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 Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Ven 2 Aoû - 13:06

Peu de temps après son arrivée, Garren arriva à son tour. Il était vêtit beaucoup mieux qu'elle et la couleur bleue lui collait à la peau. Mais cela n'était pas un point négatif, cette couleur lui allait bien. Lorsqu'il la salua d'un mouvement de tête, Douce pu voir la fatigue sur son visage et elle devina qu'il avait dû restreindre ses heures de repos pour pouvoir se libérer pour l'invitation des Nains. Par la suite, il déposa ses affaires sur le dos de sa monture puis se rapprocha de Douce avant de l'embrasser longuement et tendrement. Ce baiser lui fit le plus grand bien et elle le savoura tout comme lui il le savourait. Ils ne s'étaient pas vus depuis que le roi avait reçu l'invitation et cette attention venant de lui montrait qu'elle lui avait manqué, tout comme il lui avait manqué. Finalement, il se détacha d'elle, la regardant avec affection et sa voix était fatiguée.

- Je pense que tu connais très bien le chemin vers Alfebur, je n'aurai donc pas à t'expliquer combien de temps cela nous prendra ni l'itinéraire que nous emprunterons. En revanche, ce qu'il faut que tu saches, c'est que ...

Garren n'eut pas le temps de finir qu'un jeune homme arriva. Douce tourna le regard vers le nouvel arrivant et espéra qu'il n'avait rien vu ni entendu. Garren fini tout de même par lui dire ce qu'il avait à lui dire, reprenant le vouvoiement, avant qu'elle acquiesce en hochant la tête. Son attention se porta, par la suite, vers le palfrenier. Il était venu lui souhaiter un bon départ et le roi le remercia de cette attention avant que le jeune homme pose une question quelque peu dérangeante. Douce regarda un instant Garren puis revint sur le palfrenier, se faisant discrète et laissant Garren faire. Il se débrouilla très bien pour une justification qui était entre le mensonge et la vérité. Le palfrenier, satisfait d'avoir eu sa réponse, reparti ainsi après avoir saluer Garren puis la messagère.

A la suite de ce départ, le roi reposa son attention sur la messagère pour lui donner une dernière précision.

- Et bien sûr, pas un mot à propos de notre relation aux Nains, pas un geste qui pourrait trahir un quelconque rapprochement ni de sous-entendus, ou tout du moins, en publique. En privé, c'est une autre histoire.

Douce savait tout cela et elle ne se comporterait pas différemment que sur les terres du Gorbos. Depuis le temps, elle s'était habituée à cette situation et elle comprenait parfaitement l'inquiétude de Garren sur ce point là. Mais il n'avait pas à s'inquiéter, il pouvait lui faire confiance sur le comportement à adopter par rapport à cela. Elle ne manqua pas de le lui dire pour le rassurer avant qu'il l'aide à monter sur sa monture. Douce le remercia puis il monta sur sa propre monture.

- Tu nous conduiras jusqu'à Alfebur, c'est toi qui connait la route.

Douce hocha alors la tête et commença à faire marcher son cheval, suivie de Garren. Ils quittèrent Elmirion puis commencèrent par les versants verts. Durant la première journée, le roi s'était endormi sur son cheval et Douce avait donc fait le chemin en silence, préférant qu'il se repose, car elle était peinée de le voir si fatigué. Elle avait l'habitude de voyager seule et connaissait le chemin, elle n'était donc pas inquiète et surveillait parfois derrière elle que la monture de Garren ne l'amène pas quelque part d'autre. Elle était heureuse de lui être utile. Ils avaient 5 jours de voyages si ils restaient à un rythme soutenu et 6 jours si ils prenaient plus leur temps.

Ainsi, les jours passèrent. Les traces de leur montures traversaient les versants verts des terres du Gorbos avant de quitter ces terres et de traverser à son tour le début d'Alfebur. Ils s'arrêtaient toutes les nuits pour se reposer et le voyage se faisait tranquillement. Finalement, arriva la cinquième et dernière nuit avant leur arrivée là où ils étaient attendus. Comme chaque soir, Douce s'occupa de nourrir les montures après qu'ils aient finit de manger. Ce soir là, la nuit était dégagée et aucun nuages n'était à l'horizon. La pluie ne serait donc pas un problème. La messagère se rapprocha alors du feu et le raviva grâce à sa magie sortant de ses mains. Tout était calme et Douce espérait seulement qu'ils ne tombent pas sur des orques.

Tout se passait comme dans ses nombreux voyages. Les jours défilants, tout comme les soirées, se fondant dans l'environnement. Mais un point rendait ce chemin différent, et ce point n'était pas des moindres. Douce était accompagnée de Garren et cela lui enlevait sa solitude habituelle. Aimant la solitude parfois, cela ne la dérangeait pas de se retrouver seule dans ses voyages mais la compagnie de Garren lui faisait du bien, cela lui changeait un peu. Ce voyage était aussi une occasion de passer du temps entre eux, sans avoir à craindre la venue de quelqu'un. Elle était heureuse de l'avoir à ses côtés en ce moment même.

La messagère se rassit alors devant le feu qu'elle venait de raviver et regarda Garren qui était de même devant. Elle sourit doucement en le regardant. Sa voix était Douce et calme comme à son habitude, parmi les petits et légers bruits de crépitement du feu.

Nous serons à Alfebur en milieu de journée demain, si nous ne rencontrons pas d'encombres. C'est notre seule nuit à Alfebur. J'espère seulement que des orques ne croiseront pas notre chemin. Mais, normalement, il n'y a pas de soucis. Lorsque je viens à Alfebur, je m'endors toujours en cet endroit qui n'est pas fréquenté par ces créatures.

Douce se rapprocha alors de Garren et lui déposa un léger et rapide baiser sur ses lèvres avant de se détacher et de le regarder.

Cela te vas ?

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Dernière édition par Douce Alanoré le Ven 13 Sep - 20:42, édité 1 fois
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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Dim 4 Aoû - 7:41

Le chemin allait mettre six jours pour être couvert à dos de cheval, cinq pour les plus optimistes. Un voyage qui allait certes s'annoncer long et peut-être pénible mais, qui serait en tous cas les cas fort agréable, tant grâce à la compagnie de Douce que par la relative tranquillité des lieux. Et puis, au Gorbos comme dans le versant vert, les paysages n'étaient pas mauvais à voir, il y avait même des véritables coins de paradis, si on savait où chercher. Une nature sauvage, peut-être pas aussi sauvage que la jungle des Amazones ou les forêts froides mais, qui avait malgré tout son charme, de part sa faune et sa flore dociles et reposantes.

Le tout premier jour, Garren s'était endormi, récupérant les longues nuits blanches qu'il avait enchaînés pour se libérer. Les autres jours, il les avait passés en bonne compagnie, échangeant quelques paroles en journée avec la messagère au sujet de tout et de rien comme au sujet de choses plus intimes, n'ayant à craindre les oreilles et les regards de personne par ici. Les nuits étaient fraîches et les couches pas franchement confortables mais, là encore, la présence de Douce rendaient les choses bien meilleures. La nuit était un moment privilégié pour eux, tant pour parler qu'échanger quelques moments de tendresses même s'il n'y avait pas eu "consommation". Des rares moments de solitude, qui leur permettaient de renforcer un peu plus leurs liens et plus généralement, l'amour qui les unissait en toute discrétion.

Le cinquième jour de voyage leur permit de franchir les frontières du royaume pour pénétrer le territoire des Nains. Alfebur n'était plus très loin et ses festivités non plus. Bien que le versant vert était relativement tranquille, les incursions Orcs arrivaient souvent à l'improviste et en général, les armées mettaient du temps à se mobiliser, surtout de nuit. Il fallait donc rester très prudents malgré le calme apparent des lieux. Comme chaque soir, et bien malgré le roi, la messagère donna à manger aux chevaux après qu'ils avaient eux-mêmes finit de dîner. Cela ne plaisait pas à Garren que Douce s'esquinte à nourrir les montures mais, il n'avait pas vraiment le mot à dire non plus, si cela lui faisait plaisir, il n'avait pas à l'en empêcher. Ce soir là, la messagère revint s'asseoir près du feu et à côté de Vortigern, qui était lui-même près du foyer en train de se réchauffer. Elle souriait en le regardant et il en faisait de même, bien que discrètement. Calme et avenante, comme à son habitude, elle prit la parole.

- Nous serons à Alfebur en milieu de journée demain, si nous ne rencontrons pas d'encombres. C'est notre seule nuit à Alfebur. J'espère seulement que des orques ne croiseront pas notre chemin. Mais, normalement, il n'y a pas de soucis. Lorsque je viens à Alfebur, je m'endors toujours en cet endroit qui n'est pas fréquenté par ces créatures.

Voilà qui était rassurant mais, qui ne suffirait pas à le faire fermer l'oeil. Même si Douce avait l'habitude de dormir ici et qu'il ne lui était encore rien arrivé pour l'instant, le danger était là et il ne pouvait pas se permettre de se reposer sur ses deux oreilles, surtout en compagnie de la messagère. Il ne fallait pas non plus oublier que les festivités Naines n'attireraient pas que les Orcs mais, également des "troubles fêtes", des Nains qui circulaient en bandes armées dans le contrées, un peu comme des milices de fortune et qui prétendaient vouloir assurer la surveillance du territoire en cette semaine où l'armée était grandement sollicitée. Seulement, ces petits groupes de surveillance n'étaient parfois pas aussi bienveillants qu'ils le prétendaient et les rackets ainsi que les agressions contre les voyageurs étaient nombreuses.

Douce rapprocha alors ses lèvres des siennes, déposant un rapide et tendre baiser dessus, avant de se reculer un peu. Garren la regardait dans les yeux, souriant.

- Cela te vas ?
- Oui, cela me va.

Lui répondit-il calmement. Pas la peine de chercher à lui expliquer le pourquoi du comment, il resterait éveillé et elle n'aurait certainement pas à en faire de même, elle devait se reposer, après tout, c'était elle qui les avait conduit jusqu'à là. Mais, l'heure du coucher n'avait pas encore sonné et Vortigern comptait bien en profiter un peu avant. Il passa sa main derrière la tête de Douce, lentement puis, il rapprocha de nouveau ses lèvres des siennes, l'embrassant langoureusement.

- Je constate que tes nombreux voyages ne sont pas aussi aisés que je le pensais, tu as vraiment du courage pour les accomplir sans jamais être en retard et sans jamais avoir peur du danger. Je suis irresponsable de t'envoyer aussi loin sans mesurer toute l'étendue du problème.

Dit-il en se décalant un peu afin de s'asseoir derrière elle et de la placer entre ses jambes, calant son dos contre son torse. Il l'enlaça ainsi un moment, l'embrassant dans le cou à quelques reprises tout en restant silencieux pendant un moment, observant le feu par dessus son épaule gauche.

- Tu dois être fatiguée, Douce.

Dit-il avant de poser ses deux mains sur ses épaules blanches et délicates et massa tendrement ses muscles crispés, partant de ses épaules pour aller jusqu'à son cou, aux côtés de ses bras et à sa tête qu'il finit d'ailleurs par pencher arrière, posant ensuite ses mains sur son visage et le massant en intégralité, tout en faisant preuve de beaucoup d'attention dans ses gestes. Il n'était pas avare sur la durée ni sur les efforts, après tout, cela lui faisait autant plaisir à qu'à elle. Après cela, voyant que Douce avait les yeux fermés, il se pencha et déposa un nouveau baiser sur ses lèvres, avant de l'allonger lentement sur sa couche et de la couvrir. Elle dormait, cela ne ratait jamais. Désormais, il pouvait monter la garde tranquillement.

Restant près du feu, l'alimenta régulièrement, il sentit la nuit passer lentement et paisiblement. Il était parfois prit de somnolence mais, il se ressaisissait toujours bien vite. Vers le milieu, il fut prit d'une envie pressante, ce qui le poussa à s'éloigner un peu dans les buissons environnants mais, il n'eut même pas le temps de faire son affaire qu'il entendit un bruit qui attira toute son attention. Tournant instinctivement la tête vers ce qui lui semblait être son origine, il fut effrayé de constater qu'un Ours brun s'était glissé dans le dos de la messagère. Observant stupéfait l'animal qui reniflait la chevelure de la jeune femme, il n'osait pas bouger, le moindre geste brusque pourrait être interprété comme un danger et mettre l'Ours en colère, qui pourrait alors s'en prendre directement à Douce.

Remettant les choses en place, il pivota lentement sur lui-même, se rapprochant tout doucement de l'animal, tout plaçant ses mains devant lui, comme pour lui faire comprendre qu'il ne lui voulait rien de mal. L'Ours s'agitait autour de la jeune femme, allant parfois à droite et parfois à gauche. Lorsqu'il vit Garren approcher, il émit un rugissement et posa une patte sur la messagère. Voilà qui le fit déglutir, son épée et son bouclier n'étaient pas très loin mais, ils ne lui serviraient à rien dans cette situation, il fallait d'abord éloigner l'Ours avant de le tuer. Vortigern réfléchissait à la meilleure tactique à employer alors que l'animal se mit à lécher le visage de la jeune femme. Elle se réveilla en sursaut, ce qui fit dresser l'Ours sur ses deux pattes, surpris, tout en rugissant. Le roi suivit son instinct et sans hésiter, il se précipita vers l'animal, bondissant sur lui pendant qu'il était encore debout.

Un coup d'épaule en pleine cage thoracique le fit basculer en arrière et un coup de patte bien placé de sa part fit hurler le roi à la mort, en plus de le dégager. Ses griffes s'étaient enfoncées dans la chair de son bras gauche, ouvrant cinq profondes entailles dedans. C'est exactement à ce moment là que Garren se dit qu'il aurait mieux fait d'emporter son armure en totalité plutôt que d'opter pour la légèreté. L'animal se remit sur ses pattes et s'approcha furieusement de lui, posant ses deux pattes sur son torse, avant de faire comme un bond avec pour lui écraser la poitrine. Fort heureusement, Vortigern se dégagea à temps et, attrapant la dague qu'il avait à la ceinture, il la lui enfonça dans l’aisselle, avant de se relever. L'animal n'en demanda pas plus, il fit quelques pas vers le roi, grognant puis, s'en alla sans demander son reste. Vortigern le regarda s'éloigner, avant de tourner le regard vers Douce tout en se tenant le bras.

- Ça va ... Chérie ?

Lui demanda-t-il l'air de rien.

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Lun 5 Aoû - 8:22

Douce sourit quand il lui dit que cela lui allait. Elle avait mené à bien ce qu'il lui avait demandé, même si cela n'était pas encore finit et qu'il fallait se concentrer jusqu'au bout. Cependant, elle sentit les mains de Garren passer dans ses cheveux et ses lèvres se coller aux siennes avant qu'il l'embrasse langoureusement. Douce ne manqua pas de rougir un peu puis ferma les yeux en répondant à son baiser. Elle le savourait comme tous les autres car elle savait que chaque moment ensemble et sans personnes pour les " freiner " étaient rares et, donc, précieux. Les jours passaient, et nous pouvions maintenant parler de semaines et même de mois depuis leur rencontre. Plus le temps passé, plus elle avait envie de le revoir encore et encore, et plus ses sentiments envers lui étaient forts. C'est pour cela que, ces moments, Douce les apprécier énormément.

- Je constate que tes nombreux voyages ne sont pas aussi aisés que je le pensais, tu as vraiment du courage pour les accomplir sans jamais être en retard et sans jamais avoir peur du danger. Je suis irresponsable de t'envoyer aussi loin sans mesurer toute l'étendue du problème.

La messagère ne répliqua pas. Du courage, elle en avait pour faire ces voyages, certes, mais elle aimait cela et ça ne lui faisait pas peur. Pourquoi serait-il irreponsable de l'amener si loin ? C'était son métier. Elle prenait des risques chaque jours mais cela était son choix. Son métier était de transporter ses lettres et, c'est ce qu'elle faisait. Bien sûr, à la vue de la moyenne de vie d'un messager, les risques qu'elle ne revienne jamais à Elmirion était fort probable... Douce ne préféra pas penser à cela et chassa alors ces pensées de sa tête, préférant savourer le moment présent au lieu de penser au pire.

Douce sentit alors Garren se mettre derrière elle, se retrouvant entre ses jambes, il la posa contre son torse. Par la suite, il l'enlaça longuement en lui donnant quelques baisers dans le cou en observant le feu face à lui, tout comme la messagère. Les flammes valsaient doucement au rythme de l'air parmi cette obscurité et leur chaleur parvenait jusqu'à eux. Les joues un peu rougit, Douce ne disait rien non plus, elle n'avait pas besoin de parler pour être bien en ce moment même. Garren prit finalement la parole après un petit moment.

- Tu dois être fatiguée, Douce.

Douce l'était, oui. Mais elle n'était pas plus fatiguée que Garren. Elle avait l'habitude de ses voyages et s'était adaptée à ce mode de vie, même si la stabilité était tout de même la bienvenue quand cela lui arrivé. Sa fatigue était donc moins importante qu'auparavant. Mais elle ne devait pas céder à la fatigue. Ce soir encore, il faudrait veiller pour éviter de se faire attaquer. Douce allait partager la tâche avec Garren. Du moins, c'était ce qu'elle pensait.

