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 Terminé | Une petite qui observe, des mains qui se faufilent. [PV Douce Alanoré]

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Ula

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MessageSujet: Terminé | Une petite qui observe, des mains qui se faufilent. [PV Douce Alanoré]   Mar 16 Juil - 18:35

Dans un murmure, la sacoche de cuir vole à travers la pièce de bois grossier... Une main se lève et la saisit en vol, a une dizaine de centimètres de deux grands yeux bleus.

"Du pain et du poisson, Ula, pour aujourd'hui, c'est ça que je te demande. Tu as bien compris ?!" s'exclame de sa voix étrangement criarde la maîtresse des lieux.

La gamine termine de nouer le lacet de la sacoche à sa hanche, sous l’œil interrogateur du petit élémentaire de feu qu'elle a invoqué. Ce dernier, petite flammèche vivante, a une forme humanoïde ailée... Et fait la taille de la main d'un homme adulte. Relevant le nez, Ula lui donne une tape sur la tête, insensible à ses flammes, l'envoyant voler plus loin. Il se redresse sans un son, prenant la forme d'un oiseau de feu, tandis qu'elle sourit.

"Oui tu maîtrises ce nouveau petit ami, mais est-ce que tu m'as entendu ?" s'impatiente la vieillarde.
"Oui Mamy." répond simplement la fillette, sans même la regarder.
"Bien... Et je ne veux pas te voir revenir sans ce que je t'ai demandé !"

Ula acquiesce, serrant le poing sur son médaillon, accroché à une corde usée autour de son cou, petit cercle d'un métal bâtard où est gravé une rune nécessaire à ses invocations. C'est plus rapide de l'avoir ainsi sur soi, que d'avoir à toujours la retracer. Le petit élémentaire disparaît, telle la flamme d'une chandelle qui s’éteint. Descendant du grand coffre lui servant quelque fois de "lit", et là simplement de chaise, Ula foule du pieds le tapis-sur-lequel-elle-ne-doit-jamais-dormir et qui couvre le centre de la pièce, avant de sortir de sa démarche assurée, refermant distraitement la porte faussement branlante derrière elle. Depuis deux ans que ses gongs de métal rouillé semblent prêts à lâcher. Deux années, et toujours là. Pataugeant dans l'une des rigoles d'eau souillée encadrant la baraque, la fillette quitte "le domaine de la Sorcière", proche des égouts, et évité par toute la faune humaine du quartier. Les gardes même semble l'avoir "oublié". Sa "Mamy" ne l'autorisera à rentrer dans la bicoque qu'avec une miche de pain et du poisson, ce qu'elle obtiendra sans soucis. Aucune heure de retour n'est définie. Ula ne reviendra sans doute qu'à la nuit tombée... A moins qu'elle ne s'ennuie d'ici là.

Sans un mot, elle se glisse dans une ruelle salle, connaissant depuis longtemps le chemin jusqu'au marché. Ou encore... La Citadelle.



La miche est dans la sacoche, alors qu'elle s'éloigne du marché, les cris agacés du marchand s'éteignant bientôt. Petite, Ula se font dans la masse, grignotant distraitement l'un des bouts de la seconde baguette qu'elle tient dans ses bras. Quiconque baisse un instant les yeux n'a que la vision d'une enfant en haillons, n'ayant qu'une maigre miche de pain pour tout repas entre les mains... Avant qu'elle ne disparaisse à leur yeux. Il ne reste que la moitié de son en-cas quand elle s'extrait de la foule d'habitants bien sur eux, avec leur habits colorés et leurs bourses rebondies... Ula en tient justement une à la main, la soupesant distraitement, observant les murailles de l'autre côté des douves. Elle est arrivée à la Citadelle. Elle n'a pas encore attiré l'attention, s'étant immobilisée près du muret encerclant l'eau, tandis que les passants continuent leur va-et-vient dans son dos. Son autre main range distraitement le reste de la baguette, avant de se porter ensuite sur son médaillon, l'effleurant tout juste.

Plus haut, un garde donne un coup de coude à un autre, lui soufflant en lui indiquant du doigt la petite silhouette en contrebas, qui commence à longer le muret de pierres pâles, s'approchant du pont.


"Eh dit, ce serait pas..."

Les deux sursautent alors que dans un *POUF*, et le tintement scintillant de pièces volantes, un objet non identifié vient s'écraser contre la muraille. Plus bas, Ula fait la moue, déçue de ne pas en avoir touché un directement. La bourse n'est plus dans sa main, mais chute tragiquement, avec tout son contenu doré, dans l'eau saumâtre des douves. L'un des bonhommes se penche aussitôt, s'adressant à ceux en faction à la grande porte, qui n'ont pas saisit ce qu'était ce bruit.

"IVAN, MARCEL, C'EST LA GAMINE ! CHOPPEZ-LA !" gueule-t-il en indiquant du doigt Ula qui attend, stoïque, juste au bout du pont abaissé. Dans sa voix se fait entendre toute l'exaspération d'un nouveau qui n'a pas encore appris à ce contrôler devant ces "agressions" quotidiennes. Il reste donc sourd aux tentatives d’apaisement de son voisin.

Il se trouve que Marcel est aussi un bleu, et qu'il s'empresse de réagir aux appels de son camarade. Parmi les gardes, c'est presque devenu une compétition : celui qui parviendra à calmer la gamine d'une bonne baffe deviendra un véritable héros, ayant fait respecter la Garde... Et surtout, ayant préserver leur équilibre mental à tous. Ula, qui attend gentiment, l'observe commencer à remonter le courant de passants sur le pont. Souriante, la gamine profite qu'une silhouette encapuchonnée se trouve près d'elle pour se plaquer derrière elle, alors qu'elles sont toutes deux bousculés par quelques passants ayant hâte de quitter les lieux. Le pauvre Marcel, après avoir écarté deux badauds, se retrouve confronté à la disparition de sa cible... Heureusement, les gardes veillent.

"ELLE EST TOUJOURS LA ! DERRIÈRE LA MESSAGÈRE !" beugle l'excité là-haut, indiquant l'encapuchonnée qu'ils ont tous appris à reconnaître, au fil de ses va-et-vient.

Alors que l'homme en armure s'avance à nouveau, Ula recule, lâchant prise sur la "Messagère", pointant du doigt le garde.

"Il veut me faire du mal." dit-elle simplement, de sa voix claire d'enfant.

Avant de soudain détaler, alors qu'elle le considère assez proche, s'éloignant de sa petite course rapide. Marcel veut s'élancer à sa suite, criant un "Retenez-la !" sans qu'aucun n'adulte ne comprenne qui il faut retenir... Si ce n'est peut-être le possesseur de la voix qui tonne, en haut des murailles.

"GARDE ESTERN RAMENEZ VOTRE CUL A SA PLACE !" gueule d'une manière rendue admirablement efficace par l'habitude le sergent responsable de cette section de la muraille, et qui en à ras son grade que les hommes sous ses ordres perdent leur moyen à cause d'une saleté de mendiante des bas-fond. "ET EXCUSEZ VOUS AUPRÈS DE LA MESSAGÈRE !"

