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 Quitte ou double [PV Stern] [Termine]

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Garren L.Vortigern

Roi du Gorbos

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MessageSujet: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Mer 3 Juil - 16:17

" Suite à l'interpellation du Comte de Durdanne pour corruption et haute trahison envers la couronne, ce dernier a avoué avoir œuvré par cupidité et par non connaissance du mal. Une opération d'arrestation a été montée avec sa complicité et a permis la capture de trois hommes. Après un interrogatoire minutieux, ces derniers ont refusé de parler mais, la marque du serment de sang et donc de leur appartenance à la guilde des assassins a été découverte sur leur corps. La peine de mort a été prononcée et aucun recours ne sera possible sauf si le ou la chef de la guilde se rend aux autorités dans les plus brefs délais, auquel cas une révision de la peine sera envisagée. L'exécution aura lieu en la place publique d'Elmirion, à la mi-journée et dans trois jours. Que les témoins soient au rendez-vous et prennent acte. "

- Qu'en pensez-vous, Sire ?
- Ça fait un peu genre on se la pète mais, ça résume bien la situation.
- Je peux donc ordonner la diffusion du message ?
- Oui, vous pouvez. Ce moins que rien en entendra forcément parler et s'il est à la hauteur de son "serment", il n'aura pas d'autre choix que de se rendre à nous.

Tout a commencé il a deux semaines de cela. Durdanne était un homme du royaume, Comte au comportement appréciable, membre de la cours et, par-dessus tout, archiviste en chef de l'état. C'était un métier très difficile car il fallait centraliser, sauvegarder et actualiser absolument toutes les informations possibles et imaginables concernant le peuple du Gorbos, individu par individu. Fort heureusement, il était assister d'une équipe aussi experte que nombreuse pour l'aider dans sa tâche mais, la responsabilité du projet et donc des données ne revenait qu'à lui. Jusqu'à là, on pensait qu'il faisait bien son travail et qu'il n'y avait aucun problème mais, voilà qu'il y a deux semaines donc, un membre du personnel des archives s'était rendu de nuit sur son lieu de travail pour classer un document qu'il venait tout juste de recopier car l'ayant malencontreusement abîmé en journée. Il s'était aperçu, ce soir là, que le Comte était présent et qu'il était en train de réunir quelques dossiers manquèrent bien à l'appel le lendemain. Il pensa dans un premier temps qu'il s'agissait d'actualisation mais et quel ne fut pas sa surprise de les retrouver à leur place quelques jours plus tard, inchangés. Il ne s'agissait donc pas d'actualisation et, méfiant, il avait averti les autorités. Une petite enquête avait rapidement été menée par la suite et l'on découvrit un échange de courrier, appuyé de témoignages de proches au sujet de personnages étranges que le Comte recevait régulièrement, mettant en cause un trafic d'informations confidentielles en échange d'une certaine somme. Pire même, ce n'était pas nouveau et l'enquête permis de dater le début de ces actions à une dizaine d'années déjà.

C'était grave, très grave car on ne savait pas à qui profitait tout cela et pire encore, le Comte avait trahi la confiance qui lui avait été portée. Son interpellation fut cependant passé sous silence, afin de n'alarmer personne, et son interrogatoire musclé le fit tout de suite avouer. Il n'avait pas résisté à la tentation de quelques pièces d'Or et, pire encore, il ne voyait pas où se trouvait le mal puisqu'il ne s'agissait que d'informations concernant le peuple ... Même si certaines lettres mentionnaient des personnalités importantes comme les chevaliers ou même le Roi. Il craignait la peine de mort et aussi dénonça-t-il ses nombreux complices, en expliquant que deux d'entre eux devraient prochainement venir récupérer quelques dossiers au sujet d'un homme sans attaches et sans repères. Il avait déjà trahi une fois, il n'aurait pas de mal à le faire une seconde fois.