La messagère sentit les mains de Garren se poser sur ses épaules, qu'il commença à masser. Elle fût tout d'abord un peu surprise mais se laissa faire en gardant son regard sur le feu. Garren continua le massage en se déplaçant vers d'autres endroits, et Douce se détendait au fur et à mesure. Ce n'était pas bon de se détendre comme cela, car elle sentait la fatigue venir. Mais Garren se débrouillait si bien qu'elle ne pouvait s'empêcher de se relaxer face à ses massages. Le roi pencha finalement sa tête en arrière et commença à masser son visage. Douce ne tarda pas à fermer les yeux face au bien être que cela lui procuré et à la fatigue qui arrivait. Elle sentait ses paupières lourdes et la chaleur du feu, la présence de Garren contre elle, les massages, cela n'arrangeait pas la chose. Elle finit alors par céder à la tentation et s'endormit finalement sur Garren qui l'embrassa et l'allongea dans sa couche en la couvrant sans qu'elle ne s'en rende compte.

Endormie, Douce était bien. Cela faisait lontemps qu'elle ne s'était pas sentit aussi bien dans son sommeil. Détendue au possible, aucunes crispations venaient la déranger dans son sommeil qui était profond. Si profond qu'il était encore plus réparateur que ceux qu'elle avait la plupart du temps. La messagère dormait donc tranquillement, ne se souciant de rien, jusqu'à ce qu'elle sente quelque chose d'humide passer sur son visage ... un langue peut être ... Une langue ?! Cette sensation tira soudainement Douce de son sommeil profond et, lorsqu'elle apperçut la tête d'un ours brun au dessus d'elle, elle sursauta. Ce sursaut eut pour effet d'exciter l'ours qui se braqua face à elle. La messagère écarquilla les yeux face à la scène avant de se relever rapidement. Douce n'eut cependant pas le temps de réagir que Garren était déjà en train de foncer face à l'ours encore sur ses deux pattes et de le bousculer. Douce regarda Garren et l'ours, avant d'entendre le roi hurler à la mort. La messagère ne voyait pas très bien dans cette obscurité malgré le feu et voulu intervenir, s'approchant de l'ours et Garren, une dague en main et des flammes dans l'autre main pour éclairer un peu les alentours. A la vue de l'ours près à écraser Garren, le souffle de Douce se retint et elle voulu intervenir sans hésiter. Fort heureusement, le roi avait sa dague et la planta dans l'aisselle de la bête qui reparti blessé.

Douce aperçut ensuite le regard Garren se poser sur elle en se tenant le bras.

- Ça va ... Chérie ?

La messagère avait les grands yeux écarquillés et se précipita vers Garren en rangeant sa dague à sa ceinture. L'inquiétude au visage, elle l'aida à revenir vers le feu pour avoir plus de lumière puis posa doucement sa fine main sur celle de Garren, la retirant avec tendresse pour voir la blessure. Le sang coulait à flot et la blessure était profonde. Malgré l'inquiétude intérieure, Douce gardait son calme à l'extérieur comme elle savait si bien le faire. Elle soupira légèrement et regarda le roi dans les yeux.

Ce n'est pas de moi qu'il faut s'occuper Garren, c'est pas beau à voir ce que tu as là.

Douce enleva alors tout ce qui pouvait gêner autour de la blessure pour pouvoir mieux l'appercevoir et alla chercher de l'eau et une serviette. Elle trempa la serviette dans l'eau et nettoya la plaie avec douceur en essayant de ne pas lui faire mal. La serviette devint rapidement rouge, tout comme l'eau. La messagère essaya tant bien que mal de soigner la blessure et d'éviter les futurs risques d'infection avec les moyens du bord puis revint des montures avec un bandage qu'elle commença à enrouler autour de son bras.

J'espère que cela ne s'infectera pas, les traces de griffures son profondes ...

L'inquiétude se lisait toujours sur son visage mais sa voix était toujours aussi calme et douce. Sa voix avait souvent la capacité de rassurer et de calmer les situations, tout comme ses gestes toujours mesurés et tendres. Le bandage se faisait, d'ailleurs, doucement, précisément et tendrement. Lorsqu'elle eut finie, elle caressa doucement une zone du bras de Garren où il n'y avait pas la blessure, et elle le regarda dans les yeux longuement. L'inquiétude se lisait moins sur son visage, mais elle se lisait dans ses yeux.

Je te remercie de m'avoir sauvée de cet ours mais pourquoi m'as-tu incité à m'endormir comme cela ? C'est imprudent de vouloir veiller toute la nuit seul. Je sais bien que tu pensais bien faire en me permettant de me reposer, mais tu en as autant besoin que moi.

Douce leva alors le regard au ciel, observant la position de la lune pour évaluer quand l'aube arriverait. Elle incita Garren, par la suite, à se coucher dans sa couche.

C'est à moi de monter la garde maintenant, reposes toi, ta blessure n'est pas à prendre à la légère.

La messagère regarda le roi un long moment encore, sans rien dire, puis l'enlaça doucement, en faisant attention à son bras, le serrant toujours plus fort. Quand elle l'avait entendu crier à la mort, Douce avait eut une grande peur qu'elle avait refoulé immédiatement pour pouvoir gérer la situation. Maintenant, elle se retrouvait face à lui, sans aucun danger à l'horizon. Elle avait cru un instant le perdre, mais il était toujours là et, cette peur qu'elle avaitt refoulé, maintenant que le danger était passé, elle pouvait la relâcher. Douce serra donc fortement Garren contre elle. Le réveil brutal n'aidait pas à garder ses émotions et une larme s'échappa de l'oeil émeraude de la messagère.

Tu m'as fait peur Garren.


Elle resta un long moment comme cela puis se détacha en lui souriant légèrement.

Dors maintenant, je monte la garde.

Douce se détourna finalement de Garren, allant se poster à un endroit un peu plus loin de la couche de Garren pour surveiller. Cela était en grande partie de sa faute si il était blessée, et elle s'en voulait de ne pas avoir pu le protéger. Elle ne voulait pas que cela se reproduise. A vrai dire, c'est en ayant cette peur soudaine de le perdre, qu'elle se rendit compte à quel point elle tenait à lui. La messagère se retourna alors pour regarder de loin Garren dormir quelques instants, avant de se reconcentrer sur sa garde. L'aube arriverait dans quelques heures.

L'aube arriva bien vite. Au petit jour, le feu était éteint et les chevaux déjà près. Ils n'étaient plus qu'à quelques heures du village des Nains. Douce attendait que Garren se lève, assise un peu plus loin. Une fois qu'il se lèverait, ils se mettraient en route pour la dernière ligne droite avant les festivités. Elle espérait seulement que la blessure ne s'infecte pas. Peut être que les Nains auraient de quoi mieux soigner celle ci.

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Mer 7 Aoû - 4:19

Douce le regardait avec des yeux grands ouverts et écarquillés. C'est vrai que se réveiller avec la compagnie d'un Ours n'était pas franchement normal et il y avait de quoi être sonné. Garren la regardait, attendant sa réponse. Elle se précipita alors vers lui, remettant sa dague à sa ceinture puis, elle le fit revenir près du feu. L'inquiétude pouvait se lire sur son doux visage, c'était aussi facile que dans un livre ouvert tant elle était sincère, c'était presque à en faire regretter le roi de s'être blessé. Posant sa main sur la sienne, elle la lui fit lentement décoller de sa blessure, avec une certaine douceur qui lui était bien propre. Il y avait beaucoup de sang et la douleur le lançait mais, il s'efforçait de garder le sourire, l'air de rien, pour ne pas l'inquiéter davantage. Elle gardait son calme en voyant cela, c'était un bon point pour elle. Après un petit moment passé à examiné la blessure, elle soupira tout en levant son regard vers le roi.

- Ce n'est pas de moi qu'il faut s'occuper Garren, c'est pas beau à voir ce que tu as là.
- Euh ... Oh bah tu sais ...

Mais, il n'avait pas eu le temps de terminer qu'elle s'était déjà levée, s'en allant chercher de quoi le soigner, c'est à dire, de l'eau, des bandages et une serviette propre. Vortigern était curieux de savoir ce qu'elle allait faire, le secourisme ne faisait pas parti des savoirs faire d'un messager, normalement. Elle plongea le tissu dans l'eau et nettoya délicatement la plaie. Elle devint rapidement rouge, le sang ne cessait pas de couler même si le débit diminuait. Elle passa alors le bandage tout autour, serrant fort pour stopper l'hémorragie sans que Garren n'est prononcé le moindre mot.

- J'espère que cela ne s'infectera pas, les traces de griffures sont profondes ...

Elle était encore inquiète mais, sa voix ne changeait pas, calme, douce, posée, il y avait de quoi redonner espoir à un mourant même si dans le cas présent, Garren n'était pas désespéré. Lorsqu'elle eut finit de le soigner, elle déposa une caresse sur son bras, là où il n'était pas blessé tout en le regardant dans les yeux, lentement.

- Je te remercie de m'avoir sauvée de cet ours mais pourquoi m'as-tu incité à m'endormir comme cela ? C'est imprudent de vouloir veiller toute la nuit seul. Je sais bien que tu pensais bien faire en me permettant de me reposer, mais tu en as autant besoin que moi.

Vortigern ne lui répondit pas, à quoi bon ? Elle ne changerait pas d'avis. Dormir, peut-être pas, il possédait tout de même une plus forte constitution qu'elle et puis, ce n'est pas comme si elle aurait pu faire fuir l'ours plus vite si elle était restée éveillée, au contraire même, elle se serait peut-être blessée ! Non, le roi ne regrettait rien et il se contenta de lui sourire maladroitement, tout en la remerciant pour ses soins. Elle leva le regard vers le ciel, certainement pour estimer l'heure puis, incita le roi à se coucher.

- C'est à moi de monter la garde maintenant, reposes toi, ta blessure n'est pas à prendre à la légère.

Chose qu'il ne fit pas puisque, de toutes les façons, il ne fermerait pas l'oeil. Dormir alors que Douce était éveillée et peut-être en danger ? Jamais ! Un nouveau moment de silence puis, elle l'enlaça tendrement, le serrant fort. Garren répondit volontiers à son étreinte, il ne s'en lassait tout simplement jamais. Sentir son souffle, son coeur battre, sa chaleur ... La sentir près de lui tout simplement, il n'avait jamais rien connu de plus réconfortant. Elle le serrait même très fort et le roi finit par sentir comme une goutte d'eau s'échouer sur son épaule.

- Tu m'as fait peur Garren.

Ils passèrent un long moment ainsi puis, elle se décala et il constata que malgré tout, ses yeux étaient rouges. Il eut un pincement au coeur, voilà qu'elle avait versé une larme. Il ne devait pas s'agir de tristesse mais, d'émotion certainement.

- Dors maintenant, je monte la garde.

Vortigern soupira, il valait mieux lui faire plaisir même si cela ne serait que d'un seul oeil. Il devait lui faire confiance après tout, elle savait ce qu'elle faisait. Il se coucha donc, profitant du reste de la nuit pour se reposer un peu sous l'oeil grand ouvert de la messagère. Fort heureusement, il n'eut pas d'autre incident et l'aube arriva bien vite. Le feu s'était éteint et les montures étaient déjà prêtes, ils rejoindraient Alfebur dans la journée. Le roi se leva, pas trop reposé mais, moins fatigué que la veille. Son premier réflexe fut bien sûr de saluer la messagère mais, aussi de se toiletter rapidement. Bouche, visage, oreilles, yeux ... Des pratiques Elfiques, là encore, mais qui lui permettaient de se sentir un peu plus propre que la moyenne des gens.

Il remballa rapidement le campement, remettant tout cela sur les chevaux puis, lorsqu'ils furent prêts à partir, il s'attarda encore un peu auprès de Douce, qu'il embrassa longuement et quelque peu par surprise. Ce n'était pas tous les jours qu'il pouvait agir de cette façon avec autant de liberté, il comptait bien en profiter jusqu'au bout car, une fois à Alfebur, il faudrait remettre le masque.

- Désolé de t'avoir fait peur comme ça, je ferais en sorte que ça ne se reproduise plus.

Dit-il en souriant, avant de l'aider une fois de plus à grimper sur son cheval avant de monter sur le sien et de reprendre la chevauchée. Quelques heures furent suffisantes pour rejoindre l'imposante Alfebur, capitale Naine. La grande porte qui servait aussi bien à y entrer qu'à en sortir était continuellement occupée par les vas-et-viens de diverses marchands, ouvriers, citadins, paysans et autres personnages. Sans escorte, passer le contrôle d'entrée fut assez difficile. Le contrôleur Nain ne voulait pas comprendre qu'il était le roi car pour lui, un roi ne vient pas tout seul à Alfebur. La couronne, le bouclier et les habits de qualités n'y faisaient rien, pas plus que l'invitation Naine. La seule solution pour le convaincre définitivement fut de lui montrer une pièce gravée du royaume, sur laquelle se trouvait le visage du roi. En fait, même si la reproduction était atroce, c'était la valeur de cette pièce qui décida le Nain à le reconnaître comme tel, en échange bien sûr de pouvoir la conserver pour sa "collection personnelle".

Le contrôle effectué, ils furent aussitôt escorté par quelques soldats et leur capitaine jusqu'au siège du conseil. Sur le chemin, ils eurent le plaisir d'observer Alfebur sous toutes ses coutures, ou du moins, les plus évidentes. Les quartiers modestes, aisés ou riches, l'architecture, les décorations assez ... Excentriques, l'organisation ingénieuse de la ville en général qui ne souffrait pas du soleil, qu'importe où l'on se trouvait. Il y avait aussi de nombreuses échoppes et ateliers qui avaient attiré l'attention du roi, notamment les armureries et les "services de restauration rapide" où l'on servait saucisses et bières de mauvaise à moyenne qualité mais, pour un prix très raisonnable et pour une attente très courte, puisqu'il n'y avait nulle part où s'asseoir, dans la plupart des cas. Parfois, il s'agissait d'une vraie boutique mais, appliquant ce même concept de cuisson/service/consommation rapides et parfois, il s'agissait d'une roulotte tirée deux sangliers. Vraiment, Alfebur était une ville bien plus intéressante qu'elle n'y paraissait.

Ils croisèrent aussi bon nombre de regards, de comportements et d'acclamations, la plupart étaient fort amicaux mais, certains, à la limite de l'animosité, ce qui ne surprit qu'à moitié le roi, on l'avait prévenu que tous les Nains n'étaient pas d'accord avec cette "amitié". Arrivés dans les "hauts quartiers" de la capitale, les deux cavaliers firent les constructions s'étirer peu à peu vers le ciel, au point que certaines d'entre elles soient aussi haute que la plus grande tour d'Elmirion. Il s'agissait de grandes maisons sur parfois des dizaines d'étages, un style de construction et de logement tout à fait inconnu des Humains. La question que l'on se posait, cependant, c'était comment les Nains, qui étaient de petites créatures, pouvaient vivre dans d'aussi hautes constructions ? Peut-être cherchaient-ils quelque part à prouver que s'ils étaient petit dans la taille, ils étaient grands dans l'esprit ?

Même les soldats qui les accompagnés étaient vraiment amusant à regarder. Petits, ferrés de partout, fusils sur l'épaule, barbes longues et touffues, démarche maladroite et pantalons tailles basses qui laissaient entrevoir la fente de leurs fesses ! La mode ... Le siège du conseil était le bâtiment le plus impressionnant que Vortigern avait eu l'occasion de voir dans toute sa vie, si haut, si massif et si improbable, c'était à se demander comment les Nains avaient fait pour le construire, c'était tout simplement impossible ! Ils furent chaleureusement reçus et le capitaine s'occupa de faire les présentations avant de repartir. Les conseillers, qui étaient tous présents pour l'occasion, invitèrent le roi et la messagère à rejoindre l'intérieur du bâtiment et à venir s'asseoir à leur si célèbre table de réunion, un peu à la façon des Humains. À l'intérieur, l'esprit était déjà à la fête, nourriture et boisson trônant sur la table, en même temps que jeux de plateaux et cartes. Il fallait reconnaître qu'ils étaient arrivés le matin du premier jour et le moins que l'on puisse dire, c'est que pour les Nains "petit déjeuner" avait une toute autre signification que pour les Hommes.

- Messire Vortigern, M ... Ma ... Madame, soyez les bienvenus à Alfebur ! J'espère que le voyage n'a pas été trop difficile pour vous ?

Ils étaient confortablement installés, à se demander peut-être se qu'il allait se passer maintenant mais, surtout, pour le roi, à se demander quel gout pouvait bien avoir tous ces plats à base de ... Saucisses. L’Élu en question était le conseiller sanitaire de la communauté et il ne tarda d'ailleurs pas à remarquer la blessure de Garren.

- Qu'est-ce qu'il vous est arrivé ?
- Un ours brun, rien de bien important, Sire.

Les conseillers se regardèrent, qu'est-ce qu'un Ours brun venait faire sur le versant vert ? La conclusion était simple, les groupes "terroristes" étaient déjà en action.

- Hum ... Il a certainement été introduit ici par des fouteurs de troubles, on peut dire que les hostilités commencent bien. Enfin, ne vous inquiétez pas, on va s'occuper de ça ! Et puis vous ne craignez rien ici, c'est l'endroit le plus sécurisé de tout le Vindictus !
- Je n'en doute pas un instant.
- Qui est-ce ?

S'exclama soudainement l'un d'entre eux en regardant Douce. Garren ne répondit pas, c'était à elle de se présenter et de bien se présenter bien qu'il restait à savoir si elle y arriverait même s'il n'avait pas vraiment de doute sur la question.