En effet, interrompu dans sa course par la voix de son supérieur, le garde a bousculé la jeune femme. Ula observe donc à une gentille distance le bonhomme s'excuser, penaud, avant de s'intéresser à la sacoche qu'elle tient. Rien de moins que l'une des nombreuses qui ceignaient la taille de son "mur vivant" à cape d'il y a quelques instants, et qu'elle a délacé distraitement pendant leur brève "étreinte". L'ouvrant, elle n'y trouve qu'un... Papier. Joliment enroulé. Avec un sceau à la cire dessus. Mamy en aura rien à faire de ça. Relevant les yeux, elle constate que le garde s'en est retourné de là où il venait, tandis que son comparse dans les hauteurs se faisait copieusement gueuler dessus... Et que la silhouette encapuchonnée avait tourné son visage dans l'ombre vers elle. Ula lui adressa un grand sourire, avant de refermer la sacoche sur le papier.

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Re: Terminé | Une petite qui observe, des mains qui se faufilent. [PV Douce Alanoré]   Jeu 18 Juil - 12:25

Ce jour là, Douce sortait d'Elmirion, transportant un message du roi. Ces allé- retour, elle les faisait souvent. Après tout, c'était dans son métier de messagère. Ce jour là, elle n'avait pas eu de monture car elle n'en avait pas besoin. Le territoire où elle devait se rendre n'était pas très loin. Elle s'était donc équipé de sa cape et avait mit sa capuche. La foule était encore présente à cette heure ci de la journée. Tandis que le soleil tapait fort, les gens se bousculaient presque. Certain rentraient à Elmirion, d'autre rentraient. Douce se trouvait donc du côté de ceux qui sortaient mais s'était arrêté sur le côté, réajustant la broche de sa cape contre le mur de la sortie. Mais alors que la foule se déplaçait tranquillement, Douce entendit du bruit au loin. Elle releva la tête et aperçut une petite fille courir puis venir se cacher derrière elle. La jeune femme n'eut pas le temps de réagir que le garde qui était aux trousse de la petite fille venait la bousculait d'un coup d'épaule sec et violent. Douce ne riposta pas mais se caressa l'épaule avec sa main, le faisant craquer. Elle tourna le regard vers le garde et leva les yeux au ciels vers deux autres qui lui criaient dessus en lui demandant de s'excuser auprès de la messagère, soit d'elle. Le garde ne tarda pas à obéir et vint présenter ses plus plates excuses que Douce accepta en le rassurant que ceci n'était pas grave. Elle lui dit, cependant, qu'il devait faire plus attention à la foule qui l'entourait. Le garde finit par partir, laissant douce seule contre son mur. Enfin, pas totalement seule à vrai dire ...

Douce n'avait pas oublié la cause de ce raffut qui était juste derrière son dos. Elle se retourna donc doucement vers la petite fille concernée et se baissa un peu vers elle. La messagère retira sa capuche, laissant voir son doux et innocent visage et laissant libre sa longue chevelure blonde et dorée. Un sourire s'afficha alors sur son visage, lui donnant une allure encore plus douce et bienveillante.

Bonjour toi. Tu sais, ce n'est pas bien de courir dans les rues comme cela mais je comprends. Moi aussi j'aime beaucoup courir et j'aimais encore plus cela lorsque j'avais ton âge. Courir permet de se défouler. Il faut profiter de la forme et la jeunesse de nos jambes tant qu'on le peut.

Douce regarda alors la petite fille dans les yeux avec les siens qui étaient grands et de couleur émeraude.

Dis moi, comment t'appelles – tu ? A moins que ce soit un secret.

La messagère lui fit un petit clin d'œil puis baissa alors les yeux vers les mains de la petite fille qui contenait une sacoche similaire à celle qu'elle transportait toujours pour mettre les messages dedans. La jeune femme fronça légèrement les sourcil, intriguée et posa une de ses mains sur sa ceinture où elle s'apperçut que sa sacoche n'était plus là. Ce n'était donc pas une sacoche similaire mais bel et bien sa sacoche. Douce soupira doucement, gardant toutefois son calme et ne s'énervant pas. Après tout, elle s'énervait que peu souvent. Elle garda son visage doux et serein, cachant tout de même son inquiétude intérieure. Il fallait qu'elle récupère le message. Si elle ne le récupérait pas, elle faillirait à son travail et elle aurait des chances de le perdre. De plus, cela influerait sur les plans du roi et sur ceux qui devaient recevoir ce message. Douce se baissa alors un peu plus, se mettant à genoux pour être à la même hauteur que la petite fille. A la vue de son accoutrement, l'enfant ne roulait sûrement pas sur l'or et elle devait faire partie de ceux qui volaient pour survivre. Pauvre enfant ... Peut être est-ce pour cela que le garde la poursuivait. Douce sourit alors un peu plus à l'enfant. Sa voix était douce et bienveillant tout comme son visage.

Je vois que tu t'es amusée à prendre ma sacoche. J'avoue n'avoir rien vu et je te félicite pour ta performance. Tu es très discrète et agile. Mais tu sais, ce que tu as en main n'a aucune valeur, il ne te rapportera rien. Seulement, il a de la valeur pour moi, c'est mon outil de travail. Peux-tu me le rendre ?

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Ula

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MessageSujet: Re: Terminé | Une petite qui observe, des mains qui se faufilent. [PV Douce Alanoré]   Jeu 18 Juil - 14:14

Ula se disait qu'elle entendait mal. La "Messagère" s'était approchée, et venait de lui faire tout un petit monologue d'où suintait une douceur qu’écœurait la gamine, tant elle y était peu habituée. Que l'inconnue cligne d'un œil sans raison l'avait laissée de marbre : elle avait un problème avec sa paupière ? Faisant la moue, elle avait eut un espoir alors que la jeune femme avait tourné ses yeux verts tout brillants vers l'emplacement où devait se trouver, mais qui était en fait entre les mains d'Ula... Et l'espoir s'était évanoui, gobé par une gentillesse idiote. Si Ula ne courrait pas déjà en riant, c'était qu'elle était un rien stupéfaite devant son interlocutrice qui lui paraissait bien amorphe. Un peu plus et elle se servait de cette "sacoche pour le travail" comme projectile, avant de continuer son jeu avec les gardes. Même si le celui qui avait fini de gueuler en haut des murailles avait tendance à tout gâcher. La fillette hésitait entre pleurer d'ennui - cette attitude perturbait toujours les adultes -, et bouder. Finalement, elle choisit une autre attitude.

"Tu es pas amusante du tout." Fit-elle simplement remarquer avec un grand regard innocent, avant de tirer la langue à ce visage si "bienveillant".

D'un petit bond, elle recula, nouant sans s'en cacher la sacoche de la messagère à sa hanche, avec celle qui contient les deux baguettes de pain, avant de se retourner et de s'éloigner d'une petite course. Que la jeune femme ne fasse pas d'esclandre avait détourné l'attention des passants alentours, et aucun ne fit le moindre geste pour la retenir. La matinée était loin de s'achever, et Ula trouvait dommage que son amusement ait si peut duré... Elle n'allait quand même pas aller chercher le poisson tout de suite ? Néanmoins, un bref coup d’œil en arrière lui fit voir que la propriétaire de la sacoche ne comptait pas la lasser partir avec comme ça. Peut-être pourrais-je jouer avec elle alors...

Un rapide sourire apparut sur ses lèvres, elle s''engagea dans une ruelle entre deux bâtiments. Sans faire attention aux passants, elle profita du dos d'un porteur qui soufflait un instant, posant sa caisse, pour s'en servir comme appuis pour se hisser plus vite. Passant ses doigts à la peau dure et aux ongles limés par l'usure dans les petits interstices, s'aidant de ses pieds nus et secs pour prendre appuie sur la pierre, elle parvint à monter jusqu'au rebord d'une fenêtre. Menue, elle y casa son petit fessier, ses haillons ne craignant pas la poussière accumulée, sans prêter attention aux ébats qui se devinaient à l'intérieur. Les orteils gigotant dans le vide, à quelques mètres de hauteur, la fillette s'amusa des murmures inquiets et des regards soudain levés... Avant de reconnaître le visage de la messagère, encadré par sa capuche rabattu.

