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 La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]

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Exodus

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MessageSujet: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Mer 10 Juil - 16:15

Ce jour-là, à Elmirion et dans tout le royaume en général, l'agitation était grande et allait en grandissait à mesure que la journée avançait. La garde circulait vite et partout, les civils déambulaient dans la rue et vaquaient à leurs occupations quotidiennes, anxieux, les marchands perdaient leur patience et des ouvriers tentaient tant bien que mal d'aménager un large espace à ciel ouvert au sein même de la citadelle. Un vent de panique soufflait dans le Gorbos et dans le coeur des Hommes, les Amazones marchaient vers eux et leur réputation était connue de toutes et de tous. Des sauvages, des barbares, des guerrières assoiffées de sang qui ne prenaient en pitié ni les forts ni les faibles, sans parler des mythes et des légendes toutes plus effrayantes les unes que les autres qui circulaient à leur sujet. On disait par ci et par là que ces femmes étaient capables de fendre la terre, d'embraser les forêts ou de faire tomber la grêle. On les disait capables de parler aux animaux, de monter des créatures extraordinaires, gigantesques et dangereuses. On les disait même capable de voler sur le dos de certaines d'entre elles ! Oui, les Hommes avaient peur et ils pensaient tous qu'ils ne pourraient jamais faire face à leur fureur ... À moins de les laisser passer ! Alors qu'attendait le roi pour le faire ?

En fait, la situation n'était pas aussi simple que ça. Les Nains étaient les alliés des Hommes et c'était grâce à cette alliance que le royaume du Gorbos avait longuement bénéficié d'avantages commerciaux et de réductions sur les prix des métaux. Plus encore, c'était grâce à cette alliance que Nains et Hommes avaient réussi à bien s'entendre jusqu'à ce que les deux peuples finissent par développer de l'amitié et c'était justement ça le problème. L'alliance stipulait que, en cas d'agression de l'un ou de l'autre par une force étrangère aux Nains ou aux Hommes, ces derniers devaient porter assistance leur voisin. Les Nains n'étaient pas les agressés dans l'affaire mais bien les agresseurs, même si à les écouter, cela n'était qu'un accident indépendant de leur volonté ou, pire encore, une action Elfique visant à allumer le feu de la guerre entre les peuples du sud et les Amazones. Or, comme les Hommes étaient amis avec les Nains, ils ne pouvaient pas simplement se résigner à les laisser tomber, surtout que cela compromettrait leurs accords et que si par miracle les Nains venaient à remporter la guerre ou, du moins, l'éviter, le Gorbos l'aurait tout simplement bien profond.

Maintenant, les Hommes ne pouvaient pas non plus faire simplement face aux femmes guerrières qui réclamaient le droit de passage chez eux pour la simple et bonne raison qu'ils se feraient massacrer en plus d'attirer leur colère sur eux. Il ne fallait surtout pas que les Amazones les considèrent comme complices avec les Nains ! Le royaume était donc prit entre deux feux et le choix était difficile à faire. D'un côté, il perdait de juteux et indispensables contrats ainsi qu'un allié de poids, et de l'autre côté, c'était la survie même du royaume qui était remise en question. Les débats avec les chevaliers n'avaient mené nulle part si ce n'était à reconstruire Elmirion plus au sud du royaume, parce que ici il faisait froid, et de déclarer la parcelle de terre qu'emprunterait les Amazones comme indépendante du Gorbos afin de ne pas trahir les Nains. Une solution qui n'avait bien sûre ni tête ni queue et qui décida donc le roi à organiser une rencontre entre les ambassadeurs Nains, Humains et Amazones. Il fallait absolument trouver un terrain d'entente et enrayer cette guerre qui s’annonçait meurtrière avant qu'il ne soit trop tard.

Les Nains acceptèrent d'envoyer l'un des leurs en lui donnant bien évidemment le plein pouvoir de décision, sans pour autant révéler son identité, tandis que les Amazones se firent bien plus désirées. Il fallut insister, encore et encore, pour qu'elles se décident finalement à envoyer un représentant qui avait été choisie par l'arbre de vie, à les entendre bien sûr. Une chose était certaine, la discussion n'allait pas être facile, tant par la barrière des langues que par le fait que ces femmes là soient très têtues et vindicatives. Un appel avait d’ailleurs était passé dans tout le royaume, on cherchait quelqu'un capable de parler l'Emeris et le Norn, en plus du Gobbos, pour un "service rendu à la couronne de la plus haute importance".

Les préparatifs étaient nombreux, on préparait un accueil discret mais convenable. Boissons et nourriture seraient bien évidemment au rendez-vous afin de mettre les ambassadeurs à l'aise. D'ailleurs, en cuisine, on se demandait bien quelles étaient les habitudes culinaires des Amazones. Romulus pensait avoir la réponse à la question mais, rien n'était moins sûr. À la dernière minute, on avait même reçu une missive qui annonçait la participation des reines des Elfes à la rencontre, ce qui ne manqua d'ailleurs pas de faire frémir le roi et tous ceux qui avaient eu vent de cette nouvelle, généralement les reines ne quittaient jamais Archeus, si elles avaient prit la peine de participer à la rencontre, c'est que la situation était bien plus problématique qu'ils ne l'avaient pensé. Le bon côté dans tout cela, c'était que tous les éléments étaient réunis pour faire entendre raison aux Amazones et à présent que tout était prêt, il ne restait plus qu'à attendre les ambassadeurs et espérer que les choses se dénoueraient d'elles-mêmes. Le roi était cependant très inquiet, non seulement il ne serait pas assisté par ses chevaliers cette fois-ci mais, en plus, il n'avait toujours pas d'interprète sous la main ! Peut-être qu'en Elilreland ...


Dernière édition par Exodus le Jeu 18 Juil - 12:29, édité 1 fois
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Enat Daithe

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Ven 12 Juil - 11:31

« L’arbre de vie et la nature nous mettent souvent à l’épreuve, pour ne pas dire que c’est en permanence qu’ils testent notre capacité de survie. Nous avons souffert, beaucoup des nôtres sont mortes mais lorsque nous triomphons, nous en sortons que plus victorieuses, plus fortes, plus expérimentées,  plus aptes à protéger notre lieu de vie. C’est légitime. Mais ce jour-là, ce démon du ciel ne nous a apporté que malheur et destruction. D’une simple explosion,  il a balayé des centaines d’Amazones, il a laissé une plaie béante dans notre jungle et enfin, il a faillit abattre notre Arbre de vie.  La seule leçon que l’on peut tirer de cette ’’incident’’, c’est que l’étranger n’apporte rien et que nos mortes seront vengées, dans le fer et dans le sang. »

---

Je n’arrivais pas à dormir. Je pourrais dire que c’est parce que je ne suis pas dans mon village, mais je sais que ce n’était pas la seule raison et surtout, que ce n’était pas celle qui m’empêchait de dormir. Deichtire, ma partenaire, moi et tout notre village, nous nous sommes dirigées vers le Sud de notre jungle, comme tant d’autres Amazones. Nous allions joindre les forces de l’Union Amazonienne pour punir ces maudits nains d’avoir blessée notre terre. Et notre détermination fut encore plus renforcé quand nous arrivâmes sur le lieu de l’incident, passage obligé pour rejoindre notre destination. Un néant où la cendre était reine. Plus de trace de nature, plus de trace de nos consœurs d’Amazone. Rien. Le vide. J’étais déjà venue ici, je n’étais même pas loin de l’explosion et j’ai pu constater les dégats, encore chaud. Rien qu’à cette pensée, je serrais fort la main de Deichtire. J’étais triste, en colère et frustrée de n’avoir rien pu faire ce jour-là. Une élémentaliste qui n’avait pas vu le danger venir, une élémentatiste qui était tombée au sol tellement la nature environnante avait hurlé et pleurer leur douleur pendant un court instant, une élémentaliste qui était tout simplement impuissante, même avec les pouvoirs donné par l’arbre de vie. Ma compagne me rassura aussitôt : personne n’aurait pu faire quelque chose et s’il on marchait vers la guerre, c’était justement pour agir.

Ainsi, la nuit, nous dormions un peu là où on le pouvait, parfois à même le sol et sinon, sur des grosses branches solides où l’on se serrait pour se tenir chaud et pour se rassurer. Cependant, cela faisait bientôt une bonne semaine que nous vivions dans ces conditions et à force, on s’habitue. Ce n’était pas cela qui m’empêchait de dormir. Je me secouai la tête et je finis par me lever, essayant tout de même à ne pas réveiller Deichtire qui semblait bien dormir. Je pense qu’elle se force, elle aussi a souffert de cette catastrophe et je remarque bien que son caractère se durcit de plus en plus, désignant les nains comme les responsables qui allaient mourir sous sa lame impitoyable. Je les déteste aussi, mais ce n’était pas l’idée d’affronter ce petit peuple qui m’empêchait de dormir. C’était autre chose.

Je n’ai pas peur de partir de la jungle, je n’ai pas peur de combattre les nains et pourtant, j’ai peur que le jour se lève. Je m’éloigne de notre petit village improvisé, souriant en voyant que tout le monde dormait bien puis je m’arrête et pose mon dos contre un arbre, soupirant de nouveau. Je pensais m’aérer l’esprit en me baladant un peu, mais en faîte, je crois que cela empire. Mes yeux se plongent dans le sol puis je finis par murmurer

« Pourquoi moi ? »

« Parce que l’arbre de vie pense que tu es la plus apte pour ce devoir. »

Deichtire et ces arrivées presque légendaires. Dire qu’il m’aurait suffit de lever les yeux pour la voir venir… Je pense que,  normalement, je me serais maudite d’être aussi distraite, mais j’avoue que ce soir-là, j’étais plutôt contente de la voir.

« Je suis désolée, je ne voulais pas te réveiller. »

« Je sais, mais tu n’est pas la plus discrète des Amazones. Je pense que je ne te l’apprends pas. »

Je laissai un petit rire s’échapper de mes lèvres. Peu importe les tempêtes qui pourraient nous arriver, Deichtire continue de me taquiner pour que je me détende. Quand à moi… Disons que j’étais plus enclin à me blottir contre elle dans une douce et forte étreinte amoureuse. C’est ce je faisais en ce moment.

« Tu n’arrives pas à dormir ? »

« Non je… J’ai peur pour… pour demain. »

Elle pose ses lèvres sur mon front, comme si j’étais une enfant à rassurée et commence à me caresser la joue. Je me laisse faire. Deichtire est inquiète, c’est un grand rôle que l’arbre de vie m’a confié. Un devoir auquel je n’ai pas été préparée.

***

Enat devient Ambassadrice:
 

***

Je finis par poser ma tête au niveau de son cou et je sentis que son corps commençait à trembler. Un peu surprise, je relevais légèrement la tête et je la regardais. Elle avait peur, elle aussi. Je lui fais un petit sourire et l’embrassa sur la joue

« Cela va bien se passer, je te le promet. »

« Je n’en doute pas… c’est… c’est juste que… »

« Que ? »

« J’ai peur que tu ne reviennes pas. »

Quelle égoïste je fais. Je ne pense vraiment qu’à affronter la vie au jour le jour sans regarder ce que je possédais déjà. Je la regarde, posant ma main sur ma joue. Ce simple geste suffit pour la faire sourire de nouveau

« Je reviendrais… »

«  Oui… maintenant, j’en suis certaine. »

Pour paraitre plus convaincante, je me disais que ce que j’allais faire demain, ce n’était qu’un simple combat de mot et de langage et que ma détermination allait être ma meilleure arme autant que mon meilleur bouclier. J’ajoutai tout de même une dernière chose.

«  Deichtire ? »

« Oui ?  »

« Je… Je voulais te dire que… »

« Que ? »

« Que je… »

Je commence à sentir des chaleurs montées dans mes joues. Heureusement que c’était la nuit, sinon, j’aurais eu beaucoup de regret à ce que ma partenaire me voit comme cela, même si elle aurait trouvée mon attitude très mignonne. Devant ces yeux insistants, je finis par lâcher

« Oh et puis … Tant pis ! »

Si elle n’avait pas été ma compagne, je pense qu’on aurait pu parler d’agression. J’avais agrippé mes bras autour de son cou, forçant sa tête à se rapprocher de la mienne et j’avais posée mes lèvres contre les siennes. Un baiser long, doux, mélangeant amour et sensualité et je sus assez rapidement qu’elle avait appréciée ma prise de risque quand elle posa ses mains sur ma taille. Notre étreinte prit fin quand on eu besoin de respirer un peu, notre respiration légèrement saccadée par un désir qui commençait à nous prendre lentement, mais sûrement

« Je… Je n’ai jamais été très douée… avec les… les mots. »

« Je sais, mais je remarque que tu es très douée avec ta langue. Ce n’est pas désagréable. »

On commença alors de nouveau à rire, nos corps de rapprochant de plus en plus et nos caresses qui frôlaient la limite de l’indécence si on n’allait pas immédiatement se trouver un endroit un peu plus tranquille

« J’ai envie d’aller quelque part… Tu viens ? »

C’est bien quand on se comprend tout de suite

---

Après une nuit étrangement reposante, je me sentais de nouveau pleine d’énergie et surtout, prête à affronter tout les Ambassadeurs du Vindictus s’il le fallait. Depuis que j’ai été nommée représentante des Amazones, j’avais acquis une certaine popularité auprès des miens et comme je portais en permanence mon masque dorée, autant vous dire qu’on me reconnaissait de loin. Toute la matinée, j’ai du expliquer encore et encore ce que j’allais revendiquer : Le passage du royaume du Gorbos en toute tranquillité. Nous n’avions plus rien à perdre, après tout. Présenté ainsi, cela semblait simple, mais je sentais bien que la théorie s’éloignait souvent de la pratique. Il fallait que je reste concentrée, que je ne perde pas de vue mes objectifs.

Le soleil se déplace, atteignant de plus en plus son zénith et moi, il fallait que je parte. J’agrippais ma lance favorite, remettait correctement mon masque et marchait avec mes autres camarades Amazone, quittant notre jungle. Pour rejoindre notre avant-garde. Les Amazones sont endurantes, rapide et surtout, motivée, nous arrivâmes assez rapidement face à Elmirion. Une ville de pierre qui se dressait devant nous, comme un misérable mur que nous pouvions aisément écrasée. Et c’était là-bas que je devais remplir mon devoir d’ambassadrice… Avant de me lancer à la conquête d’Elmirion, il fallait se reposer un peu de cet épuisant voyage. Deichtire me surpris pour le coût, je pensais qu’elle allait rester avec moi jusqu’au bout, avant que je ne parte, mais elle n’était pas avec moi depuis que nous sommes entrées dans le royaume du Gorbos. En faîte, avant que nous sortions de la jungle . Je ne sais pas ce qu’elle cherchait, peut-être qu’elle n’avait pas envie de quitter la jungle. Je la comprenais, mais cela me rendait tout de même triste. Le départ sonne pour moi, je me lève, les Amazones me laissent passer. On dirait que je suis un espoir, mais bon, je n’allais que discuter avec d’autres personnes qui ne sont pas Amazone… Ou peut-être que c’est le fait que l’Arbre de vie m’est choisit pour une telle mission que je prenais soudainement de l’importance.  Tout à coup, quelque chose d’imposant passa devant moi, me renversant presque.

« Deichtire ? »

« Tu ne comptes pas y aller à pied ? »

« Et bien … »

« Incorrigible. Je te prête Lyrio pour que tu arrives plus vite au royaume de Gorbos. »

Lyrio, c’était sa monture apprivoisée qu’elle montait actuellement et qu’elle avait reçu à l’âge de vingt ans… C’est sa famille qui le lui a donné quand… ben quand elle a définitivement portée son choix sur moi, maintenant que j’y pense. Bien que les Amazones préfèrent se déplacer à pied dans la jungle pour éviter les mauvaises rencontres où du moins, pouvoir y faire face, les Amazones les plus respecté se permettaient d’avoir une monture. A défaut de vraiment se déplacer avec, cela inspirait crainte et respect quand elles se déplaçaient sur le dos d’un pareil animal. Pas besoin d’expliquer que la famille de Deichtire était non seulement imposante dans mon village, impossible à détrôner de leur piédestal dans tout les domaines mais également très nombreuses. Ma compagne est la cinquième enfant sur six et j’ai fini par arrêter de compter  le nombre de cousine qu’elle avait.

Pour en revenir à Lyrio, apprivoisé par une des nombreuses tantes de Deichtire comme cadeau d’anniversaire était une monture qui avait beaucoup d’allure apprivoisée mais qui était surtout redouté à l’état sauvage. Oiseaux carnivore  faisant à vue de nez un mètre quatre-vingt au ’’ garrot’’, l’endroit où l’on pouvait s’assoir sur son dos et deux-mètre dix au niveau de la tête et qui était également imposante par sa musculature  qui cache ses petites ailes qui ne lui permettait pas de voler. Arborant des plumes brunes au niveau de son ventre et de ses énormes pattes, des plumes de couleur bleus hérissée sur son dos et sur ses ailes et enfin, des plumes noires sur sa queue. Un gros oiseau capable de courir aussi vite qu’un félin et avec agilité dans la jungle. Maintenant, quand je dis que c’est un oiseau carnivore, ce n’était pas une plaisanterie. Pour comprendre, il faut s’intéresser à la tête.  Entièrement rouge , dotée de petit yeux, c’était bien sûr son énorme bec qui rendait cette animal aussi dangereux. Faisant la taille de mon avant-bras et aussi large que mon poing, c’était une arme extrêmement dur et, au bout du bec, là où les proies avait se faire déchiqueter, il y avait une légère courbure, comme si c’était une petite faucille. Cela lui permettait d’arracher la chaire d’un animal, vivant ou mort.