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Mer 7 Aoû - 9:29

La nuit passa finalement assez vite pour Douce qui s'était concentrée sur son devoir de surveiller les environs. Quand l'aube arriva et que Garren s'était levé et préparé, il rangea le campement et vint mettre les affaires sur les montures. Douce était aux côtés des montures et attendait qu'il eut finit. Mais alors qu'elle attendait, Garren vint l'embrasser et Douce fût surprise de cette initiative soudaine. Son baiser fut long et elle l'apprécia comme tous ceux qu'il lui donnait. Il s'excusa, par la suite, de lui avoir fait peur et lui dit qu'il ferait en sorte que cela ne se reproduise plus. Douce lui sourit doucement à ses paroles.

Ce n'est pas grave, ne t'inquiètes pas.

Ensuite, il l'aida à monter sur son cheval avant de monter lui même sur sa propre monture. Ils reprirent la route vers Alfebur et il ne leur fallut que quelques heures avant d'atteindre la capitale Naine. Devant la grande porte, les allé retours des marchands montraient que c'était une ville très active et vivante. Cependant, le roi et la messagère eurent du mal à avoir l'autorisation de passer cette porte. En effet, celui qui était chargé de contrôler les arrivées ne voulait pas croire leur identité et, ni l'accoutrement de Garren, ni l'invitation ne le persuada. Ce fût finalement une pièce de monnaie, où le visage de Garren était gravé, qui le convaint. Par la suite, une petite escorte vint les accueillir et les mener jusqu'au siège du conseil.

Pour cela, ils passèrent dans les rues d'Alfebur et Douce regarda autour d'elle, émerveillée devant tant de diversité qui lui était inconnue. Lorsqu'elle transportait les messages, elle ne dépassait jamais l'entrée de la capitale et se contentait de faire passer le message à l'entrée. La vue de ces rues était donc nouveau pour elle et elle regardait autour d'elle avec curiosité. Toute ces structures, inventions, nourritures ... les Nains étaient vraiment avancés et différents des hommes. On avait l'impression qu'ils faisaient tout en grand, ce qui était un paradoxe à la vue de leur petite taille.

Mais cela n'était pas étonnant. Ils étaient petits en taille mais grands en esprit. C'est ce qui leur permettait de survivre dans ce monde. Nottamment dans les armes, leur inventions étaient d'une grande avancé. Cette grandeur ne fût qu'être confirmée lorsqu'ils arrivèrent devant le siège du conseil. Le bâtiment était d'une grandeur impressionnante. Douce se demandait même si elle n'était pas plus grande que la Citadelle d'Elmirion. C'était tout simplement impressionnant.

Durant leur passage dans les rues, Garren et Douce avaient reçu des acclamations et comportements amicaux malgré qu'il y est quelques Nains qui n'avaient pas l'air heureux de les voir. La messagère se sentait un peu mal à l'aise, n'étant pas habituées à se faire remarquer ainsi mais ne le montra pas, prenant son courage qui lui permettait de faire son métier, et l'appliquant comme à son habitude. Elle restait donc droite et ne montrait en rien sa gêne, conséquence de son travail pour refouler sa timitdité. Aujourd'hui, celle ci avait presque disparue, malgré qu'elle réapparaissait de temps en temps. Si elle faisait encore des efforts, elle pourrait la contrôler totalement. Il suffisait seulement de le travailler encore et encore.

Enfin, là n'était pas la question, Douce se contentait de suivre la petite escorte, se faisant assez discrète pour ne pas gêner Garren. Lorsqu'ils arrivèrent au siège du conseil, les membres de celui ci les salua. Ils remarquèrent rapidement la blessure de Garren et lui demandèrent ce qu'il lui était arrivé. Ils parlèrent donc de la présence de l'ours et en déduire que cela était une oeuvre de terroristes. Douce fût surprise intérieurement. Du terrorisme ... Cela n'était pas un bon présage. Elle espérait seulement qu'à Alfebur, ils étaient en sécurité comme le précisait l'un des membres du conseil.

Douce avait remarqué la nourriture et les boissons sur la table. La messagère n'avait jamais vu ce genre de nourriture et se demanda si cela était réellement bon ou pas. Cela était étrange à ses yeux. Vu la quantité de nourriture, Douce pensa que cela était le début des festivités. Enfin, c'est ce qu'elle pensait ... peut être mangaient ils toujours comme cela.

Lorsqu'ils eurent finit leur discussion, l'un d'eux s'exclama en la regardant.

- Qui est-ce ?

Garren ne répondit pas et Douce en déduit que c'était elle qui devait se présenter. Douce avait retiré sa capuche depuis un bon moment et son visage était à découvert, sa grande chevelure blonde retombant sur ses épaules et sa poitrine. Elle regarda celui qui avait posé la question de ses grands yeux émeraudes tout en ayant son visage doux, bienveillant et amical comme à son habitude. Elle sourit doucement et prit sa voix douce.

Je me nomme Douce Alanoré. Je suis la messagère royale des terres du Gorbos.

Elle regarda ainsi l'ensemble du conseil et les salua de la tête doucement.

En ce jour, je suis l'accompagnatrice que vous aviez demandé dans votre invitation. J'ai déjà fait parvenir plusieurs messages jusqu'à vous. C'est toujours un plaisir de parcourir vos terres. Alfebur est une ville vraiment impressionnante, je suis heureuse d'y passer un petit séjour parmi vous.

Douce regarda alors encore l'ensemble du conseil, le sourire aux lèvres parmi son visage bienveillant, espérant avoir fait ce qu'il fallait. Elle tenait vraiment à leur dire que leur ville était impressionnante car, c'est ce qu'elle pensait. Tout ce qu'elle leur avait dit, elle le pensait sincèrement et ce n'était pas pour avoir leur confiance. Douce était heureuse d'être ici, cette capitale; elle l'avait souvent frôlé en apportant des messages, sans jamais pouvoir réellement y entrer.

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Jeu 8 Aoû - 12:16

Les élus regardaient la messagère perplexes. En fait, ce qui les étonnaient le plus, en dehors du fait que le choix d'une messagère était peu conventionnel en tant qu'accompagnatrice, c'est bien qu'elle s'appelait "Douce". Ils n'avaient jamais entendus un nom comme celui-ci. C'est vrai, il allait vraiment de paire avec sa personnalité mais, cela restait assez étrange quand même car très peu ordinaire.

- Et bien ... Et bien ... Merci Dame Alanoré, nous sommes également très heureux de vous accueillir au sein de notre magnifique capitale et, si vous y tenez, nous serions très heureux de vous la faire découvrir. D'ailleurs, les festivités vous y amèneront certainement, elles vont se dérouler dans à peu près toute la ville, donc vous ne rateriez rien.

Suite à cela, le repas commença. À leur grande habitude, les Nains consommaient des saucisses et presque exclusivement des saucisses. Ce jour là, il y en avait vraiment pour tous les goûts ! Qu'il s'agisse de grillades, de ragoûts, de viande sèche ou fumée, tout y était et les Nains n'étaient pas avares, que ce soit en quantité ou en explication. En effet, chaque plat avait son histoire et le moins que l'on pouvait dire, c'est que la bière forte qu'ils ingurgitaient à grandes gorgées leur donnait le sourire. Ils rigolaient beaucoup, blaguant sur tout et n'importe quoi, et pour certains, finissaient même pas s’effondrer. Garren suivait le mouvement, mangeant et buvant jusqu'à ne plus en pouvoir. Il était saoul, cela ne faisait aucun doute. Un élu se mit alors à chanter un chant traditionnel Nain, qui revenait surtout en hivers, et les autres se mirent peu à peu le suivre, formant ainsi un coeur.

O Tannenbaum, O Tannenbaum,
Wie treu sind deine Blätter.
Du grünst nicht nur zur Sommerzeit,
Nein auch im Winter wenn es schneit.
O Tannenbaum, O Tannenbaum,
Wie grün sind deine Blätter !
Ils riaient beaucoup, décidément, les festivités commençaient bien. Ivres morts de bon matin, il fallait quand même le faire. Peut-être n'était-ce pas très correct vis-à-vis de la messagère d'avoir autant bu mais, les Nains l'auraient très mal prit si le roi s'était abstenu, il fallait bien se sacrifier !

- Comment on dit ça en Gobbos ?

Reprit le conseiller sanitaire le nez rouge et la voix pâteuse. En fait, il n'y avait pas vraiment de traduction officielle de ce chant dans la langue des Hommes mais, il était possible de traduire le sens. Garren se racla la gorge puis, essayant tant bien que mal de se concentrer, il reprit le rythme tout en traduisant.

- Ô lé naïs, ô lé naïs, Don arius am selsé, Viriam ad emper nalis, Viriam nova ad vinamis, Ô lé naïs, ô lé naïs, Don arius am selsé !

Silence de mort, les Nains le regardaient sans rien dire. Garren en faisait tout autant, ne se demandant même pas ce qu'ils pouvaient en penser quand l'un d'eux reprit alors sur un ton tout à fait sérieux.

- Ce que c'est moche.
- C'est toujours plus joli que ta barbe.

Les deux hommes se regardèrent un instant, le visage dur, instaurant un atmosphère soudainement froid et tendu. Cela dura un instant puis, sans raisons, ils se mirent à rire, longtemps, avant de reprendre chacun leur choppe et de boire encore davantage, s'amusant à savoir qui allait finir son contenu le plus rapidement. Pour expliquer le pourquoi du comment de ce qu'ils attendaient du roi et de la messagère, c'était un peu raté, certainement reporteraient-ils l’explication à plus tard, après tout, rien ne pressait. Vortigern tourna la tête vers Douce.

- Tu dis rien depuis le début ...
- C'est vrai qu'elle dit pas grand chose.
- Bah ouais ... Surtout avec sa belle voix, elle ne nous en fait pas profiter.
- Racontez nous une histoire tiens.
- Pas bête, une histoire typique du royaume tiens.


Tous les regards étaient à présent tournés vers elle.

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Dim 11 Aoû - 15:48

Lorsque Douce eut finit de se présenter, les Nains la regardèrent perplexes. A cet instant, la messagère se sentit légèrement mal, se demandant si elle n'avait pas fait un faux pas ou si quelque chose n'allait pas ... Un des Nains reprit, cependant, lui disant qu'elle aurait l'occasion de visiter leur ville et que les festivités la mèneraient dans différents recoins de la capitale.

Par la suite, il commençèrent leur long repas. Mangeant, buvant jusqu'à en tomber à terre, et riant encore et encore. La diversité de leur plats, et leur histoires allant, avec étaient impressionnantes. La quantité qu'ils ingéraient l'étaient tout autant. Douce, quand à elle, observait et mangeait comme elle le pouvait. Elle se faisait discrète et n'avait presque rien bu sans qu'on s'en rende vraiment compte. La jeune femme était donc sobre, contrairement à toutes les personnes qui l'entouraient.

Garren était aussi saoul que ces Nains et Douce espérait seulemenr que cela ne dérape pas. Lorsqu'il se mit à chanter à la suite des Nains, la messagère ne pu s'empêcher de sourire. Par la suite, il y eut une légère tension dans l'air mais qui se dissipa bien vite, sûrement la conséquence de l'alcool. Mais alors que Douce pensait rester de côté et continuer de se faire discrète jusqu'à la fin de ce ... petit déjeuner, Garren se tourna vers elle.

- Tu dis rien depuis le début ...

" Tu " ... Aucun doute, Garren était réellement saoul. Douce le regarda puis ils se mirent à leur demander une histoire. Tous les regards se rivèrent sur elle et la messagère fut surprise de ce changement de situation. Une ... histoire ... Douce se dit alors que Garren aurait mieux fait de ne pas faire remarquer sa présence mais cela était fait maintenant. Apparemment, elle n'avait pa trop le choix, elle devait raconter une histoire à toute cette assemblée.


Douce sourit alors légèrement. Cela lui rappellait quand elle n'était pas de service et qu'elle restait dans Elmirion. Elle retournait dans ce magasin où elle y avait apprit à lire et écrire, puis des enfants qui l'appréciaient beaucoup venaient parfois lui demander une histoire. La culture qu'elle se procurait en lisant beaucoup d'écrits et en voyageant lui permettait d'avoir beaucoup d'histoires en tête et elle leur comptait.

Douce regarda alors autour d'elle, tous les regards rivés sur elle puis s'éclaircit la voix en toussotant. Quand il fallait se lancer ... Elle en avait une en tête mais n'était pas sûre qu'elle plaise. Elle espérait seulement ne pas faire une bêtise en racontant cette histoire. La messagère prit donc sa voix douce et calme comme à son habitude, et commença son histoire.

Bien, si vous voulez... C'est l'histoire d'un Nain et d'un Homme. Chacun d'eux vivaient très différemment, chacun dans leurs territoires. L'Homme était un grand chevalier, très narcissique, et il ne se basait que sur l'apparence.

Mais, un beau jour, ils dûrent partir tous les deux, chacun de leur côté, faire une quête dans la forêt. Leur quête se déroulait un peu près au même endroit. Au moment où ils se retrouvèrent tous deux dans cette forêt, un orage faisait rage et nos deux personnages décidèrent d'aller s'abriter dans une grotte. Cependant, ils avaient décidé de s'abriter dans la même grotte. C'est ainsi qu'ils se rencontrèrent dans cette grotte. L'Homme n'avait jamais vu de Nain et le regarda étrangement. Il en avait déjà entendu parlé, cependant.

Mais alors qu'ils se regardaient mutuellement sans rien dire, un coup de tonnerre fit tomber un grand arbre qui entraîna un écroulement de pierres, bouchant ainsi la sortie de la grotte. Le Nain et l'Homme se retrouvèrent coincés ensemble dans le noir. Le Nain y rémédia bien vite en allumant un petit feu. L'Homme, très fier de sa personne, méprisa bien vite le Nain en se moquant de lui. Il lui reprocha sa petite taille et lui vanta sa force et sa grandeur.  Le Nain ne supportait pas cette vantardise mais ne répliqua pas, préférant se concentrer pour sortir de là.

L'Homme ayant mit un froid entre les deux, chacun essayèrent de trouver une solution de leur côté. Le Nain réfléchissait de manière logique, alors que l'Homme ne prenait pas le temps de réfléchir et utilisait directement sa force pour déplacer les pierres. Ainsi, après réflexion, le Nains essaya de mettre à bien sa stratégie mais il n'avait pas la taille pour atteindre les pierres tout en haut. A force de se démener seuls, le Nain tomba et l'Homme se prit une pierre sur le pieds. Ils se firent ainsi mal tous les deux et restèrent un long moment à ne rien faire, essayant de calmer leur douleur, sans pour autant se parler.

Finalement, le Nain se releva et alla proposer à l'Homme de s'associer pour sortir d'ici. L'Homme hésita puis accepta finalement, curieux de voir ce qu'une " si petite créature " pouvait faire. Ainsi, le Nain mit à profit sa stratégie et sa réflexion tandis que l'Homme l'appliquait grâce à sa force et sa grande taille qui lui permettait d'atteindre les pierres qui étaient trop hautes pour le Nain.

La cumulation de l'intelligence et de la force aboutir. Les deux personnages réussirent à dégager le chemin et à sortir de la grotte. L'Homme s'excusa auprès du Nain pour son ignorance et le complimenta sur sa grande intelligence qui faisait sa grandeur. L'Homme apprit ainsi cette leçon : Il ne faut pas se fier aux apparences.

Ainsi, en rentrant chez lui, il décida de ne plus se moquer des personnes autour de lui à cause de leur apparence, comme il le faisait auparavant, et décida de réfléchir un peu plus avant de foncer tête baissée. Il cotoya encore plusieurs fois ce Nain et ils devinrent partenaires pour certaines quêtes.


Douce avait cité cette histoire en regardant chacun d'eux et en y mettant le ton qu'il fallait à différents endroits. Maintenant, elle attendait leur réaction. Elle paraissait calme vu de l'extérieur, mais, à l'intérieur, elle était légèrement anxieuse face à l'attente de leur réaction.

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Ven 16 Aoû - 10:48

Tous les nains présents autour de la table ainsi que le roi, aussi enivrés étaient-ils, écoutaient attentivement l'histoire de la messagère. Elle n'était pas spectaculaire mais, néanmoins, elle était riches en "bonnes leçons". Cela faisait beaucoup plaisir aux conseillers d'entendre un récit ventant leurs mérites, ça les changeait de ce que les Humains racontaient sur eux au sujet de leur petite taille. La grandeur de l'esprit, c'était un trait très caractéristique de leur espèce, il n'y avait qu'à voir leurs aspirations architecturales. Mais, cette histoire mettait aussi en valeur quelque chose qui tombait particulièrement au bon moment, la coopération Naine et Humaine pour se sortir d'un problème qui les concernait tous les deux. Vu que certains Nains doutaient du bien fondé de l'amitié entre ces deux peuples et que le roi avait été invité, entre autre, pour renforcer les liens, cette histoire illustrait bien la façon dont il fallait apaiser les craintes.

Lorsqu'elle eut terminé, les conseillers ne dirent rien. Ils se contentèrent de l'observer, très surpris, les mains croisées sur la table et légèrement tremblantes.

- C'est ... C'est ... Hum ...

Dit finalement l'un d'entre eux, n'arrivant pas à trouver ses mots. Le roi les regardait eux et la messagère, à tour de rôle, se demandant bien ce qui leur prenait. Après tout, l'histoire était fort sympathique et en leur faveur, elle n'aurait pas pu les vexer de cette façon, ou alors l'alcool avait fait trop de ravages ?

- Nous allons nous retirer, une petite sieste facilitera la digestion. Vous trouverez où dormir ici même, au 18ème étage.