On l'avait relâché, sous surveillance cependant, et la rencontre avait bel et bien eu lieu, comme convenu. La différence cette fois-ci, c'est que la garde avait interpellé ces deux individus au beau milieu de l'entretient, faisant irruption dans la pièce et profitant de l'effet de surprise pour les maîtriser, même si l'un d'entre eux avait réussi à s'enfuir. Le Comte fut radié de la cours, suite à cela, et son titre lui fut retiré en même temps que son délit fut rendu publique. Mieux encore, il fut purement et simplement interdit de séjour à Elmirion. Humilié et destitué, ce dernier se donna la mort par pendaison, ultime lâcheté de sa part plutôt que d'assumer ses responsabilités.

Les trois hommes capturés avaient été entraînés dans les sous-sol de la capitale et enfermé dans les cachots les plus humides et les plus sombres. On voulait savoir qui ils étaient, pour qui ils œuvraient et dans quel but. Malheureusement, et cela malgré tous les moyens employés, ils n'avaient pas parlé. Voilà un sens de l'honneur qui en surpris plus d'un et y comprit le Roi qui essaya en personne de leur "acheter" leurs aveux en échange d'argent, de liberté, de grâce et de toute autre promesse alléchante compte tenu de leur situation. Mais, il n'y avait rien à faire, que ce soit par la force ou par la ruse, ils ne dirent rien.

On tablait sur l'usure, en maintenant un rythme infernal et des supplices tant physiques que mentaux à n'en plus finir tout en leur faisant miroiter une formidable échappatoire s'ils parlaient, ils finiraient bien par céder ! Il a trois jours de cela, un des bourreaux en charge de leur affliger quelques tortures remarqua sur le bras de l'un d'entre eux une marque. Intrigué, il en fit par à ses supérieur qui examinèrent alors les deux autres hommes, constatant que cette marque était là aussi. Des recherches rapides quant à la signification de cette marque furent menées mais, elles furent infructueuses, personne ne la connaissait. On se décida finalement à leur promettre de cesser la torture s'ils venaient à expliquer le pourquoi du comment, chose que le dernier d'entre eux finit par faire au grand dam des deux autres, épuisé par la torture.

On apprit ainsi qu'il s'agissait du "serment de sang", pacte et symbole qui marquait leur appartenance à la guilde des assassins et qui expliquait entre autre leur fidélité à toute épreuve envers cette dernière, enfin presque. Mais que faire d'un pacte ? Ils n'avaient toujours pas obtenu ce qu'ils voulaient et ils savaient qu'ils ne l'obtiendraient pas, les assassins préféreraient mourir plutôt que de livrer leurs secrets. Mais on avait eu une idée, quant un adversaire n'a pas de point de faible, en général, c'est qu'il se confond avec son point fort et aussi décidèrent-ils d'exploiter cette faille.

En prononçant la peine de mort pour ces trois hommes et en invitant leur chef à se rendre pour leur éviter un funeste destin, ils mettaient à l'épreuve ce "serment" et le retourner quelque peu contre eux. Si jamais il ne venait pas à le faire, alors ce serait toute la guilde qui s'en retrouverait ébranlée car leur chef le premier ne l'aurait pas respecté. En revanche, s'il venait à se rendre, sa capture et son interrogatoire permettrait d'en apprendre très long sur les assassins et démanteler le réseau à coup sûr. Voilà un plan qui avait le mérite de n'offrir que de belles perspectives d'avenir. Certainement que les assassins cherchaient à contourner la demande et à venir libérer leurs hommes et ce fut aussi pour cette raison que des comédiens leur ressemblant plus ou moins furent employés pour les remplacer en cellules, tout en montant correctement la garde pour parfaire le tableau. Les vrais ? Ils furent tout simplement emmuraillés au cœur même de la forteresse et discrètement surveillés.

À présent, et sous la demande du Roi, un message fut écrit et diffusé verbalement au travers de tout le royaume. Si le ou la chef se reconnaissait, il ou elle aurait un rapide choix à faire. Il ne restait plus qu'à attendre, pour le Gorbos, c'était l'inestimable occasion de se débarrasser une bonne fois pour toute de cette gangrène qu'étaient les assassins.

