Aucune main n'est certaine de faire les bons gestes pour prendre soin de celui ci, il y a toujours ce risque de ne pas faire ce qu'il faut. Un petit tremblement, une inattention, un réflexe ... et tant d'autres erreurs qui peuvent être commises. Même moi, leur créatrice, je peux faire une erreur. Aucune main ne peut assurer à cent pourcents la sécurité de cette horloge.

La jeune femme se retourna finalement avec, toujours, son large sourire, en regardant John.

Alors aucune bonnes mains ne peuvent garder un secret. Quant à un retour, je ne désire rien que le temps.


Alyson leva alors son index et le balança de droite à gauche au rythme des dizaines d'horloges dans la salle, devant elle et John.

Des explications ? Qu'est ce que ce mot ? J'en sais le sens mais il m'est inconnu. Il n'a, malheureusement, pas encore voulu se manifester.

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John Taliaferro Thompson

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Mer 9 Oct - 11:51

L'horlogère sourit. Elle s'approcha de lui, sous son regard perplexe puis, lui saisit les mains, s'amusant à les éloigner et les rapprocher de ses yeux sans qu'il ne cherche à l'en empêcher. L'imitait-elle ? Ce n'était pas une possibilité à écarter. Pourquoi ? Cette question ne faisait que se rajouter à la montagne d'autres interrogations au sujet de cette jeune femme, qui étaient restées sans la moindre réponse. Il était silencieux et passif, la fixant et attendant calmement la suite. Elle le fixa à son tour puis, toujours souriante, elle claqua sa langue contre son palais. Un de ses nombreux tics qu'il avait repéré. Pourquoi et comment les avait-elle acquis ? Elle tourna finalement les talons, lâchant ses mains pour se rapprocher d'une table de travail et plus précisément, d'une horloge à moitié construite. John resta à sa place, la regardant faire quand elle se décida enfin à lui répondre.

- Vous voyez ce mécanisme ? Il est si fragile et vulnérable qu'un faux geste peux le détruire en une fraction de seconde. Aucune main n'est certaine de faire les bons gestes pour prendre soin de celui ci, il y a toujours ce risque de ne pas faire ce qu'il faut. Un petit tremblement, une inattention, un réflexe ... et tant d'autres erreurs qui peuvent être commises. Même moi, leur créatrice, je peux faire une erreur. Aucune main ne peut assurer à cent pour-cent la sécurité de cette horloge.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il avait parfaitement compris le message, pour une fois. Le pire dans tout cela, c'est qu'elle n'avait pas tord et ni lui ni elle n'étaient à l'abris de ne pas faire ce qu'il ne fallait pas faire. Mais, rien n'était parfait dans ce monde et il fallait bien faire avec si l'on voulait avancer. Elle se retourna vers lui, toujours aussi chaleureuse.

- Alors aucune bonnes mains ne peuvent garder un secret. Quant à un retour, je ne désire rien que le temps.

Là par contre, ça devenait moins clair. Rien que le temps ? Que voulait-elle dire par là ? Elle leva alors son index, laissant une fois de plus le scientifique dans le doute puis, elle se mit à le balancer de droite à gauche, exactement au même rythme que les horloges.

- Des explications ? Qu'est ce que ce mot ? J'en sais le sens mais il m'est inconnu. Il n'a, malheureusement, pas encore voulu se manifester.

Taliaferro soupira. Explication ... C'était le premier mot qu'il avait apprit, lui. Le faisait-elle exprès ? Ce qui était sûr, c'est qu'elle ne voulait pas parler parce qu'elle avait peur que, même si bien intentionné, il ne fasse mauvais usage de son "secret". Elle s'enfonçait elle-même, en lui disant cela, elle pouvait être certaine qu'il ne lâcherait pas tant qu'il n'aurait pas eu ce qu'il voulait.

- C'est parce qu'il y avait des risques que des nations entières ont évolués. Prenez les Nains par exemple, c'est la menace Orc et donc le risque qui les a forcé à développer des technologies bien en avances sur celles de leurs voisins. L'erreur est un risque, Mademoiselle Alyson, et le prendre revient à relever un défi, réussir ou échouer. Ne pas le prendre, c'est échouer d'office.

Il se rapprocha d'elle, la faisant reculer jusqu'à sa table. Il la fit se pencher en arrière, laissant une partie de son dos s'allonger contre cette dernière. Il rapprocha son visage du sien, l'attrapant fermement par le menton. Il plongea son regard dans le sien et plus précisément vers son oeil gauche. Il prit une voix basse et sèche.