Reprit un autre qui n'avait pas trop bu visiblement. Il indiqua par ailleurs au roi et à la messagère d'aller en faire de même, les festivités ne rateraient leur plein qu'à la tombée de la nuit de toutes les façons, ils ne rateraient pas trop grand chose à se reposer le reste de la journée. L'heure de la diplomatie n'avait pas encore sonné, après tout, rien ne pressé et ce n'était pas dans les habitudes des Nains de précipiter les choses. Ils se levèrent, les un après les autres, et quittèrent la salle en chancelant, prenant chacun soins d'embrasser la messagère et de saluer le roi, quand ils y arrivaient, avant de repartir dans leurs loges respectives. Un petit détail cependant, bien qu'ils avaient indiqué des appartements, Garren ne savait pas où ils se trouvaient. Il était maintenant seul, assis à cette grande table, ivre, avec Douce.

- Qu'est-ce c'est que cette histoire ? C'est la première fois que je l'entend, tu l'as appris où ?

Surement au cours de l'un de ses voyages. Garren réfléchissait au ralentis mais, même dans cet état là, il ne perdait pas l'occasion d'en apprendre toujours plus sur son passé. S'il y avait bien une histoire qui l'intéressait plus que toutes les autres, c'était la sienne.

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Sam 17 Aoû - 20:02

Alors que Douce eut finie, un silence s'installa dans la salle. Les Nains eurent une réaction que la messagère ne comprit pas. Peut- être avait-elle dit une bêtise ? Pourquoi tremblaient-ils ? Douce était gênée par ce silence ... L'un d'eux prit la parole mais pour, finalement, ne pas dire grand chose. Un autre, un peu après, reprit la parole et leur indiqua l'endroit où ils pouvaient aller se reposer la journée avant que tous les Nains du conseil se lèvent un par un et viennent embrasser Douce, à sa grande surprise. Son regard se porta vers le dernier Nain qui laissa derrière lui une salle beaucoup moins remplie qu'auparavant, où Garren et elle étaient tout deux encore assis.

- Qu'est-ce c'est que cette histoire ? C'est la première fois que je l'entend, tu l'as appris où ?

Douce reporta donc son regard sur Garren. Ivre ... il l'était sans aucuns doutes. Le nain avait dit qu'ils avaient une salle à l'étage 18 mais, pour commencer, où étaient – t – ils ? Douce n'en avait aucune idée et elle ne pouvait sûrement pas compter sur Garren dans cet état. Enfin, pour commencer, il fallait sortir de cette salle.

Je l'ai apprise lors de mes voyages par un compteur dans une auberge. Allez, venez, on va monter jusqu'à la chambre que l'un des conseillers nous a indiqué.

Elle tendit alors sa main à Garren et lui fit signe de la suivre de la tête. Douce sortit de la salle qui débouchait sur un long couloir. Il n'y avait personne à l'horizon. La messagère s'y aventura donc, suivit de Garren, marchant d'un pas calme et non pressé, un pas à cadence normale. La jeune femme s'arrêta un instant et alla regarder à travers l'une des fenêtres pour évaluer la hauteur. Celle ci n'était pas très haute, ce qui voulait dire qu'il fallait monter. Mais cette conclusion ne l'aidait pas bien .. Elle ne pouvait retrouver le chemin toute seule, il fallait qu'elle croise quelqu'un pour lui demander le chemin.

Ainsi, ils marchèrent encore un petit moment dans les couloir avant que Douce voit apparaître un Nain. Elle l'interpella et celui ci vint à eux. Elle lui demanda où ils se trouvaient et comment on pouvait atteindre le 18 ème étage. Il lui répondit alors qu'ils se trouvaient au 4 ème et lui indiqua où se trouvait les escalier pour accéder au 18 ème. Douce s'y rendit avec Garren, après avoir remercié celui qui les avait guidé. 14 étages à monter ... Et bien, cela n'allait pas être de tout repos. Douce aurait pu y arriver vite avec sa compétence magique mais elle ne pouvait pas porter Garren. Elle devrait donc s'adapter à son rythme.

Douce commença donc à monter les escaliers, vérifiant que Garren la suit toujours malgré son ivresse. Elle l'aida parfois lorsqu'il avait du mal . Après de longues minutes à avoir monté ces longs escaliers, ils arrivèrent enfin au 18 ème étage. Elle suivit les instructions du Nain jusqu'au bout jusqu'à ce qu'ils arrivent devant une porte qui menait à une salle qui leur était destinée. La messagère l'ouvrit et la referma derrière elle.

Douce ne prit pas le temps d'observer longuement la pièce et remarqua le lit qui s'y trouvait. Elle prit la main de Garren et l'y mena. Elle le regarda avec un petit sourire plein de douceur en posant une main tendrement sur sa joue.

Tu devrais te reposer le temps que l'effet de l'alcool se dissipe et avant que les festivités ne recommencent.

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Dim 18 Aoû - 11:25

- Je l'ai apprise lors de mes voyages par un compteur dans une auberge. Allez, venez, on va monter jusqu'à la chambre que l'un des conseillers nous a indiqué.

Lui répondit-elle calmement, avec douceur, tout en lui tendant la main et lui indiquant d'un signe de tête qu'il devait la suivre. Cramé comme il l'était, il n'aurait même pas été capable de remarquer le mur vers lequel il avançait, si il arrivait encore à avancer alors, un guide ne lui ferait vraiment pas de mal. Quant à l'histoire, l'excuse était simple mais convaincante. Peut-être devrait-il plus souvent lui demander d'en raconter ? C'est qu'elle narrait bien les événements quand même. Ensemble donc, ils s'engagèrent dans un long couloir puis, une longue série d'escaliers après qu'un Nain ait bien gentiment voulu renseigner la messagère. 14 étage à pied, ce ne fut vraiment pas une partie de plaisir pour le roi. D'ordinaire, il aurait pu le faire, ce n'était pas bien difficile pour un homme entraîné comme lui mais, il avait du mal à mettre un pied devant l'autre et il était constamment obligé de se rattraper sur Douce pour ne pas basculer en arrière et dévaler les étages qu'il mettait difficilement derrière lui. D'ailleurs, il manqua plus d'une fois de l’entraîner avec lui dans sa chute.

L'effort fut long et périlleux, pour Garren, c'était comme si l'éternité s'était écoulée et lorsque Douce ouvrit la porte de l'appartement qui leur avait été réservé, et qu'elle lui indiqua le lit, il s'écroula tout simplement dessus, avant de s'endormir aussitôt. Il n'avait même pas prit le temps de l'écouter pleinement, un simple de geste de main lui avait suffit. Il ne sentit pas le temps passer, plus de trois heures s'étaient écoulées, et lorsqu'il se réveilla enfin, c'était avec un affreux mal de tête. Il pouffa longuement, les cheveux en pétard, cherchant Douce du regard mais, ne la voyant pas vraiment. En fait, ce n'est que lorsqu'il tourna les yeux vers la fenêtre et qu'il constata que les rideaux n'étaient pas droit qu'il comprit qu'elle y était.

- Euh ... Douce. Tu devrais pas te mettre à la fenêtre, déjà c'est très haut et ensuite, certains fusils Nains ont une portée de 500 mètres.

Lui répondit-il les yeux à moitié fermé à cause de la lumière et le visage crispé par ses céphalés. S'il y avait des groupuscules terroristes qui sévissaient particulièrement en période de festivité et qu'il était informé que des Nains chercheraient inévitablement à tenter de lui nuire, alors Douce, qu'importe qui elle était, serait forcément au tableau de chasse. Enfin, dans le pire des cas mais, mieux valait-il prévenir que guérir.

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Lun 19 Aoû - 20:40

Garren avait dormi quelques heures et, pendant ce temps, Douce avait fait la visite des appartemments, s'occupant comme elle le pouvait, tournant un peu en rond, sans faire de bruit pour ne pas déranger Garren dans son sommeil. Elle aurait pu, elle aussi, se reposer, mais elle n'en avait pas l'envie. Au bout de quelques petites heures, Douce avait donc décidé d'aller profiter de l'air extérieure, au lieu de tourner en rond dans cette pièce.Elle alla donc profiter de la vue du 18 ème étage en allant ouvrir la fenêtre et en s'accoudant dessus.

La vue était incroyable. Jamais Douce n'avait pu voir aussi loin dans un bâtiment. Cette vue, on ne pouvait l'avoir qu'au haut du sommet d'une montagne et que peu de bâtiments atteignaient cette hauteur. Par la même occasion, on pouvait voir un peu la structure de la capitale. Les Nains étaient vraiment extraordinaires au niveau des inventions et des constructions. Ils étaient aussi extraordinaires que différents des hommes. Deux peuples, deux royaumes et deux points de vues si différents. La messagère repensa alors à cette histoire qu'elle leur avait comptait. Les différences n'empêchaient pas pour autant l'alliance. Et les différences, permettaient aussi de se compléter, c'est pour cela qu'il était important de garder un bon contact avec les Nains et qu'ils étaient un atout pour le royaume du Gorbos, parmi tant d'autre raisons bien sûr.

Douce était ainsi plongée dans ses pensées, observant aussi le ciel bleu tacheté de quelques nuages, l'un de ses passes temps favoris. Ses pensées l'avaient tellement envahies, qu'elle ne vit pas le temps passer. Elle resta une bonne heure comme cela, calme et observatrice. Si calme, qu'on aurait pu oublier sa présence dans la pièce. Ce fût cependant la voix de Garren qui la tira de sa rêverie.


- Euh ... Douce. Tu devrais pas te mettre à la fenêtre, déjà c'est très haut et ensuite, certains fusils Nains ont une portée de 500 mètres.


Douce mit alors un petit moment à assimiler sa phrase et s'en alla de la fenêtre pour aller le voir. Elle le regarda quelques instants. Il avait vraiment mauvaise mine ... dire qu'ils devraient aller rejoindre les festivités dans un peu moins d'une heure.

Ne t'inquiètes pas, je fais attention. Tu as dormi un petit moment. On se doit d'être aux prochaines festivités dans une petite heure.


Douce le regarda un petit moment avec un léger sourire puis se rappela qu'elle avait oublié de fermer la fenêtre. La messagère vint alors à celle ci pour la fermer. Cependant, elle se retourna soudainement d'un seul coup, repensant à quelque chose qu'elle devait dire à Garren.

Ah au fait, Garren ...

A ce moment là, une flèche vint effleurer la joue de Douce avant de venir se planter un peu plus loin au plafond avec une grande rapidité. Surprise, la jeune femme ne bougea point, regardant la flèche figée au plafond, avec ses grands yeux. Son mouvement soudain lui avait permis d'éviter la flèche et celle ci ne lui avait effleuré que la joue.

Tandis que Douce ne bougeait pas, regardant encore la flèche de ses grands yeux émeraudes, du sang se mit doucement à couler de la légère coupure causée par la flèche. Le sang contrastait avec sa peau blanche et se voyait ainsi facilement. D'où venait cette flèche ? Était-ce l'une des tentations terroristes que Garren et les Nains avaient parlé ? Les Nains ne leur avaient-il pas garanti la sécurité au coeur de la capitale ? Si elle n'aurait pas bougé, Douce ne serait plus de ce monde en ce moment même ...

Choquée, Douce reprit finalement ses esprits et cligna plusieurs fois des yeux avant de poser ses doigts fins sur la blessure. La joue était une partie du corps qui saignait beaucoup et le sang coula sur ceux ci. Elle porta alors son regard vers Garren et dit d'une voix toujours aussi douce mais plus lente.

Je crois, que tu avais raison Garren ..

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Mer 21 Aoû - 21:57

- Ne t'inquiètes pas, je fais attention. Tu as dormi un petit moment. On se doit d'être aux prochaines festivités dans une petite heure.

Dit-elle en se voulant rassurante. Elle le regardait, léger sourire aux lèvres, alors que ce dernier avait du mal à se débarrasser des traces d'oreiller. Elle se rapprocha de nouveau de la fenêtre pour le refermer, malgré les réticences du roi donc, puis se retourna soudainement, l'interpellant sans vraiment finir sa phrase.

- Ah au fait, Garren ...

Il levait les sourcils, l'air de lui demander la suite mais, au même moment, une flèche vint se planter dans le plafond, soudainement. Voilà qui tira une bonne fois pour toute Vortigern de sa somnolence. Il écarquillait les yeux en voyant ça et encore plus en voyant que le projectile avait blessé Douce à la joue. Il était littéralement sur le cul, à se demander comment une chose pareille était possible alors qu'il en avait lui-même énoncé la probabilité. La messagère n'avait évité la flèche que de très peu, si elle ne s'était pas retourné, elle l'aurait transpercé ! Mais, alors que Douce semblait en état de choque, le roi remarqua un détail encore plus inquiétant ... Depuis quand les Nains se servaient de flèches ?

Il l'examina rapidement du regard, un corps fin, une pointe allongée sans ailerons, un empennage aux couleurs chatoyantes et en torsade ... Une flèche typiquement Elfique ... À Alfebur ? Dans les hauts-quartiers ? Garren était perplexe, des terroristes Nains se seraient procurés des arcs et des flèches Elfiques ? Ca n'avait aucun sens. Alors que Douce s'effleurait la joue, et que le sang lui coulait entre les doigts, elle tourna le regard vers le roi et d'une voix douce mais, plus lente, elle reprit ...

- Je crois, que tu avais raison Garren ...

Mais le problème n'était pas réglé pour autant. Au travers de la fenêtre, quelque chose attira l'attention de Vortigern, un éclat lumineux très bref, une sorte de scintillement, comme une bougie que l'on allumerait. Il ne mit pas très longtemps pour comprendre de quoi il s'agissait et, dans la précipitation, il se jeta sur la messagère, la couchant brutalement au sol tout en lui criant de faire attention. Une détonation retentit puis, un autre projectile pénétra la pièce. Celui-ci était beaucoup plus gros et puissant, si fort qu'il détruisit le rebord de la fenêtre, le réduisant en fragments, avant de dévier de sa trajectoire et de finir sa course dans un angle du plafond, provoquant l'effondrement partiel de ce dernier. Beaucoup de poussières et de bruits mais, heureusement, la messagère était intacte. Un canon ? Un canon qui faisait feu sur le siège du conseil dans l'un des endroits les plus sécurisés du Vindictus ?

- Il faut pas rester ici ! Debout !

Un traquenard certainement, la flèche ne devait être qu'une diversion. Il se releva, tirant Douce avec lui puis se précipita vers un coin de la pièce, là où se trouvait ses armes mais, aussi, son bouclier. Des bruits retentirent depuis l'extérieur, on entendait maintes et maintes coups de feux, des explosifs et des cries. Un rapide coup d'oeil parce qu'il restait de la fenêtre suffirait pour comprendre que le siège du conseil était tout simplement attaqué. Par qui ? Des Nains fanatiques qui, pour l'occasion, s'étaient étrangement et trop bien organisés. Il était en train de s'équiper quant un deuxième coup de canon retentit, traversant la pièce de part en part et envoyant la porte voler éclats. Le souffle mit tout à terre, qu'il s'agisse de mobilier, de décoration ou de Garren. Il toussait, respirant la poussière abondement, avant de se relever une deuxième fois, jetant un coup d'oeil à Douce.

- T'es pas blessée ?

Pas le temps d'attendre la réponse en même temps, il fallait partir. La porte ouverte, il s'y engagea avec Douce, ne passant ni devant ni derrière mais à côté, pour pouvoir réagir à temps dans tous les cas figures. Le bâtiment tremblait, on entendait des détonations et des coups de feux de plus en plus proches. On pouvait même distinguer quelques mots mais, le roi ne comprenait rien à ce qu'ils racontaient et ne connaissant pas non plus lieux, il ne savait même pas où se diriger. Les escaliers, c'était impensable, ils ramenaient au hall, là où l'attaque avait lieu.

- Il doit certainement y avoir une entrée pour le personnel, tu n'as pas remarqué de portes ou d'accès dissimulés en venant ici ?

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Dim 25 Aoû - 21:27

Mais alors que Douce se remettait tout juste de cette flèche qui avait failli lui transpercer le crâne, elle se retrouva plaqué au sol sous le poids de Garren qui s'était jeté sur elle. Cette chute ne tarda pas d'être suivie par l'arrivée d'un énorme projectile, détruisant tout sur son passage. Le bruit sourd qui avait accompagné le projectile montra le danger qu'il représentait et que celui ci parvenait, de manière fort possible, d'une arme tel un canon ...

La messagère n'eut cependant pas le temps de réfléchir. Garren avait raison, il ne fallait pas rester là. Douce se releva donc et le silence qui régnait peu de temps auparavant, avait fait place à des cris, des coups de feu et tout un tas de bruits qui faisait croire que la capitale d'Alfebur était attaquée ... Mais alors que Douce et Garren s'était réfugiés dans le coin de la pièce en attendant qu'il prenne ses armes, un deuxième coup de canon se fit entendre et traversa toute la pièce. Son souffle fit des ravages et Douce tomba, ne sachant plus vraiment où elle se trouvait. Elle sentait la poussière rentrer dans ses poumons et lui bloquer la respiration. Sa toux lui permettait de dégager cette poussière qui revenait sans cesse. Douce trouva finalement la force de se relever. Heureusement, elle n'était pas blessée et se dirigea vers la sortie avec Garren.

A ce moment là, ils se retrouvaient coincer. Emprunter les escaliers étaient du suicide. Les murs tremblaient et les escaliers étaient surement endommagés. Il fallait trouver un autre moyen de sortir du bâtiment si ils voulaient pas finir par s'écrouler avec celui ci. C'est ainsi que Garren lui posa une question qui lui demandait de la mémoire et de l'observation. Une porte du personnel ... il avait raison. Ces portes menaient sûrement à des endroits sûrs comme un sous sol.