Deichtire descendit de sa monture, m’aida à monter sur Lyrio, puis je la regardais. Je pense que, normalement, j’aurais fait preuve d’un refus catégorique. Le nombre de fois où elle m’avait obligée à montée sur cette sale bestiole et le nombre de fois où j’étais tombée lamentablement par terre… Mais bon, depuis quelques jours, je n’agis plus normalement

« Je te le ramènerais, promis »

« Reviens vers moi surtout. »

Je souris, même si derrière mon masque, cela ne se voyait pas et puis je me tourna vers Elmirion. Lyrio fit de même. Il semblait savoir que ce que j’allais faire était extrêmement important, il était calme, très docile, même avec moi et pourtant, ce n’est pas une mince affaire.  Je finis par serrer mes jambes autour de ses plumes et à posée mes mains au niveau de son cou pour me maintenir. J’étais prête. Maintenant, pour diriger nos montures, il fallait leur parler et si elles étaient bien dressée, elles obéissaient. Heureusement pour moi, je pouvais user un peu de mes dons d’élémentalistes pour que ce processus ne connaisse pas l’échec, même si de ce coté là, je pouvais certainement m’améliorer

« Allons-y Lyrio . En route pour Elmirion ! »

---

Le voyage se passa sans encombre et surtout, il se passa de façon assez rapide et je pense qu’il ne nous fallut qu’un quart d’heure pour arriver à destination, là où, en courant, j’aurais mis au moins une bonne heure. Je pense que l’on pouvait dire que j’étais en avance et cela se voyait. Les gardes furent très surpris de mon arrivée sur cet oiseau carnivore géant. Que d’agitation. Et moi qui était déjà énervée parce que je n’étais pas dans ma jungle, l’absence de tranquillité avait le don de me rendre encore plus furieuse. Je n’étais pas la seule. Lyrio, commençait à s’exciter et j’ai du lui caresser le cou pour qu’il reste calme.

Finalement, les portes s’ouvrirent et une dizaine de garde m’attendait, la lance pointée en avant , en direction du torse de ma monture. Devant cet affront, Lyrio commença à émettre un cri rauque et perçant. Le son devait tellement inhabituelle pour les Hommes, ou alors, ils ne s’attendaient pas à entendre une telle sonorité d’un oiseau,  qu’ils commencèrent à reculer. Je ne fis aucune remarque, juste un peu deçu de voir que les Hommes n’étaient pas des grands guerriers et je pense qu’il me suffirait de rugir de façon bestiale pour me faire entendre. C’était tout à mon avantage

« Vous êtes l’Ambassadrice Amazonienne ? » (dit en Gobbos)

Je le regarde. Mon masque me donnait un visage neutre, sans quelconque expression ce qui pouvait paraître effrayant mais moi, j’haussais un sourcil. Qu’est-ce qu’il m’avait dit ? C’était quoi ce langage ? Il ne pouvait pas parler comme tout le monde ?

« Vous êtes l’Ambassadrice Amazonienne ? » (dit en Elilreland)

Il n’avait pas utilisé le même langage, mais c’était toujours aussi incompréhensible. Je commençais à grogner, rapidement agacé par ce charabia et je fis avancer ma monture jusqu’à eux. Finalement, un petit homme se fit entendre.

« Vous… envoyez par… heu… jungle ? »(Dit en Emeris )

C’était un homme, d’allure un peu frêle. Je me tourna vers lui. Alors, c’était ça un homme ? Je ne sais si c’est parce que je suis sur un oiseau géant, mais il me paraissait réellement petit et surtout, il n’y avait pas de muscle. Bon, je ne devrais pas trop m’attarder sur ce genre de détail, je me contenta de répondre

« Oui, c’est moi. Enat Daithe. »

Le petit homme s’adressa à l’un des gardes, il y eut un échange dans un langage incompréhensible que je mis vite fin en faisant encore avancer ma monture

« Il… demande vous de… suivre… »(dit en Emeris)

Un bébé saurait mieux parler. Je fis tout de même un petit signe de tête et suivit les gardes qui m’entourèrent. Je ne sais pas si ce manège était pour me protéger ou bien pour protéger la population qui commençait à murmurer sur mon passage, mais en tout cas, ni l’un, ni l’autre n’était efficacement protégé.

---

On me força à confier Lyrio à un petit Homme, je donna tout de même quelques consignes à l’animal, en espérant qu’il est réellement tout compris puis je suivis de nouveau les soldats qui portaient de lourde armure. Ils étaient sans doute bien protégé… mais qu’est-ce qu’ils étaient lents et bruyants ! Et impossible de leur dire parce qu’ils ne me comprenaient pas ! Je sentais que ces dialogues allaient vite me lasser si cela se déroulait comme à l’entrée d’Elmirion… A moins que cela ne soit une méthode perfide des hommes pour me faire baisser ma garde. Ils veulent m’user en faisant semblant de ne pas comprendre et il désigne un volontaire qui doit faire croire qu’il parle un peu mon langage. Les fourbes. Je ne me laisserais pas faire et je vais bien leur faire comprendre que leur petit jeu ne marchera pas avec moi. Cependant, pas la peine de m’exciter sur les gardes, c’était aux Ambassadeurs que je devais parler.

On me fit entrer dans une salle, qui semblait immense par rapport aux autres salles et couloirs que j’ai traversé pour arrivée ici.  Il y a une grande table, entouré de chaises et… c’est tout. Cela manquait de plante et surtout, d’un petit bruit léger qui emplissait l’atmosphère. Genre des petits cris d’oiseaux, des rugissements ou même des cris d’agonies d’un herbivore en train de se faire dévorer presque vivant. Bon, l’avantage, c’est que j’ai plus ce maudit brouhaha qui régnait dehors. On ne peut vraiment pas tout avoir.  Je m’étais avancé dans la salle quand j’entends que l’on ferme… enfin… que l’on m’enferme dans cette pièce. Je laisse un hurlement guerrier sortir de ma bouche et je me précipite vers la porte de bois que j’enfonce presque avec un solide coup d’épaule et je rattrape ces maudits soldats qui voulaient me mettre en cage. Je le poussa contre le mur, portant ma lance que j’avais gardé au niveau de son cou, là où c’était très peu protéger, prête à appuyer s’il opposait une résistance.

« Vous vouliez m’enfermer, c’est ça ! Vous voulez mettre une Amazone en colère, c’est ça ! Réponds espèce de Tapir boiteux ! »

Je pense qu’on ne s’attendait pas à une telle réaction de ma part, mais personnellement, je ne supportais pas l’idée que l’on m’enferme. Les soldats n’osaient pour le moment rien faire, si ce n’est d’expliquer qu’il n’avait pas eu l’intention de m’emprisonner. S’en suivit alors un manège de signe et de bruit pour me faire comprendre qu’il voulait juste que j’attende dans la salle. J’eu beaucoup de mal à tout saisir, mais une fois que tout fut mis au point, je le lâchais et le laissais repartir. Bon, et bien, je n’avais plus qu’à rentrer et à patienter. Je passa donc devant la forte. Elle s’était légèrement ’’ pliée’’ en deux là où j’avais poussé avec mon épaule et elle menaçait de tombé s’il n’y avait pas des choses métalliques qui la retenait. Bien que cassé, c’était tout de même assez impressionnant, même si je n’étais pas sûr que les Amazones utilisent un jour ce genre de chose.

Je fis quelques pas à l’intérieur de la salle, laissant la fameuse porte ouverte parce qu’elle ne pouvait plus se fermer et m’assise sur une chaise. Bon ben, je devais attendre alors… Une minute… Deux minutes… Trois minutes. Je me lève , renversant ma chaise au passage. Ils voulaient m’avoir à l’usure ? Déjà avec le langage ensuite avec ma patience ? Trop c’est trop. Je commence à tourner en rond dans la salle, comme un prédateur puis, l’impatience montant, je me tournais vers la porte, pris ma respiration et pratiqua une technique que Deichtire utilisait souvent pour m’appeler quand je m’étais trop de temps pour la chasse, dans la jungle

« JE NE VAIS PAS ATTENDRE QUE LE SOLEIL SE COUCHE POUR DISCUTER !!! »

Même s’il ne comprenait pas mon langage, ou bien qu’il faisait semblait de ne pas le comprendre, j’espérais que le ton portée par ma voix qui devait balayer les couloirs de la Citadelle comme une tempête dévastatrice sera , lui, universelle. Je finis par retourner m’assoir. Je comprends mieux pourquoi Deichtire n’hésitait pas à m’appeler quand je chasse, c’est parce que cela faisait un bien fou. Comme si on se libérait de sa colère pendant un court instant. J’espère cependant qu’ils n’allaient pas me forcer à le refaire parce que d’ici là, je serais partie et je dirais à mes consoeurs Amazones que ce n’était qu’une perte de temps.

Précision:
 


Dernière édition par Enat Daithe le Sam 13 Juil - 12:18, édité 1 fois
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Nyrn Fier-Roc

Maître Ingénieur nain

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Ven 12 Juil - 13:59

« Le pigeonnier de Gorbos s’attelait à ses tâches matinales tout en chantonnant un petit air très en vogue dans la capitale. Tandis qu’il récurait la cage d’un de ces oiseaux avec sa brosse dans un coin du pigeonnier, il entendit le cri perçant d’un oiseau venir au loin, il connaissait bien les races de rapaces pourtant il n’arrivait pas à reconnaître celui-ci. En effet, depuis l’incident au pays des Amazones, beaucoup de messagers ne passaient pas le royaume en vue de l’organisation du conseil des Ambassadeurs. Quand l’oiseau se posa sur le perchoir, il reconnut une corneille des trois monts, repérable par leur couleur sombre et leur envergure peu commune pour un corbeau. A son cou pendait un message attaché par une lanière de cuir, surement la réponse des nains. C’est le roi qui allait être content ce disait le jeune homme, étant les principaux concernés, ils étaient les derniers à répondre. Il enfila son gant en cuir et attrapa le rapace par sa main protégé, il lui retira sa missive délicatement et le reposa tout de suite sur le perchoir. Tout en préservant le message scellé, il reposa son gant et se rua dans les escaliers pour le donner à son supérieur. L’adjoint ouvra la missive et prit le temps de bien traduire sur une feuille au propre. D’après la traduction, cela concernait l’arrivé de l’ambassadeur nain dans les prochaines heures d’après leurs calculs. Comprenant l’importance de cette missive, l’adjoint alla déposer cette lettre aux supérieurs… »

Nyrn était accompagné de la bande de barbare qui l’avait sauvé d’une attaque de brigands, d’abord méfiant, il apprit à les apprécies malgré leurs différends. La traversée du désert avait été éprouvante car ils avaient dus se partager une grosse gourde d’eau ce qui avait donné lieu à plusieurs disputes dans le groupe tout juste formé. La vue au loin de la cité d’Elmirion leur avaient redonnés du courage pour finir le voyage.  Le nain avait l’habitude des grandes cités, à peine était-il arrivé aux abords de la cité qu’il commença une étude des défenses et des faiblesses de leurs fortifications. Rien de bien impressionnant aux yeux d’un nain adulte habitué à des fortifications solides et bien sculpté. Le groupe de barbare du nord par contre regardait avec de grands yeux ce bel édifice.  Il était maintenant aux portes de la ville après une fin du voyage sans pause depuis la fin du désert,  il était maintenant la fin d’après-midi. Les gardes armés de lances et de hallebardes accueillir les voyageurs avec peu de courtoisies en leur aboyant presque dessus comme sur des mendiants.

« On ne peut pas passer étrangers ! Plusieurs délégations importantes sont arrivées pour le conseil, en raison de sécurité, les mendiants et en particulier les barbares, sont priés de rester en dehors de la cité. » Héla un des gardes en pointant leurs armes vers eux.

Le nain se plaça donc en avant du groupe pour faire le médiateur avec les gardes réticents.

« Bonsoir messieurs, nous ne sommes pas des mendiants, nous cherchons l’hospitalité pour la nuit et nous avons aussi des commerces en cours avec votre royaume. Je croyais les Hommes de Gorbos plus accueillant… » Disait-il la main sur le manche de son marteau.

Un autre garde baissa la tête vers Nyrn, il était en armure complète mais il portait son heaume à sa ceinture pour mieux parler. Nyrn remarqua un défaut dans son haubert qu’il pensera à utiliser s’il y a affrontement. Le garde planta sa hallebarde dans le sol ce qui fit tressaillir certains barbares.

« Bonsoir maître nain, nous attendions votre venu pour le conseil ! » reprit-il en foudroyant son compagnon des yeux qui baissa le regard sous le reproche.

Nyrn remarqua que ce garde avait l’air plus raisonnable mais son intervention le laissa perplexe.

« Quel… » Commença-t-il puis il réfléchit et comprit que c’était leur ticket d’entrée dans la cité.
« Oui ! Effectivement, je suis l’ambassadeur envoyé par ma communauté pour assister à ce conseil. » Reprit-il

« Alors tu vois ! » disait le garde à son confrère « Encore un peu et on pouvait dire adieu à nos têtes, heureusement que je réfléchis pour deux ! »

« Bon…Excusez-moi…Ouvrez les portes ! » cria-t-il  aux gardes positionnés sur les tours entourant les portes.

C’est ainsi que Nyrn entra dans la cité sous le masque de l’ambassadeur de la communauté naine. Les portes laissèrent place à une grande allée ouvrant où commerçait un tas d’artisans. Le courant d’air provoqué par la porte apporta une multitude d’odeur provenant des étals. Un garde se proposa ensuite de les amenés aux lieux du conseil. Enfin, un petit homme, pas plus grand qu’un nain qui n’était pas armé. Ils traversèrent la cité jusqu’aux portes du château. Ces aux portes que le petit homme se retourna et prit la parole.
« Vous êtes bien Nyrn Fier-Roc ? Nous avons une lettre pour vous. » Disait-il

« Oui c’est moi, de quoi s’agit-il ? » l’interrogea-t-il
Il lui tendit la lettre d’un air sérieux puis attendit la fin de sa lecture. Nyrn ouvrit alors l’original de la missive écrit en langue naine.

Lettre:
 

« Je vois…En tout cas merci mon ami. »
Nyrn fourra donc la lettre dans sa sacoche et se tourna vers les barbares qui avaient suivi eux aussi le petit homme.

« C’est ici que je vous laisse, le devoir m’appelle. Ce fut un plaisir de vous rencontrer. » il s’inclina et rentra dans le bâtiment suivi toujours par le petit homme.

On l’emmena dans le château, ils traversèrent plusieurs salles et plusieurs couloirs souvent  plein de personnes les bras remplis le regardant à son passage. Il arrivèrent finalement dans un long couloir donnant sur une impasse où se trouvait une porte en bois bien mieux sculpté que ce qu’il avait vu jusqu’à présent. Magnifique porte si un sauvageon ne l’avait enfoncé au niveau de la poignée. Le petit homme lui ouvra, les portes laissèrent place à une grande table entouré de chaise. Il remarqua l’étonnante atmosphère de la pièce très accueillante. C’est là qu’il distingua une forme de grande taille tapis dans un coin de la salle l’air très à cran. Il décida de l’interpeller croyant que c’était elle aussi une diplomate, il ne voyait pas l’inconnu à cause de l’obscurité.

« Bonsoir ! » en se rapprochant, il reconnut l’accoutrement de l’inconnu : une amazone. Il se mit en garde décidant de lui tenir tête.

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Citation :
"Les nains sont petits par la taille mais grands par la soif"

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Zaahelônn Elehnuun

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Ven 12 Juil - 18:25

"Un rien rustre, mais cela reste agréable..." murmurait Zaahelônn, observant le réveil de la cité humaine.

Il n'était pas question d'Elmirion dans son propos, mais bien des appartements où la Reine Elfe et sa suite avait été accueilli, deux jours plus tôt : aux murs de pierre tout juste revêtus de quelques tapisseries, aux lits spacieux mais manquant de même de décoration... Mais les attentes du Couturier dépassaient bien souvent le commun, il en avait conscience, sans les abandonner. Il s'en était bien accommodé le temps de traverser la Contrée d'Or... Des jours de sables et de bourrasques agressives, mais les Marchands de la belle Elildinar n'avaient manqué de se presser afin de rendre service à la royauté du Royaume voisin... A charge de revanche, comme tout dans le commerce, pensait Zaahn avec amusement. Mais les marchands nomades n'avaient pas lésiné sur la nourriture, les tapis précieux... Ni le temps du trajet. La Reine savait se faire entendre quand il s'agissait de ne pas traîner pour une telle assemblée, en frôlant tout juste l'impolitesse auprès des nomades aux rites d'accueil complexes. les soieries exotiques apportées par le Couturier en remerciement avaient peut-être aidé à cela...

Ainsi la suite elfique était arrivée de justesse en avance, pleine de sable et d'éreintement... Ce que Zaahn et ses quelques assistants avaient dissimulés sous de somptueux - mais sobres, malgré tous les soupirs désespérés de l'artiste - atours. Mais il ne refusait jamais de se soumettre à la mesure de sa souveraine, sans pour autant abandonner l'espoir de la vêtir un jour de ses plus osées - sans être vulgaires ! - et colorées créations... Mais passons ces histoires de vêtements, les trois verres consommés d'un vin humain au goût acceptable remplissaient leur office, apaisant le Couturier qui débordait d'énergie - davantage qu'à l'ordinaire - depuis son arrivée. D'autant qu'il n'avait pu aller se perdre dans la cité humaine, refusant de délaisser sa Reine... Il était à présent plus calme, et enclin au sérieux requis pour côtoyer les diverses mentalités que les événements ne manqueraient d'assembler ici. Soupirant, il reposant le verre vide sur une table de bois brute - du moins, en comparaison des ouvrages elfiques -, prêtant l'oreille à une certaine agitation au dehors. Il lui suffit de quelques instants d'écoute pour percevoir que de tumultueux représentants étaient déjà arrivés. L'Amazone... ? Espéra-t-il, toujours curieux de ce peuple si réservé.