"Mamy m'appelle Ula. Et toi, comment on t'appelle ?" clama-t-elle tranquillement, parfaitement à son aise.

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Re: Terminé | Une petite qui observe, des mains qui se faufilent. [PV Douce Alanoré]   Ven 19 Juil - 14:30

Malgré son monologue, Douce n'avait pas réussi à convaincre la petite fille de lui rendre sa sacoche où se trouvait un message aussi important que tous ceux qu'elle transportait chaque jour. Lorsque la gamine lui rira la langue en lui disant qu'elle n'étais pas du tout amusante, la jeune femme haussa un sourcil. Pas amusante ... Ce n'était pas le but ... Mais alors que Douce réfléchissait que répliquer à cette " pique ", si on pouvait appeler cela comme ça, elle remarqua le gamine s'était déjà éloignée. La messagère ne tarda donc pas à la suivre, essayant de ne pas la perdre de vue. Malheureusement, alors que Douce était occupée et concentrée à ne pas perdre la petite fille, elle ne faisait pas attention aux personnes qui marchaient à côté d'elle et se fit bousculer violemment par une femme transportant un panier pleins de légumes. Douce se retrouva à terre, tout comme la femme et son panier. Les légumes roulèrent contre les pavés, la rue étant un peu en pente. Douce mit peu de temps à se rendre compte de ce qu'il venait de se passer et se précipita pour rattraper les légumes qui roulaient bien trop loin, subissant les coups de pieds des passants parmi la foule. La femme à côté d'elle faisait de même. Les légumes ramassés et remis dans le panier, Douce le prit en se relevant et le redonna à sa propriétaire. La messagère s'excusa de nombreuses fois et avant que la passante reprenne son chemin. Pendant ce brève contre temps, Douce avait donc perdue de vue la petite fille. Elle regarda autour d'elle. La gamine aurait pu partir de tous les côtés. Finalement, Douce n'eut qu'à lever un peu les yeux vers le ciel. La petite fille était perché plus haut sur le mur, sur le bord d'une fenêtre. Douce n'arriverait jamais à monter là haut. Elle avait beau être très rapide et avoir un minimum d'agilité, pour accéder à des endroits assez durs à franchir comme en montagne, raide.

Finalement, la voix de la petite fille se fit entendre dans toute la rue et un certain nombre de personnes avaient levé le regard, comme Douce, vers la petite fille. Sa question était simple mais la jeune femme hésita de répondre, ne voulant pas se donner en spectacle devant toute cette foule. Mais à choisir entre son message, soit son travail, et se donner en spectacle, quitte à se rendre ridicule, le choix fut vite fait.

Je me nomme Douce mais tous le monde ici m'appelle la messagère. Descends maintenant s'il te plait et redonnes moi cette sacoche.

Malgré l'embarra dans lequel Douce se trouvait, ce n'était pas de la colère qui se trouvait dans son visage mais plutôt de l'inquiétude. Cette sacoche comportait un message, si petit soit il, qui représentait beaucoup pour elle. Bien plus qu'on pouvait le penser.

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Ula

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MessageSujet: Re: Terminé | Une petite qui observe, des mains qui se faufilent. [PV Douce Alanoré]   Mar 23 Juil - 23:44


"Douce la Messagère ? Douce... Dou dou dou, dou dou dou, dou..." se mit simplement à chantonner la fillette, ne réagissant guère à la demande de la jeune femme.

Ses pieds sales se balançaient gentiment dans le vide, regardant tour à tour les visages levés, le ciel au dessus de sa tête.

"Elle ne viendra pas ~ Alors je reste là ~ Là-haut à la fenêtre, il y avait un poisson ~ Pas d'oiseau, car il n'a pas peur de l'eau ~" entonna-t-elle, ne semblant pas songer à descendre, cette petite chansonnette qui n'avait pour charmer qu'une voix claire d'enfant.

Mais son manège attira bien des attentions, dont celle des occupants de la maison à la fenêtre. Ainsi, en plein effort, Madame braqua un regard stupéfait sur le dos qui bloquait la lumière de l'extérieur, son émoi tirant Monsieur de son plaisir. Ni une ni deux, choqué, emporté, le voilà qui se précipite de son lit vers la fenêtre, se vautrant à moitié sur le tapis avant d'atteindre la poignée, vociférant des mots que la vitre rendait inintelligibles. Ula lui jeta à peine un regard, à cet homme énervé derrière elle, alors qu'elle chantait toujours. Jusqu'à ce qu'il parvienne à ouvrir la fenêtre. Vers l'extérieur. Avec l'empressement d'un homme dérangé.

Un hoquet de stupeur s'élève des gorges, alors que la gamine est poussée dans le vide. Une seconde où tout se joue : la chute, son cou... Mais la fillette est agile, souple, réactive. Elle parvient à se rattraper au rebord, n'ayant plus que ses petites mains pour l'empêcher de tomber sur les gens en contrebas. Peut-être ceux-ci l'attendent-ils, prêts à la réceptionner... Ula ne songe pas à un tel comportement bienveillant, seulement au gêneur qui l'a ainsi menacée. Ce dernier reste choqué, réalisant qu'il vient de pousser une enfant dans le vide, et à la vue d'une certaine foule...

Cette pensée est expulsée avec son souffle alors que, ayant pris appuis avec ses deux pieds secs sur le mur, Ula est parvenue à remonter... En se jetant à l'intérieur, usant de l'homme comme d'un matelas pour amortir son entrée. Un cri féminin l'accueille, alors qu'une femme se recroqueville dans un lit défait, ramenant les draps de lin sur son corps nu. Ula la regarde, puis l'homme dont le torse lui sert de chaise... Nu, lui aussi. La fillette se retourne, parfaitement indifférente devant la virilité - défaillante à cause du choc - de l'individu. Plus envie de passer par là, songe-t-elle en observant la fenêtre à présent grande ouverte, gonflant les joues d'agacement.

Sentant son matelas se remettre de son émotion, commençant à ouvrir la bouche, Ula bondit sur le lit et se saisit en vitesse d'un oreiller sous l’œil stupéfait de Madame, avant de le balancer à la figure de Monsieur qui se relevait, souriant davantage alors qu'il s’apprêtait à le lui renvoyer, une énième injure à la bouge.


"C'EST UNE ENFANT ALBIN !" s'écria la femme, faisant mal aux oreilles de la fillette qui les boucha avec ses mains.

A ce geste protecteur s'ajouta un petit rire devant l'attitude de l'homme qui, saisissant ce détail et se rappelant sa nudité, usa de l'oreiller pour couvrir cette dernière. Il songea néanmoins à hurler à moitié à l'enfant de déguerpir, ce qu'elle n'entendit pas, mais s'engagea l'air suspect et presque docile dans le couloir à l'extérieur de la chambre.

Une porte sous la fenêtre où avait disparu Ula, légèrement décalée, finit par s'ouvrir, livrant le passage à la gamine. Une grande partie de la foule attroupée s'était dissipée, mais elle repéra Douce qui était restée plantée là. Se glissant jusqu'à elle, elle lui tira sur la manche, avant de lui tendre une sacoche qui n'était plus lacée autour de sa taille.


"Tiens." dit-elle simplement, sans avoir l'air gênée, ni amusée ni rien.