Douce réfléchit alors un petit moment. Le temps pressait mais sa mémoire avait du mal à venir à cause de l'environnement qui n'était pas propice. Elle décida alors de reprendre son calme habituel et de se concentrer sur ce qu'elle avait vu en montant les marche. Elle avot pu observer les lieu à la vue de la lenteur de Garren à monter les marche mais elle ne se souvenait pas d'avoir vu une porte pour le personnelle ... Douce releva soudainement la tête et porta son regard à sa gauche, au fond du couloir, à l'opposé de l'escalier. Là, il y a avait une porte où un nain y était rentré ..

La messagère fit ainsi un signe de tête à Garren pour qu'il la suive. Elle traversa le couloir tant bien que mal, évitant des débris par ci par là et essayant de tenir sur le sol instable. Les coups de canons faisaient trembler les murs et Douce se demandait jusqu'à combien de temps le bâtiment pouvait tenir. Si cela n'aurait tenu qu'à elle, elle aurait pu partir rapidement grâce à sa compétence magique, mais elle ne voulait en aucun cas laisser Garren derrière elle.

Lorsqu'il furent arriver à la porte, Douce l'ouvrit et vit un grand escalier de pierre qui descendait profondément et de manière raide. Celui ci était étroit. Douce avait fait bonne pioche et un léger sourire s'afficha sur son visage. Elle tourna le regard vers Garren. Il fallait qu'ils descendent rapidement cet escalier avant que le bâtiment ne s'effondre.

C'est le seul moyen de sortie.

Douce prit alors les devant, s'assurant que Garren la suive. Descendre ces escalier fut un long périple, s'arrêtant des fois quelques instant à cause de pierres qui tombaient sous les vibrations. Mais alors que Douce croyait qu'ils n'y arriveraient jamais, ils arrivèrent enfin dans une salle qui ressemblait à un souterrain, sombre, allumé par des torches. La messagère n'avait aucune idée à quel étage ils étaient mais cela était fort possible que ce soit un sous terrain.

Des nains se trouvaient là. Certains passaient avec précipitation et d'autres attendaient avec des regards effrayés. Douce était peinée de voir ce spectacle. Elle détourna alors son regard vers Garren. Apparemment, les festivités avait tourné au drame.

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Lun 26 Aoû - 20:07

Douce réfléchissait alors qu'ils continuaient d'avancer à l'aveuglette, se frayant tant bien que mal un chemin dans tout ce chaos. Finalement, la messagère qui avait eu un peu de mal à faire appel à sa mémoire dans de pareilles conditions lui indiqua une sortie d'un signe de tête, reconnaissant brusquement un couloir et par la même occasion, un passage pour le personnel. Voilà qui ne manqua pas de faire sourire le roi, cela le rassurait un peu mais, il savait que rien n'était encore joué. Sans plus d'hésitations, ils s'enfoncèrent à l'intérieur et descendirent les escaliers en pierre. L'endroit était étroit et la descente pour le moins difficile, les escaliers ayant été construits sur des dimensions Naines et non Humaines. Une descente à la fois prudente et précipitée qui les amena à terme dans un sous-sol où ils pouvaient à peine se tenir debout, leur tête touchant le plafond.

Il y avait des Nains ici, des membres du personne qui s'était réfugié là, certains étaient trop effrayés pour se soucier d'eux mais, d'autres les regardaient presque ahuris, pourquoi ces deux Humains étaient-ils là ? Mais, au delà de la situation assez peu particulière et de l'étroitesse des lieux, il y avait un problème de taille, la barrière des langues ! Le Norn n'était pas correctement parlé du Roi, peut-être de la messagère ? Quoi que, elle n'avait pas aussi souvent eu l'occasion que ça de se rendre chez les Nains et encore moins d'avoir eu le temps d'apprendre leur langue. L'Elilreland ne servirait à rien ici, il n'était principalement parlé que des marchands.

Bien qu'étouffés, on pouvait entendre les coups de canons et les cris, le raffut de l'extérieur. Les murs tremblaient ici mais, les fondations semblaient assez solides pour que le bâtiment ne s’effondre pas. La porte d'entrée, quant à elle, était tout aussi massive que les murs du souterrain. Comment les Nains avaient-ils pu laissé faire une chose pareille ? Ne surveillaient-ils rien ? S'attaquer au siège du conseil était normalement quelque chose d’impossible ! De toutes évidences, il ne fallait pas rester ici, enfin presque. Garren se tourna vers la messagère.

- Douce, tu vas rester ici avec eux. L'endroit à l'air solide et bien isolé. Je vais essayer de trouver une autre sortie et après, je reviens te chercher ... Toi et eux. Essaie de leur faire comprendre ça.

Pas question de l'embrasser cette fois-ci, il y avait des Nains ici. Il se contenta juste de lui sourire rapidement puis, il fit demi-tour, retournant dans les escaliers et refermant la porte derrière lui.

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Mer 28 Aoû - 17:39

Les Nains présents regardaient Garren et Douce étrangement. Ils devaient sûrement se demander pourquoi des humains étaient ici. Douce espérait juste qu'ils ne les prennent pas pour des intrus. Elle aurait bien voulu leur expliquer la raison de leur présence en ces lieux et leur dire leur identité mais Douce ne savait dire que quelques mots ou phrases dans leur langue. Elle savait dire " Je suis la messagère du Roi du Gorbos et je viens vous apporter un message. " mais elle doutait que cette phrase soit utile en ce moment même.

Mais alors qu'elle réfléchissait, Garren lui demanda de rester ici tandis qu'il essaierait de trouver une sortie pour elle et les Nains présents. Il lui demanda aussi d'essayer de le faire comprendre à ces Nains puis s'en alla. Douce se retourna pour le rattraper mais elle n'eut pas le temps de réagir. Elle voulait venir avec lui pour l'aider mais, apparemment, il en avait décidé autrement. La messagère reporta alors son regard vers l'assemblée des Nains qui continuaient de la dévisager étrangement. Douce se sentit mal à l'aise, ne sachant que faire et ce qu'ils pensaient d'elle. Elle réfléchit alors à un moyen de leur faire communiquer le message de Garren. C'était son métier, elle devait en être capable ... Elle leur dit donc dans leur langue qu'elle était la messagère dur Roi du Gorbos puis observa leur réaction. Ils ne bougèrent pas. Certains chuchotements se firent entendre et Douce les regardaient, se demandant ce qu'ils pouvaient bien se dire.

Au bout de longues minutes, un des Nains s'avança finalement vers Douce et leva la tête vers elle. C'était l'un des membres de Conseil, la messagère avait reconnu sont visage. Douce l'avait vu quelques heures auparavant. Il la regarda un long moment en silence. Son visage était poussiéreux et remplit de légères coupures. La lassitude et l'inquiétude se lisaient dans ses yeux, et la dureté aussi. Il finit par prendre la parole dans la langue du Gorbos.

Heureux de vous voir saine et sauve Mademoiselle.

Vous êtes l'un des membres du Conseil. Je suis toute aussi heureuse de vous voir. Il est difficile de communiquer ici quand on ne sait pas vraiment parler votre langue. Que se passe-t'-il ? La capitale est-elle attaquée ?

Effectivement. Cependant, nous ne sommes pas en mesure de vous dire les circonstances.

Je comprends tout à fait. Le Roi du Gorbos est allé chercher une sortie pour tous nous faire évacuer et il m'a fait la demande d'en informer tous ceux présents ici.

Le Nain hocha alors la tête et se retourna vers l'ensemble des Nains pour leur expliquer la situation et la raison de la présence de Douce en ces lieux. Celle ci reporta ensuite son attention sur le membre du Conseil après avoir remarqué que l'ensemble des Nains étaient repartis à leur occupations.

Puis-je être utile ?

Je ne crois pas. Je vous remercie.

Y a t'il des blessés ?

Enormément. Nous avons pu en mettre à l'abri mais les soins sont difficiles à donner.

Oh, et bien, dans ce cas, je peux donner un coup de main aux soins si le besoin est ...

Faites comme bon vous semble, les blessés sont placés un peu plus loin, sur votre gauche.

Douce hocha la tête et se dirigea donc vers l'endroit où se trouvaient les blessés. Tous les Nains étaient retournés à leurs occupations et ils ne faisaient plus attention à elle. L'heure était trop grave pour cela. La messagère se demanda ce qu'il se passait dehors, qui était la cause de cette attaque, et pensa à Garren. Il était parti seul, sans rien savoir de l'extérieur et des circonstances. Elle espérait qu'il s'en sortirait.

Lorsque Douce arriva à l'endroit qu'elle voulait atteindre, le spectacle fût horrible. Des dizaines de petits corps couverts de sang étaient alignés les uns à côtés des autres. Certains peinaient à respirer tandis que d'autres arrachaient des cris difficiles de douleur. Au loin, on entendait les bruits sourds de la bataille qui faisait rage dehors. Douce se précipita donc vers l'un des Nains qui aidait aux soins et lui fit comprendre qu'elle venait en aide pour les soins. Le Nain hocha la tête pour lui confirmer qu'elle pouvait les aider et la messagère se mit rapidement à la tâche. Elle avait apprit quelques soins dans certains des livres qu'elle avait lu. Après la théorie, la pratique.

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Sam 31 Aoû - 17:52

Remonter les escaliers ne fut pas trop difficile, d'autant plus qu'il était maintenant seul et qu'il n'avait pas à surveiller les arrières de la messagère, bien qu'il ne pouvait s'empêcher de craindre pour sa personne. Le souterrain était certes une excellente cachette mais, rien n'était impossible ici et surtout pas au vu du contexte. Son objectif était simple, il devait trouver une autre sortie et à défaut de savoir parler le Norn pour demander son chemin, il devait la trouver lui-même. Avec prudence, donc, il revenait dans les couloirs parfois très endommagés et se frayait un chemin au travers, essayant de retenir son trajet pour faire marche arrière quand cela serait nécessaire. Il ne croisa pas beaucoup de monde, au début, sinon quelques Nains affolés qui couraient en sens inverse et qui ne prêtaient même pas attention à lui. Les conseillers, il n'en croisa pas un seul. Soit ils étaient terrés dans leurs appartements, soit ils s'étaient déjà enfuis ... Ou soit encore, il leur était arrivé malheur mais, Garren préférait écarter cette solution.

Il observait le moindre recoins, à la recherche d'une trappe, d'une porte, d'une issue ou même d'une cachette, tout en tendant bien l'oreille, le boucan se faisait de plus en plus proche. D'ailleurs, est-ce que avoir laissé Douce en compagnie des Nains dans ce sous-sol était une si bonne idée que ça ? Non, ce n'était pas le moment d'avoir le doute. Alors qu'il prenait une intersection, il entendit une puisse déflagration, comme une explosion toute proche, suivit de secousses, de quelques cris puis de coups de feu. Lorsqu'il franchit le couloir et bifurqua, il constata que tout au fond se trouvait une énorme porte en bois, ou du moins, ce qu'il en restait. Elle donnait sur une très large pièce où se trouvait un bureau tout aussi grand. Des Nains étaient dans l'encadrement et d'autres étaient allongées par terre, inertes. Ils tiraient dans le vide, on aurait dit mais, en fait et à bien y regarder, c'était sur le bureau qu'ils tiraient. Il y avait un autre Nain, qui s'était caché derrière. À en juger par la grandeur de la pièce, il ne pouvait s'agir que d'un élu qui s'était barricadé dans son bureau.

Vortigern mit du temps à réagir et les Nains remarquèrent bien vite sa présence. Ils se retournèrent vers lui sans être étonnés de sa présence puis, marmonnant en Norn, ils levèrent leurs fusils vers lui. Le temps de place son bouclier vers l'avant et des coups de feu retentirent de nouveau. Les Nains étaient satisfaits, un sourire large était dessiné sur leur visage. Malheureusement pour eux, les balles n'atteignirent pas leur cible, s'écrasant contre une barrière aux reflets bleutés. C'était au tour du roi de sourire.

- J'adore ça !

Dit-il avant de dégainer son épée puis de s'approcher d'eux, sans trop se précipiter cependant. Affolés, ils hurlèrent les uns sur les autres de recharger et de faire de nouveau feu mais, le résultat fut le même. Vortigern accéléra, passant au pas de course puis, s'en allant pourfendre le Nain du milieu, le perçant de part et part puis le soulevant quelque peu dans les airs, avant d'effectuer un mouvement brusque puis de l'envoyer sur son petit camarade de droite. Sans hésiter, il donna ensuite un magnifique coup de bouclier au troisième, envoyant sa tête heurter le mur avant de l'achever à l'aide d'un coup d'épée. Le survivant prit aussitôt la fuite. Le roi le laissa prendre les jambes à son cou mais, l'interpellant en Gobbos, il prit sa dague et la jeta en sa direction ... Ratant lamentablement sa cible. Sur le coup, toute sa démonstration tombait à l'eau.

- Moi et les armes de jet ...

Bref, pas le temps de tergiverser. Il pénétra la pièce et s'en alla retrouver le Nain terré derrière son bureau. Il était en boule et en train de trembler. Lorsque le roi l'interpella, son visage s'illumina d'un seul coup.

- Ouais euh ... Plus tard pour les remerciements, faut qu'on s'en aille d'ici.
- Je sais par où aller !
- Et bien, montez moi le chemin.

Chose qu'il fit avec une certaine hésitation mais, Garren se voulait rassurant. Il le fit revenir sur ses pas, avec une certaine prudence puis, dépasser l'entrée pour le personnel et revenir plus à l'est du siège du conseil. Une large tapisserie était là, sur le mur et elle dissimulait une porte fermée à clé, clé que possédait le conseiller. Il l'ouvrit et s'engagea aussitôt à l'intérieur, expliquant au roi qu'elle menait à un sous-sol qui lui-même menait loin d'ici, quelque part dans les quartiers nord. Mais voilà, Vortigern l'attrapa par le bras.

- Hey ! Je dois retourner chercher ma messagère ! Elle est coincée dans un sous-sol avec d'autres Nains et même des élus !


Mais le bruitage environnant laissait clairement comprendre qu'un retour en arrière serait très difficile.

- Nous n'avons pas le temps ! Si nous nous attardons trop ici, ils vont nous attraper et nous tuer ! Il faut qu'on s'en aille d'ici et maintenant !
- Je vous répète que c'est impossible !
- Ne soyez pas têtu Sire Vortigern ! Ils sont à l'abris là où ils sont et nous ne les abandonnons pas, nous reviendrons les libérer avec de l'aide ! Seuls, nous ne pouvons rien faire, c'est trop dangereux !
- Hors de question.
- Vous n'avez pas le choix ! Écoutez moi, je connais Alfebur et les Nains mieux que quiconque, je vous dit que c'est la meilleure solution à prendre ! Nous allons revenir les chercher très rapidement et tout se passera bien !
- ... J'ai votre parole ?
- Vous avez ma parole !
- J'espère que vous la tiendrez, sinon je vous tiendrai comme personnellement responsable et vous pouvez me croire, vous payerez le prix cher.
- ... Je la tiendrai.


Dit-il avant de s'engager dans l'escalier, suivit de près par le roi qui devait de nouveau se pencher pour ne pas heurter le plafond. Mais voilà, et chose qu'il ne savait pas, les assaillants avaient découvert l'entrée du personnel et ils s'étaient mit en tête de faire sauter la porte du souterrain, certains otages les ayant informé de la présence de quelques élus dans ce sous-sol. Cependant, ils ne s'attendaient vraiment pas à trouver la messagère ici lorsqu'ils eurent enfoncé la porte ...

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Dim 1 Sep - 14:05

Ses yeux remplis de haines fixaient les miens. Son poing, refermé sur son pistolet, était remplit de sang. Ses muscles étaient crispés et ses sourcils montraient sa rage. Autour de lui, ses compagnons avaient la même expression peint sur leur visage. Le sang s'était répandu à une vitesse folle dans ce sous sol où l'angoisse avait petit à petit diminuée au fur et à mesure que les vies s'éteignaient, aussi facilement que la flamme d'une bougie avec du souffle. Les corps jaillissaient au sol tel de vulgaires feuilles mortes qu'on pouvait apercevoir sur les routes hivernales. Seulement, ce n'était pas le froid d'un hiver qu'on ressentait en ces lieux, mais la froideur de la mort.

Le silence. Ce silence après tous ces cris. Longue parole pensive. Seul le son de mon coeur battant m'était audible. Coeur battant qui était le témoin de mon angoisse et de mon choc. Mes mains tremblaient en suivant ce silence sans fin. Sous elles, mes yeux restaient fixés sur ce petit corps fragile, en sang, qui jaillissait à mes pieds. En une fraction de seconde, cet enfant plein de vie avait rejoint les sombres allées de la mort tout comme ces dizaines de Nains inertes. J'était témoin d'un horrible spectacle dont les comédiens avait apparemment décidé de m'épargner.

Tandis que le bruit de frottement des cordes entourant le poignet des élus pour les attacher fermement se faisait entendre, l'un des Nains responsable de ce massacre restait devant moi à me fixer. Sous l'ombre de ma capuche, il ne pouvait discerner mon visage, mais je savais pertinemment qu'il ne tarderait pas à la retirer. Son regarde haineux, je le ressentais en moi, mais je ne m'en préoccupais pas. Mes yeux ne voulaient pas se détacher du corps enfantin à mes pieds et je gardais le silence.