Se levant, il rejoignit ses assistants qui retravaillaient différents vêtements apportés, vérifiant aussi - pour la... Cinquième fois ? - l'état de ceux qui avaient souffert du désert, reprenant les coutures, remplaçant les décorations disparues quand ils avaient le nécessaire... De quoi patienter en attendant que la Reine les fasses appeler pour la préparer. Levant les yeux de son travail d'aiguille, l'une des elfes au regard vif et à la taille fine observa l'avancée silencieuse du Couturier.


"Maître ?" interrogea-t-elle dans un Sylfe délicat, sans même perdre le fils, habile, attirant dans un même temps l'attention de ses trois confrères.
"Mes chers, je pense sortir. Il me semble qu'une certaine agitation s'est emparée des lieux, et je compte prendre connaissance de ce dont il est question." dit-il doucement, comme craignant d'attirer l'attention par une parole trop forte.
"Mais la Reine n'est pas..." voulut-elle faire remarquer.
"Je ne doute pas que vous préparerez sa Majesté comme il se doit pour la rencontre à venir... N'avons-nous pas choisi une tenue adéquate ?" s'enquit-il, une lueur amusée dans le regard.

Le quatuor lui lança un regard faussement courroucé, ne déclenchant qu'un léger éclat de rire de sa part, lui promettant mille souffrances s'il s'avisait de sous-entendre qu'il fallait encore revoir la tenue qu'ils avaient passer un long temps à choisir la veille au soir. Pour en changer encore le matin venu, une heure plus tôt. Bien que les tenues de la Reine soient prévues pour les jours à venir, elles changeaient sans cesse chaque jour passant, afin d'être adaptées aux événements, au moral et à l'humeur de la souveraine. Ainsi, la tenue choisie était définitivement prête pour ce jour-la. Le ballet des atours reprendrait le soir même. Mais ils n'eurent pas le temps de répondre, alors qu'un étonnant vacarme se propageait dans l'édifice. Le Couturier se permit de supposer qu'il s'agissait là du tempérament d'une Amazone, et que l'Ambassadrice était par conséquent bel et bien arrivée. Mais c'est une figure quelque peu fermée qu'il afficha, quittant ses appartements en hâte, bien qu'il paraisse glisser sur la pierre, ses cheveux et vêtements flottants délicatement autour de lui.

Le Couturier intercepta bien vite un serviteur affolé, lui tirant à force de paroles douces dans un Elilreland parfait des explications. S'il ne crut rien de l'histoire d'une seconde montgolfière qui aurait explosé dans la grande salle, dévastant les lieux et les portes, jetant même le Roi à terre - Ce que ces humains peuvent raconter sous l'effet d'une émotion forte ! - qu'il dise 'Amazone' et aussitôt l'individu partit dans une autre histoire, même si cette fois le Couturier retint qu'il y était question d'une colère somme toute Amazonienne, ce qui lui semblait plus cohérent. Demandant à l'homme de lui dire le trajet menant à la salle, il le laissa reprendre ses occupations et, peut-être, retrouver un peu de cohérence mentale. Il ne lui fallut que quelques minutes pour trouver le lieu, l'itinéraire s'avérant bon, et sa mémoire toujours sans faille. Un sifflement amusé lui échappa devant l'état de la grande porte de bois massif qui scellait les lieux. Une colère toute Amazonienne vraiment. Et d'après un garde encore secoué qu'il avait croisé, il y avait un problème de langue...

S'avançant dans la salle dans un murmure de soie, il sourit à la vue de la petite silhouette devant lui - non pas par moquerie, mais parce qu'il appréciait toujours la diversité, et qu'un nain en faisait partie -. Constatant bel et bien la présence de l'Amazone, il conserva un visage à l'expression sereine, malgré qu'il redoute que la colère dont les serviteurs humains et la porte avaient fait les frais ne serve pas un dessein de paix. De sa voix suave, il ne salua pas moins. Le nain, dans un Norn cérémonieux :


"Maître dans la Montagne, que les forges d'Alfebur clament encore longtemps la puissance des Nains." dit-il, avant de se tourner vers l'Amazone.
"Ambassadrice, que les fruits de l'Arbre de vie abondent... Et mes condoléances." dit l'elfe dans un Emeris tristement pauvre à ses yeux, tout en ne pouvant s'empêcher d'ajouter ces dernières paroles, purement personnelles. Il n'avait pas la présomption de parler au nom des siens.

S'il s'exprimait ainsi, c'était dans le but de mettre à l'aise les deux individus - mais surtout l'Amazone - qui ne se trouvaient pas en terrain familier, ni entourés de semblables. Cela était en partie son cas, mais contrairement à eux, son peuple souffrirait bien moins d'un conflit. L'importance de l'assemblée lui avait peut-être mis en arrière plan le 'choc' que pouvait causée sa tenue favorite, qu'il portait comme d'ordinaire : immense manches bleutées, nulles chaussures... Et torse nu. Quoique de la part d'une Amazone, dont le peuple allait aisément peu vêtu, on pouvait espérer qu'elle n'en serait guère choquée. Le nain, et les futurs venus, en revanche...

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Arya Terra Farror

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Mar 16 Juil - 21:07

Soucieuse, Arya allait et venait dans la vaste pièce. Tant et si bien qu'Eliël, sa soeur jumelle et moitié spirituelle, finit par lui dire de cesser. Dans un soupir, la blonde se calma, s'asseyant aux côtés de celle qui partageait avec elle le trône du peuple elfique.

– Oh, comme je voudrais pouvoir éviter tout ça...

Eliël eut un doux sourire, qui n'apaisa pourtant pas les angoisses de sa soeur. Et pour cause...
Les Fidèles du Vindictus, qui depuis plusieurs années s'acharnaient à discréditer les Reines auprès de leurs sujets, venaient de passer à la vitesse supérieure. Comme les jumelles le craignaient. A présent, les Inquisiteurs ne se limitaient plus aux frontières du royaume, cherchant au contraire à compromettre ses dirigeantes dans des conflits avec leurs partenaires commerciaux... Et comme ils agissaient depuis les Forêts Froides, une enquête pourrait fort bien montrer que des Elfes étaient impliqués dans l'attentat de la jungle.
Il ne serait pas possible de démentir clairement ces mensonges sans révéler l'ampleur de l'influence des Fidèles dans le royaume. Arya aurait tellement voulu pouvoir se passer de cette tâche. Les affaires de Elfes ne concernaient qu'eux... mais pas question non plus de se brouiller avec les Nains ou les Hommes, sans qui les Forêts Froides finiraient par manquer des denrées les plus élémentaires. La partie allait visiblement être serrée. Sans compter que des Inquisiteurs, humains ou nains, pourraient bien être présents à la réunion.

Un soupir accueillit cette nouvelle pensée. Il ne manquerait plus que ça ! Arya ne put s'empêcher de se relever. Au regard de reproche de sa soeur, elle répondit par une expression lasse.

– Je n'en peux plus de rester ici. Je sais que l'assemblée ne débutera que dans quelques heures, mais je vais m'y rendre un peu en avance. Ou bien je visiterai le Palais. Tout plutôt que rester ici à ressasser les mêmes idées noires...

Eliël ne sembla pas apprécier la décision de sa jumelle, mais celle-ci ne quêtait pas son approbation. Avec une dernière moue, elle quitta la pièce, jetant au passage un regard à sa soeur si paisible. Mais comment faisait-elle ?

*

Entourée par ses couturiers affairés, Arya regrettait presque son choix à présent. Une longue séance d'habillage n'était pas pour calmer ses nerfs... Heureusement pour elle, Zaahn était absent, ce qui accélérait considérablement le processus. L'excentrique couturier qui avait su gagner l'affection de ses Reines avait en effet le don de s'attarder sur le moindre détail, ce qui en l'état aurait achevé Arya.

Une fois habillée, la Reine se regarda dans le miroir ouvragé qu'une jeune Elfe avait déposé devant elle. Cette tenue était bien choisie. Bien qu'elle n'apprécie guère les longs moments passés à l'essayage, Arya avait pleinement conscience de l'importance de sa présentation. En l'occurence, revêtue d'une robe longue qui découvrait ses chevilles et ses épaules rondes, elle en impressionnerait plus d'un. De couleur outremer, comme les grands yeux de la blonde, le vêtement se paraît de nombreux reflets et semblait couler le long de son corps. Une ceinture d'or pâle complétait sa mise, soulignant sa taille fine. Arya portait son diadème ornementé sur sa chevelure libre, ainsi que plusieurs bracelets qui enserraient ses poignets gracieux. A peine visible sous la robe, pointaient deux sandales dorées aux lanières tressées. Elle était prête.

– Ma Reine, nous devons encore vous maquiller !

Alors qu'Arya s'apprêtait à quitter la pièce, ayant glissé un petit poignard dans les plis de sa robe – un défi en soi, car celle-ci faisait apparaître la moindre des courbes royales –, une des apprenties couturières l'avait interpellée. Peinant à réprimer un soupir, la Reine accorda deux minutes à ses assistants pour s'occuper de son visage. Et lorsqu'elle sortit enfin, ses yeux paraissaient plus grands encore du noir qui leur avait été appliqué, sans parler du rose avivé de ses lèvres fines.

Alors qu'elle se promenait sans but dans la citadelle, Arya repensa sans le vouloir aux raisons de sa venue. Défendre le royaume elfique des accusations des Fidèles... plus facile à dire qu'à faire. Elle et sa soeur avaient longuement hésité avant de prévenir le roi Vortigern de leur venue. En réalité, seule Arya avait tergiversé, pesant le pour et le contre des heures durant tandis qu'Eliël lui assurait tranquillement que leur déplacement était la seule solution envisageable. Et elle l'était.
Bien que leur royaume paraisse actuellement sans défense contre les Inquisiteurs qui ne manqueraient pas d'accentuer leurs pressions, les souveraines avaient laissé sur place des personnes de confiance qui veilleraient au grain, et guetteraient discrètement les réactions des membres du Conseil face à cette soudaine liberté d'agir. A présent, les jumelles devaient se concentrer sur l'entrevue et tâcher de convaincre Hommes, Nains et Amazones de leur innocence. Sans quoi tous risquaient de se retourner contre elles, ce qui était inenvisageable.

Arya secoua la tête pour chasser ces idées récurrentes. Plusieurs heures se passeraient encore avant le début de la réunion, et elle refusait de se laisser gagner par l'angoisse. Pour s'occuper elle détailla les rues de la cité, qu'elle surplombait depuis les remparts de la citadelle.
Elmirion était typiquement humaine, fourmillant d'activité comme nulle cité efique. La Reine appréciait ce décalage, elle qui n'avait que peu l'occasion de voyager en ces temps troubés. Ici des cris retentissaient, là une bagarre s'amorçait... la tension en ce jour d'ambassade était palpable.
Heureusement, le trajet jusqu'à la capitale du Gorbos s'était avait été exempt d'évènement. Zaahelônn avait finement joué, évitant un incident diplomatique chez les Marchands et faisant accélerer la caravane par la même occasion. De ce fait, les Elfes étaient arrivé un peu avant l'heure dite à Elmirion, ce qui n'était pas pour déplaire à Arya.

Lassée de la contemplation de la ville, la Reine se détourna. Elle décida de se mettre en quête de la salle de réunion, suivant pour cela les appels angoissés des gardes qui cherchait vainement un traducteur pour l'émissaire Amazone. Elle devait donc être arrivée...
Arya fronça ses sourcils blonds devant l'état de la porte : l'Amazone était bel et bien présente, et son courroux s'était abattu sur la pièce de bois qui était largement enfoncée au niveau de la poignée. Cela présageait mal de la patience de l'émissaire... L'Elfe dut se rappeller qu'elle n'était pas directement concernée par sa colère avant de pénétrer dans la salle.
Avec surprise, elle remarqua que Zaahn l'y avait précédée. Le couturier ne s'était pas changé, et elle retint un sourire en pensant aux réactions que son torse, ses pieds nus et ses habits excentriques allaient provoquer. Avisant un Nain ainsi que l'Amazone attendue, Arya s'avança pour les saluer.

– Maître Nain, commença-t-elle en un Norn à la prononciation un peu hésitante. Que vos feux brûlent éternellement !

On ne pouvait imaginer plus beau compliment de la part d'une Elfe, qui avait une vision de l'éternité bien plus claire que le peuple des forges.

– Guerrière amazone, mes hommages, fit Arya en Emeris.

La Reine s'arrêta là, bloquée par sa méconnaissance du langage de la jungle. Puis elle se tourna vers son couturier :

– Déjà là, Zaahn ? Tu aurais pu te changer tout de même !

Le sujet était une vieille plaisanterie entre eux, la souveraine ayant mis beaucoup de temps avant d'accepter la tenue pour la moins... dénudée qu'arborait son designer et espion personnel. Avisant une chaise à ses côtés d'où elle pouvait contempler la porte et les personnages déjà présent, Arya s'assit dignement.

– Ma soeur, la reine Eliël, ne devrait pas tarder, ajouta-t-elle à la cantonade.

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Garren L.Vortigern

Roi du Gorbos

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Mer 17 Juil - 21:42

Dans ses appartement, Garren se préparait, tendu. Devant un grand miroir, il fignolait sa tenue. Vêtements sobres mais de haute-qualité, couleur bleue nuit dominante, barbe taillée, coiffure soignée, ongles limés, bref, une toilette tout aussi parfaite qu'exceptionnelle pour lui qui n'avait pas l'habitude de prendre autant soin de son apparence. Mieux encore, il avait décidé de remplacer son épée par un poignard qu'il accrocherait à sa ceinture, et de remplacer son bouclier, symbole de son pouvoir, par la couronne que lui avaient offert les reines de Elfes, autant faire bonne figure devant elles, et puis cette couronne avait le mérité d'être faites avec des matériaux précieux tout en restant discrète, l'art elfique en somme ...

Mais, malgré tout, ce n'était pas ça le problème. Le problème, c'était que rien n'allait comme prévu. D'abord, un éclaireur revenu de la frontière est lui avait apporté l'alarmante nouvelle que les armées amazoniennes étaient en train de marcher sur les terres du Gorbos et qu'elles ne tarderaient pas à atteindre la forteresse. Bien sûr, personne n'avait osé se mettre sur le chemin mais, les intentions des Amazones restaient floues. Elles avaient en effet envoyé un émissaire, qui avait d'ailleurs fait une entrée fracassante, mais, elles ne s'étaient pour autant arrêtées, ce qui ne faisait que renforcer la pression qu'elles exerçaient sur les Hommes. L'éclaireur était d'ailleurs terrifié parce qu'il avait vu, des dizaines de milliers, qu'il disait, armées de fauves, de créatures volantes, de gigantesques "boules de pierres" tirées par des animaux tout aussi énormes qu'elles chevauchaient à vingt si ce n'est plus. Une seule charge, un seul projectile de ce genre pourrait raser la forteresse, à l'en croire, et ce dernier pressait même le Roi pour qu'il abdique en faveur des Amazones. Mais Garren ne devait pas se laisser déstabiliser, les guerrières étaient redoutables, certes mais, pas invincibles contrairement à ce qu'elles voulaient faire croire. C'était de l'intimidation, surtout, car ce n'était pas dans leur intérêt d'entrer également en guerre avec le royaume ... Il restait à savoir si elles seraient assez folles pour le faire sous compte de leur vengeance.

Les événements s'étaient enchaînés à la façon d'un collier de perles cassé, le représentant Nain était arrivé, dévoilant son identité, puis c'était Arya et son ... Couturier pour le moins très excentrique qui avaient rejoins la réunion. Déjà que l'Amazone était nerveuse, la tenue du couturier et la présence du Nain ne feraient que compliquer les choses même si Vortigern espérait que la présence de la reine la dissuaderait de jouer les héroïnes. Il avait ensuite apprit que les cuisines avaient prit feu et que le repas préparé était parti en fumée. Romulus, le cuisinier, tentait tant bien que mal de préparer autre chose avec des moyens rudimentaires mais, le résultat serait de toutes les façons catastrophique. Pour couronner le tout, on lui avait apprit que l'interprète était retenu prisonnier par les barbares du nord ! Voilà qui ne manqua pas de le faire hurler de rage, pourquoi mais, diable pourquoi tout allait de travers ?!

Fort heureusement, son vieil "ami" d'archimage avait su le calmer et lui redonner confiance en la situation, le roi était parti pour boire à n'en plus finir. Il était donc devant sa glace, finissant de se préparer puis, accompagné du magicien, il se rendit en salle, là où la réunion des ambassadeurs se tiendrait. Il constata que la porte était endommagée et que les gardes présents étaient tous très nerveux, décidément, cette Amazone ne laissait rien ni personne indifférents à sa présence. Pénétrant la salle d'une démarche assuré, il s'en alla saluer les conviés.

- Mes hommages, reine des Elfes, j'espère que notre hospitalité a été à la hauteur de vos attentes.

Lui dit-il sur un ton cordial dans un Sylfe assez rudimentaire, tout en lui faisant bien évidemment la révérence. Il constata rapidement qu'il avait affaire à Arya et non à Elïel à en juger par l'expression de son visage, voilà qui ne le rassura guère même s'il se devait d'admettre que la toute beauté de cette femme avait quelque chose de très rafraîchissant.

- Messire Fier-Roc, maître Zaah ... Zahô ... Zalando ...
- Zaahelônn, lui souffla le vieux magicien.
- Maître Zaahelônn, soyez les bienvenus en terre des Hommes.