- À quoi bon se vêtir d'autant de mystères si ce n'est pas pour les percer un jour ? Emporteriez-vous vraiment vos secrets avec vous, dans votre tombe ? Ça serait stupide et vous le savez tout aussi bien que moi.

Il la relâcha, puis, il se redressa, l'aidant à en faire de même avant de s'écarter un peu, lui tournant le dos. Il fit un peu les cent pas dans son atelier, observant ce qui y traînait avec une certaine attention, peut-être découvrirait-il un indice ?

- Vous pouvez faire preuve de tant de minutie, de tant d'intelligence, de tant de richesse d'esprit pour au final me dire qu'il n'y aura que l'ombre et rien d'autre ? Vous vous moquez ouvertement de vous-même et de moi. Quant au retour, qu'entendez-vous par le temps ?

Dit-il sans se retourner. Il était près de la porte, les mains dans le dos et il attendait sa réponse. Il voulait le savoir et il le saurait, d'une façon ou d'une autre ...
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Alyson Fereyror

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   Sam 19 Oct - 20:43

- C'est parce qu'il y avait des risques que des nations entières ont évolués. Prenez les Nains par exemple, c'est la menace Orc et donc le risque qui les a forcé à développer des technologies bien en avances sur celles de leurs voisins. L'erreur est un risque, Mademoiselle Alyson, et le prendre revient à relever un défi, réussir ou échouer. Ne pas le prendre, c'est échouer d'office.

A ces paroles, Alyson aperçut John s'approcher d'elle et la contraindre à se coucher en partie sur la table, lui prenant au passage fortement son menton tout en regardant son oeil gauche. Il aurait beau essayer de voir quelque chose, il n'y verrait que la couleur bleu de son oeil droit. L'horlogère se laissait pourtant faire, le regardant et l'écoutant au fur et à mesure que ses paroles arrivaient à son oreille, sans l'interrompre. A sa voix basse et sèche, elle ne réagit pas non plus, gardant son sourire habituel.

- Alors aucune bonnes mains ne peuvent garder un secret. Quant à un retour, je ne désire rien que le temps.

Après cette réplique, il se décida enfin de se relever, l'aidant à en faire de même. Alyson remit ainsi son chapeau en place qu'elle avait soigneusement prit en main lorsqu'elle avait était contrainte de basculer en arrière. Elle observa, par la suite, John qui balayait la pièce du regard avant de venir se poser devant la porte de l'atelier. Lorsqu'il fût à cet endroit, il continua ses paroles.

- Vous pouvez faire preuve de tant de minutie, de tant d'intelligence, de tant de richesse d'esprit pour au final me dire qu'il n'y aura que l'ombre et rien d'autre ? Vous vous moquez ouvertement de vous-même et de moi. Quant au retour, qu'entendez-vous par le temps ?

De dos, il ne s'était pas retourné et attendait, là. Alyson resta un long moment sans réaction, se déplaçant juste de quelques pas pour aller chercher une graine de tournesol dans un de ses petits sacs et de la croquer. A la suite de cela, elle prit un tabouret et le plaça à côté d'une des tables de travail. Elle s'assit dessus en croisant les jambes et en appuyant son coude sur la table pour soutenir son menton. L'horlogère avait prit une posture plutôt élégante. Son regard était dirigé vers John et son sourire était toujours là. Elle prit finalement la parole.

Monsieur Jo .. Et si l'évolution ne m'intéressait pas ? Et si, justement, je voulais reculer ?

Alyson laissa, après ces paroles, un long silence. Elle se releva puis prit un rouage de taille moyenne qu'elle fit glisser entre les doigts de sa main droite avec une grande agilité et une grande précision. Elle lança finalement le rouage en l'air qu'elle rattrapa avant de se rapprocher de John et de se mettre à quelques centimètres derrière lui en élargissant son sourire tout en riant légèrement de manière joviale.

Quant au retour, j'attends un retour dans le temps que ce soit physique, ou psychologique.

Elle pencha finalement légèrement sa tête sur le côté, gardant son léger sourire et attendit là, derrière John, sans rien faire.

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MessageSujet: Re: S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )   

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S'infiltrer chez les horologes, c'est de la folie. ( Pv John Thompson )

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