Ce silence fût cependant rompu lorsqu'il cria quelque chose dans sa langue. Je ne compris pas et ne bougeai pas. Un longue et intense douleur se fit alors ressentir à mon épaule, ce qui me força à me mettre à genoux dans un léger et doux cri de douleur. L'un de mes genoux baigna dans cette flaque rouge qui ne cessait de s'agrandir au fur et à mesure que la peau de l'enfant perdait de sa rougeur pour prendre la pâleur de la mort. Ma tête restait baissée vers cette horrible scène et je je sentit le tissu de ma capuche me quitter, découvrant mon visage et relâchant mes longs cheveux blonds.

Ma longue chevelure fut rapidement froissées par ses gros doigts qui les agrippèrent violemment, m'obligeant à relever la tête et mes grands yeux émeraudes vers lui. Mes dents étaient serrées par la douleur. Le sang sur ma joue qui avait coulé à cause de cette flèche avait maintenant séché sur ma peau. Le Nain me regarda quelques instant, hésitant, puis eut l'air de comprendre mon identité. Il tira alors un peu plus sur ma chevelure, ce qui m'arracha quelques larmes silencieuses de douleur.

Un autre ordre se fit alors entendre de la bouche du Nain. Trois des ses camarades vinrent à lui et me dévisagèrent avant de prendre mes mains et de me les attacher fermement derrière le dos. La corde me brûlait les poignets et se resserrait de plus en plus. Je sentis finalement mes cheveux redevenir libres de leur mouvement et je rebaissai la tête. Je gardai le silence. Il n'y avait rien à dire à ce moment là. Il fallait seulement attendre et être patient. Il fallait, simplement, garder sa raison et gérer son angoisse.

Je pouvais apercevoir les élus regroupés ensemble et commencer à prendre les escaliers sous la pression des armes à feu. Cependant, les Nains avait l'air embêté quant à mon déplacement. Sûrement savaient il que ma compétence magique me permettait de m'évader facilement et rapidement. De plus, si j'en avais l'envie, je pouvais brûler les cordes qui me tenaient facilement. Mais cela n'avait aucun intérêt, ne serait ce que pour ma survie.

J'aperçut alors une arme se lever sur moi. Je tournai la tête vers ma gauche. Les yeux de ce garçon regardaient discrètement le spectacle et ses yeux étaient en pleure. Malgré l'angoisse, il avait su écouter mes instructions et n'était pas intervenu dans cette situation. Il s'était contentait de se cacher et de garder le silence, gardant cette petite flamme dans ses mains comme je lui avais demandé. Cette flamme magique venant de mes mains ne brûlait pas. Elle était seulement le signe de ma vie. Si celle ci s'éteignait, cela voulait dire que ma vie n'était plus.

Si tout se passait bien, du secours viendrait fouiller la capitale et ils commenceraient sûrement par les sous sols tandis que les terroristes, les élus et moi étions ailleurs. Ce garçon serait un témoin et cette flamme les aiderait à se convaincre que nous, les otages, étions en vie. Garren ferait peut être parti de ces secours, je l'espérais. Je me refusais de croire qu'il lui était arrivé quelque chose, je préférais penser qu'il était sain et sauf, penser qu'il avait pu fuir. L'angoisse se lisait dans les yeux de l'enfant. Un sourire rassurant et doux s'afficha alors sur mon visage alors que je regardais ailleurs pour ne pas tromper sa présence. Malgré tout, ce sourire lui était adressé et il le savait. Je sentis alors une grande douleur sur la tête et la vue de se massacre se transforma petit à petit en un voile noir.

-----------------------

" Ne pleures pas petit enfant, ne sois pas triste. Tu sais, ton entourage ne s'est pas éteint, il est seulement parti dans un autre endroit, où la paix et la tranquillité sont roi. Ne t'inquiètes pas petit enfant, restes caché là et ne bouges pas. Surtout ne fais aucun bruit. Regardes cette petite flamme. Celle ci est la lueur de la vie. Du secours viendra te retrouver. Dis leur que, si cette flamme venait à s'éteindre, c'est que les anges sont venus me rendre visite. N'es pas peur petit enfant, regardes cette chaude flamme comme elle danse tranquillement. Mets tes mains sur tes oreilles, comme cela oui, et prends bien soin de cette petite lueur. Restes tranquille, tout va bien. "

Ces paroles étaient de mes lèvres et furent traduit par l'un des membres du conseil. Ce sont ces paroles qui apaisèrent cet enfant qui représentait un espoir. Car, malgré ce voile noir devant mes yeux, la flamme dansait toujours.

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Mar 3 Sep - 10:25

À mesure qu'ils progressaient dans le souterrain, à mesure que le silence revenait. La violence de l'attaque qui avait eu lieu sur le siège du conseil semblait lointaine maintenant, tout comme les Nains et la messagère qui étaient restés à l'intérieur. Vortigern se mordait les doigts, il n'aurait décidément pas dû écouter cet élu qui, avec du recul, ne cherchait qu'à sauver sa peau. C'était une grave erreur que d'avoir laissé Douce là-bas, en attendant de pouvoir venir l'aider, elle et les Nains pris au piège. Malgré tout, il était trop tard pour revenir en arrière et le passage secret qu'ils avaient emprunté les avait ramené juste en dessous d'une vielle échoppe, dans les quartiers modestes de la capitale. Le gérant ne fut d'ailleurs pas très surpris de les voir ici, la nouvelle avait fait le tour de la ville en un rien de temps et il semblait s'attendre à voir cette trappe s'ouvrir d'un moment à l'autre. Par ici, les festivités avaient été interrompues, comme dans tout Alfebur, et les Nains, surtout les moins aisés, n'étaient pas vraiment ravis de la situation.

La traversée des quartiers se fit donc avec prudence, deux personnalités aussi "hautes" ne pouvaient pas passer inaperçues ici et n'étaient pas non plus à l'abris d'attiser les convoitises. Fort heureusement, des soldats ne tardèrent pas à venir les retrouver et ils les raccompagnèrent jusqu'à un camps de fortune qui avait été établis près du conseil. À l'intérieur, un quartier général improvisé où le conseiller militaire, qui avait réussi à s'échapper par ses propres moyens, faisait le point avec d'autres officiers, forgeant un plan qui visait à reprendre le contrôle du bâtiment.

- Quelqu'un va-t-il finir me dire ce qu'il se passe ici ?!

S'exclama le roi avec colère. C'est vrai, il ne comprenait pas vraiment ce qu'il avait bien pu arriver, comment des terroristes avaient-ils fait pour prendre le contrôle de conseil ? Les visages se tournèrent vers lui et ce fut le général qui prit la parole, se redressant et mettant les mains derrière son dos.

- Nous craignions depuis le début que cette attaque ne se produise. Il s'agit d'un groupuscule extrémiste qui militait contre la politique d'Alfebur, considérant qu'avec notre avantage économique et technologique, nous ferions mieux d'étendre notre frontières plutôt que de commercer avec les nations voisines, et en particuliers avec le royaume. Ce groupe était responsables de plusieurs actions terroristes par le passé et il avait été démantèle par nos forces peu avant le début des festivités. Les partisans écroués, nous avions un doute que d'autres Nains, infiltrés parmi nous, puissent en réalité être des leurs et qu'ils tenteraient quelque chose pour libérer leurs camarades. Nous avions donc sécurisé le conseil et les alentours du conseil avec des Nains triés sur le volet. Hélas, le problème ne venait pas d'eux mais de l'un des deux officiers en charge de l'opération. On ne sait pas trop comment mais, ses soldats l'ont suivit et ils se sont retournés contre leurs semblables, ce qui a provoqué l'attaque dont nous avons été victimes. Ils avaient prévu leur coup dès le début, ils étaient mieux organisés et plus déterminés que les autres et c'est comme ça qu'ils ont réussi à prendre le contrôle du bâtiment. Ils ont fait prisonniers les élus et je suis prêt à parier qu'ils vont se servir d'eux pour que nous nous plions à leurs exigences.

Le roi resta silencieux, un moment, à regarder ce Nain barbu lui expliquer la situation. Il n'arrivait pas à croire ce qu'on lui racontait, comment les Nains avaient-ils pu être aussi négligents ? Contrôler les soldats mais pas les officiers ? Et puis quel contrôle puisque ces derniers s'étaient joints à lui ! C'était insensé.

- Mais vous vous foutez de moi là ?
- Je comprends votre mécontentement à l'égard de la situation mais sachez que nous allons faire tout ce qui est en notre possession pour rétablir rapidement les choses.
- Où est ma messagère ?


Lui répondit-il durement. En fait, c'était un peu tout ce qui l'importait à cet instant, les Nains, les élus, le conseil, il s'en moquait éperdument ! Il regardait tous les Nains présents, attendant une réponse qui mit du temps à venir. Le général soupira, baissant le regard.

- Nous n'avons pas d'informations à son sujet, ou tout du moins, pas pour l'instant.

Voilà une réponse qui ne satisfaisait guère le roi. Il ne parvenait pas à tenir en place et malgré les efforts du général pour le rassurer, il prit la décision d'aller chercher ces fameuses "informations" lui même. Malheureusement, le conseiller qui l'avait accompagné jusqu'ici le retint.

- Vous ne pouvez pas y aller maintenant ! Si vous sortez en plein jour, vous serez à couvert et les terroristes remarqueront immédiatement votre présence avant même que vous ne pénétriez le conseil. Attendez qu'il fasse nuit noire, ils ne pourront pas vous voir venir.

Vortigern se devait de l'admettre, l'élu n'avait pas tord. En plus de cela, s'il était remarqué, il pourrait facilement précipiter les choses et forcer les ravisseurs à faire quelque chose qu'il regretterait amèrement ensuite. Il fallait qu'il attende, une fois de plus, et cela n'avait rien d'une partie de plaisir, tourmenté comme il l'était. Quelques heures plus tard, et alors que les forces Naines prenaient peu à peu position aux alentours du conseil, un Nain, visiblement membre du personnel, arriva meurtris, tenant dans sa main un courrier qu'il tendit au général avant de s’effondrer. On le prit aussitôt en charge et alors que l'élu ouvrait l'enveloppe, le comité présent retenait son souffle.

- Ils réclament le retrait de la guilde des marchands, la dissolution du conseil ainsi que la libération des partisans et la promesse de l'état comme quoi ils ne seront pas arrêtés. Ils pensent qu'en donnant la parole au peuple Nain, le nouveau conseil ainsi formé suivraient les "intérêts" de la communauté et non pas ceux de ses dirigeants ... Intérêts qui seraient bien sûr les mêmes que les leurs. Il tueront un prisonnier par jour, jusqu'à ce qu'ils soient tous morts avant de se tuer eux-mêmes si nous ne cédons pas. Si nous faisons ce qu'ils veulent, ils libéreront les otages.

En enlevant le conseiller militaire et culturel qui avaient réussi à s'échapper, il ne restait que quatre élus potentiellement prisonniers, alors pourquoi cinq jours ? Garren ne mit pas longtemps à comprendre, pas plus longtemps que le général qui se tourna aussitôt vers le roi.

- La situation est sous contrôle.
- Vous mentez. Qu'attendez-vous pour céder à leurs exigences ?
- Nous ne pouvons pas nous permettre de leur faire confiance.
- Vous n'avez rien à perdre !

- ... La situation est plus compliquée que ça. Reprit le conseiller culturel. Les Nains ne sont pas tous fermés à leur discours et je pense qu'une pareille faiblesse de la part de l'état ne ferait que les décider une bonne fois pour toute à les suivre. Si nous cédons, le conseil sera irrémédiablement influencé et vous savez tout comme moi que les relations entre la communauté et le royaume seront les premières à en pâtir.

Garren n'en revenait pas, une fois de plus. La grande question, c'était de savoir comment est-ce qu'ils avaient pu laisser tout ceci arriver. Un peu à la façon des Elfes avec les fidèles ... D'ailleurs, le principe n'était pas bien différent, voilà qui laissa le roi perplexe.

- Nous interviendront à temps pour qu'il n'y ait pas de morts mais, nous ne pourrons rien faire ce soir. Nous allons essayer de faire patienter les terroristes pour qu'ils ne s'en prennent pas aux prisonniers.

Mais cette réponse n'avait vraiment rien de rassurant.

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Mar 3 Sep - 13:47

- Nooooon !

Le cri hystérique de cette mère face à l'exécution de son fils.

- Je vous en pris ...

Les paroles implorantes de ce Nain térrifié.

- L .. laissez moi ...

La voix tremblante de cet enfant soumis à la détente du pistolet.

" Noooooon ", " Je vous en pris ... ",  " L .. laissez moi ... ", qu'est- ce que tout ce sang ? Qu'est ce que tous ces cris ?  Un cauchemar ? Tout cela est irréel, je vous en pris réveillez moi. Cette terreur, je veux qu'elle cesse. Laissez les tranquilles, ils sont innocents, ne les tuez pas. Arrêtez ces coups de feu, mon oreille saigne. Cette douleur intense ... ma tête me fait mal. Pourquoi ? Mais où suis je ? Ce voile noir, cette douleur ... mes poignets me brûlent. Je sens ce liquide chaud passer sur cette brûlure, qui coule lentement ...

Soudaine douleur intense dans le ventre qui me retire de mon voile noir et de ce cauchemar pour m'emmener dans un autre. Sous cette douleur, ce liquide chaud sorti légèrement de ma bouche. Ma respiration lutta pour reprendre ses droits, provoquant une toux qui m'arracha la gorge. Lorsque je réussis à reprendre mon souffle, ma vue redevint claire et nette.

J'étais pliée sur ce sol froid. Les chaînes qui entouraient mes poignets m'irritaient et mon sang coulait. Un Nain me regardait avec le visage dur. La douleur dans mon ventre était encore là mais supportable. Il devait être la cause de cette douleur. Je réussis à me relever tant bien que mal et à m'appuyer contre le mur en restant assise. Je posai mon regard sur cet individu qui me fixait. Tout me revenait maintenant. Le massacre, les terroristes, le coups sur la tête et ... l'enfant.

J'écarquillai les yeux et regardai à côté de moi. J'étais entourée de barreaux et les élus étaient enfermés dans la cellule à côté. L'un d'eux me regarda avec un regard triste et plein de douleur. Mais alors que je le regardai, je sentis une main m'agripper par les joues et me forcer, de façon violente, à reposer mon regard sur le Nain qui me fixait. Il était l'un de ces terroristes, c'était celui qui lui avait donné ce coup à la tête, sûrement le chef.

Un large sourire s'afficha alors sur son visage et il se mit à rire. Je le regardais sans comprendre. Comment pouvions nous rire en de telles conditions ? Un des élus se trouvait à ses côtés, tandis qu'un autre terroriste exerçait une pression sur son dos avec son pistolet. Le chef s'arrêta alors de rire et me lâcha violemment le visage avant de parler. Ses paroles ne m'étaient incompréhensible mais l'élu à ses côtés reprit la parole à sa suite.

Ils m'ont chargé de faire le traducteur, puisqu'ils ne savent pas parler votre langue. Il dit qu'il vous a toujours détesté vous les humains car vous êtes si méprisable. Vous vous croyez grands et forts mais votre force ne vaut rien comparée à celle des Nains.

J'écoutais attentivement, les paroles étaient traduites au fur et à mesure. Ces terroristes n'aimaient pas les humains .. ainsi, ils seraient donc contre l'alliance d'Alfebur avec le royaume du Gorbos.

Vous êtes faibles, mais pourtant un grand obstacle. A cause de vous et vos belles paroles de paix, Alfebur n'a pu s'étendre. Les élus ont tort d'aller dans votre sens, vous devriez vous plier à l'autorité Naine. Vous, les humains, vous n'êtes que des ordures. Il a autant de haine envers le Conseil Nain qu'envers vous.

Un silence se plaça alors, le terroriste me regarda avec les sourcils froncés et le regard dur, puis il sortit un mot plein de haine que le traducteur hésita à dire avant que la pression du pistolet dans son dos ne s'agrandisse.

... Déchet.

Je ressentis alors une intense douleur dans le ventre sous le coups de pieds du chef et crachai encore du sang. Je me pliai en deux en essayant de reprendre mon souffle encore une fois. Pendant ce temps, ils sortirent tous de ma cellule. L'élu qui avait traduit fut jeter dans la cellule d'à côté et les terroristes repartirent, les laissant seuls.

Il fallait que je réagisse, la situation ne pouvait pas durer .. Mais comment ?  Douce regarda autour d'elle et elle se releva en position assise, tant bien que mal face à la douleur. Elle rampa jusqu'aux barreaux qui la séparaient de la cellule des élus et sa voix fut un chuchottis.

Je crois savoir comme on pourrait partir. Seriez vous capable de défaire la serrure de votre cellule grâce à une broche à cheveux ? Vous devriez connaître vos serrures de cellules mieux que personne puisque c'est vous qui les faites. Je me trompe ?

En effet, on pourrait faire cela, mais nos mains attachées nous en empêchent.

J'ai la solution pour détacher vos mains. Ils ont prit la précaution de me mettre des chaînes aux poignets pour que je ne puisse pas m'échapper avec ma compétence magique, mais ils n'ont pas prit la précaution pour vous. Faites moi confiance.

En effet, les terrorites avaient pour attache des cordes facilement enflammables. Je devais réussir à ammener du feu jusqu'à ces attaches tout en le contrôlant pour ne pas brûler les poignets des Nains. J'attendis alors le hochement de tête des 4 élus et me concentrai. Il ne fallait pas que je me rate, une erreur pouvait être fatale. Je laissai donc une flamme naître dans ma main et s'agrandir petit à petit, s'étendant jusqu'aux 4 attaches. Elle se divisa en quatres et commença à brûler un petit endroit de la corde. Cette opération n'était pas sans efforts et ma fatigue ne m'aidait pas. Je réussis finalement.