Dit-il en Norn puis en Sylfe, bien que là encore, d'une façon très rudimentaire. Décidément, entre un Nain poussiéreux et un Elfe à moitié nu, on aurait presque pu dire que tout ceci était fait exprès ! Il se retourna finalement vers l'Amazone ... En parlant de nu, elle ne dérogeait pas à la règle même s'il se devait d'avouer qu'elle était à la hauteur de la réputation des Amazones. Une femme grande, virile, de constitution robuste et d'une beauté qu'on pourrait qualifier de ... Sauvage. Voilà qui fit frémir le roi, surtout lorsque son regard se posa sur le masque de cette dernière. Ne sachant bien évidement pas parler l'Emeris, il se contenta de la saluer de loin et à l'aide d'un geste puis de l'inviter à s'asseoir à la table, avant d'en faire de même. Vortigern respira un grand coup puis posa ses deux mains sur table, croisant les doigts. Il regardait les conviés à tour de rôle, par qui commencer, par quoi et dans quelle langue ? Seules deux personnes comprendraient le Sylfe ici et, en étant optimiste, seulement trois comprendraient le Gobbos. Or la principale intéressée étant Amazone, ni l'un ni l'autre ne lui conviendrait. Finalement son regard se posa sur la reine Elfe, puis sur son couturier. Ici, ils étaient probablement les deux personnes les plus cultivées et les plus aptes à comprendre, peut-être, par miracle, pourraient-ils lui donner un coup de main ?

- Je me permet de solliciter votre aide, Arya, est-ce que vous ou votre couturier maîtriseriez la langue des Amazones ? Notre traducteur a eu ... Un empêchement de dernière minute et nous n'avons trouvé personne pour le remplacer.

Dit-il encore en Sylfe et sur un ton tout à fait officiel afin que le représentant Nain et l'ambassadrice Amazone ne se doutent de rien. Il n'eut cependant pas le temps de recevoir une réponse qu'une odeur étrange s'attaqua à ses narines. Elle provenait du couloir et à bien tendre l'oreille, on pouvait entendre des bruits de pas précipités et de plus en plus proche. Alors qu'il se retournait doucement sur sa chaise, interloqué, les gardes firent entrer le cuisinier ainsi que quelques commis, les bras chargés de divers plateaux, paniers et bouteilles ainsi que d'un service de table complet. Ils firent le tour de la table, déposant devant chacun ce qu'il lui fallait dans une relative discipline, avant que le cuisinier ne penche à son oreille.

- J'ai fait ce que j'ai pu, Sire, j'espère qu'ils ont pas le palais trop délicat vos gens.

Dit-il alors que les commis découvraient les plats. Il s'attendait au pire et il avait raison ! Des flageolets, du chou, de la viande cuite dans son gras, beaucoup de cannelle et du pinard qui tâche !

- Bon en a enlevé le fromage, il était pas encore fait. Par contre, faites gaffe pour le pain, il est un peu dur, on a gratté les fonds de tiroirs.

Pour Vortigern, ce n'était pas le moment de perdre la face mais, son sourire maladroit et la goutte de sueur qui coulait sur sa tempe laissait clairement comprendre qu'il faisait un effort pour se contenir. Les conviés furent servis, sans exception ... Pour l'image de marque, c'était raté ! Tout ce beau monde s'en alla rapidement, laissant les ambassadeurs entre eux.

- Hum ... Nous avons la situation parfaitement bien en main.

Reprit-il en Sylfe puis en Norn, afin d'entamer les négociations avec un coup de bluff aussi gros qu'une maison. Mais l'heure n'était pas encore aux parlementages car, Eliël fit son entrée en scène quelques secondes après. Accompagnée par deux gardes, la jumelle d'Arya venait prendre part à l'assise. Elle était très souriante, comme à son habitude, et particulièrement bien habillée. Le roi se leva, pour la saluer correctement, puis lui indiqua une place à côté de sa soeur, avant de se rasseoir. Côté à côté, il était impossible de distinguer Arya de sa soeur, tant leur ressemblance était grande pour ne pas dire parfaite. Cela dit, les expressions de leur visage étaient radicalement opposées et faisant bien transparaître la notion de complémentarité entre elles. Maintenant qu'il ne manquait plus personne, les négociations pouvaient commencer.

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Dernière édition par Garren L.Vortigern le Sam 20 Juil - 18:02, édité 1 fois
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Nyrn Fier-Roc

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Sam 20 Juil - 17:52

Les invités arrivait peu à peu dans la grande salle du conseil survolant la salle des yeux et se précipitant pour le saluer lui et l'amazone. Le premier arrivant était des plus loufoque, ses habits comptait toutes le couleurs les plus voyantes que Nyrn connaissait, peu propice aux batailles et aux actions discrète car facile à cibler, ce ne devait pas être un guerrier. Il arborait un trou au niveau de l'abdomen, laissant une grande vu sur son torse très peu poilu. Très grand, il était le parfait contraire d'un nain. Nyrn se demandait ce que faisait cet hurluberlu au conseil des ambassadeurs. Il vint donc saluer Nyrn en usant d'une formule des plus suave et respectable. Nyrn avait deviné que les elfes essayerai de calmer le jeu d'entré en complimentant les deux parties.

"Maître dans la Montagne, que les forges d'Alfebur clament encore longtemps la puissance des Nains."
dit-il

Nyrn le salua en hochant de la tête et profita pour l'inspecter de plus près remarquant l’absence d'arme dans sa... tunique. L’elfe se tourna ensuite vers l'amazone qui était toujours aussi impatiente, tout en suivant l'homme du regard.

" Y en a des drôles, quand je raconterai ça aux autres !"
se marmonna Nyrn à lui même

Se retournant vers la porte, il aperçu les reines jumelles du peuple des elfes dans leur atouts éclatant et vif, se promettant de lui demander de qui émanait ses créations. Il n'avait jamais compris pourquoi les deux régnaient en même temps. Un peu hésitante, la reine Arya et sa sœur saluèrent le nain dans un Norn sans accent du à ses prononciations gutturales.

"Maître Nain", commença-t-elle en un Norn à la prononciation un peu hésitante. "Que vos feux brûlent éternellement ! "

Mais Nyrn ne prêta pas beaucoup d'attention aux reines et les accueillis d'un hommage peu conventionnel et en norn qui plus est.

" Mes hommages reines des elfes " dit-il

Tout le monde était maintenant arrivé à l’exception apparemment de leur hôte à tous, le Roi de Gorbos. C'est lui que Nyrn attendait avec impatience vu qu'il devait à tout prix ce mettre en bon terme avec leurs alliés pour s'assurer un soutien lors des discussions à venir. C'est ainsi que les grandes portes en bois de la salle s'ouvrirent une dernière fois pour le roi, Garren Vortigern. Il était dans un habit sobre mais très classe, beaucoup mieux que ce qu'il avait du voir jusqu'à présent. Il arborait aussi la couronne que les elfes lui avait offert grâce aux métaux que nous leur avions fournis. Nyrn s'empressa donc de venir à sa rencontre et le roi aussi se dirigea dans sa direction et l’accueilli d'un simple salut.

" Messire Fier-Roc, maître Zaah ... Zahô ... Zalando ..."

" Messire Vortigern " dit-il d'un ton qui laissait entrevoir la déception de ne pas avoir capté son attention.

Il alla saluer les autres invités tous aussi impatient que l'amazone de clore se débat dans les plus brefs délais. Suite à l’accueil de ses invités, le roi se fit intercepté par un gros homme qui ressemblait d'apparence à un cuisinier ou à un intendant qui capta aussitôt son intention. Ce suivi une discussion discrète entre les deux hommes qui se termina par la sortie de l'étrange messier. Le Roi se retourna vers les ambassadeurs les traits tendu leur indiquant de ne pas s’inquiéter et que la situation était bien en main. Nyrn prit l'initiative et alla prendre place autour de la grande table en prenant soin de choisir la chaise qui avait l'air la plus solide et la mieux sculpté. Nyrn se projetait plus sur le dîner qui allait avec les débats plutôt que les débats eux-mêmes. Il espérait déjà s'en mettre plein la panse au frais de la princesse en attendant le tour de table sur le sujet du conseil. Effectivement, depuis son arrivé au palais, il n'avait rien avalé de correct et comptait sur ce banquet pour rattraper les kilos perdus lors de la traversée du désert. Il parla dans les seuls langues qu'il connaissait un peu grâce à ces quelques voyages fait dans ces peuplades. Le fait qu'il ne c'était jamais rendu dans la jungle à cause du climat trop humide, ne lui permis pas de dialoguer avec l'amazone. Nyrn pria pour qu'elle ne lui en tienne pas rigeur.

" Je ne sais pas vous, mais moi je m'assoie, le voyage a été des plus éreintant, ne m'en voulez pas si je repose mais petites jambes Smile"
dit-il en sylf puis en gobbos.

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"Les nains sont petits par la taille mais grands par la soif"

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Zaahelônn Elehnuun

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Lun 22 Juil - 10:33

Etant donnée la situation, le Couturier ne put s'empêcher de remarquer que chacun semblait vouloir aller de son petit humour. A la question de rhétorique d'Arya Terra Farror, il répondit simplement en Sylfe, tout en lui faisant la révérence, qu'il lui retournait la question, se disant attristé de ne point la voir vêtue de l'une de ses plus belles créations, soit une des plus colorées et osées et qu'il n'était donc pas censé avoir emmené, les deux Reines l'ayant depuis bien longtemps découragé quant aux chances qu'elles acceptent de porter un jour certaines collections. Même s'il prenait toujours la peine d'en emporter deux modèles, attendant patiemment leur heure - qui pourrait prendre des sièces à venir - dans ses bagages. La gracieuse et légère inclinaison de tête qu'il adressa au souverain humain ne cacha en rien son sourire amusé alors qu'il lutait pour prononcer son nom elfe, frémissait de manière imperceptible - mais pas assez pour l'oeil du Couturier - à la vue de l'Amazone, puis quand il tenta de paraître sûr de lui, alors que de nombreux - et pas toujours des moindres - éléments de cette réunion lui échappaient. L'apparition d'Eliël fut un soulagement à Zaahelönn, bien qu'il n'en montra rien, saluant élégamment la dernière Reine elfe. Non pas que le Couturier fut un rien irrité par ce qui aurait été pas loin d'une insulte flagrante quant à l'organisation auprès de la l'élégante et affreusement ancienne noblesse elfe, mais tandis que chacun commençait à s'installer, Zaahelönn croyait constater avec une horreur retenue que la communication serait loin d'être simple. Que l'ambassadeur nain n'emploie pas la langue commerçante lui fit pousser un soupire intérieur, alors que l'ombre d'un sourire agréable habitait toujours son visage. Toutes les races qui pourraient être dites "civilisées" se trouvent ici représentées, et l'avenir d'innombrables innocents dépend d'êtres qui ne peuvent point se comprendre... Que les Esprits Bienveillants m'excusent d'en être quelque peu estomaqué. songea-t-il plus froidement. Mais l'humeur que lui inspirait cette réflexion ne le - les - servirait en rien. Il se retint de faire remarquer au nain que l'Amazone était sans doute la seule à ne pouvoir goûter son humour, alors que c'était sans doute elle qui en avait le plus besoin... Si elle acceptait de l'écouter plutôt que de lui faire subir un sort pire que celui de la pauvre porte de la salle.

Toujours debout, il guetta l'approbation de ses deux Reines, avant de s'adresser d'une voix posée au Roi humain en Gobbos, n'étant pas sûr que le maître nain maîtrise l'Elilreland.


"L'Emeris m'est connu, Majesté. Je tâcherais de traduire au mieux vos propos et ceux de l'Ambassadrice Amazone." déclara-t-il, un soupçon d'amusement se faisant entendre, alors qu'une cocasse pensée se présentait à lui : un simple couturier allait rentre possible la bonne entente entre les différents peuples. Son absence eut été problématique au delà de l'imaginable.

Néanmoins, son ton changea du tout au tout alors qu'il se rapprochait de l'Amazone en retrait. Si seulement ma clientèle se laissait allée quelques fois à votre manière... se laissa-t-il songer avec un regret tragique, sans oublier que l'heure n'était pas à ses larmoiements d'artiste incompris.

"Représentante..." commença-t-il humblement en Emeris. "Le Roi Humain Garren Vortigern vous présente ses excuses. Son maître des langues ne peut être présent et aucun autre humain n'a été trouvé. Je suis... Zaahn, serviteur des Reines Arya et Eliël Terra Farror, et je me met à votre service le temps de ce rassemblement, afin que tous connaissent vos mots, et eux les vôtres. Voulez-vous que je leur donne à présent votre nom ?"

Marquant un bref silence, il se tourna vers l'ambassadeur nain, lui demandant en Norn son nom afin de le transmettre à l'Amazone. Puis, reportant à nouveau son attention sur la guerrière, il ne put s'empêcher d'ajouter en Emeris.

"Le Roi humain s'excuse pour cette nourriture, qui sera sans doute moins riche que celle de votre terre mère."

Après quoi il attendit qu'elle daigne s'asseoir à la table des ambassadeurs, comptant se mettre à ses côtés - si cela ne la contrariait pas -, et non pas auprès de ses Reines. Cela n'était ni pour lui plaire, ni lui déplaire... Présentement, il songeait juste que couturier demeurerait à jamais le métier le plus plaisant à ses yeux.

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Enat Daithe

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Mar 23 Juil - 20:14

Respire… Tranquille… Calme… Tu es là pour discuter, sans causer d’égratignure, de blessure ou de fracture. Il faut que tu expliques aux humains que les Amazones veulent juste passer sur leur territoire, sans forcément causer des dégâts, mais que s’ils refusent, elles n’hésiteraient pas à passer par la force… C’est simple, non ? En théorie, oui, mais comme dans toute activité, elle est toujours très éloignée de la dure réalité de la vie. Comment dire… Je pensais que j’allais rentrer, demander au roi des Hommes s’il voulait ouvrir ses frontières ou non au Amazones, repartir en jouant du poing s’il le fallait et rapporter la réponse à mes consœurs. Et bien non, il a fallut que cela soit bien plus compliqué que cela et surtout, beaucoup plus long.

Déjà, la première chose – oui, chose et je l’assume parfaitement- qui entra dans la salle c’était un nain. Je fronça les sourcils, me maudissant d’avoir laissé les gardes me prendre mon arme favorite pour embrocher ce responsable, ce meurtrier, ce … criminel ! Je serrai les dents, serrant les poings et me dressa devant ce misérable insecte. Difficile d’imaginer qu’un si petit être puisse être responsable de temps de mort… Même dans la jungle, cela restait exceptionnel, mais lui, c’était plus qu’un carnivore ou un habile animal qui aurait développer au fil du temps une stratégie redoutable, lui, c’était un ennemi et ce n’est que parce que j’ai été désigné comme représentante que je me retenais . Et pour couronner le tout, il me parlait dans une langue que je ne comprenais pas.L’élément qui me fit sortie de moi pendant un très, très bref instant. Menaçante, je m’avançais d’un pas vers lui, armant mon poing, prête à faire voler sa petite tête barbue par la fenêtre. Cependant, le geste fut suspendu. Je fermais les yeux, essayant de réfléchir aux conséquences que pourrait entraîner mon geste. Ils payeront, c’est certain, mais … plus tard. Je lui tournai le dos de façon assez brutale, par dépit surtout et cachant mal mon envie de lui fracasser le crâne et finit par dire d’une voix assez forte

« Assassin ! Toi et les tiens, vous payerez pour vos crimes, j’en fais le serment ! »

Et qu’il fasse semblant de ne pas comprendre, je m’en fichais pas mal. Cela me faisait du bien, même si c’était inutile. Un moyen de me détendre sans doute. Admettons.

Et c’est après ce minuscule échange qu’un comique entra… Je le redis et je le répète, heureusement que j’avais mon masque, parce que je n’aurais jamais pu cacher ma surprise sur mon visage quand j’ai vu arrivé ce phénomène. C’était un homme, mince, élancée avec les oreilles pointues qui portait des vêtements un peu inhabituels, mais je trouvais que  ses manches avaient une jolie couleur. Peut-être que les manches n’étaient pas indispensable, une Amazone qui porterait des vêtements avec cette couleur… elle se ferrait remarquer tout de suite et aurait une certaine admiration de la part de toute ces consœurs. Alors par contre… Il manquait des seins sur sa poitrine. C’était plat. Rien. Pas de rondeur.  Je me disais que les Hommes n’avaient pas beaucoup de poitrine, mais alors qu’il y est du néant… Oui, c’est la première fois que je vois un homme torse nue et je peux vous dire que c’est un choc des cultures. Je redescends sur terre quand il s’adresse au nain toujours dans une langue étrange, me faisant éloigner de la conversation et étant toujours aussi convaincue qu’il y avait un complot contre moi, puis il commence à me parler … et je comprends. C’était à peine croyable.  Il parlait d’autres langues ? J’avoue que j’eu un petit moment d’admiration avant de regarder sur le coté. ’’ Mes condoléances’’…  Vraiment un mot très peu employé chez les Amazones. Et pour cause

« Ce ne sont pas des mots qui ramèneront des morts. »

Pas de merci, c’était un mot plutôt employé par les esclaves, mais bon, déjà qu’il veut bien parler la même langue que moi, c’était déjà un progrès. Une femme aux oreilles pointues entra dans la salle, bien habillée elle aussi, s’adressant d’abord au nain, toujours dans la même langue, mais à force, je vais finir par m’habituer, puis elle se tourna vers moi et me parla, elle aussi, dans ma langue. Deuxième petit bonheur de la journée tout de suite tâché par mon impatience et je murmurais

« Je suis contente de voir que des personnes parlent mon langage, mais je suis agacée de voir que ces mêmes personnes la parlent pour me dire du vent ! »

Je sais pas si elle l’a entendue, je ne sais même pas qui c’est et à vrai dire, je ne veux même pas le savoir, mais dans tout les cas, ce n’était pas ma première préoccupation. De toute façon, elle discutait avec l’autre aux beaux habits, donc bon… Je soupirai. Je me sentais comme un animal blessé, dans un environnement qu’il ne connait pas et cela avait le don de m’énerver, encore et encore. Je plantais mes ongles dans ma peau, essayant de me contenir tout de même. De toute façon, je n’avais pas besoin de parler avec eux, d’ailleurs, je ne comprenais même pas pourquoi tout ce beau monde était là.