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Stern J.Swell

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Mer 3 Juil - 19:10

De la paperasse encore et encore. Les jambes croisées négligemment sur l'immense table en bois massif, la chef des assassins s'était enfoncée dans son fauteuil et lisait les dossiers en diagonale, l'un après l'autre. La faible lumière qui irradiait des torches disposées dans la grotte, également siège du Conseil, rendait l'atmosphère hostile mais quelque part réconfortante. Les dizaines de chaises autour de la table étaient vides, et un silence de mort régnait dans la pièce. Seul le bruit des pages qui se tournait venait perturber ce silence. Le regard de Stern s'arrêta sur un dossier étiqueté d'une note et d'une illustration. Elle pencha légèrement la tête sur le côté pour l'observer. La tête de cet homme lui rappelait le dernier enrôlé dans la Guilde. La jeune femme tourna la feuille et lut le rapport fait à son sujet. A voix basse, elle murmura, la voix dénuée de toute émotion :

– Forgeron. Tiens, ça pourrait nous être utile… 25 ans. 5 ans de métier. Une résidence à Elmirion. Pas de casier judiciaire. Orphelin. Salaire misérable. Pas de religion. Ne sait ni lire ni écrire. Sait un peu manier l'épée. Veuf. Pas d'enfants.

Stern se mit à sourire. Un sourire presque.

– Tiens donc… le portrait-type du parfait enrôlé. Motivation : la finance. Il fallait faire banquier… marmonna-t-elle, dépitée.

Elle déposa le dossier sur la table et entreprit la lecture du suivant. A peine eu-t-elle commencé qu'on frappa à la lourde porte en bois à l'autre bout de la pièce. Elle releva la tête et un garçon d'une vingtaine d'année entra. Il semblait craintif, et la traversée de la pièce pour parvenir à Stern sembla lui prendre une éternité de souffrance. Enfin, il lui tendit un manuscrit et déclara, avec bien peu d'assurance :

– Ce message circule depuis ce matin en Gorbos. Je l'ai réécrit pour vous le retransmettre.

Stern ne l'écoutait déjà plus et lisait le parchemin, soucieuse.

" Suite à l'interpellation du Comte de Durdanne pour corruption et haute trahison envers la couronne, ce dernier a avoué avoir œuvré par cupidité et par non connaissance du mal. Une opération d'arrestation a été montée avec sa complicité et a permis la capture de trois hommes. Après un interrogatoire minutieux, ces derniers ont refusé de parler mais, la marque du serment de sang et donc de leur appartenance à la guilde des assassins a été découverte sur leur corps. La peine de mort a été prononcée et aucun recours ne sera possible sauf si le ou la chef de la guilde se rend aux autorités dans les plus brefs délais, auquel cas une révision de la peine sera envisagée. L'exécution aura lieu en la place publique d'Elmirion, à la mi-journée et dans trois jours. Que les témoins soient au rendez-vous et prennent acte. "

Stern haussa un sourcil et soupira. Puis elle tourna la tête vers le jeune homme et demanda :

– Qu'en penses-tu, toi ?

– Je…

Il dansait sur ses pieds, mal à l'aise. Pas un mot ne sortit de sa bouche, à l'exception de bredouillement incompréhensibles. Stern fit un signe agacé de la main pour le congédier, ce qu'il fit dans la seconde qui suivit. Avant qu'il franchisse la porte, elle lança :

– Va chercher le Conseil. Et rentre chez toi.

Une dizaine de minutes plus tard, les membres se présentèrent et s'installèrent autour de la table, visiblement inquiets. Stern, elle, gardait son attitude détachée, affalée les pieds sur la table. Après un moment, elle déclara :

– Qu'en pensez-vous, Messieurs ? La situation est bloquée. D'un côté il y a ces deux imbéciles s'étant fait prendre comme des bleus. Si je les laisse se faire pendre, leurs familles se retourneront contre moi, comme certains membres. De l'autre côté, je me rends.

– Ne cède pas Stern, nous contiendrons les représailles.

– Ce n'est pas prudent… Nous ne voulons pas provoquer de guerre civile. Je crois que se rendre…

– Mais cela condamnerait la Guilde !

– Nous élirons un nouveau chef…. si nous souhaitons garder le secret...

Stern se leva et furieusement, tapa son poing sur la table, les faisant terre tous les deux. Elle fusilla de ses yeux métalliques son deuxième conseiller qui ravala aussitôt la fin de sa phrase.

– La Guilde, c'est MOI. Tu as quelque chose à rétorquer ?