Il s'agissait bien de la sacoche de la messagère. Une fois celle-ci remise, Ula s'éloigna un peu, tout doucement, oscillant... Avant de se retourner, quelques mètres plus loin, observant la réaction de Douce alors qu'elle ouvrait la sacoche. Bien sa sacoche oui. Mais s'y trouvait la moitié d'une baguette de pain, et une petite boîte quelconque contenant les quelques bijoux - breloques - de la femme précédemment évoquée nue dans son lit. Et quand Ula croisa à nouveau le regard de Douce, elle lui adressa un grand sourire, aux dents d'enfant, avant de se mettre à courir, sa chansonnette sur les lèvres, attentive à tout nouvel appel de la jeune femme... Auquel elle répondrait par un tirage de langue, tout en continuant sa course.

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Re: Terminé | Une petite qui observe, des mains qui se faufilent. [PV Douce Alanoré]   Dim 28 Juil - 15:41

Douce entendit alors l'enfant chanter et rester sur le bord de cette fenêtre. Apparemment, elle n'était pas prête de lui rendre son message et elle ne pouvait l'atteindre de là où elle était perchée. La foule regardaient la petite fille et Douce n'aimait pas se faire remarquer comme cela et resta silencieuse, prenant sa patience en attendant qu'elle descende. Son visage n'était pas dur, elle attendait seulement patiemment, ne comprenant pas vraiment les paroles de sa chanson. Peu de temps après, Douce vit la fenêtre s'ouvrir d'un seul coup, projettant la petite dans le vide. La jeune femme sursauta face à cette scène et essaya de s'avancer dans la foule, mais sans succès. Ula se rattrapa cependant avec une agilité étonnante avant de rentrer à l'intérieur par cette même fenêtre d'où elle était tombait. Tout la foule en bas gardait le silence alors qu'on entendait depuis la fenêtre le cri d'une femme et différents bruits qui montraient le bazar que la jeune fille mettaient à l'intérieur. Douce hésita à rentrer dans le bâtiment mais se dit qu'il serait sûrement trop tard le temps qu'elle arrive en haut et elle eut raison. En effet, à peine rentrée, la petite fille ressortit par une petite porte. L'enfant revint alors vers Douce à qui elle lui tira la manche.

" Tiens."

Le visage de l'enfant avait soudainement changé d'expression et ne semblait plus amusé. Était-ce une ruse ? La jeune femme baissa la tête et prit la sacoche en voulant la maintenir par le bras si jamais il n'y avait pas le message mais cela était trop tard. La gamine était déjà loin devant elle et Douce prit donc la décision d'ouvrir la sacoche et vit qu'il y avait un bout de pain et des bijoux à l'intérieur. La jeune femme soupira légèrement, regardant autour d'elle, gênée. Et si quelqu'un la prenait pour une voleuse ? Douce enleva donc le bout de pain et demanda à une passante qui avait vu la scène d'aller rendre les bijoux à sa propriétaire. Elle releva ensuite les yeux vers l'enfant souriant.

Hey ! Reviens !

Douce tendit une main vers elle tandis qu'elles se mit à son tour à courir. Elle apperçu la jeune fille tirer la langue et continuer à courire. Douce ne pouvait utiliser ses capacités à Elmirion, il y avait bien trop de monde et elle ne voulait pas prendre le risque de bousculer les personnes autour d'elle et de briser la sérénité des rues. La messagère se mit alors à courir normalement parmi la foule, avec tant bien que mal, essayant de rattrapper l'enfant. Elle espérait que la petite fille se retrouve sur un terrain plus dégagé pour que Douce puisse utiliser ses capacités magique et puisse ainsi la rattrapper sans problème. Mais tout sortait donc cette gamine ? Et que pensait-elle en embêtant la messagère ainsi ? Cela n'évait rien de très drôle, le message était bien trop important. Douce était de nature sensible au niveau émotionnelle. Elle avait beau être bienveillant, douce et gentille, on pouvait facilement la blesser et c'est ce que l'enfant faisait. Peut être était-ce son but ? Les gardes avaient l'air de la connaître puisqu'ils la poursuivaient comme si c'était quelqu'un à attrapper absolument. Douce avait de plus en plus du mal à respirer avec l'effort. Elle avait beau être jeune, elle ne l'était pas autant que cette petite fille. Elle essayait cependant de tenir, ce message était bien trop important pour elle.

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Dernière édition par Douce Alanoré le Mar 30 Juil - 13:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Terminé | Une petite qui observe, des mains qui se faufilent. [PV Douce Alanoré]   Lun 29 Juil - 1:00

Alors Ula courut bien sûr. Lançant ses petites mais vives jambes d'enfant, elle s'engouffra à nouveau dans la foule. Courir, un infime instant où elle ne touche plus terre avant que son pieds ne frappe à nouveau le sol, la peau sèche et durcie subissant depuis bien longtemps sans douleur un tel traitement quotidien. Courir, poursuivie, comme cela l'amusait tant. Parce que, que ce soit cette Messagère ou les gardes, ils avaient toujours tant de mal... ! Elle, petite, se glissait entre les hanches, voir se pliait soudain quand une personne - homme bien souvent, les femmes avaient toujours des vêtements qui lui gâchaient la vue - trouvait le moyen d'avoir les jambes assez écartées pour qu'elle s'y glisse, se redressant aussitôt pour reprendre son élan.

Piétinant sans vergogne des pieds, bousculant avec son semblant de force, et sans jamais s'excuser, ha ça non ! Qu'est-ce qu'elle irait lentement si elle faisait comme certains - mais rares - adultes qui disaient "excusez-moi" et "pardon" pour avoir juste touché quelqu'un un tout petit peu violemment. Mais la fillette ne faisait pas comme cela, elle. Elle se frayait un chemin avec toute l'énergie et la bravade d'une gamine sans parents pour la gronder, sans grande sœur ou grand frère pour lui montrer l'exemple... Mais pour en revenir à ses si malhabiles poursuivants habituels, elle s'amusait toujours de les observer et de les entendre lutter dans la foule, soufflant, gueulant quand ils perdaient leur sang-froid, gros comme ils étaient dans leur carcasse de métal. Ah, qu'il devenait rare ce petit plaisir, avec le bonhomme en haut du mur qui les rappelait à l'ordre à chaque incartade, empêchant la petite de les entraîner à sa suite... Il le faisait d'une manière si marrante, mais sans jamais vouloir venir, lui.

Cependant, il n'avait pas retenu la Messagère, et Ula s'amusait de l'entrapercevoir quelque fois derrière elle. C'était juste dommage qu'elle ait si peu de chose à dire, si ce n'est l'appeler stupidement... Par ici, par là, Ula n'était guère discrète, laissant des personnes agacées dans son sillage, sillage où retentissaient des "Oh !" de surprise et des "Aïe !" de douleurs. Il fallait bien qu'elle lui laisse une piste, non ? Mais au bout de quelques instants, elle crut l'avoir perdu de vue. Alors elle ralentit... Et la vit à nouveau. Elle est lente. Hésitante, le fillette fut distraite, oubliant un instant sa poursuivante, pour s'intéresser à un commerçant qu'elle connaissait. Poisson. Et si sa voix tonitruante ne manquait d'être remarquable, l'odeur que dégageait son étal l'était tout autant. Penché sur sa marchandise, tentant de retenir une cliente, le gros et poisseux homme fut donc surpris quand un poids lui tomba sur l'épaule gauche, l'enfant ayant bondi avec agilité, l'étalant dans les poissons odorants. Saisissant un spécimen quelconque, elle rassembla ses deux pieds sous elle avant de se jeter à nouveau en avant, son butin glissant dans son giron, alors que le commerçant furieux se redressait.