La patience finit par payer, le roi finit par entrer dans la salle, dans une tenue qui choqua moins l’Amazone. Par contre, elle ne s’était pas attendue à ce que l’homme qu’elle avait en face d’elle dirigeait les humains. Il était… petit. Habituée à ce que les Amazones les plus respectée soient soit grande autant par la taille que par la force ou alors disposant d’une sagesse et de connaissance inouïe, je m’étais fais une certaine illusion et là, dure retour à la réalité. Et je vous épargne les longues présentations, retrouvailles ou autre qui ne m’intéressait absolument pas, moi, j’étais là, à le fixer, les bras croisés. Je savais d’avance que mon regard allait traduire toute mon impatience et qu’elle allait clairement montrer mes intentions. Il me fit un genre de salut et me montra une chaise. Je ne suis pas douée, mais je crois qu’il veut que je m’assoie. Fort bien, je fais ce qu’il me demande, posant mes fesses à l’endroit où il m’avait indiquée puis je le regarde parler à la femme et à l’homme. Je vais finir par enfoncer une autre porte si cette attente interminable dure encore ! Je suis là juste pour demander si les hommes veulent bien laisser les Amazones passer. Il y avait deux réponses possibles : oui ou non ! Et si c’est non, je demande brièvement pourquoi et après on en parle plus ! Je posais mon coude sur la table, mis ma tête dans ma main, respirant de plus en plus fort, essayant tout de même de rester calme. Il fallait juste que j’attende le moment opportun pour avoir ma réponse. Tout à coup, l’homme aux oreilles pointues et à la tenue d’un jolie bleue s’adressa à moi, m’expliquant que l’humain ne pouvait comprendre ma langue- l’inverse était tout aussi vrai- et qu’il était là pour traduire chaque parole du souverain et les miennes. Il se présenta également comme serviteur de deux reines elfiques. Donc c’était des elfes ! C’était la première fois que j’en voyais. Assez surprenant. Je mis  la thèse du complot comme quoi tout le monde parlait une autre langue rien que pour me rendre folle  de coté et finis par dire

« Enat Daithe et si cette mascarade ne prends pas fin tout de suite, je risque de briser des têtes. J’ai trop attendue. »

Mascarade, c’était pour le manège avec la salutation, le fait qu’il fallait s’assoir autour de la chaise et surtout… la présence de tout ses gens totalement inutile pour mes demandes.
L’arbre de vie qui veillait sur moi avait décidé de me faire endurer les pires tortures en jouant avec ma patience. Voilà que des drôles d’hommes arrivent, avec des … choses qu’ils posèrent devant chaque personne qui était assis autour de la table. Curieuse, je penchais la tête sur le coté, me disant que je n’étais pas là pour manger et de toute façon… Je trouvais qu’il n’y avait pas grand-chose à manger. Sans doute à la taille des humains sans doute, même si la viande était sans doute l’élément le plus attirant pour le moment. Les autres choses étaient un peu étranges, je ne connaissais pas et malheureusement, je n’avais pas envie de goûter pour le moment.  Et je n’avais soif que d’une chose : de la vengeance. Pour mes sœurs décédées. Zaahn, mon maître des langues précisa que le roi s’excusait pour la nourriture. Je soupirais bruyamment, me redressant sur ma chaise et posant ma deuxième main sur ma table

« ASSEZ ! J EN AI ASSEZ DE TOUT CE TEMPS PERDU INUTILEMENT ! »

Ma main balaya cruellement l’assiette qui se trouvait devant moi, l’envoyant par terre dans un bruit de fracas et je me mise debout, plantant mon regard dans celui du roi. C’était à lui que je voulais parler, c’était lui qui détendait ma réponse et surtout l’avenir de son peuple et aussi celui du miens

« Le roi ne peut pas rendre compte de la situation, comme vous tous !  Il ne sait pas ce que cela fait de voir ses consœurs balayés en un seul instant par un souffle infernal envoyé par les nains ! *je pointais du doigt un des nains en question, le seul représentant de ce peuple qui était à mes yeux l’ennemi qu’il fallait détruire*Il ne sait pas ce que cela fait quand on voit son habitat ravagé, en cendre ! Et enfin, il ne sait pas ce qui aurait pu se produire si l’explosion avait atteint l’Arbre de vie ! »

Je regarde le roi, cessant de montrer le nain qui ne m’intéressait pas, pour le moment. Voilà, je crois que j’ai suffisamment expliqué la situation… Peut-être rajouter quelques détails supplémentaires en espérant que le traducteur n’oublie rien.

«Une plaie béante s’est ouverte dans la jungle et dans les cœurs des Amazones et une seule chose pourra les guérir, c’est le sang  et les têtes des responsables ! C’est ce que réclame mes consœurs et c’est ce que je réclame, pour venger nos morts  et protéger l’Arbre de vie !»

Je respire un grand coup, essayant de me calmer, puis je m’assise. Ma rancœur n’était pas totalement partie, mes muscles étaient tendus, mes ongles étaient plantées dans mes paumes et mon cœur battait fort dans ma poitrine. Cependant, j’essayai de demander d’une voix relativement calme.

« Pour atteindre le royaume des nains, nous avons décidés de passer par le royaume du Gorbos. Vous avez insisté pour qu’une représentante vienne. Je suis là, devant vous.  Je ne sais pas pourquoi il y a des nains et des elfes présentement et cela m’est égal. Ce que je veux savoir, c’est est ce que les humains de ce royaume vont laisser passer les Amazones sur ces terres sans qu’on le fasse par la force, oui ou non ? »

La dernière phrase était appuyée d’un haussement de la voix qui pouvait être traduit en légère menace… Ou alors pour être sûr d’avoir bien été compris. Mon attention était désormais portée sur l’elfe, j’attendais qu’il traduise ce que j’avais dit et surtout qu’il me donne la réponse. Que je puisse enfin sortir de cette salle et annoncé à mes consœurs ce que les Hommes ont décidé de faire. Du moins, je l’espérais.


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Zaahelônn Elehnuun

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Mar 23 Juil - 22:30

Telle une tempête, après toutes les manières des hommes, des elfes et des nains, l'Amazone s'exprima. Zaahn s'était assis à côté d'elle, et il n'eut donc pas à subir un regard sans doute des plus furieux. Droit, posé, il évita de justesse la catastrophe qu'était l'assiette pleine de nourriture d'homme que l'ambassadrice envoya voler. Sa colère du moins était parfaitement perceptible, dans chacun de ses mots, dans chacun de ses gestes... Une colère si peu diplomatique... Songea tragiquement l'elfe. L'isolation des Amazones les rendait tout à fait étrangères à ce genre de rassemblement, où il était question de débat et d'arrangement, à coup de chantage, d'alliance, de mésalliance... Et tant de subtilité qu'elle eut sans doute fait voler avec plus d'éclat si elle avait pu se faire directement comprendre. Ah oui, se ressaisit-il avec un frisson, alors que l'impatiente guerrière posait son regard sur lui. Il me faut vous traduire, charmante Amazone... Et vous êtes loin de me rendre la tâche aisée. Glisser un mot d'apitoiement à ses Reines eut été sans doute mal vue, d'autant qu'il n'était pas sûr qu'elles seules aient connaissance, avec lui, du Sylfe, aussi se contenta-t-il d'un regard exagérément désespéré avant de reprendre son sérieux. Son regard se posa tout à tour sur chacun des membres de l'assemblée. Rappelez-vous que je ne suis que le messager, pensa-t-il avec amusement. Qu'il eut une bonne mémoire était aussi utile.

"Mes Reines, Roi Vortigern, Maître Fyer-Roc... N'étant que simple Couturier, je ne sais quelle est la meilleure attitude, aussi vais-je supposer que vous rendre compte du plus important prime sur le détail." Il avait choisi le Gobbos, langue la plus connue présentement lui semblait-il. Il prit une rapide inspiration, mains jointes et tissus bleuté répandu sur la table devant lui. "L'Ambassadrice Amazone se nomme Enat Daithe. Elle s'attendait à une conclusion bien plus rapide... Elle ne s'explique pas la présence d'elfes et d'un nain, son seul but étant de savoir si les hommes comptent laisser passer les Amazones ou non, pour à terme venger ses sœurs et protéger l'Arbre de vie. L'Ambassadrice évoque les ravages et les morts causés par l'explosion, et le désastre qu'aurait engendré toute atteinte à l'Arbre. Maître Fier-Roc, elle en tient votre peuple pour seul responsable." conclut-il avec un regard curieux à l'intéressé.

Et c'est bien là qu'était toute la question, quoiqu'en pense l'Amazone : quels étaient les responsables de l'explosion au dessus de la Jungle ? Le peuple des femmes guerrières pensaient d'ores et déjà la réponse, or rien ne paraissait moins sûr au Couturier, et c'est pourquoi il n'était en rien accusateur à l'égard du nain : il ne savait pas. L'elfe n'avait pas encore réussi à se tenir au courant entre les murs même d'Alfebur, aussi la culpabilité des nains lui restait flou. Seules les sombres murmures sur les Fidèles du Vindictus lui étaient parvenus, sans rien dégager de certains. Quant à l'implication des elfes... Un bref éclat de colère lui vint, qu'il dissimula bien vite sous des paupières innocemment closes, avant de le dissiper. Mais la pensée à l'origine ne le lancinait pas moins : si les Fidèles étaient bien impliqués... C'est le peuple elfe entier qu'ils auraient entaché de cette folie, et ses deux Reines qui devraient en subir les pleines et catastrophiques conséquences. Et tout regard attristé à leur égard étant malvenu en une telle compagnie, il se retint.

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Mer 24 Juil - 12:45

Alors que messire Fier-Roc s'intéressait davantage à son assiette qu'à la réunion, ce qui n'était pas pour déplaire au Roi qui connaissait les Nains parfois un brin trop patriotiques, le couturier, lui, se déclara en mesure de faire l'interprète. Voilà qui soulagea Garren ... Un moment seulement car, si l'interprète était un Elfe, et qu'il était si proche des deux reines, il ne pourrait pas non plus lui demander de traduire absolument tout et encore moins les accusations envers son peuple sans que ce dernier, au moins, ne déforme les propos du roi.

Zalando, comme préférait l'appeler Garren, tenta une approche auprès de la représentante Amazone, alors que tout le monde retenait son souffle en le voyait faire. À la surprise générale, tout se passa bien et il arriva même à la faire rasseoir, tout en prenant place à côté d'elle. Décidément, cet Elfe prenait des risques mais, il savait y faire ! Malheureusement, si l'ambassadrice s'était assise, la nourriture, elle, n'était pas à son goût. Bien qu'elle avait prononcé quelques phrases en Emeris peu avant cela, sans que Vortigern ne comprenne quoi que ce soit et sans que Zaahelônn ne les lui traduise, attendant certainement la fin pour en faire un résumé, l'Amazone se leva d'un bond, balayant l'assiette et son contenu d'un geste de main avant de regarder furieusement le roi. Ce dernier la regardait aussi mais, tout ceci ne lui disait rien, une certaine peur était visible dans ses yeux, il n'était qu'un homme après tout !

Elle parlait, fort et beaucoup, pointant même le représentant Nain à un moment, avant de souffler, de se calmer, puis de se rasseoir pour terminer sur une dernière tirade de paroles totalement incompréhensibles même si l'Emeris était agréable à entendre. Garren tourna instinctivement son regard vers l'Elfe et ce dernier lui expliqua alors que l'ambassadrice se nommait Enat Daithe et qu'elle n'était pas venue ici pour prendre le thé mais bien pour avoir une réponse claire et rapide. Les Hommes n'avaient que deux choix, laisser passer ses "soeurs" ou se mettre au travers de leur chemin. Elle parlait de vengeance, des ravages qu'avait causé l'explosion et de l'arbre de vie aussi. Elle considérait les Nains comme seuls responsables mais, c'était une erreur. Vortigern soupira, si les Amazones étaient toutes comme elle, la situation était bien plus grave que prévue. Le roi remercia l'Elfe et lui demanda de traduire sa réponse en même temps qu'il lui parlait, tout en fixant l'Amazone et en y mettant le ton.

- Je comprends votre soif de vengeance mais, vous devez aussi comprendre que notre situation est difficile. Nous sommes les alliés des Nains et notre accord stipule qu'en cas d'agression, nous devons venir les aider. Certes, ici les Nains sont les agresseurs mais, nos deux peuples étant amis, on ne peut pas simplement s'en tenir aux mots et vous laisser passer. Maintenant, pour le bien de notre peuple, on ne peut pas non plus se dresser devant-vous. Dit-il en jetant un coup d'oeil à Nyrn. Vous n'avez qu'à passer par le désert, là-bas, personne ne vous empêchera de passer enfin ! Rajouta-t-il en levant un peu le ton. Et puis si je peux me permettre, ce n'est pas à moi qu'il faut vous en prendre, parce que les véritables coupables, dans cette affaire, ce n'est pas moi mais, eux.

Il attendit que l'Elfe finisse de traduire pour désigner de la main non pas le Nain mais, bien les deux reines Elfes.

- Parce que l'enquête Naine menée incrimine directement le peuple Elfique et plus particulièrement, leurs souveraines. Il s'agit d'un sabotage, vous ne pouvez pas vous en prendre directement aux Nains, ils sont tout aussi victimes que vous.

Peut-être que l'Elfe ne traduirait pas ça mais, le principal était déjà dit, il restait à savoir comment les reines allaient réagir face à ça. Vortigern n'était pas convaincu par l'enquête Naine mais, il n'y avait aucun élément qui venaient contre dire les preuves récoltées. C'était un moyen comme tant d'autre d'éclaircir la situation.

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Exodus

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Mer 24 Juil - 23:01

Ordre de passage :

Enat Daithe (à ton tour)
Nyrn Fier-Roc (en vacances du 24 juillet au 15 aout)
Zaahelônn Elehnuun (en vacances du 4 aout jusqu'à la fin du mois)

Arya Terra Farror
Garren L.Vortigern


Merci à tous les participants !


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Zaahelônn Elehnuun

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Ven 26 Juil - 12:17

Zaahelônn inclina la tête en réponse à la demande du roi, avant de l'écouter attentivement, laissant tout à fait de côté le repas qui leur avait été servi, puisque l'Amazone n'était pas encline à cela. Étrangement, il lui semble que tout ce qu'il dit serait sans doute mal perçu de l'Amazone : elle ne venait pas palabrer ou discuter de "tels détails" - ce qui était la norme dans leur société ne l'était visiblement pas dans la sienne -, et le Couturier songeait que la tentative de l'humain de se disculper allait juste agacer l'Ambassadrice. En tout cas, il n'eut jamais envie d'applaudir le sens diplomatique du roi, qui lui sembla proche du néant, pour faire simple. Il ne pouvait bien sûr lui en vouloir de chercher à disculper les siens, mais la manœuvre était tellement évidente qu'elle en devenait pathétique. Zaahelônn crut même entendre une touche d'espoir digne d'un enfant quand il fut suggéré de passer par le désert... Pour des femmes qui vivaient dans une Jungle luxuriante, le dépaysement serait important. Quand le roi humain fit une pause, le Couturier se tourna vers l'Ambassadrice.

"Représentante..." Commenceça-t-il en Emeris. "Le Roi Vortigern comprend que vous et vos soeurs vouliez la vengeance, mais Nains et Humains sont alliés." Il enchaîna ensuite rapidement, craignant soudain que l'Ambassadrice - qui n'avait d'ambassadrice que le titre, il fallait bien le dire - ne s'emporte si elle croyait entendre un quelconque refus. Quant à savoir si Vortigern en avait conscience... Le Couturier en doutait. "Ainsi, vous laisser passer est difficile aux humains. Ne rien en faire serait attirer vos foudres, et ils le redoutent aussi. C'est pourquoi leur roi vous propose de passer par le... Désert." Il laissa entendre sa perplexité devant cette proposition, tandis qu'intérieurement il la considérait juste comme ridicule... Ou alors les Amazones révéleraient une faculté d'adaptation étonnante dont elles s'étaient passées de faire preuve jusqu'alors. "Le Roi dit que les siens n'ont commis aucune faute envers les Amazones..."

Alors qu'il finissait de traduire, le Roi humain conclut avec un geste de la main qui parut une offense à Zaahelônn, car désignant ainsi les deux Reines comme coupables.

Il était le Couturier des deux Reines elfiques. Il n'était pas connu qu'il se tenait au courant de bien des choses, dont les activités des Fidèles du Vindictus. Il était un personnage perçu comme vain et excentrique dans la Cour Elfique, et il en allait de même dans les autres Royaumes où il commerçait. Il joua donc le Couturier sensible, affichant une mine choquée, jetant un regard presque paniqué à l'attention des Reines, attendant leur réaction, qu'elles acceptent ou non qu'il traduise de telles accusations.

Intérieurement, l'opinion qu'il se forgeait du Roi venait de chuter... De manière drastique. Zaahn sentit même une pointe de mépris vouloir tâcher ses pensées, ce qu'il contint. Ses émotions personnelles ne devaient en rien altérer sa conduite. Que ce roi se cache derrière cela au risque de provoquer une guerre entre trois peuples plutôt que deux relève de l'inconscience pur, et bien soit... Il me faudra le souffrir encore quelques temps. Voire quatre dans le pire des scénarios, si malgré toutes ses tentatives maladroites de montrer patte blanche aux Amazones, ces dernières les considéraient aussi comme des ennemis.

Ainsi le Couturier prit presque des airs de donzelle aux abois, tandis qu'intérieurement il songeait quelque peu que le roi humain au sens de la diplomatie catastrophique aurait mieux fait de rester dans la fange dont son esprit semblait tout droit venir. Sa crainte quant aux conséquences des possibles et fâcheux actes des Fidèles pour le peuple elfe entier semblait prendre le chemin de la réalité, à son grand désarrois.