– …

– Bien. Continuons donc. J'ignore si vous me connaissez finalement.

Elle se mit à faire les cent pas d'un côté de la table, longeant la roche et contemplant les flammes des torches qui fourmillaient dans la pénombre. D'une voix tranchante, elle poursuivit :

– Vous m'avez mal compris. J'ai dis : " me rendre ". C'est assez différent de " condamner la guilde ". En outre, ils ne seront pas assez bêtes pour tuer ces deux idiots. Ils détiennent bien trop de secret, et je vous rappelle qu'ils ont mis dix ans à les débusquer. Dix ans… Soit cet imbécile de roi sera trop stupide à gaspiller la clé entre ses mains et les tuera si je ne me rends pas. Soit il attendra, les gardera en vie, et voudra négocier. A moins qu'il pousse le comble de la stupidité à penser que je dévoilerai ne serait-ce qu'un indice infime qui permette de débusquer l'un d'entre vous. Alors ?

Les conseillers se taisaient, pensif.

– Et s'ils vous maintient en otage ?

– Il perdra l'occasion de se faire une alliée, d'un certain point de vue.

Ils ne comprirent pas. Stern faisait ici référence au cadenas qu'elle détenait et dont elle était la seule à connaître la position. Ainsi qu'à sa chasse contre les Fidèles, qui devaient bien agaçer le roi de leurs multiples ruses liées à leur religion du démon. Mais cela, elle le gardait pour elle. Elle frappa soudain dans ses mains, à la fois pour clore la séance et réveiller ces vieillards endormis.

– Alors c'est décidé. Je pars dans l'heure.



[…]



– Stern Julia Swell. Représentante de la Guilde que vous recherchez depuis des dizaines d'années et des deux otages que vous comptez pendre sur la place publique dans les prochains jours.

Les gardes à elle en firent presque tomber leur lance, et leurs yeux s'écarquillèrent de stupeur face à la franchise de la jeune femme. Pour l'occasion et pour être davantage prise au sérieux, la jeune femme avait revêtu une combinaison de cuir souple, aussi noir que la cendre. Ses bottes cloutées remontaient jusqu'en haut des genoux, révélant la finesse de ses formes. Bras nus et tatouages découverts, elle avait fait sensation devant les gardes qui la regardait de la tête au pied, ne sachant quoi penser de cette femme aux allures de meurtrière. Son corsage agrémenté de plaques en métal fin était cintrée par une large ceinture capable d'accueillir maintes armes. Bien visible sur son avant-bras et près de l'un de ses tatouages, sa marque de serment, signe même de son appartenance aux assassins. Quelques sangles entouraient ses cuisses musclées, servant de fourreaux à ses dagues. Mais Stern n'avait emmenée aucune arme. Elle savait cela inutile. Sa chevelure sauvage cascadait en boucles autour de ses épaules, impossible à discipliner, en quelque sorte un reflet de son caractère.

Ahuri, l'un des gardes hocha la tête et lui fit signe de la suivre. Les trois gardes lui firent parcourir un aléa interminable de longs couloirs. Des lieux qui rappelaient à Stern d'anciens souvenirs, pas si lointains. Finalement, elle allait être conduite vers le roi… cet homme qu'elle avait affronté une fois déjà et qui l'horripilait plus que tout. Après un moment, les gardes s'arrêtèrent près d'une lourde porte et l'ouvrir, lui laissant le passage. Allons donc… c'était loin d'être terminé. Sourire aux lèvres et expression indéchiffrable, elle pénétra dans la pièce, ses bottes claquant sur la pierre dans un rythme parfaitement assuré.

* Que le jeu commence. *

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Mer 3 Juil - 21:30

Ce jour là, une importante assise s'était tenue au palais. Bien à l'abris des regards indiscrets et des oreilles trop curieuses, les chevaliers, le magicien de la cours et le roi s'étaient réunis autour d'une grande table où ne traînaient ni de quoi boire ni de quoi manger. Le bois était à nu, il n'y avait rien dessus si ce n'étaient les bras des hommes qui étaient assis autour. Des hommes armés qui étaient tous vêtus d'armures, y comprit Garren.