Bien, maintenant prenez la broche dans mes cheveux.

Le Nain s'exécuta alors et on entendit des bruits de pas et des voix se rapprochaient. Douce se remit à sa place d'auparavant rapidement et regarda les élus.

Faites comme si vous étiez attachés, et partez dès que vous en avez l'occasion.

Et ... vous ?

Ne vous occupez pas de moi, je vais m'en sortir.

Je lui fit alors un léger sourire pour le rassurer. A vrai dire, je ne savais pas vraiment si j'allais m'en sortir, du moins je ferais tout pour. Mais cela était loin d'être gagné. Pour l'instant, l'objectif était de faire s'évader les élus, et elle s'y tiendrait. Deux gardes terroristes vint alors à se poser devant les cellules et je sifflai pour qu'ils se retournent vers moi.

Je compte sur vous pour traduire.

Cette phrase était adressé aux élus et l'un d'eux hocha la tête. Les deux terroristes se retournèrent vers moi et me regardèrent d'un air méprisant. Je commençai à leur parler, mes paroles étant traduites par l'un des élus.

J'ai une information à donner à votre chef, une information importante. Dites lui qu'il regrettera si il ne vient pas écouter ce que j'ai à lui dire.

Les deux gardes se regardèrent alors et l'un deux parti. Sûrement pour aller chercher le chef. Il en restait maintenant un .. mais comment le faire partir ? Un des élus prit alors un air inquiet et cria quelque chose dans sa langue. Ces paroles eurent pour effet de faire apparaître une surprise sur son visage et de se retourner vers l'endroit où l'élu regardait. Ensuite, tout se passa très vite. L'un des élus jeta une pierre sur la tête du garde, ce qui l'assomma. Ils vinrent alors défaire la serrure avec ma broche et sortir de la cellule. A cet instant, on entendit deux voix. Surement celle de l'autre garde et du chef. Les élus me regardèrent avec inquiétude, s'arrêtant juste devant ma cellule.

Il était trop tard. Je leur fit signe de partir et un sourire faible s'afficha sur mon visage.

Partez, ne vous occupez pas de moi. Si vous croisez Sire Vortigern, dites lui de ma part que je ferais tout pour m'en sortir mais ... que si je venais à  mourir ... qu'il sache que je fût heureuse d'être à ses côtés.

Fière d'être à ses côtés en tant que messagère et en tant qu'autre relation que les élus ne pouvaient comprendre et deviner, puisque celle ci restait secrète. Sur ces paroles, les élus hochèrent la tête et s'en allèrent par l'autre côté tandis que le chef se faisait voir avec le garde.

Je ne me laisserais pas faire, je ferais tout pour m'en sortir. Malgré ma sensibilité, j'avais beaucoup de courage, et je ferais tout pour le mener à bien. J'espérais seulement qu'on réussisse à me retrouver et j'espérais par dessus tout que Garren s'en sortirais, comme tous les autres Nains encore en vie.

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Mer 4 Sep - 10:36

Quelle ne fut pas la surprise des "rescapés" que de voir revenir vers eux les derniers élus, qui avaient pourtant été pris en otages et menacés de mort par les terroristes. Quelle mouche avait bien pu piquer ces malfaisants pour qu'ils laissent s'échapper leur principal moyen de pression ? Quelle mouche ou quel pouvoir ... En effet, le récit des conseillers avait le mérite d'être incroyable et bien que cela réjouissait les Nains que de les voir revenir saints et saufs, cela ne fit qu'aggraver les choses pour le roi. Il aurait dû se douter que Douce allait se livrer à ce genre d'exercice périlleux ... Sans vraiment se soucier d'elle-même. En effet, quand les terroristes se rendraient compte de cela, ils seraient fous de rage et qui savait ce dont de quoi ils seraient capables ? Plus le temps d'attendre pour Garren, même si la nuit n'était encore tombée, il fallait qu'il y aille avant qu'il ne soit trop tard.

Le meilleur moyen était encore d'emprunter une seconde fois le passage qui lui avait permis de sortir du siège du conseil mais, en sens inverse et seul cette fois-ci. Il y fut d'ailleurs conduit assez rapidement et les Nains, de leur côté, ne lui laissaient qu'une heure avant de donner l'assaut, ce qui n'était pas sans lui faire grincer des dents. Revenir sur ses pas ne fut pas compliqué mais, tout se passa autrement une fois à l'intérieur du bâtiment. Il n'y avait personne devant la porte dissimulée et le premier étage était désert. En fait, il commença sérieusement à trouver des Nains à partir des hauts étages, là où étaient certainement retenu les élus, avant qu'ils ne s'échappent. L'escalier du personnel était gardé, lui mais, il était endormi et le tuer "silencieusement" ne fut pas difficile non plus. Pas la peine de cacher la dépouille, il n'avait pas le temps ni l'envie de le faire.

La première chose à faire était de retourner dans ce sous-sol pour voir si Douce si trouvait encore, bien que les chances étaient maigres. Mais tout se ressemblait ici et il n'avait certainement pas le même sens de l'observation et de l'orientation que sa messagère. Il se trompa plus d'une fois, manquant de se faire blesser par quelques gardes postés ici et là. Les terroristes n'étaient pas très nombreux, c'était un avantage pour lui, chaque Nain éliminé comptait et il ne se priva pas, ne serait-ce que pour venger les morts qu'ils avaient fait. L'assassinat n'était pas son fort et cela n'était pas sans lui rappeler une certaine personne, ses compétences auraient pu lui être très utiles ici. Maladroit comme il l'était, il finit par se faire remarquer et l'alerte fut aussitôt donner. Le Nain avait réussi à s'échapper, refermant la porte derrière lui. Tant mieux quelque part, de cette façon, il n'aurait plus à se cacher et donc à limiter ses capacités. Il avança tout simplement au plein jour, fonçant sur les Nains qui essayaient de lui barrer le chemin et profitant de son bouclier pour les intimider. Certains, à force, se mirent même à fuir.

Il retrouva le sous-sol qu'il cherchait en suivant des traces de sang ou plutôt, des gouttelettes qui descendaient le long de l'escalier. La porte était détruite et la vision d'horreur qu'offrait la pièce, abominable. Comment de si petits êtres pouvaient-ils être responsable d'un pareil massacre ? Femmes, enfants, vieux Nains ... Personne n'avait été épargné ici. Des sanglots attirèrent cependant son attention et quelle ne fut pas sa surprise de découvrir un Nain de très très petite taille, cachée dans les recoins de la pièce. Il tenait une flamme dans ses mains, chose qui étonna Garren dans un premier temps, avant que l'enfant ne prononce le nom de la messagère. Voilà qui illumina son visage, si cette flamme était là, c'est qu'elle était encore en vie. Il chercha à le faire parler mais, malheureusement, il ne comprenait pas le langage des Hommes et Vortigern ne parlait pas celui des Nains. Il lui fit cependant signe de rester ici, les Nains ne tarderaient pas à venir le chercher et le roi ne pouvait pas s'encombrer d'un enfant maintenant.

Il lui fallait maintenant trouver Douce et le meilleur moyen était encore de suivre le sang sur le sol. La question qu'il se posait maintenant, c'était de savoir si les terroristes avaient fait le lien entre lui et elle. Dans l'immédiat, ils ne devaient certainement pas saisir à quel point ils pourraient s'en servir contre lui mais, s'ils le découvraient trop tôt, le roi aurait de sérieux soucis à se faire. Ce qui était sûr en revanche, c'est qu'ils cherchaient à le ralentir sous la menace. Alors que faire pour contourner le problème ? La réponse était assez simple, se faire passer pour mort et Garren avait déjà sa petite idée.

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Mer 4 Sep - 20:53

Un regard vers la porte de la cellule ouverte, un regard vers Douce, un autre regard vers la porte de la cellule et, enfin, les sourcils qui se froncent. Le visage du chef s'empara soudainement d'une couleur immense qui fit frissonner Douce. Visiblement, la petite balade non prévu,e à l'extérieur, des élus n'avaient pas plus à celui ci. Le garde à ses côtés n'avait pas l'air très content non plus.

La messagère tenta alors de se faire discrète mais le regard du terroriste se porta bien vite sur celle ci. Il devait se douter qu'elle était la cause de ce départ surprise et il n'allait pas l'épargner. En effet, il ouvrit la porte de sa cellule violemment et se rapprocha d'elle à grand pas. Il lui redonna un coup de pieds dans le ventre. Celui ci était beaucoup plus fort que les précédents et Douce se plia sous la douleur sans arriver à se relever. Plus de sang sorti de sa bouche et elle était à la limite de s'étouffer. La toux lui était insupportable mais elle finit par se calmer lorsque son souffle revint enfin.

Le chef se mit à crier des tas de mots que Douce ne comprenait pas. Le garde restait à l'écart, ne préférant pas se mêler à tout ça. Mais alors qu'il pensait se faire discret, le chef l'interpella et il vint à ses côté. Il lui donna un ordre strict et le garde pointa son pistolet sur Douce. Celle ci écarquilla les yeux mais ne pouvait pas bouger à cause de son ventre qui lui faisait terriblement mal. C'était la fin ..

Tous ces voyages, Douce savait qu'elle allait mourir un jour de son métier. Mais était elle à cet endroit à cause de son métier ? Non, c'était une autre raison .. Mais peu importait. Elle avait libéré les élus, tout irait bien. Les personnes les plus importante au pouvoir étaient sains et sauf. Les pièces de puzzle indispensables n'étaient pas perdues. Sa famille la perdrait mais elle n'avait toujours été qu'un poids pour eux. Quand à Garren, il la perdrait mais peut être que cela était mieux pour lui. Il trouverait sa Reine, une femme de la noblesse, ainsi, il n'aurait pas de problèmes et tout se passerait bien.. Douce aurait voulu rester à ses côtés et elle avait fait son maximum pour survivre mais elle avait échoué. Alors, avant que ce soit la fin, il fallait qu'elle essai de voir les bons côtés, plutôt que de penser à la tristesse que cela allait engendrer...

Mais alors que Douce était prête à recevoir le coup de grâce, un autre Nain vint dire quelque chose à l'oreille du chef. Celui ci poussa le Garde qui était en train d'appuyer sur la détente et la balle fut dériver. Celle ci effleura l'épaule de la messagère, ce qui lui arracha un cri de douleur. Elle entendit alors la porte de la cellule se refermer.

Qu'est ce qui avait bien pu les faire changer d'avis ? Avaient-ils deviné qu'elle était quelqu'un d'important pour les négociations ? Mais pas les négociations avec les Nains, ils se fichaient de ce qui pouvait lui arriver... Garren. Douce écarquilla les yeux et essaya de se lever, en vain, elle retomba dans la poussière, la respiration courte. Trop de douleur lui barraient la route.

Il ne fallait pas que Garren se mette en danger comme cela. Il ne fallait pas qu'il lui arrive quelque chose .. De plus, il ne fallait pas qu'il mette tout le royaume en danger à cause d'elle, elle ne l'admettrait pas. Son impuissance la rongeait, il fallait qu'elle agisse mais elle ne pouvait rien faire. Sa douleur était trop grande, les attaches aux poignets lui brûlaient encore et lui rappelaient constamment qu'elle était en mauvaise posture.

La messagère sentait son épaule la brûler et le sang chaud couler sur sa peau, s'imprégnant dans ses habits au passage. Elle essayait de rester éveillée face à la douleur. Elle n'en pouvait plus, mais elle résisterait. Elle allait tout faire pour s'en sortir tant qu'il y avait encore une lueur d'espoir, même la plus infine lueur.

Le goût du sang dans la bouche, la douleur au ventre, celle à l'épaule, les brûlures au poignets, la poussière dans ses poumons .. Douce essayait de ne pas y penser. Sa réelle souffrance n'était pas physique mais était bien plus profonde. Elle avait peur, mais pas peur pour elle non plus. C'était sa faute si Garren était entrainé là dedans .. si elle n'était pas là, tout serait plus simple. Douce était à bout, elle avait envie de pleurer mais aucune larmes ne voulaient venir. La douleur était trop intense et Douce se l'interdisait elle même. Pas de larmes tant qu'une lueur d'espoir est toujours là.

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Jeu 5 Sep - 13:48

La mise en scène était rudimentaire mais assez convaincante. En fait, Vortigern était retourné dans ce qu'il restait de l'appartement que lui avait préparé les Nains et avait retrouvé là-bas ses affaires qu'il avait emporté et également, les médicaments. L'un d'entre eux avait la particularité de faire chuter la température du corps, un effet secondaire qui pouvait être dangereux mais qui ne durait heureusement pas assez longtemps pour l'être. La personne devenait froide et pâle, exactement comme ... Un mort. L'endroit était déjà très saccagé, il avait attiré deux Nains ici, faisant mine de fuir devant eux puis, les avait tout simplement éliminé. Il s'était ensuite frappé lui-même, pour se blesser puis, il avait récupéré l'arme de l'un d'entre eux et, la fin le justifiant, il s'était volontairement tiré dessus, superficiellement cependant. En fait, il avait fait un trou dans son plastron et le sang coulant de la plaie au travers de ce dernier donnait l'illusion que la balle était rentrée en profondeur. Il avait ensuite ingurgité la substance et s'était mit de telle façon qu'on aurait cru qu'il avait tenté de fuir par ce qu'il restait de la fenêtre.

Un premier Nain était arrivé d'abord, suspicieux. Il avait scruté la salle et examiné les corps. Il rapidement conclu, au vu de sa couleur, que le roi était mort et dans sa précipitation, il n'avait pas pensé à relever son pouls. Il était parti en quatrième vitesse, certainement pour prévenir son chef, chose qui fit sourire Garren. Ce dernier ne tarda d'ailleurs pas à faire son apparition, pistolet en main. Il s'approcha de Vortigern, prudemment, cherchant à vérifier ça par lui-même, un large sourire plaqué sur le visage. Il ne fallait pas se rater, une seule balle pourrait le tuer pour de bon. En effet, et pour plus de réalisme, il avait laissé le Nain lui retirer son bouclier, bien que difficilement. Le chef braya en Norn avec un fort accent puis, il donna un premier coup au roi. Garren encaissa, sans réagir. Un deuxième puis un troisième avant de l'entendre rire à gorge déployée.

Finalement, il ordonna quelque chose à son subordonné et ce dernier s'en alla, le laissant seul avec lui. Un long moment de suspens et voilà que, finalement, il revint avec ... La messagère. Vortigern ne bougea pas mais, du coin de l'oeil, il pu apercevoir dans quel piètre état elle se trouvait et le fit discrètement grincer des dents. Il ne devait surtout pas réagir, sinon l'effet du médicament se dissiperait trop vite. Un coup l'arrière du genoux la fit se mettre sur les deux. Il retourna près du roi, qu'il frappa à plusieurs reprises et avec une certaine violence, sans qu'il ne réagisse, mimant parfaitement la mollesse du mort. On la saisit ensuite. par sa longue chevelure et on lui tira la tête en arrière, alors que le chef se positionna devant elle, lui attrapant le menton entre ses mains. Il lui chuchota quelque chose dans sa langue, avant de se mettre à ricaner puis de reprendre dans le langage des humains.

- Les élus libres, le roi mort, tu ne nous es plus d'aucune utilité. Implore moi et, ta mort sera rapide et "Douce", sans jeux de mots.

Les deux Nains étaient aux anges malgré que leur plan ait échoué, ce qui laissait Vortigern sceptique. Quelles étaient leurs véritables intentions, en réalité ? Trop occupés à savourer le moment, comme ils l'étaient, ils ne remarquèrent pas que Garren s'était redressé ni qu'il avait sa dague en main. Les coups du Nain l'avaient endoloris et, la rage au ventre, il comptait bien lui faire payer tout, absolument tout. Son homme de main, le Nain qui l'avait découvert, avait remarqué le roi et, blanchissant d'un seul coup, il essayait d'alerter son chef en bégayant. Peut-être croyait-il en une résurrection ?

Lorsque ce dernier se retourna, il n'eut le temps de rien faire. Le roi bondit sur lui, enfonçant sa lame dans sa hanche et, saisissant sa tête dans sa main, il le souleva et le jeta tout simplement au loin. Le Nain se réceptionna mal, retombant sur la nuque et roulant avant de finir sa course contre le mur du couloir. L'autre prit la fuite mais, Garren le poignarda dans le dos, jetant son arme et arrivant à bien viser, pour une fois ! Il ne fit pas plus attention que cela à la messagère, s'avançant vers le chef et ramassant son bouclier par la même occasion. Il lui tira dessus mais, cela n'eut pas plus d'effet qu'avec ses prédécesseurs. Il recula, mettant sa main devant lui comme pour lui dire d'arrêter mais, rien à faire. Il lui donna un premier coup de pied au visage, puis sur la tête, la cognant contre la pierre du sol. Un deuxième coup dans le ventre, un autre sur son poignet, le brisant par la même occasion. Il le faisait rouler sur le sol ainsi, jusqu'à ce qu'il atteigne l'angle et qu'il ne puisse plus reculer. Le sang sortait de sa bouche à flot et chaque coup lui arrachait un cri de douleur de plus en plus fort, c'était ça l'avantage d'être un Humain ! Mais, plus il le frappait, plus sa colère ne faisait qu'augmenter. Il mit finalement sa botte sur sa gorge et appuya dessus de toutes ses forces. Bien que le Nain avait glissé ses mains en dessous, il commençait déjà à virer au bleu.