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Arya Terra Farror

Reine des elfes

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Jeu 1 Aoû - 18:15

Arya savait bien que la présence des Elfes dans une réunion concernant essentiellement les Amazones, les Nains et les Hommes pouvait être surprenante, mais elle ne s'attendait pourtant pas à de telles réactions.
L'émissaire du peuple des forges marmonna une vague réponse en Norn à son hommage, puis retourna à son mutisme. Quant à la guerrière farouche, ce fut un murmure colérique qui s'échappa de ses lèvres – sans qu'Arya puisse en comprendre un traître mot.
La Reine n'était pas vexée de ces réactions presque hostiles, mais son coeur se serra néanmoins : elle présageaient mal de l'humeur des représentants, et donc de la tournure de l'ambassade.

Comme toujours, ce fut son couturier qui – volontairement ? – lui redonna de l'entrain. Au-delà de sa révérence polie, Zaahn répondit à la remarque de sa Reine avec humour : juste ce qu'il lui fallait pour se reprendre après cette légère déconvenue. Elle n'allait certes pas se présenter à demi nue devant une assemblée politique d'une telle importance ! L'idée la fit sourire un instant, puis elle se reprit, consciente que dans des circonstances pareilles sa bonne humeur pourrait être mal interprétée.
Elle signifia donc à Zaahelônn qu'ils reprendraient cette éternelle discussion à un autre moment, tout en le remerciant à voix basse de la décontraction qu'il lui apportait.

Enfin le Roi des Hommes fit son apparition, avec beaucoup plus d'allure que lors de leur première rencontre. Fort mal vêtu, ignorant tout du rasoir et du savon, il avait alors laissé une impression de crasse tenace aux Elfes, dont l'odorat et le bon goût était bien plus développés que les siens.
A présent cependant, sa mise sobre mais propre le mettait bien mieux en valeur, et aucune effluve nauséabonde ne vint effleurer les narines d'Arya lorsqu'il entra dans la pièce puis s'approcha pour la saluer.
Son Sylfe était maladroit et, craignant qu'il ne comprenne qu'à moitié sa réponse, la Reine s'exprima en Gobbos, hochant la tête avec gravité :
– Roi Garren du Gorbos. Ma soeur, ma suite et moi-même avons été très bien accueillies, je vous en remercie. La reine Eliël devrait d'ailleurs arriver sous peu, précisa-t-elle avant que Vortigern ne s'éloigne.

Arya suivit avec une irritation croissante la suite de la scène. L'Homme paraissait bien peu à l'aise. Ses hésitations pour prononcer le nom complet de Zaahn, son frisson devant l'apparence martiale de l'Amazone, le silence qui plana ensuite puis l'aveu de l'absence du traducteur... c'en était presque ridicule. Cette réunion semblait de plus en plus improvisée.
Mais avant que la Reine ait pu exprimer sa façon de penser, les cuisiniers entrèrent, l'un s'attardant près de Garren tandis que les autres découvraient des plats... fort peu appétissants, même selon des critères humains. Le Roi osa même glisser un "nous avons la situation parfaitement bien en main" qui parut très ironique à Arya.

Alors que la blonde allait se décharger de la tension qui lui pesait en un discours mûrement réfléchi, sa soeur fit son apparition. L'accueillant d'un sourire tandis que les gardes se retiraient, la Reine se sentit immédiatement apaisée de sa présence. Eliël avait toujours su la calmer, tant par sa propre quiétude que par ses propos modérés.
Tandis que la nouvelle venue prenait place, Arya lui serra discrètement la main sous la table, puis lui raconta brièvement ses premières impressions sur l'ambassade. Elle s'exprimait sans craintes, quoiqu'à mi-voix, car dans un langage inventé par les jumelles dans leur plus tendre enfance. Même Zaahn ne pouvait les comprendre en cet instant.

Pendant que le Nain commençait son repas avec appétit, les deux soeurs se tournèrent vers leur couturier :
– Tu connais bien mieux l'Emeris que nous, et le Roi aura plus confiance en ta neutralité qu'en la nôtre, dirent-elles ensemble, en un Sylfe un peu alambiqué pour que ce même Roi ne comprenne pas toute la teneur du message. Fais donc, nous t'en prions.
Et Zaahn s'exécuta, s'adressant à Vortigern puis à l'Amazone. Pour passer le temps autant que pour paraître polie, Arya s'était saisie d'une fourchette et avait entamé son chou. Peu goûteux, et bien trop épicé. Mais pas une grimace ne déforma le visage de la Reine.

Brutalement, l'émissaire de la Jungle s'exprima, faisant voler son assiette en prime. Son emportement rendait ses paroles difficiles à comprendre, et Arya ressentit un brin de pitié pour l'interprète improvisé. Elle-même n'avait pas saisi la moitié du discours enflammé. Installé près de l'Amazone, Zaahn entreprit de traduire le tout.
Lorsque la question de la responsabilité fut évoquée, la Reine frissonna intérieurement : le Nain allait certainement accuser son peuple en retour. Mais ce fut Vortigern qui prit la parole, en chef de réunion empressé de donner son avis – et de se disculper.

Agacée dès le départ par la lâcheté du discours – le Roi humain aurait dû se fixer un cap à tenir bien avant l'ambassade pour ne pas donner l'impression de manger à tous les râteliers –, Arya n'en fut que plus outrée par sa conclusion. A ses côtés, sa soeur laissa échapper un petit hoquet de ses lèvres arrondies par la surprise, tandis qu'elle-même fronçait durement les sourcils sans émettre un seul son.
Zaahelônn, choqué, mimant la panique, attendait un signe de ses Reines pour agir. Arya le fixa un instant, appréciant plus que jamais ses talents d'acteur, puis lui indiqua rapidement d'expliquer à l'Amazone que d'injustes accusations venaient d'être formulées, à l'encontre des Elfes. Maintenir l'émissaire dans l'ignorance ne ferait qu'accentuer sa méfiance, mais pas question non plus de la laisser entendre les paroles de Garren.

Dans un parfait ensemble, les jumelles dévisagèrent ensuite le Roi des Hommes. Un coup d'oeil glacial propre à le faire frémir de la part d'Arya, un regard plus doux mais chargé d'incompréhension qui lui inspirerait des remords pour Eliël. Cette dernière prit la parole en Gobbos :
– Roi Garren, ce sont là de graves propos que vous tenez. Avant de les formuler en public, vous êtes-vous assuré de leur véracité ? Sans vouloir offenser maître Fier-Roc, je vous affirme qu'il n'en est rien.
Arya s'impatientait, aussi Eliël accéléra un peu son débit, rechignant à laisser parler sa jumelle dont les avis par trop tranchés risquaient de brusquer leurs interlocuteurs déjà tendus.
– Ma soeur et moi ne sommes pour rien dans cet incident ô combien regrettable. Il n'y a donc qu'une option : si les Nains ont découvert que les Elfes étaient impliqués dans cette affaire, c'est qu'on nous a tendu un piège.

N'y tenant plus, Arya intervint, déversant enfin les mots qui lui pesaient depuis des jours, sur un ton mi-sarcastique, mi-enflammé :
– Evidemment, on peut aussi se dire que les Nains ont menti et veulent nous impliquer dans ce conflit pour détourner d'eux le courroux des Amazones. Vous pouvez de votre côté penser que nous sommes toutes deux des menteuses, et cela reste une possibilité. Mais réfléchissez un instant, quel serait l’intérêt des Elfes dans un conflit impliquant les guerriers de la Jungle et des Montagnes, voire ceux du Gorbos ?

La Reine laissa planer un petit silence après cette question rhétorique. Elle en profita pour reprendre son souffle, s'étant un peu laissée emporter par ce discours qui lui tenait tant à coeur. Eliël en profita pour reprendre la main, de sa voix douce qui calmerait les esprits échauffés :
– Ce que veut dire Arya, c'est que notre peuple vit du commerce tout autant que les vôtres. J'ajouterais même que ce sont là les seuls liens que nous entretenons vraiment, si bien qu'une guerre ne nous serait pas profitable. Un conflit généralisé est terrible pour toutes les économies, même celles des nations neutres.

Eliël marqua une pause, imitant sa soeur. Et comme cette dernière ne semblait pas vouloir enchaîner – elle paraissait même un peu contrite devant l'aisance et l'aménité de sa jumelle –, la douce Elfe continua :
– Roi Garren, maître Fier-Roc, vous avez certainement entendu tous deux parler des Fidèles du Vindictus. Ces Elfes ont fondé leur propre religion, adorent un démon et tentent par tous les moyens de renverser notre monarchie. Par tous les moyens, y compris en sabotant ou infiltrant la montgolfière naine dans le but d'attaquer l'Arbre de Vie. Voilà qui explique bien mieux la situation actuelle qu'un prétendu mensonge de notre part, ou du peuple nain.

Eliël salua de la tête ses deux interlocuteurs, poliment, puis croisa les mains sur la table pour indiquer qu'elle en avait terminé.
Admirative, Arya retenait son souffle Sa soeur s'était exprimée clairement et sans empressement, marquant les esprits de son calme et de son raisonnement logique. La partie n'était pour autant pas achevée, et déjà l'Elfe envisageait les objections qui pourraient s'élever.

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Zaahelônn Elehnuun

Couturier royal

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Sam 3 Aoû - 0:09

Le Couturier accueillit la directive d'Arya avec une inclinaison de la tête respectueuse mais tremblante, comme s'il était encore choqué par les accusations du roi. Intérieurement, il appréciait froidement la réaction de la Souveraine. Bien sûr, il était évident qu'elle n'allait pas hocher niaisement la tête devant de tels propos, mais qu'elle ne se laisse pas surprendre ni dépassée par ces dires scandaleux le rassérénait quelque peu. En effet, la tâche à venir s'annonçait ardue : faire accepter à l'Amazone cette subtilité disant que les coupables dans cette tragique histoire, n'étaient pas clairement définis... Alors qu'elle croyait dur comme fer que la faute en incombait entièrement aux nains. Et il y avait tout un peuple derrière elle, avec la même conviction, et la même... Rigidité d'esprit, car n'étant pas coutumier de la "diplomatie" et des manœuvres qui se jouaient dans le monde.

Dans un même temps, Zaahelônn réalisa que, si les Fidèles avaient bien trempé dans cette catastrophe, dans l'hypothétique but d'en faire porter la culpabilité aux deux Reines elfes... Ils avaient bien choisi leur cible. Les Amazones, peuple éminemment guerrier, dont il serait difficile de refréner les ardeurs vengeresses, et encore plus sans doute de faire entendre raison. Mimant de s'exécuter avec la docilité rassurée d'un humble sujet, toujours dans son rôle de pauvre couturier prit comme traducteur dans une réunion bien trop importante pour lui, Zaahn se tourna vers l'ambassadrice des Amazones, traduisant avec quelques phrases de retard les propos de ses deux souveraines.


"Ambassadrice, je m'excuse, car sur un point le roi Vortigern et mes Reines ne sont pas d'accord : le roi dit qu'elles sont coupables, disant qu'elles ..." Il prit une seconde pour tenter de trouver les termes l'intéressant en Emeris mais, faute de mieux, il se résolut à continuer sa traduction tristement approximative et au manque de lyrisme flagrant. "... Seraient coupables, les Nains auraient trouvé que des Elfes seraient aussi responsables. Ma Reine Elïel répond qu'elles n'en savaient rien, et que si des Elfes sont coupables, alors on leur a tendu un piège pour qu'on les dise coupables." Zaahn n'en montrait rien, s'exécutant avec application, tout en approuvant chaque parole de ses Souveraines, bien plus subtiles que le roi humain... Mais il lui en coûtait que de parler si mal. "Ma Reine Arya ajoute que peut-être les Nains les accusent pour que les Amazones attaques les Elfes et pas eux." Il en aurait arracher une couture de désespoir, tant ses oreilles souffraient à l'entendre... Ou non. Pas au risque d'abîmer un beau tissus."Elle ajoute que c'est peut-être vrai qu'elles mentent toutes les deux... Mais où serait leur intérêt ? Ma Reine Elïel explique que nous, Elfes, vivons du commerce avec les autres peuples, et qu'aucun conflit n'est... N'est bien pour le commerce."
Puis... Heureusement que ses mains étaient à présent dissimulées dans ses grandes manches bleues. Il eut été indécent que soient vues ses articulations, blanchies par l'emportement qui lui venait à l'idée que la guerre qui menaçait serait peut-être le fruit des fanatiques. Il évacua tout cela avec un soupir discret avant de reprendre, sur un ton égal.
"Ma Reine Elïel parle des..." Ne trouvant pas les termes en Emeris, il ne put le dire qu'en Sylfe : "Fidèles du Vindictus." Avant de reprendre dans la langue des Amazones. "Des Elfes adorant un... Monstre, et ennemis de mes Reines. Pour leur faire du mal, il peut être vrai qu'ils ont fait attaquer l'Arbre de Vie par les Nains, pour que les Nains disent ce que les Elfes ont fait. Cela est plus... Logique qu'un mensonge des Reines ou des Nains. Un piège, Ambassadrice."
La chose était d'autant plus tordue qu'approximativement expliquée, plutôt que traduite, les termes étant bien trop subtiles pour qu'il en connaisse l'équivalant en Emeris, à son plus grand regret. Ce fut sur ces derniers mots qu'il se tut, attendant la prochaine réaction, les prochaines paroles à traduire. Intérieurement, le Couturier louait les paroles et l'esprit de ses Souveraines, la clarté d'esprit d'Elïel - qu'il espérait n'avoir pas desservi par sa traduction ô combien maladroite -. Après cela, il ne pouvait qu'espérait que l'Amazone voudrait bien tendre l'oreille et ne pas partir aussitôt, furieuse, et que l'esprit du roi Vortigern ne serait pas trop obtus pour la raison.

Il retint aussi la chose suivante : si les Amazones n'entraient pas en guerre contre les siens sitôt cette assemblée terminée, il lui faudrait d'urgence demander à l'une d'entre elle de l'aider à perfectionner son Emeris. Il ne lui était pas tolérable de parler si mal cette langue, au risque de desservir ses Reines et leurs propos par des traductions hasardeuses. Pour les langues des Barbares et des Orcs... Il chercherait à nouveau, même si ce ne serait sans doute pas de tout repos.

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Enat Daithe

Amazone élémentaliste

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Sam 3 Aoû - 11:46

Le roi finit par me répondre, toujours dans une langue incompréhensible, mais je le regardais tout de même. Il avait peur. Il avait peur de moi. Cela se voyait quand j'ai commencé à m'adresser à lui. Le moindre de mes gestes violent l'avait effrayé. Si tout les hommes sont comme cela, forcer le passage ne devrait pas trop causer de problème. Cependant, ne vendant pas la peau du carnivore avant de l'avoir tué. La guerre n'était déclaré, du moins, pas encore. Je haussais un sourcil quand il finit par désigner les deux elfes, les deux reines plus précisément, avec un doigt... accusateur ? Qu'est ce que cela voulait dire ? Je tournais instinctivement ma tête vers mon maître des langues qui commençait à traduire. Et on va dire que... finalement, s'il avait pas traduit, cela aurait certainement été mieux pour les humains. Alors comme ça, les nains et les humains étaient alliés ? Je réfléchis un petit moment. C'est comme si toutes les Amazones agissaient tout le temps ensemble... donc... si on attaque les nains... les humains nous attaquent. Je crois . Non, c'était certainement cela, c'était pour cette raison qu'ils avaient tant insisté pour cette réunion, afin que tous soit d'accord et qu'on évite la guerre. En même temps, vu ce que je comprends, les humains ont beaucoup trop peur pour nous faire fasse et faisant preuve d'une très grande créativité, il nous propose de passer... par le désert. Même mon maître des langues n'y croyait pas à cette solution. Cependant, avant de répondre, je voulais savoir ce qu'il avait dit sur les elfes. Et pourtant, la traduction ne venait pas.

J'allais demander à l'elfe pourquoi il prenait cet air bête et complétement apeuré lorsque les deux reines commençèrent à parler. L'une d'elle semblait en colère contre le roi alors que l'autre était parfaitement calme. Cela me rapellait quelqu'un ça... Passons, il y eut un long discours où les deux reines parlèrent avec une relative aisance , surtout celle qui savait parler avec calme. Bien évidemment, je ne compris rien, mais j'aimais bien observé les réactions, pour essayer de comprendre un peu par le langage du corps, mais là, tout m'échappa. Finalement Zaahn finit par me répondre et à partir de ce moment-là, je compris que je m'étais embarqué dans une histoire terriblement compliqué. Une fois qu'il eut finit, je portais ma main sur le visage, retira mon masque, le posa sur la table, posa également mes coudes sur la table et mes doigts sur mes deux tempes que je massais avec vigueur, les sourcils froncé, le visage un peu fermé et je finis par lacher dans un soupir

"Oh Arbre de Vie... Pourquoi moi ? "

Clairement, j'étais un peu perdue par toutes ces informations et j'avais besoin de temps. Je ne savais pas si je devais y accorder crédits, personellement, j'aurais préféré la solution facile : Non et comme j'avais ma réponse... Pouvoir quitter cette salle qui va devenir mon cauchemar pour les nuits à suivre et prévenir mes soeurs, mais en même temps... Ce n'était pas facile à décider. Bon alors, récapitulons. Les humains ne veulent pas nous laisser passer parce qu'ils sont amis avec les nains et ils disent que ce sont les elfes qui sont coupables. Les elfes disent que ce n'est pas eux et qu'ils ont été piégé. L'une des reines dit également que ce sont les nains qui les accusent et comme les nains sont les alliés des hommes, c'est normal que ces derniers les accusent également. Les reines elfes ajoutent que faire déclencher une guerre, ce n'était pas bon pour le commerce. Enfin on m'a parlé d'adorateur de monstre qui aurait orchestré tout ce manège. J'espère que vous voyez à quel point c'est... compliqué.