"Sale gosse, rend-moi ça !" meugla-t-il en agitant le poing.

Ula n'avait que faire, songeant juste qu'elle avait le poisson de Mamy. S'étant relevée après une roulade, elle trottina tranquillement en s'éloignant du marchand vociférant, semblait néanmoins hésiter à tenter la course, la fillette rechercha à nouveau des yeux la Messagère... Alors l'ennui s'abattit sur elle. Comme un pot de chambre qui lui aurait été versé sur sa tête, son nez se retroussant alors qu'elle faisait la moue, l'air dérangée par une odeur - elle qui vivait dans les bas-quartiers depuis toujours -, affichant un visage qui serait dit... Méprisant, chez un adulte. Avant qu'il ne redevienne neutre. Lente, elle n'a pas rattrapé son retard. Ennuyeuse. Elle la voyait lutter. S'accrocher, certes, mais sans que cela ne soit attrayant. Que cela soit dû à la fatigue ou à quelque chose qui l'avait freinée, elle n'en avait rien à faire : aller à la vitesse d'un petit de trois ans ne l'amusait plus depuis longtemps. Alors, avec un dernier regard à la jeune femme pressée entre deux autres adultes, Ula s'engagea dans une ruelle adjacente.

Rangeant le poisson dans sa sacoche, avec sa baguette et le papier qu'elle y avait placé, Ula marcha rapidement jusqu'à la prochaine intersection, dans ce petit espace entre deux bâtiments, où il n'y avait personne... Un gros rat noir qui détala en abandonnant un fruit pourri, la crasse, les volets clos au dessus de sa tête... Y arrivant, elle se retourna pour voir tout de même Douce atteindre le bout de la rue, à une quinzaine de mètres. Le temps qu'elle la rejoigne... Disparue Ula, dans le dédale de ruelles labyrinthiques, toutes identiques dans leur saleté et leur usure, le petit papier avec elle, que la prochaine pluie ferait sans doute glouglouter dans les égouts ou ailleurs...

Alors elle est sur le point de s'y engager dans la rue, se détournant définitivement de cette Messagère ennuyeuse... Mais ses jeunes yeux virent quelque chose, dans cette espace vide entre elle et la jeune femme. Vite, elle rattrape... Elle va plus vite... La surprise, et un brusque intérêt la clouèrent sur place, attendant en regardant juste Douce arriver, soudain pleine d'un élan nouveau, plus rapide que jamais. Qu'elle l'attrape, ou fouille sa sacoche, Ula n'en aurait que faire, penchant juste la tête.


"Comment tu as fais ? Tu peux voler ?" dirait-elle simplement.

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Re: Terminé | Une petite qui observe, des mains qui se faufilent. [PV Douce Alanoré]   Mar 30 Juil - 14:24

Douce continuer de courir après la petite fille, régulant son souffle tant qu'elle le peut, s'excusant sans cesse face au gens qu'elle poussait involontairement. Se battre contre la foule était de plus en plus difficile et la force de ses jambes la quittait. C'est ainsi que, par fatigue, Douce s'écroula par terre en se faisant un croche patte à elle même, se retrouvant à plat ventre au sol. Elle essaya de se relever tant bien que mal, se mettant sur le côté de la rue en reprenant son souffle. Elle n'avait en tête que ce message que la petite fille lui avait piqué. Après un petit moment de repos, Douce recommença à marcher parmi la foule, ayant perdu la gamine des yeux. Où avait-elle bien pu aller ? La messagère la chercha alors du regard jusqu'à ce qu'elle entende un marchand crier. Douce comprit alors qu'Ula était la cause de ce crie et se précipita vers la voix où elle aperçut la petit fille avec un poisson en mains. Apparemment, elle l'avait piqué au marchand qui avait le regard sévère. Mais à peine eut elle le temps de l'apercevoir, Ula était reparti. Douce, en passant devant le marchand de poisson, lui donna quelques pièces pour le dédommager du poisson en s'excusant du dérangement, puis continua de poursuivre celle qui avait volé.

Finalement, au bout d'un petit moment de course encore dans la foule, Douce apperçut Ula partir dans une rue où personne n'y circulait. Un sourire illumina alors le visage de Douce et lorsqu'elle apperçut Ula à une quinzaine de mètre d'elle et se détourner. La messagère sentit d'un seul coup de l'énergie monter en elle et en à peine une petite seconde, Douce empoigna Ula fermement pour pas qu'elle lui échappe et vint fouiller sur elle avant de récupérer son message. Message en main, la jeune femme le remit dans sa sacoche, le visage illuminé par son sourire. Elle lacha ensuite Ula et t baissa les yeux vers elle lorsqu'elle lui posa ses questions. Sa voix était aussi douce et bienveillante malgré le souffle qui lui était encore un peu court après l'effort.

Je ne vole pas, je cours plus vite que la moyenne grâce à une compétence magique.

Douce reprit alors le poignet de Ula et s'agenouilla pour avoir son visage à son niveau.

Mais cela n'a pas d'importance. Tu devrais arrêter de voler ainsi, cela peut avoir de plus grandes conséquences que tu l'imagines. Je suppose que ce n'était pas la première fois vu que les gardes avaient l'air de te connaître.

A vrai dire, Douce avait plusieurs possibilités. Elle pouvait l'amener à la garde maintenant qu'elle l'avait entre les mains et la tenait fermement mais la bienveillance de Douce la poussait à ne pas le faire. Elle voulait seulement que l'enfant comprenne qu'il ne fallait pas faire ce genre de chose. Elle avait beau avoir la capacité d'éviter les gardes et la punition, le jour où elle se ferait prendre, cela pourrait aller jusqu'au cachot. Cet enfant avait besoin d'une éducation et Douce se demandait si quelqu'un s'occupait d'elle ou si elle errait seule dans les environs. La messagère leva alors les yeux vers le ciel pour se repérer de l'heure de la journée.

Maintenant que tu m'as fait perdre du temps, je dois amener ce message au roi. Veux-tu venir avec moi ? Le temps que je donne le message puis nous terminerons la journée ensemble, à condition que tu te comportes bien, bien sûr.

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MessageSujet: Re: Terminé | Une petite qui observe, des mains qui se faufilent. [PV Douce Alanoré]   Mar 30 Juil - 15:13

La réponse de Douce avait éveillé à la fois déception et excitation en la fillette. Mais si sa remarque sur les gardes aurait pu la faire définitivement sourire, sa petite leçon de bonne conduite la laissant tout à fait indifférente, il n'en fut rien, car la jeune femme avait refermé sa main sur son poignet... Et Ula n'aimait pas. L'enfant tira pour tenter de se défaire de la poigne - qui ne devait être rien en comparaison de celle d'un garde qui serait parvenu à en faire de même -, alors que la Messagère lui faisait une proposition. Ses remarques sur son "mauvais comportement" n'éveillait nulle culpabilité, sa pleine et entière attention étant tournée sur le fait qu'elle la tenait.