- Et ce n'est pas la peine de m'implorer. Lui dit-il avec un calme déconcertant.

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Jeu 5 Sep - 18:00

Finalement, au bout d'un long moment à manger la poussière dans sa cellule, un Nain vint à sa rencontre. Il prit Douce et la força à avancer sous la pression du pistolet. Le chemin fut rude et difficile pour elle, le moindre mouvement lui relançant toute ses douleurs. Mais malgré cela, elle ne pouvait se permettre de s'arrêter et ne pouvait qu'avancer. La messagère se demandait où il l'emmenait et ce qu'il avait dans la tête. Lorsqu'elle releva les yeux, elle reconnut le couloir et la pièce dans laquelle il l'emmenait. C'était les appartements qui avaient été préparés pour Garren et elle .. du moins, les restes.

Douce se dit que cela n'était pas de bon présage et la vue lorsqu'elle franchit la porte de la salle ne fût que le confirmer. Garren se tenait là, la pâleur de la mort sur le visage, inerte au sol. La messagère écarquilla les yeux à cette vue et c'est à ce moment là que tout lui parut s'écrouler. Elle ne voyait plus rien autour d'elle, que le corps inerte de Garren. Ses grands yeux émeraudes écarquillés fixaient son corps.

Garren était ... mort. Ce n'était pas réel non, ce n'était pas possible. Comment avait il pu ? Pourtant son corps était bien pâle et inerte. Il était mort en voulant venir la chercher. Tout était de la faute de Douce, il n'aurait jamais du ... Elle ne savait même plus quoi penser. La seule lueur d'espoir qu'il lui resté venait de disparaître en une fraction de seconde. Le vide, le néant .. tout son monde n'était plus.

Garren ...

Sa voix était faible et n'était qu'un chuchotis. Elle sentit alors des coups aux genoux, la forçant à se mettre à genoux. Agenouillée, elle fixait toujours le corps de Garren, sous le choc. De ses grands yeux coula une longue et silencieuse larme. Mais alors que Douce souffrait silencieusement, le Nain vint frapper le corps inerte et elle baissa rapidement les yeux. Elle ne pouvait supporter cette violence et ce spectacle.

A ... arrêtez je vous en pris ...

Plusieurs larmes silencieuses vinrent alors couler à la suite de la première. La messagère sentit ses cheveux la tirer et l'un des Nain la forcer à relever la tête. Le chef lui saisit violemment le visage, ce qui lui arracha une nouvelle douleur mais elle ne dit rien. Son chuchotis à son oreille la répugna, elle ne le comprit cependant pas. Mais avoir si près d'elle la présence un terroriste sans coeur comme ce chef lui donnait un certain dégout.

- Les élus libres, le roi mort, tu ne nous es plus d'aucune utilité. Implore moi et, ta mort sera rapide et "Douce", sans jeux de mots.

A ces mots, Douce serra les dents et son visage devint dur. Une dureté qui allait si peu avec son visage habituel mais qui était, en cette situation, nécessaire. Jamais elle se soumettrait, jamais elle ne l'implorerait. Ce terroriste qui était la cause de ces massacres, celui qui avait tué Garren, celui qui avait détruit son monde par la même occasion ... Il était hors de question qu'elle implore ce genre d'homme. Douce parla alors faiblement entre ses dents.

Jamais.

Mais alors que Douce se préparait à un nouveau coup de la part du chef dont le visage avait durcit, elle déposa les yeux vers le Nain qui venait de voler au travers de la pièce, se réceptionnant mal et roulant au sol, inerte. Elle sentit ses cheveux redevenir libre soudainement et le chef lui lâcher le visage. Elle aperçut alors une dague passer à ses côtés et venir se planter dans le dos de celui qui s'enfuyait. Douce tourna son regard et écarquilla les yeux. Garren était debout, et il se dirigeait tout droit vers le Chef des terroristes. Garren était ... en vie.

Mais alors que Douce essayait de comprendre ce qu'il venait de se passer, Garren commença à frapper violemment le chef qui n'avait plus aucune chance. La violence était telle que ses os en étaient brisé. Les cris de douleur du Nain donnaient des frissons à Douce. Si Garren continuait, il allait le tuer. Douce ne supportait pas la souffrance qu'il donnait à ce Nain. De plus, le chef serait surement utile pour la récolte d'information .. Il fallait qu'elle l'arrête.

La messagère balaya donc la salle du regard et tomba sur le corps inerte du garde. Elle alla à sa rencontre tant bien que mal et lui prit la clef qui servait à ouvrir les menottes qui lui attachaient les poignets. Elle eut du mal à faire rentrer et tourner la clef mais elle y arriva finalement. Ce fût un grand soulagement. Douce sentit ses poignets redevenir libre et le frottement du métal s'arrêter enfin.

Cependant, la douleur à l'épaule était toujours là et au ventre aussi. Mais il fallait qu'elle agisse. Elle se déplaça donc tant bien que mal jusqu'à Garren qui était en train d'étouffer le Nain avec sa botte, celui ci virant au bleu. Plus Douce marchait, plus ses douleurs s'intensifiaient. Elle essaya de l'appeler de loin mais sa voix était trop faible et Garren avait l'air de ne vouloir rien entendre.

Après beaucoup d'efforts, en s'aidant du mur pour avancer, Douce arriva enfin à se mettre entre les deux, face à Garren et dos au Nain qui manquait de plus en plus d'air. La messagère s'appuya sur Garren en mettant sa main droite sur son épaule, luttant pour ne pas tomber et rester debout. Elle ne pouvait plus bouger son bras gauche sans avoir une douleur lancinante et son ventre la suppliait de s'écrouler pour se plier en deux. Ses poignets ensanglantés et avec la peau à vif la brûlaient aussi encore.

Mais Douce fit barrière à toute ces douleurs et prit une grande inspiration pour prendre une voix faible. Elle était cependant douce et rassurante comme à son habitude. Ses grands yeux émeraudes étaient rivaient sur ceux de Garren, ceux là vides, ne regardant que le Nain en train de mourir sous ses yeux.

Garren, non ... Garren...

Douce essayait de capter son attention mais il ne réagissait pas. Sa voix ne devint qu'un chuchotis, assez fort cependant pour que Garren l'entende.

Arrêtes, je t'en supplies ... Ne fais pas la même erreur qu'eux, ne suis pas leur chemin .. Laisses le .. De plus ... il ... il peut être une source d'information .. Garren ... lâches le ... je t'en supplis ...

A ces mots, Douce entendit le Nain se mettre à tousser, signe qu'il avait eu la possibilité de reprendre de l'air, puis elle l'entendit s'écrouler un peu plus au sol, toussant fortement. La messagère, à court de souffle aussi, sourit légèrement de soulagement et sa parole fut faible.

Merci ..

Un lancement à l'épaule la fit alors s'agenouiller au sol avec une grimace de douleur. Elle n'en pouvait plus. Elle mit sa main droite sur son épaule gauche qui saignait encore et se plia un peu sous les douleurs de son ventre. Ses yeux étaient baissés au sol et elle ne pouvait plus rien faire seule, elle était devenue trop faible pour se relever.

Elle entendit cependant quelques voix se rapprocher. Était ce des renforts ? Les élus ? Douce n'en savait rien. A vrai dire, elle ne savait plus quoi faire. Sa douleur l'empêchait de réfléchir. Elle avait donné tout ce qu'elle avait pu jusqu'au bout, et elle pouvait maintenant se relâcher un peu. Les terroristes avaient échoués, et Garren était devant elle, vivant. Alors, elle pouvait ainsi se plier à sa douleur, arrêtant de lutter contre elle et sa fatigue.

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Ven 6 Sep - 20:35

- Je le hais ! Je le déteste ! Je veux qu'il crève !!!

Malgré tout et pour tout, Douce n'en démordait pas. Avec bravoure, elle s'était dressé entre lui et le Nain et cela, malgré tout ce qu'il avait bien pu lui faire. Vortigern était fou de rage, il voulait le lui faire payer mais, sa messagère n'était pas de cet avis. Meurtris, la voix faible et fatiguée, elle lui demandait d'arrêter, encore et encore. Il ne l'écoutait pas, enfin, il ne voulait pas l'écouter mais, il ne put y résister bien longtemps. Il le relâcha finalement dans un dernier et brutal geste, avec mépris, puis s'écarta de lui alors que Douce le remerciait. Cette dernière ne tarda pas d'ailleurs à s'agenouiller, surement à cause de la douleur. Le roi la rattrapa bien vite, la redressant sur ses deux pieds en faisant le bras de la messagère par dessus ses épaules.

- Douce, redresse toi, ne t'agenouille pas maintenant et ici.

Lui dit-il calmement même si une certaine tristesse se ressentait dans le ton de sa voix. En parlant de voix, des éclats ne tardèrent pas à se faire entendre, surement les renforts, un peu tard cependant.

- Douce ?

Malheureusement, cette dernière avait beaucoup souffert, bien plus que lui et son état alarmant. Le chef reprenait lentement ses esprits. Il s'apprêtait à ouvrir la bouche quand Garren lui envoya un énième coup de pied dans la figure, cela eut au moins le mérite de lui faire perdre connaissance, il l'avait assez entendu comme ça. Il redressa un peu la messagère.

- Allez, un petit effort !

Il essayait de la faire marcher mais, rien à faire et cela lui tordait le coeur, même s'il ne l'affichait pas. Les Nains étaient tout proche, ce n'était pas le moment de se livrer à d'heureuses retrouvailles, malheureusement. Rien à faire, il passa son autre bras sous ses genoux et la souleva, c'était mieux ainsi. Il n'eut le temps que de faire un pas ou deux que les Nains arrivèrent. Ils furent d'ailleurs très surpris de trouver le roi ici, avec sa messagère dans les bras, et le chef Nains en piteux état derrière.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ici ?!

S'écria le général qui était lui-même venu. C'est vrai qu'à première vue, tout cela ne ressemblait qu'à une atroce pagaille mais, il ne fallut pas longtemps à l'élu pour comprendre le pourquoi du comment. Il envoya ses soldats capturer le chef qui était inconscient puis, ils s'approcha d'eux.

- Il n'y a pas de mots pour qualifier ce que je ressens à l'égard de ces personnes là et de ce qu'ils ont pu faire à votre ... Messagère.
- Ça n'aurait jamais dû arriver.
- Et il n'y a pas non plus de mots pour exprimer ce que je ressens à l'égard de cette situation. Vous nous voyez sincèrement désolé.
- Ca me fait une belle jambe tiens ! Regardez un peu dans quel état elle se trouve ! Vous croyez que j'en ai quelque chose à carrer de vos excuses ?!
- Nous allons nous occuper d'elle, et de vous aussi.
- Non, vous ne la toucherez plus.
- Messire, soyez raisonnable !


Garren ne le montrait pas mais, il brûlait intérieur. Pour elle, pour la stupidité dont il avait fait preuve, pour tous ces nains qui étaient morts ... Quelle journée. Finalement, il accepta l'aide de la communauté et ils furent tous les deux emmenés dans des lieux plus sûr où un médecin barbu s'occupa de leur prodiguer des soins, tout en leur racontant quelques histoires de la communauté pour le moins saugrenues. Cela eut bien le mérite de leur changer les idées et alors que les Nains se remettaient lentement mais sûrement de cet incident, les autorités s'efforçaient de faire parler le chef. Celui-ci n'avait pas lâché un mot et pire même, il s'était suicidé.

Deux jours plus tard, les festivités interrompues avaient repris et battaient leur plein de plus belle et comme si de rien n'était. Il faisait nuit maintenant et 48 heures s'étaient écoulées depuis. Garren et sa messagère étaient maintenant seuls dans un autre appartement, plus petit que le précédent mais, en bon état. Le siège du conseil avait été endommagé mais, il restait en bonne partie habitable. Le lendemain, ce même conseil abriterait une grande réception où tous les aristocrates seraient conviés. Les élus avaient demandé au roi de préparer un discours, en l'honneur de l'amitié entre les Nains et les Humains, et surtout, au vue de ce qu'il s'était passé et du comportement héroïque de la messagère. Pour l'heure, ils étaient tous les deux fatigués et il était temps de dormir, un peu de repos ne ferait pas de mal. Cela dit, Garren n'avait pas l'intention de se coucher maintenant. Il se leva et s'en alla enlacer puis embrasser Douce, chose qu'il n'avait pas eu le temps de faire depuis les derniers événements et chose dont il mourrait quelque part d'envie.

Il ne disait rien, il n'y avait rien à dire. Et puis, les mots prendraient trop de temps, les gestes étaient tellement plus significatifs. Il se contentait de ressentir sa chaleur, son corps, son souffle, ses battements de coeur, sa vie. C'était rassurant et il n'osait même pas imaginer à quoi ressemblerait cet instant si les choses avaient mal fini. Quoi que ...

- Pourquoi ne pas avoir utilisé tes compétences pour fuir, une fois que tu avais libéré les élus ?

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Re: Le sens de la fête, la suite ( Pv Garren ). [ Terminé ]   Sam 7 Sep - 15:08

Il y a 48 h, des vies étaient sacrifiées, des cris de terreurs résonnaient entre les murs et du sang coulait à flot. Pourtant, tout ceci n'était plus à ce moment là. Les cris avaient été remplacés par des chants et s'était maintenant l'alcool qui coulait à flot. La nuit était si douce et calme ce soir là qu'il représentait le calme après la tempête qui s'était manifestée. Le ciel était dégagé et les rues d'Alfebur accompagnaient le scintillement des étoiles. Le scintillement des étoiles, cette lueur ... Qu'était devenu cet enfant ?

Douce arrêta alors de regarder à travers la fenêtre et se posa devant un miroir où elle pouvait se voir en entière. Par dessous la bretelle de la robe que les Nains lui avait offerte en dédommagement, on pouvait voir le bandage qui était posé par dessus sa blessure causé par la balle. Les soins avaient été si efficaces que Douce pouvait maintenant bouger son bras en ne ressentant presque aucune douleur. Il restait des traces de l'irritation à ses poignets, mais celles ci étaient en bonne voie de guérison.

La couleur verte de la robe faisait ressortir les yeux émeraudes de Douce par dessus sa peau claire. Sa longue chevelure blonde retombait sur ses épaules. Elle avait pu la laver et la brosser après le traitement qu'elle avait subit à cause des terroristes. Mais Douce avait beau être propre et soignée, elle avait du mal à s'endormir et fermer les yeux sans revoir le sang sur sa peau. Son sang, mais surtout celui des autres.

Douce soupira alors légèrement et ferma quelques instants les yeux. Cela était fait, on n'y pouvait rien, c'était du passé. Elle les rouvrit par la suite. Elle posa ainsi les yeux dans le reflet de Garren, dans le miroir, qui était assit sur le lit. La messagère afficha un léger sourire à celui ci, toujours par l'intermédiaire du reflet et le regarda se lever pour s'avancer vers elle.

Douce se retourna doucement, se mettant dos au miroir et se retrouvant face à Garren. Elle sentit ses bras l'enlacer puis ses lèvres se joindre aux siennes. Ce baiser, elle le lui rendit avec autant d'envie que celle de Garren. Elle profita de ses bras autour d'elle et resta à l'intérieur. Il était le réconfort après l'effort. En cet instant, Douce se sentait en sécurité et elle aurait voulu rester ainsi éternellement.

- Pourquoi ne pas avoir utilisé tes compétences pour fuir, une fois que tu avais libéré les élus ?

A ces mots, Douce mit du temps à y répondre. Elle leva son regard vers celui de Garren et reprit avec sa voix douce et rassurante comme à son habitude.

Parce que je n'en avais tout simplement pas la possibilité. Les chaines qui me retenaient n'étaient pas inflammables ...

La vue de la scène lui revint alors. La cellule, le sang, les coups, le massacre, le garde, les cris du chef ... et Garren se faisant croire pour mort au sol. Douce ouvrit grand les yeux et regarda Garren longuement dans les yeux. A ce moment là, lorsqu'elle l'avait vu ainsi, elle avait eu l'impression que tout s'écroulait. Cette douleur au cœur l'avait déchiré et ses larmes n'avaient pu s'empêcher de couler. Douce sourit alors à Garren tendrement tout en ayant des larmes qui se mirent à couler silencieusement sur ses joues.

Quand je t'ai vu sur ce sol inerte, j'ai cru te perdre à jamais .. J'ai vu soudainement tout s'effondrer autour de moi ..

Ses larmes continuèrent de couler encore et encore mais Douce avait le sourire aux lèvres. Elle se rendit compte alors qu'elle ne pleurait pas de tristesse mais de joie et de soulagement. Le soulagement de le voir en vie, près d'elle. La joie de pouvoir le serrer dans ses bras et de pouvoir rester dans les siens.

La messagère l'enlaça alors tendrement et déposa ses lèvres sur les siennes en fermant les yeux. Là, avec lui, fermer les yeux n'était plus un problème. Tous ces souvenirs d'horreur n'apparaissaient pas parce qu'il était à ses côtés. Douce l'embrassa tendrement puis quitta ses lèvres, ses larmes ayant arrêtaient de couler. Elle l'enlaçait toujours et déposa sa tête contre son torse, restant contre lui.

Je ne veux plus te perdre, plus jamais... Voir ta vie disparaître est une torture ...

Douce fit alors une petite pause et resta contre lui puis reprit tendrement et toujours aussi calmement.

Et je te dois un remerciement. Merci d'être venu me chercher pour me sauver.

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