"J'espère sincèrement que tout ceci n'est pas une ruse pour gagner du temps et tenter d'apaiser les Amazones, parce que si c'est le cas..."

Je pourrais expliquer à mes soeurs que ce sont toutes les autres races qui voulaient attaquer l'arbre de vie... Comme quoi, on avait bien raison de ne pas s'approcher des étrangers et de leurs coûtumes. Ce sont tous des fourbes. Je finis par remettre mon masque, à reprendre une position un peu plus sérieuse puis je finis par dire à Zaahn et exclusivement à lui parce que le roi humain m'énervait au plus au point

"Bon, de un, tu peux dire au roi humain que nous ne passerons pas par le désert, mais que nous l'invitions à s'y installer pour voir si son idée est si excellente que cela. De deux, tu peux lui préciser que les Amazones son loins d'être des imbéciles car, si je comprends bien, si on attaque les Nains, les Humains nous attaquent et nous serions affaiblis par la traversée du désert donc autant dire que nous serons mortes, or ce n'est pas le but de notre vengeance."

Je sais pas pourquoi, mais je suis plutot décontracté. Peut-être la satisfaction d'avoir accomplit la tâche offerte par l'Arbre de Vie. Après tout, j'avais obtenue ma réponse au prix de beaucoup de patience. Je continua

"Donc... je déclare à partir de maintenant que les humains sont des ennemis des Amazones puisqu'ils sont alliés aux nains et qu'en tuer sera venger nos soeurs mortes dans l'explosion."


Le tout dit avec un relatif calme. De toutes façon, on pouvait dire que le discours de Zaahn m'avait presque complétement achevé et que j'étais un peu excitée par le fait que j'avais fait mon devoir. Satisfaction personnelle. Je finis par dire

"Si je m'écoutais, j'irais rejoindre mes soeurs Amazones pour tout leur expliquer à propos de cette alliance et l'on se retrouverait sur le champ de bataille, mais..."

Je sais pas si ce "mais" pouvait être une note d'espoir pour les humains, mais pour moi, c'était tout de même un point capital qu'il fallait aborder. J'étais intrigué par les dires des reines et je pense qu'il était de mon devoir d'éclaircir ces points. Après tout... Si on manipulait les Amazones, mes consoeurs n'apprécieraient pas. Ola ! Je commence à réfléchir comme toutes ces personnes autour de moi. Il faut que je reste une Amazone. Je n'accorde pas ma confiance avec ces gens-là, je veux juste des réponses.

" J'ai envie de comprendre certains points. Mes soeurs aussi, auraient envie de comprendre et c'est pour cela que je veux bien encore souffrir de cette réunion, pour que tout ceci soit clair ."

Je laissais un temps de pause. Décidément, je suis très calme. Je suis probablement malade. Ou alors... ça s'appelle de la maturité ? Je sens que tout ceci est très important et je commence à prendre des responsabilités ? Mince alors, j'aurais préféré découvrir cela à un autre moment, dans un autre lieu. Bon, revenons à la situation qui était plus qu'importante. Je me redressais sur ma chaise, croisa mes bras et regardait finalement toutes les personnes de cette pièce

"Reprenons depuis le début, mes soeurs qui ont survécu à la catastrophe ont aperçus des nains sur cette machine volante infernale. Nous n'avons pas vu d'Elfe. Si vous pensez que ce ne sont pas les nains les coupables, alors je veux des preuves. Si vous n'en avez pas..."

Je tournais mon regard vers le nain, un regard noir qui cachait mal ma haine contre cette race des montagnes

"Je veux savoir pourquoi cette machine a-t-elle explosé si près de notre Arbre de Vie et tué des centaines des notres. "
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Garren L.Vortigern

Roi du Gorbos

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Lun 5 Aoû - 0:49

Comme il s'y attendait en s'engageant d'emblée sur ce terrain, les reines Elfes avaient très mal réagi, la surprise et la déception se lisaient sur leur visages durcis. Garren restait imperturbable, il n'avait rien inventé et n'avait pas l'intention de faire de cadeaux aux Elfes, c'était l'avenir de son propre peuple qui était en jeu. Le traducteur était à peu près dans le même état qu'eux, il fallait s'y attendre, et cela ne le rassurait pas, vu qu'il était l'unique intermédiaire entre lui et l'Amazone, il pourrait très bien s'en servir pour retourner la situation contre lui, il fallait rester prudent. Fort heureusement, Arya lui indiqua de traduire malgré tout, puis les jumelles dévisagèrent le roi. Ce dernier, souriant, attendait la réponse avec impatience, qu'allaient-ils bien pouvoir lui sortir cette fois-ci ? Que c'était la faute des murs ? Arya le regardait froidement, elle pouvait le tuer sur place, elle l'aurait surement fait. Sa soeur, en revanche, était plus avenante même si l'incompréhension se lisait dans son regard. Elle prit la parole dans un parfait Gobbos.

- Roi Garren, ce sont là de graves propos que vous tenez. Avant de les formuler en public, vous êtes-vous assuré de leur véracité ? Sans vouloir offenser maître Fier-Roc, je vous affirme qu'il n'en est rien.

Malheureusement pour elle, les preuves étaient là. Peu de temps avant l'arrivée de l'ambassadeur Nain, la communauté lui avait fait parvenir, dans l'optique de la rencontre, les documents qu'il était censé remettre à l'ambassadeur dépêché, documents qu'il avait lui-même examiné avant. Divers témoignages recueillis au sujet d'échanges de courriers douteux et trop importants pour simplement finir entre les mains du capitaine de l'expédition. Une autorisation de résidence dans l'un des plus beaux quartiers d'Archeus, retrouvée tamponnée par le sceau des reines elles-mêmes dans les affaires du capitaine et une enquête de voisinages ayant amené comme élément de preuve que ce même Nain recevait très régulièrement chez lui un Elfe soit-disant de passage en ville. Une autre lettre retrouvée à moitié détruite qui parlait de "service rendu" et qui portait la signature du secrétaire général, cette fois-ci. Il n'y avait pas besoin d'être un devin pour comprendre.

- Ma soeur et moi ne sommes pour rien dans cet incident ô combien regrettable. Il n'y a donc qu'une option : si les Nains ont découvert que les Elfes étaient impliqués dans cette affaire, c'est qu'on nous a tendu un piège.

Vortigern ne les croyait pas. Elles mentaient, tout simplement. Arya n'en démordais cependant pas et sur un ton à limite de l'insolence, elle reprit ...

- Evidemment, on peut aussi se dire que les Nains ont menti et veulent nous impliquer dans ce conflit pour détourner d'eux le courroux des Amazones. Vous pouvez de votre côté penser que nous sommes toutes deux des menteuses, et cela reste une possibilité. Mais réfléchissez un instant, quel serait l’intérêt des Elfes dans un conflit impliquant les guerriers de la Jungle et des Montagnes, voire ceux du Gorbos ?

L'intérêt ? Le commerce, tout simplement. Les Nains tenaient le monde entier et plus particulièrement les Elfes avec leurs métaux dont ils avaient l'exclusivité. Ébranler la communauté au moyen d'une guerre qui impliquerait forcément le royaume permettrait permettrait de se placer en situation de force. Les Nains, terrassés, les Elfes pourraient prendre part au conflit et se placer en tant que héros, mettant au passage la communauté sous tutelle. Si les Nains refusaient, ils seraient de toutes les façons trop faibles pour se relever et les Orcs achèveraient le travail, permettant aux Elfes de conquérir le versant vert et ses minerais. Les Hommes ? Dommage collatéraux ou, s'ils étaient un peu plus malin, une réputation terni mais, sans plus.

- Ce que veut dire Arya, c'est que notre peuple vit du commerce tout autant que les vôtres. J'ajouterais même que ce sont là les seuls liens que nous entretenons vraiment, si bien qu'une guerre ne nous serait pas profitable. Un conflit généralisé est terrible pour toutes les économies, même celles des nations neutres.


C'était l'excuse préfabriquée ! La situation économique des Elfes était certes enviable mais, leurs relations commerciales avec les Nains étaient inexistantes, ces derniers préférant vendre à la guilde plutôt qu'aux Elfes et obligeant la monarchie à passer par les marchands et donc à payer le prix cher !

– Roi Garren, maître Fier-Roc, vous avez certainement entendu tous deux parler des Fidèles du Vindictus. Ces Elfes ont fondé leur propre religion, adorent un démon et tentent par tous les moyens de renverser notre monarchie. Par tous les moyens, y compris en sabotant ou infiltrant la montgolfière naine dans le but d'attaquer l'Arbre de Vie. Voilà qui explique bien mieux la situation actuelle qu'un prétendu mensonge de notre part, ou du peuple nain.

Suite à cela, Eliël salua de la tête ses interlocuteurs puis se tut, comme pour indiquer qu'elle avait terminé. Garren les observait toutes les deux, se demandant s'il devait leur répondre laisser faire le représentant Nain. Quant aux fidèles ... Il ne pouvait pas vraiment ignorer cette possibilité, après tout, ils avaient déjà tenté de l'assassiner par le passé, ce qui signifiait qu'ils étaient capables de grandes choses et surement d'un tel complot. Le couturier traduit les paroles de ses maîtresses à l'Amazone et sa réaction fut pour le moins étonnante. Elle retira son masque, découvrant son visage et, tout en posant ses coudes sur la table, elle se massa les tempes, exaspérée. Elle marmonnait en Emeris, et l'Elfe traduisait en même temps. L'arbre de vie ... Les Hommes n'avaient jamais cru à toutes ces salades Amazoniennes mais, ils respectaient néanmoins leur culte.

- J'espère sincèrement que tout ceci n'est pas une ruse pour gagner du temps et tenter d'apaiser les Amazones, parce que si c'est le cas ...

Le roi baissa la tête, soupirant longuement. Décidément, les choses n'étaient pas simples. Il devrait attendre la réponse de l'Amazone avant de continuer et cela ne le rassurait pas, il y avait de fortes chances que l'Elfe ait mal traduit ou tout du moins, tourdu les dires à leur avantage.

- Bon, de un, tu peux dire au roi humain que nous ne passerons pas par le désert, mais que nous l'invitions à s'y installer pour voir si son idée est si excellente que cela. De deux, tu peux lui préciser que les Amazones son loin d'être des imbéciles car, si je comprends bien, si on attaque les Nains, les Humains nous attaquent et nous serions affaiblis par la traversée du désert donc autant dire que nous serons mortes, or ce n'est pas le but de notre vengeance.

Tout le monde l'écoutait attentivement et Zaahelônn traduisait en même temps. L'Amazone était étrangement détendue, ce n'était pas un bon signe. Si elle était détendue, c'est qu'elle avait prit sa décision et vu comment qu'elle était annoncée, elle ne serait certainement pas favorable au royaume. Vortigern sentit ses intestins se nouer, il anticipait ce qu'il ne voulait pas entendre.

- Donc... je déclare à partir de maintenant que les humains sont des ennemis des Amazones puisqu'ils sont alliés aux nains et qu'en tuer sera venger nos soeurs mortes dans l'explosion.

Annonça-t-elle sur un ton parfaitement anodin, comme s'il ne s'agissait que d'une simple constatation sans importance. Garren serra les poings sous la table, la nouvelle eut l'effet d'un coup de massue, même le magicien était bouche bée. Impossible ! Comment les Hommes pourraient-ils faire face aux Amazones ?! Sans même pouvoir compter sur le soutien de l'artillerie Naine puisque les guerrières n'étaient qu'à une heure de la forteresse ?! Il blanchissait, sentant son dos se couvrir de sueurs froides.

- Sire, faites quelque chose !

Lui souffla le vieil archimage, tout aussi effrayé que lui. Mais que faire ? Dans l'immédiat, rien. Il faudrait d'autres arguments pour convaincre les Amazones de ne pas s'en prendre à eux et leurs alliés.

- Si je m'écoutais, j'irais rejoindre mes soeurs Amazones pour tout leur expliquer à propos de cette alliance et l'on se retrouverait sur le champ de bataille, mais...

Mais ? Elle leur laissait une petite chance, il fallait la saisir. Cela redonna un peu d'espoir au roi mais, il ne fallait pas crier victoire. Elle n'était peut-être pas aussi têtue que cela mais, elle défendait bec et ongle les intérêts de ses soeurs, ce qui était fort louable en somme.

- J'ai envie de comprendre certains points. Mes soeurs aussi, auraient envie de comprendre et c'est pour cela que je veux bien encore souffrir de cette réunion, pour que tout ceci soit clair.

Elle regarda toutes les personnes ici présentes, les dévisageant une par une. Il ne fallait pas faire d'erreur cette fois-ci.

- Reprenons depuis le début, mes soeurs qui ont survécu à la catastrophe ont aperçus des nains sur cette machine volante infernale. Nous n'avons pas vu d'Elfe. Si vous pensez que ce ne sont pas les nains les coupables, alors je veux des preuves. Si vous n'en avez pas...

Elle tourna son regard le vers le nain, l'oeil noir. Sa haine envers ce peuple devait être énorme et certainement pas belle à voir, d'autant plus qu'elle était injustifiée.

- Je veux savoir pourquoi cette machine a-t-elle explosé si près de notre Arbre de Vie et tué des centaines des nôtres.

Il eut un moment de silence puis, le roi se renfonça dans sa chaise, redressant le dos et posant ses coudes sur la table. Il soupira, se pinçant la base du nez avant de lever le regard vers les reines Elfes.

- Arya, Elïel, avec tout le respect que je vous dois, vous ne pouvez pas simplement accuser les fidèles et nous demander de vous croire sur parole alors que tous les éléments récoltés par les Nains vous incriminent. C'est votre sceau, vos promesses, votre écriture et votre signature. A moins que votre secrétaire général ne soit mit en tête d'organiser tout cela tout seul et qu'il ait en plus réussi à dérober votre tampon ? Ce n'est pas logique et voyez la situation dans laquelle vous nous mettez, c'est mon peuple qui va en payer les frais.

Il prit sa respiration, reposant son dos contre le dossier et portant son verre à sa bouche.

- Et même si je veux bien vous croire vis à vis des fidèles, c'est derniers ont quand même tenté de me tuer, cela ne vous innocente en rien. C'est un problème grave que vous avez volontairement laissé croître sans chercher à l'enrayer ! Maintenant, ce problème déborde et s'en va "contaminer" les autres peuplades, n'apportant que malheur sur malheur et tout cela, parce que VOUS les laissez faire !

Son visage s'était durci, à trop vouloir bien faire, au final, elles ne faisaient qu'empirer les choses. Il aurait fallu couper le problème à la racine plutôt que d'essayer de l'enrayer mollement par des moyens "diplomatiques".

- C'est vrai, agir maintenant provoquerait une guerre civile sans précédent, car les partisans des fidèles prendraient ça comme une déclaration de guerre. C'est trop tard maintenant, le mal est fait et c'est à nous comme aux Nains d'assumer vos conneries. Alors si j'étais vous, je chercherai à arranger les choses plutôt que de me déculpabiliser en essuyant mes mains sur les autres, et encore moins en prenant un ton à limite de l'arrogance. Je vous rappelle que vous êtes encore au royaume, sur la terre des Hommes, et que nombreux sont ceux qui voient votre présence ici d'un très mauvais oeil.

Dit-il en tournant son regard vers Arya, la dévisageant froidement. Ceci dit, il fallait maintenant répondre aux Amazones et surtout, faire un choix. Les arrêter était impossible, se défiler l'était d'autant plus. Les Nains auraient certainement plus de chances que les Hommes de part leur situation géographique et militaire, une évacuation vers leurs fortifications pour mieux recevoir les guerrière serait une solution mais, il faudrait abandonner Elmirion et ça, ce n'était pas non plus possible. Tenir la forteresse jusqu'à ce que les renforts Nains arrivent ? Pourquoi pas mais, cela relevait du miracle. Les Hommes étaient bloqués de tous les côtés et les Nains ne tarderaient pas à l'être aussi. Il lui restait une dernière solution cependant, la cupidité. Les Amazones aimaient l'or et les pierres précieuses, tant pour leur valeur matérielle que spirituelle, peut-être qu'en leur en proposant suffisamment et en utilisant les bons arguments, elles changeraient d'avis ? Il tourna le regard vers l'ambassadrice.

- Les Hommes ne sont pas vos ennemis et n'ont jamais eu l'intention de l'être, simplement, nous sommes dans une situation très compliquée. Je comprends que vous vouliez venger vos morts mais, ce n'est pas vous défoulant sur nous que vous allez obtenir gain de cause. Nous serions prêt à vous faire don de tout notre or, si cela peut vous intéresser, au nom de vos soeurs qui ont péris dans ce malheureux accident. Vous n'aurez qu'à l'offrir à votre arbre en notre nom, afin de nous faire excuser.

Spoiler:
 

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Arya Terra Farror

Reine des elfes

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Dim 25 Aoû - 11:25

Bouillant d'impatience, regrettant de ne pouvoir agir, Arya ne laissait pourtant transparaître sur son visage qu'un masque d'impassibilité. La présence de sa soeur à ses côtés, dont le calme ne semblait même pas forcé, la poussait à faire de son mieux. Mais tout de même, dans quelle situation les Inquisiteurs les avaient mises ! Dès leur retour à Archeus, les deux Reines devraient prendre de nouvelles mesures, revoir une énième fois la fidélité de leurs proches... ce qui, à terme, n'aurait aucun effet notable.