Lâche-moi. Même si, en l'attendant, Ula avait mis fin au jeu, il n'en demeurait pas moins qu'elle n'acceptait pas que Douce la tienne ainsi. Mamy le pouvait, à la limite, parce que c'était Mamy, mais l'enfant ne parvenait pas à décider quant à son opinion sur la jeune femme : était-elle définitivement sans intérêt, incapable de suivre le rythme d'une course dans une foule, ou le fait qu'elle pratique la magie suffisait à compenser ce fait ? Peut-être même serait-elle une bonne joueuse sur les toits... Mais la gamine n'avait pas pu encore tenter cela pour conclure. Indécise, elle se gardait donc le droit de lui permettre de la tenir. Et elle ne lui permettait pas. Gémissant tout en tirant, elle finit par lever les yeux de la main pour regarder Douce avec l'air chagrin et implorant d'un chaton... Presque propre.


"J'aime pas que tu me tiennes." dit-elle sans détour. "Je veux bien venir, mais je partirai à un moment donner le pain et le poisson à Mamy, parce qu'elle me l'a demandé. Mais je n'aime pas que tu me tiennes !" répéta-t-elle, insistante.

Elle se débattait encore faiblement, sans être vraiment violente, sans chercher à toucher le médaillon autour de son cou. N'en ayant rien à faire du "roi", du temps qu'elle avait fait perdre à la Messagère et de tous ses sermons ennuyeux, Ula voulait bien accepter simplement cette proposition de rester en sa compagnie. Qu'elle ne se tiendrait pas "correctement", comme l'entendait Douce, était évident, mais quelque chose lui soufflait que si elle le lui disait, la jeune femme l'agacerait encore plus à coup de paroles insipides. Quant à si elle resterait toute l'après-midi avec elle... Elle seule en déciderait, selon son envie.

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MessageSujet: Re: Terminé | Une petite qui observe, des mains qui se faufilent. [PV Douce Alanoré]   Mer 31 Juil - 12:46

Douce regardait la petite se débattre. Apparemment elle n'aimait pas l'emprise qu'elle avait sur elle. Ula prit donce soudainement un air triste et un visage d'enfant battu en lui faisant comprendre qu'elle devait la lâcher. La messagère souffla alors légèrement en levant les yeux au ciel et lâcha l'enfant puis fronça légèrement les sourcils à cause d'un mot qui l'avait fait réagir : " Mamy ". Douce regarda un instant Ula de ses grands yeux émeraude, essayant de comprendre puis reprit de sa voix douce.

Mamy ? Mais qui est donc celle que tu appelles Mamy ? C'est l'adulte qui te prends en charge ?

Ne voulant pas en rajouter pour l'instant, Douce ne posa pas plus de question à Ula après sa réponse. La messagère se releva donc par la suite et se mit à regarder les alentours, cherchant par où passer pour prendre le chemin le plus rapide vers la citadelle. Douce gardait son calme malgré que, si elle ne se dépêchait pas, son message arriverait en retard. La jeune femme eut alors son visage qui s'illumina, elle avait une idée qui pouvait plaire à Ula et, en plus, lui permettre de mener son message à bien.

Bien, j'ai une idée en ce cas, tu veux faire quelque chose de marrant ?

Douce se rabaissa, dos à Ula, et lui fit signe de monter dessus. Son seul moyen de donner le message à l'heure était d'utiliser sa compétence magique et d'emprunter les rues où il n'y avait pas foule. La messagère, à force d'y passer, avait commencé à bien connaître la structure de ces rues, dont celles qui étaient plus ou moins fréquentées. Douce espérait juste qu'Ula accepterait sa proposition. Si elle la refusait, la messagère n'aurait d'autre choix de faire passer son métier avant son envie de passer un petit moment avec la petite fille.

Tu veux faire une petite balade rapide jusqu'à la citadelle ? Alors montes.

Douce lui souriait doucement en attendant qu'elle se décide. Si la réponse d'Ula était positive, et qu'elle acceptait, la messagère se relèverait puis les amènerait toutes les deux en à peine quelques minutes à la citadelle en passant dans les rues avec une vitesse impressionnante. Là bas, à la citadelle, des gardes laisseraient passer Douce porter le message tandis qu'Ula attendrait à l'extérieur, à l'entrée, ou où elle le souhaitait.

La messagère espérait juste qu'Ula ne fasse pas des siennes. La messagère se demandait si c'était encore une bonne idée cette proposition, elle prenait des risques à l'emmener vers la citadelle où il y avait des gardes. Ces gardes avaient l'air de connaître la petite fille ... et, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'avaient pas l'air de l'apprécier. La messagère comprenait pourquoi après ce qu'elle lui avait fait endurer pendant un petit moment. Elle repensa alors à l'entrée dans les appartements du couple, les bijoux, ou encore le marchand de poisson ... Douce se stoppa soudainement et s'interdit alors de penser au pire en soufflant légèrement, tout en baissant la tête vers le sol, puis remit sa capuche sur sa tête, attendant toujours la réponse d'Ula en lui souriant de nouveau.

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MessageSujet: Re: Terminé | Une petite qui observe, des mains qui se faufilent. [PV Douce Alanoré]   Mer 31 Juil - 19:07

"Mamy, c'est Mamy." dit simplement la fillette, qui ne ressentait pas le besoin d'en dire plus.
Après quoi elle resta perplexe devant la proposition de la Messagère, cette dernière ne s'étant pas avérée très douée comme compagne de jeu. A l’exception de sa magie, elle avait plutôt ennuyé la fillette... Mais la perspective d'une telle "balade" n'était pas pour lui déplaire, et elle trépigna un instant, devant le dos offert de la jeune femme. Monter ainsi sur le dos d'une personne qui la tiendrait - à n'en pas douter - ensuite était ce qui s'apparentait le plus à un "câlin", attitude qu'Ula avait oublié depuis longtemps, n'y ayant eu droit que pendant les premières années de son existence. Elle ne voyait donc en cela qu'un geste qui réduirait sa capacité de mouvement... Mais il fallait quelque fois faire quelques sacrifices pour s'amuser. Aussi, après une dernière hésitation, se jucha-t-elle sur la Messagère, enserrant de ses maigres jambes sa taille, et de ses bras son cou, tout en évitant de l'étrangler.
"Je veux bien..." dit-elle timidement, se sentant un rien maladroite là-haut.
Sa retenue ne fit pas long feu alors que Douce se mettait alors à... Bouger. Le terme était faux, car ne rendant pas pleinement compte de la vitesse. Courir non plus, car Ula aurait pu agiter ses jambes autant qu'elle le pouvait, elle ne serait jamais allée aussi vite. Les ruelles défilèrent, quelques miséreux isolés levant le nez devant cette silhouette floue qui était passée là. Ula souriait, perchée sur le dos de la Messagère, ravie par cette étrange sensation de son corps alors plus vite qu'il n'aurait dû, de la vision indistincte qu'elle avait des murs et des intersections où elles passaient. C'était déroutant, donc d'autant plus plaisant. Elle en oublia presque la baguette et le poisson dans sa sacoche.


Mais tel ne fut pas le cas de la vieille qui assista à une partie de cette rencontre. La Sorcière était toujours curieuse des vagabondages de sa petite fille favorite - en avait-elle seulement d'autres ? -, et se plaisait donc à l'observer à ses dépends, bien que l'enfant n'aurait sans doute guère réagi à sa présence. Ainsi, recouverte d'une ample cape usée dont la capuche aux teintes délavées engloutissait pour le bonheur des honnêtes gens son visage plus âgé qu'il n'était imaginable, la Sorcière s'adaptait à la vitesse de l'enfant, adoptant tantôt sa démarche de vieillarde boitant, s'appuyant avec effort sur son bâton, tantôt... Un déplacement "immobile" mais beaucoup plus rapide, permis par l'élémentaire de terre invoqué qui, glissé sous ses pieds, la portait selon son envie. L'être de magie, inclinant subtilement le sol au fur et à mesure de son avancée, écartait les passants qui souvent ne se rendaient même pas compte du passage de la vieille. Quant à ceux qui constataient sa présence... Ils relevaient aussitôt la tête, comme se forçant à oublier sa présence. Gentils petits... Songeait avec un rire moqueur la Sorcière.

Ainsi elle allait à loisir, demeurant à la lisière de la foule, rendue "invisible" par leur indifférence forcée, pour ceux qui ne la prenaient pas simplement pour une mendiante... Même si sa silhouette courbée était plutôt caractéristique. Mais passons. La vieillard apprécia d'un doux rire caquetant le spectacle de l'altercation - à distance - d'Ula avec les gardes, ne regrettant vraiment pas d'avoir fait la connaissance de la gamine, avant de la suivre, elle et sa poursuivante si maladroite. Même une femme de mon âge va plus vite que vous, mon enfant... songea-t-elle avec une bienveillance moqueuse, en observant la Messagère se frayer, d'une manière ridiculement polie, un passage dans la foule. Qu'elle dut user d'un élémentaire pour cela ne changeait en rien son jugement. Après quoi elle observa leur petite discussion, un discret élémentaire de l'air portant à ses vieilles oreilles leurs paroles. Fillette, que fais-tu donc ? Elle demeura saisie, alors qu'Ula acceptait la proposition de la Messagère, avant de disparaître sur son dos. Inconsciente. L'enfant n'avait surement pas réfléchie, comme à l'accoutumée. Partant naïvement avec la Messagère du Roi qui la conduirait directement dans l'antre de la loi. Mais la Sorcière n'était pas d'humeur à laisser son jouet se faire happer comme cela.

S'avançant dans la ruelle déserte, elle frappa le sol animée sous elle. Marmonnant des paroles incompréhensibles, elle conclut d'un ordre cinglant. "Empêche-les d'atteindre la Citadelle. Va !" la seule indication du départ de l'élémentaire fut que le sol sous les pieds de la vieille cessa de trembler. La créature était en chasse. Invisible sous le sol, perceptible uniquement par un léger frémissement, lui-même dissimulé par le martèlement des hommes au dessus de lui, il traversa à toute allure la distance le séparant de la Messagère et de son fardeau, obéissant à l'ordre impérieux de la sorcière. Quand la femme s'engagea dans les ruelles plus entretenues, non loin de la Citadelle, il ne se montra pas, caché sous les dalles qui pavaient le chemin. Puis, alors que le pont surplombant les douves n'étaient plus loin, et que les badauds se faisaient moins rares... Deux mains de terre jaillirent du sol, écartant les pavés, légèrement devant la Messagère qui filait, se refermant sur la cheville qui passa. Stoppant nette sa course, et jetant violemment la jeune ferme déséquilibrée et l'enfant au sol. Après quoi, les deux appendices se fondirent dans la terre dont ils étaient issus, l'élémentaire s'en retournant, laissant uniquement derrière lui un lopin de terre dont les pavés avaient été projetés sur le côté.


¤ ¤ ¤ ¤ ¤


La fillette chuta avec un petit cri de surprise. Projetée par la vitesse, elle roula douloureusement sur le sol, sous le nez des passants, surpris devant ces deux silhouettes qui avaient jailli d'une ruelle pour mieux se vautrer devant eux sans raison apparente. Personne n'avait perçu l'intervention de l'élémentaire, si ce n'est la Messagère dont la cheville avait été attrapée. Encore un peu sonnée, Ula se redressa finalement, agacée par les attentions des adultes autour d'elle. Remarquant les pavés soulevés, elle ne tarda pas à reconnaître là la "main" de sa "Mamy". Les rares interventions de la vieillarde étaient toujours indirectes, mais l'enfant avait appris à guetter et reconnaître tout signe l'indiquant comme telle. Quant à savoir si "Mamy" voulait son pain et son poisson tout de suite, ou si c'était autre chose... Elle ne savait pas.

Se relevant, elle eut pu attendre Douce... Mais les passants qui se regroupaient - le manteau de la Messagère les rendait plus enclin à de la compassion, contrairement aux haillons de Ula - l'agaçaient. Elle n'avait pas voulu de cette attention là, et demeurer immobile sous leur nez ne lui plaisait pas. Aussi, sans un mot, la fillette fila comme une voleuse. Les adultes ne cherchèrent pas à la retenir. Se fondant dans la foule alentour, elle attendit, discrète, que la Messagère se relève et reprenne son chemin, et que l'attention dont elle était la cible se dissipe. Une fois Douce seule, la fillette se glisserait aussitôt près d'elle pour échanger quelques mots.

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Douce Alanoré

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MessageSujet: Re: Terminé | Une petite qui observe, des mains qui se faufilent. [PV Douce Alanoré]   Ven 2 Aoû - 13:42

Mais alors que Douce arrivait presque à la citadelle, elle sentit quelque chose lui agripper la cheville dans sa course rapide. La prise était forte et la fit trébucher avant qu'elle chute au sol violemment, projetant Ula plus loin qui tomba tout aussi violemment. Cognée à la tête, la messagère mit du temps à reprendre ses esprits. Le temps qu'elle les reprenne, Douce se sentit entourée et elle sentit des bras qui l'aidèrent à se relever. La jeune femme posa alors une main à sa tête, essayant de se concentrer sur ce qui sa passait malgré la douleur qui passait petit à petit. Après un petit moment, Douce remercia poliment et gentiment alors ceux qui l'avaient aidé en leur disant que, pour sa part, tout aller bien. Elle regarda autour d'elle, par la suite, se demandant où était passée Ula.

Son regard se porta finalement derrière elle, au sol, où un pavé était soulevé et de la terre en était sortie. Douce écarquilla les yeux à cette vue. Une main sortie du sol pour l'agripper à la cheville ... Comment était-ce possible ? Cela était sans aucun doute l'œuvre de magie mais qui avait bien pu faire cela ? Ula n'aurait tout de même pas oser lui mettre des bâtons dans les pattes alors qu'elle avait l'air d'apprécier ma balade ... La messagère sourit un peu en se souvenant des rires de l'enfant et de son humeur enjouée lorsqu'elle était sur son dos. Mais son sourire parti aussi vite qu'il était venu. La foule autour d'elle s'était dissipée et Douce aperçut alors Ula qui s'était écartée. Sûrement n'aimait elle pas la foule et le contact avec les gens.

La messagère observa encore longuement le pavé cassé en fronçant les sourcils puis remarqua Ula qui s'approcha d'elle. La messagère se pencha vers l'enfant, gardant le silence un petit instant en le regardant de haut en bas, vérifiant qu'elle ne soit pas blessée. Douce hésita à mettre une main sur l'épaule de la petite fille mais se ravisa. Elle avait remarqué qu'Ula n'aimait pas le contact physique avec les personnes. Douce se contenta donc de la regarder dans les yeux et de garder sa voix douce et calme.

Tu vas bien ? Je suis désolée, cela ne m'était jamais arrivé auparavant, quelque chose a stoppé ma course en m'attrapant par la cheville.

Douce montra alors du regard le pavé à Ula puis posa une de ses mains dessus, regardant de plus près.

Je pense que ce qui m'a attrapait est venu de cet endroit là. C'est certainement l'œuvre de magie. J'aurais pu croire que c'était encore l'œuvre de tes petits jeux mais tu ne te serais pas projetée toute seule pour te faire mal tout de même.