Zaahn avait fini de traduire les paroles de ses souveraines, ce qui avait produit un effet étonnant chez l'Amazone. Pourtant d'apparence martiale, elle semblait à présent déroutée. Après avoir poussé un gémissement dans sa langue si étrange, elle se redressa pourtant et s'exprima posément, l'air déterminée.
Impressionnée malgré elle, Arya la regardait attentivement tout en écoutant la traduction de son couturier. Une ruse pour gagner du temps... elle aurait tellement aimé que ce soit le cas. La situation serait beaucoup moins complexe pour le peuple elfique pour qui l'ambassade ne serait pas source de tels enjeux.
L'Amazone balaya rapidement les propositions humaines avant de leur déclarer la guerre au nom de ses soeurs, puis d'accepter de se montrer conciliante. Elle voulait reprendre les évènements depuis le départ, ce qui s’avérerait certainement favorables aux Reines si les fameuses preuves n'étaient pas produites. Hélas ! Elles n'avaient pas la moindre idée de la forme qu'elles pourraient prendre si elles existaient vraiment, tout le complot s'étant déroulé "à leur nez et à leur barbe" – comme diraient les Nains. Comment alors prétendre à une défense efficace contre le souverain humain beaucoup trop agressif ?

Justement, celui-ci se décidait à répondre aux Elfes. Après un soupir exaspérant, il rejeta leurs arguments à coups de raisonnements tronqués, en profitant pour les insulter au passage. Sous la table, les jointures d'Arya blanchissaient de la tension qu'elle leur imposait. Pourtant fine stratège lorsqu'on lui laissait le temps de construire son argumentation, elle se trouvait dépassée par la situation – qu'elle n'avait, du reste, jamais totalement maîtrisée. Elle aurait pourtant préféré avoir affaire à plusieurs Amazones plutôt qu'à ce Roi incompétent, qui ne cherchait qu'à rejeter la faute sur les autres pour mieux sauver sa propre peau.
Rendant à Vortigern son soupir, Arya prit la parole, toujours légèrement ironique mais cette fois-ci arborant un sourire presque aimable.

– Ainsi, Roi Garren, fit-elle en marquant une légère insistance sur le titre, vous ne voulez pas nous croire sur parole mais ne produisez pas vos preuves – ou plutôt devrais-je dire, celles du peuple nain ? Les détenez-vous, maître Fier-Roc ?

La blonde jeta un coup d'oeil à ce dernier. Il était temps que l'Homme comprenne que ce n'était pas à lui de répondre à cela, et qu'il ne faisait qu'envenimer les choses à se mêler de ce qui ne le regardait pas. Elle reprit, le regard de nouveau fixé sur Vortigern.

– Quoi qu'il soit, vous avez tort de croire que seul votre peuple fait les frais des manigances des Fidèles. Pour une raison qui nous échappe, après s'être concentrés sur nous ils semblent s'intéresser maintenant à toutes les nations du Vindictus. L'attentat qu'ils ont fomenté contre vous le prouve, tout comme ce complot qui met tout le monde en péril – à l'exception, peut-être, des barbares du Nord.

Avec une moue presque triste, la fière Reine laissa la parole à sa soeur dont l'expression était similaire.

– La vérité est que nous n'avons pas su déceler à temps la menace que représentent ce qui se présentait, tout d'abord, comme une nouvelle religion. Nous n'avons pas la prétention de posséder l'entière vérité, malgré notre statut, et nous n'avons effectivement pas empêché ce nouveau culte. Faut-il nous en blâmer ? Si nous avions eu la moindre idée de la façon dont la situation allait dégénérer, nous n'aurions certes pas agi ainsi. Mais nous ne pouvions pas le prévoir.

Son regard, presque implorant, se promena sur tous les ambassadeurs, avant de revenir sur le Roi humain.

– A présent, les Fidèles sont partout chez les Elfes, et leur culte se répand dans les autres peuples. Vous semble-t-il vraiment étonnant qu'ils aient pu se retrouver en possession de nos signatures officielles ? Ils en sont malheureusement capables, si les preuves récoltées par les Nains s'avèrent exactes.

Eliël hocha gravement la tête, puis sa soeur termina, s'adressant cette fois-ci uniquement à Garren :

– Pardonnez-moi de vous avoir offensé par mon ton et mes paroles. Il est simplement un peu facile d'accuser sans montrer ses preuves, ce qui laisse à penser que vous n'en possédez pas. Quant à notre réputation chez vous, nous avions l'espoir qu'elle se soit arrangée depuis notre dernière rencontre. Je regrette que cela ne soit pas le cas.

Et si ses intonations étaient repentantes, les yeux d'Arya brillaient de colère. Elle se retint à grand peine d'ajouter que cela n'était dû, certainement, qu'à la mauvaise volonté du Roi. Détournant le regard, elle contempla un instant l'émissaire amazone – à la question de laquelle l'humain n'avait pas répondu, trop occupé à désamorcer la guerre.

– Guerrière amazone, nous ne connaissons malheureusement pas toute la vérité concernant cette affaire, commença-t-elle d'un ton préoccupé. Tout ce que nous pouvons vous dire, c'est qu'il n'y avait effectivement pas d'Elfes sur la montgolfière. Cependant, d'après les documents des Nains que nous n'avons pas consultés, il semblerait que certains d'entre nous aient participé au complot, des personnes certainement haut placées parmi notre hiérarchie. Notre peuple est corrompu par les adorateurs d'un démon, qui ne reculent devant rien pour nous compromettre aux yeux des autres nations... Ainsi, l'implication d'un Elfe dans l'attentat ne prouve en rien que nous sommes responsable.

Après un coup d'oeil à sa soeur, Eliël conclut :

– Nous sommes désolées de ne pas pouvoir vous en apprendre plus. Comme nous le disions au Roi Garren, les Fidèles du Vindictus sont devenus incontrôlables et omniprésents, alors qu'ils n'étaient au départ que de simples religieux rebelles.

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Nyrn Fier-Roc

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Lun 26 Aoû - 20:53

L’ambiance au sein du conseil des ambassadeurs devenait très chaude. L'ambassadrice tenait des propos limite insultant à l'égard des nains ainsi que le montrait aussi ses regards haineux envers Nyrn. Il ne comprenait pas tout mais était sur quel calomnié sans vergogne son peuple. Depuis le début il avait su que des discussions avec une peuplades au sang aussi chaud serai inenvisageable. Toujours assis au fond de son siège, il suivait attentivement les réponses de leurs voisins les Hommes et les Elfes qui tenaient des versions beaucoup plus intéressantes que les interventions de l'amazone qui ne faisait pas avancé l'affaire.
Le chemin fort éprouvant pour aller jusqu'à la capitale et l’absence de sommeil plongea le nain dans une petite torpeur. Sa tête était posé sur sa paume mais ses yeux, ouverts, ne donnaient pas l'impression qu'il s'assoupissait. Ce n'est qu'au moment où Arya, la reine des elfes prit la parole que Nyrn fut réveiller par sa douce voix au consonances aiguës qui lui chatouillèrent les tympas qu'il se réveilla.

- Evidemment, on peut aussi se dire que les Nains ont menti et veulent nous impliquer dans ce conflit pour détourner d'eux le courroux des Amazones. Vous pouvez de votre côté penser que nous sommes toutes deux des menteuses, et cela reste une possibilité. Mais réfléchissez un instant, quel serait l’intérêt des Elfes dans un conflit impliquant les guerriers de la Jungle et des Montagnes, voire ceux du Gorbos ? disait Arya

Nyrn fut abasourdi, il en attendait pas moins des ses oreilles pointues. Nyrn savait une chose, c'est que si les nains serai en déroute, ils pourront récupérer nos mines ou essayer de nous sauvés en échange d'une large compensassions. Mais l'intervention du clown elfe attira son intention, ses paroles était de loin plus sage que celles de sa maîtresse.

– Roi Garren, maître Fier-Roc, vous avez certainement entendu tous deux parler des Fidèles du Vindictus. Ces Elfes ont fondé leur propre religion, adorent un démon et tentent par tous les moyens de renverser notre monarchie. Par tous les moyens, y compris en sabotant ou infiltrant la montgolfière naine dans le but d'attaquer l'Arbre de Vie. Voilà qui explique bien mieux la situation actuelle qu'un prétendu mensonge de notre part, ou du peuple nain.

Décidément, ielle lui plaisait bien la jumelle. Alors que Arya essaye de se dérober sa soeur à plus de jugeote et lance la patate chaude au seul parti absent au conseil. En son âme et conscience, Nyrn choisi de ne pas intervenir et de laisser la discussion se dérouler. C'est alors que l'ambassadrice amazone repris la parole, surement aussi inutilement que ses dernières interventions.

- J'espère sincèrement que tout ceci n'est pas une ruse pour gagner du temps et tenter d'apaiser les Amazones, parce que si c'est le cas ... disait la femme.

Comme il l'avait deviné, l'ambassadrice amazone n'avait rien écouter et avait fermé son esprit sur la seul voix qu'elle croyait juste, telle un âne têtu. Ses yeux cachaient mal son besoin de vengeance aveugle.

- Bon, de un, tu peux dire au roi humain que nous ne passerons pas par le désert, mais que nous l'invitions à s'y installer pour voir si son idée est si excellente que cela. De deux, tu peux lui préciser que les Amazones son loin d'être des imbéciles car, si je comprends bien, si on attaque les Nains, les Humains nous attaquent et nous serions affaiblis par la traversée du désert donc autant dire que nous serons mortes, or ce n'est pas le but de notre vengeance.

La réaction du roi humain fut immédiate, Nyrn compatissait légèrement envers ce peuple situé entre deux feux. L'amazone était impatiente mais pas si bête qu'il ne l'aurai crut. Mais la fin de sa phrase ne présageait pas une fin heureuse à ce débat.

- Donc... je déclare à partir de maintenant que les humains sont des ennemis des Amazones puisqu'ils sont alliés aux nains et qu'en tuer sera venger nos soeurs mortes dans l'explosion.Si je m'écoutais, j'irais rejoindre mes soeurs Amazones pour tout leur expliquer à propos de cette alliance et l'on se retrouverait sur le champ de bataille, mais... J'ai envie de comprendre certains points. Mes soeurs aussi, auraient envie de comprendre et c'est pour cela que je veux bien encore souffrir de cette réunion, pour que tout ceci soit clair.- Reprenons depuis le début, mes soeurs qui ont survécu à la catastrophe ont aperçus des nains sur cette machine volante infernale. Nous n'avons pas vu d'Elfe. Si vous pensez que ce ne sont pas les nains les coupables, alors je veux des preuves. Si vous n'en avez pas...- Je veux savoir pourquoi cette machine a-t-elle explosé si près de notre Arbre de Vie et tué des centaines des nôtres.

Nyrn aurai parié toute sa fortune sur cette réponse. Regardant à présent l'ambassadrice amazone et le roi humain chacun leur tour, il remarqua les traits décomposés de leur alliés humains dont les frontières étaient envahis de ces sauvages près à attaquer sans peur et la rage au ventre. Nyrn se sentit moins sur de lui maintenant que la vie des humains et des nains dépendait de l'issu de ses négociations. S'en suivit un plédoyer du roi humain. Rien de bien intéressant jusqu'à ce que la conclusion arrive.

- C'est vrai, agir maintenant provoquerait une guerre civile sans précédent, car les partisans des fidèles prendraient ça comme une déclaration de guerre. C'est trop tard maintenant, le mal est fait et c'est à nous comme aux Nains d'assumer vos conneries. Alors si j'étais vous, je chercherai à arranger les choses plutôt que de me déculpabiliser en essuyant mes mains sur les autres, et encore moins en prenant un ton à limite de l'arrogance. Je vous rappelle que vous êtes encore au royaume, sur la terre des Hommes, et que nombreux sont ceux qui voient votre présence ici d'un très mauvais oeil.

La conclusion était à la hauteur d'un allié, j’espère que ces paroles auront vite fait de faire entendre raison aux elfes. Ce fut d'ailleurs eux qui reprirent le débat tout en continuant de rejeter leurs responsabilités.

– A présent, les Fidèles sont partout chez les Elfes, et leur culte se répand dans les autres peuples. Vous semble-t-il vraiment étonnant qu'ils aient pu se retrouver en possession de nos signatures officielles ? Ils en sont malheureusement capables, si les preuves récoltées par les Nains s'avèrent exactes.

Evidemment, c'était toujours la faute des autres mais jamais la leur se disait Nyrn dans sa barbe. Il retint une réaction colérique et ramena ses mains contre son torse et s'amusa avec les tresses de sa barbe.

– Nous sommes désolées de ne pas pouvoir vous en apprendre plus. Comme nous le disions au Roi Garren, les Fidèles du Vindictus sont devenus incontrôlables et omniprésents, alors qu'ils n'étaient au départ que de simples religieux rebelles.

Ce fut les mots de trop pour les oreilles du nains. Comme personne ne prit la parole, Nyrn se leva pour évacuer sa fureur et entrepris un long discours.

- Je ne dis rien depuis tout à l'heure mais je n'en pense pas moins. L'amazone toujours très fière entre en guerre officiellement contre les humains qui sont innocents dans cette affaires aux seulx fins de remplir une vengeance aveugle. Etant allié des hommes, je les soutient donc dans leur guerres contre vous. Etes-vous toujours sure maintenant de vouloir déclencher un combat dans lequel vous serai seule contre deux nations...
Les elfes rejettent depuis le début, leur rôle dans cette histoire. Toujours à pleurer que ce n'est pas leur faute si les fidèles sont encore en vie alors que si ils avaient fait leur possible dès le début pour stopper cette "peste". Je ne dirai que ces choses : nous avions était victime d'un vole de montgolfière par des nains faisant partis du vindictus, je vous jure sur mon honneur que aucun ordre du conseil des nains n'a approuvé une action de ce genre. Et pourquoi voudrions-nous détruire votre peuplades ? Vous n'êtes ni riche ni en possession de mine et votre habitat ne convient guère aux nains. Si vous voulez toujours nous attaquer même après ça, libre à vous mais nous allons être sans merci. Si par contre vous renoncez à l'attaque des nains et humains, nous leur promettons un tribut en réparation et la promesse d'une enquête sans précédent dans l'enceinte d’Alberte pour condamner les traîtres et vous les livrer sans négociations. Je n'ai malheureusement pas le pouvoir de faire revenir à la vie vos sœurs disparus. C'est mon unique proposition..

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Zaahelônn Elehnuun

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MessageSujet: Re: La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]    Sam 31 Aoû - 14:12

HRP:
 

Zaahelônn Elehnunn mériterait des lauriers pour son sang froid. Non, vraiment. Car tout au long de cette débâcle d'avis contraires et le plus souvent exprimés avec un manque déplorable de diplomatie et de retenue, le Couturier se contraignit à traduire, sans jamais faire faux bond à la moindre accusation ni au moindre contre-argument, aussi bancale soit-il (merci au Roi humain la sublime suggestion de contenir les fidèles, sans saisir que ces derniers ont toujours montrer patte blanche au peuple et qu'agir d'une manière répressive à leur égard pourrait leur donner l'étincelle qu'ils attendent pour une guerre civile visant à jeter à bas les deux reines ). Loin de Zaahn l'idée d'être violent mais le manque de retenue de chacun, Arya compris - la présence d'Elïel était un baume pour son esprit - l'agaçait particulièrement. Chacun voulait que l'autre rende des comptes, car personne ne se faisait confiance. Relations diplomatiques bancales.

Néanmoins, il faut reconnaître que les propos du Roi humain n'eurent pas que cet effet-ci sur lui : une certaine horreur monta en lui, à l'idée qu'il ait pu rater quelque chose, permettant à cette mascarade d'être mis en place. Le sceau, le secrétaire général... C'était une preuve flagrante. Les possibilités étaient les suivantes : que quelqu'un en ait fait un double, l'ait falsifié, l'ait... Non, non, et non. Aurait-il donc était si aveugle qu'un fidèle se soit trouvé si proche des deux reines sans qu'il en ait connaissance ? L'idée n'était pas pour lui plaire, loin de là. Mais l'heure n'était pas à de coupables pensées. Les propos du nain - qui équivalaient à une déclaration de guerre à ces oreilles, le ton ayant drastiquement monté - ayant malgré cela été traduits, le Couturier prit un instant pour respirer profondément. Des menaces, des accusations de mensonge, de lâcheté... Chacun considérait "l'autre camp" coupable et tous avaient - plus ou moins - tort. La situation était une telle catastrophe diplomatique que Zaahelônn eut l'amère pensée que cela devait sans conteste être le but des fidèles : monter tous les pays les uns contre les autres. Et ils étaient en passe de réussir.

Il était le Couturier Royal, au service des reines. Ses propos ne serraient pas entendus par le Roi humain et le nain, car il était bien trop impliqué. Néanmoins, il tenta, rien qu'une fois, de parler en son nom. Pour cela, il s'adressa à l'Amazone, glissant entre les divers propos des suzerains et ambassadeurs quelques mots à lui. Un stupide acte de confiance envers la femme guerrière.

"Ambassadrice, je dis quelques mots pour moi. Personne ici ne se fait confiance. Les elfes ont été trahis, les nains manipulés, et par l'alliance entre les nains et les hommes, les humains aussi. Il y a un ambassadeur pour chaque peuple... Sauf un. L'ambassadeur des adorateurs. Eux ont trahis, eux ont fais que nains blesser les amazones, puis que les nains et les humains croient les elfes coupables. Pourquoi ? La confusion. La guerre. Les rois et reines en place sont pour eux des ennemis, donc ils cherchent à la éliminer. Faire qu'ils se battent entre eux est un excellent plan." Il déglutit. Là était un point plus délicat. "Faire la guerre serait être aveugle, Ambassadrice. Il n'y a pas de coupable ici. Les coupables sont cachés, et attendent que nous soyons morts ou affaiblis pour faire ce qu'ils veulent pour leur monstre. Attaquer le royaume humain et nains ne vengera pas vos sœurs. Vous serez même... Les jouets des coupables."
Les mots étaient maladroits, et la colère du Couturier d'autant plus forte, bien qu'il parla avec retenue et un grand calme. Il continuerait de traduire, en espérant que l'Ambassadrice veuille bien comprendre... Et ses Reines lui pardonner d'avoir échouer à surveiller les Fidèles.

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La réunion des ambassadeurs [Event n°1 - Nyrn, Arya, Enat, Garren, Zaahelônn]

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