Douce rit alors un peu et doucement avant de s'arrêter, se disant que ce n'était pas drôle. Elle releva alors les yeux vers la citadelle non loin et soupira légèrement. Si elle continuait, elle ne donnerait jamais son message à temps. La messagère espérait que le courrier qu'elle transportait ne faisait pas parti des plus importants. Elle était tentée d'y aller mais Ula avait l'air de vouloir avoir une discussion avec elle. Et puis, la petite fille savait peut être d'où venait cette main qui l'avait attrapé. Cela inquiétait Douce tout de même. Elle ne pensait pas avoir des personnes qu'elle s'était mise à dos et personne ne l'avait jamais empêchait de transporter ses messages jusqu'à la citadelle au cœur des rues d'Elmirion.

C'était comme ci quelqu'un ne voulait pas qu'elle atteigne la citadelle. Ou peut être que ce n'était pas elle qui ne devait pas l'atteindre, mais sa passagère. Douce reporta alors son regard vers Ula en fronçant légèrement les sourcils. Pas parce qu'elle était en colère, non, plutôt parce qu'elle réfléchissait à la situation et se demandait bien pourquoi cet évènement s'était produit. Douce décida donc de demander à la petite fille si elle en savait plus, peut être qu'elle savait qui avait fait cela et qu'elle avait un rapport avec.

Ula, sais-tu qui a fait cela ? Et pourquoi ?

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Ula

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MessageSujet: Re: Terminé | Une petite qui observe, des mains qui se faufilent. [PV Douce Alanoré]   Sam 3 Aoû - 1:22

S'étant approché de la Messagère, Ula ne réagit pas à ses excuses, et se contenta de lui tirer la langue quand elle évoqua ses "petites jeux". Il n'y avait qu'une adulte qui ne savait pas jouer pour ne pas les apprécier ! Les gardes ne les aimaient pas non plus, mais ce n'était pas le but. L'observant réfléchir et étudier les pavés délogés, la fillette aurait pu s'en amuser... Mais ce ne fut pas le cas. Même si ce n'était pas elle qui avait été touchée par la magie, il n'en demeurait pas moins qu'elle avait heurté le sol... Et n'avait pas apprécié l'expérience. De même que son épaule, ses mains et sa tête qui avaient un peu cogné. Quant aux éraflures à ses genoux, que dissimulaient ses haillons, elles picotaient.

Bref, l'enfant ne riait pas de Douce, et attendait sagement qu'elle ait fini son inspection. Qu'elle ait remarqué ce détail était un bon point pour elle. Lente physiquement, mais mentalement, cela allait, même si cela ne servait pas vraiment les jeux d'Ula. Qu'elle patiente au lieu de filer après une parole rapide signifiait peut-être qu'elle voulait encore rester un peu avec la Messagère... Qu'elle ne voulait pas partir tout de suite... Ou pas. Elle pouvait aussi vouloir faire attendre la vieille qui l'attendait peut-être, si elle voulait vite son pain et son poisson. Quant à la dernière question de la jeune femme devant l'enfant...

"Je ne sais pas." dit-elle, sans détourner les yeux, ni cligner des paupières, ni se lécher les lèvres ni... Rien. Pas de mensonge ni de vérité à lire dans son regard, juste la franchise brutale d'une gamine des rues.
Car cela n'était ni vrai ni faux. Oui, la fillette pensait bien que c'était Mamy qui l'avait fait, sans qu'elle sache exactement pourquoi. Car Mamy avait plein de petits amis aussi, souvent bien plus gros que ceux d'Ula. Mamy que l'enfant n'avait pas vu depuis qu'elle lui avait demandé du pain et du poisson dans la cahute. Alors puisque Mamy ne s'était pas présentée pour le leur dire de sa voix grinçante, et leur donner ses raisons, Ula ne savait pas vraiment. Elle devinait, c'était tout. La fillette observa Douce un instant sans rien dire. Puis...
"C'était chouette. Maintenant, je vais aller donner le pain et le poisson à Mamy." dit l'enfant, concluant avec un... Grand sourire.
Et cela serait le seul "Au revoir" dont devrait se contenter la Messagère car, un instant plus tard, Ula avait bondi sur le côté, filant entre les passant, petite silhouette aux cheveux noirs et aux haillons sautillant à sa suite, sacoche à la hanche, disparaissant bientôt à la vue de la jeune femme. Sans autre mot, sans aucun "A bientôt" ou "Merci". Mais ainsi était Ula. Elle ne s'en était pas moins amusée, au final.


¤ ¤ ¤ ¤ ¤


L'enfant retourna tranquillement à la cahute de la Sorcière, sans se presser ni traîner des pieds, bondissant dans l'un des nombreux filets d'eau sale qui coulait pour rejoindre les égouts à ciel ouvert, avant de parcourir encore quelques mètres et d'atteindre la porte de bois, qui tenait toujours. Sans hésitation, elle l'entrouvrit puis se glissa à l'intérieur. Mamy était là.

"J'ai la baguette et le poisson." dit Ula de sa voix claire, les sortant de sa sacoche pour les poser sur la table de bois gris qui servait de 'cuisine', dans un coin, dont la surface marquée par les coups de couteaux, avait pris une teinte plus sombre avec les innombrables et divers liquides qui y avaient coulé.
"Il faut croire que tu m'avais bien entendu, petite." répondit dans un petit rire haché 'Mamy', assise sur la seule chaise de la pièce.
Ula ne réagit pas à la remarque, et, une fois son fardeau déposé, voulut rejoindre son coffre pour s'y étendre. Elle foula à nouveau le tapis-sur-lequel-elle-ne-devait-pas-dormir, et passa devant la vieille...
"Ne te laisses plus emporter comme ça sur le dos d'une Messagère du Roi." lui souffla-t-elle soudain.
Tournant la tête, le regard de la fillette croisa celui, blanc et dérangeant, frappant au milieu de la peau grise et parcheminée couvrant le visage décharné et pointu de la vieillarde qui la fixait. Voilà. Ula savait maintenant, même si Douce n'était plus là pour qu'elle le lui dise. Et elle n'irait pas lui répondre une deuxième fois, quand elle la croiserait à nouveau. L'enfant ne chercha pas à demander pourquoi.
"Je pourrais l'invoquer lui-aussi ?" demanda-t-elle franchement.
"Si pragmatique cette petite, si pragmatique..." lâcha la vieillarde après un instant en riant bas. "Peut-être gamine, peut-être... Tout dépend si tu tenteras encore de t'aventurer dans la Citadelle sans être sûre de pouvoir en ressortir." conclut-elle avec un sourcil levé moqueur.
Ula la regarda sans mot dire. Il n'était pas d'affection,dans ce "conseil", et l'une comme l'autre le savait. 'Mamy' n'était pas attachée ni par le sang ni par une affection sincère envers l'enfant et cette dernière... Était elle même. Elle appréciait l'enseignement de la Sorcière, la petite maison où elle revenait chaque jour... Mais que l'une comme l'autre disparaissent, et le mode de vie associé avec, et Ula reprendrait son petit bonhomme de chemin sans une larme. Seule.

Quand la gamine accepta le pacte à peine dissimulé, la vieillarde sourit, dévoilant ses grandes dents inhumainement fines, et toutes encore là... Sans que l'enfant n'en frémisse. Cette dernière alla tranquillement se jucher sur le coffre, observant la Sorcière se lever, pour s'approcher de l'un des bords du grand tapis qui recouvrait le sol de la cabane. Bientôt, un nouvel 'ami'...

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Terminé | Une petite qui observe, des mains qui se faufilent. [PV Douce Alanoré]

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