Il s'agissait d'un bilan général où tout le monde devait rendre compte de ce qu'il s'était passé aussi bien dans ses terres que dans sa vie de chevalier en général. Comme d'habitude, c'était aussi la formidable occasion de régler des querelles passées sous silence et qui étaient devenues ingérables. L'occasion aussi de promulguer quelques décrets, soumettre des propositions et parler de rumeurs en tout genre.

Cela avait duré toute la journée, ce fut pénible et fatiguant et, la nuit ne sonna pas le glas de la réunion. Bien que des chevaliers avaient déjà quitté la pièce, trois hommes, quatre en comptant le Roi, étaient restés là, assis. Il y en avait deux qui se disputaient et le troisième était en train de les écouter, à moitié endormi. Il fallait reconnaître que l'heure était tardive.

- Ce foutu lac m'appartient ! Vous n'avez pas le droit de le franchir et encore moins d'aller demander à vos paysans d'aller y jeter leurs filets ! Je commence à en avoir raz le cul de vos provocations ! D'abord les bois, ensuite le moulin et maintenant le lac ! Mais vous vous croyez où exactement ? À l'air des clans ?!
- Je me crois chez moi et dans mon droit ! D'après les découpages qui ont été fais lors de la proclamation du royaume, ce lac appartient aux terres dont j'ai la gestion ! Il est à moi, pas à vous et vos vieilles bouses qui vous servent de gens !

La dispute s'éternisait entre la validité des découpages et non jusqu'à en ressortir des vieilles affaires de clans qui auraient influencées illégitimement les décisions du roi quant à la nouvelle répartition des terres. Ce dernier, assis à sa place, était exaspéré. En armure pendant toute la journée, son casque commençait à lui peser lourd sur la tête et il les avait tellement entendu qu'il commençait à en voir des céphalés. Il avait envie de dormir, il ne les écoutait même plus quand l'un d'entre eux l'interpella, réclamant son intervention pour trancher sur la question, appuyé par le deuxième qui prétendait avoir raison et conseillait à Vortigern de l'appuyer contre le plaignant. Il soupira, puis leur demanda de s'approcher tous les deux de lui, après quoi il leur donna à chacun une magnifique gifle.

- Je résume, non seulement vous ne respectez pas les lois, vous ne respectez pas mes directives, vous saccagez les terres que je vous ai confié, vous montez les populations entre elles au lieu de les appeler à la solidarité, vous ne respectez pas vos serments de chevaliers et vous vous tirez mutuellement dans les pattes avant d'enfin venir me voir pour vous plaindre et demander une solution que vous ne respecterez de toutes les façons pas ! Est-ce que vous ne vous foutriez pas de ma gueule, bande de glands ?
- Mais sire ! C'est lui qui cause les problèmes ! C'est lui qui me force à agir comme ça ! Il veut mes terres ! Moi je suis quelqu'un d’intègre ! Mais reprenez le problème depuis le début, c'est lui le coupable, pas moi !
- Non mais quel culot ! Je refuse de me laisser insulter de la sorte par un moins que rien, un poltron, un perdant qui passait son temps à se faire ratatiner la gueule du temps des clans et qui se permet de venir l'ouvrir devant moi ! C'est ...
- CA SUFFIT !!!


Hurla Garren en frappant la table, chose qui eut le mérite de les faire taire. Il pointa les chevaliers de ses deux index et s'apprêtait à les sermonner quand la porte fut ouverte d'une façon assez précipitée, peut-être même brutale, interrompant la réunion. Un garde qui s'était penché dans l'ouverture interpella le roi, d'un ton grave et d'une voix tremblante.

- Sire, la ... la chef des assassins est là.

Dit-il avant de la laisser entrer, jetant un froid magnifique dans la pièce. Tous les regards se tournèrent instinctivement vers cette jeune femme habillée de cuir et de nombreux accessoire trahissant volontairement son appartenance à la guilde. Une magnifique femme à la chevelure brune et rebelle, des yeux d'un gris perçant,  un corps musclé et une peau tatouée. Une démarche ferme et féminine, un pas assuré et une gestuelle provocante. Tous les hommes ici présents la dévisageait de haut en bas, n'en croyant ni leurs yeux ni leurs oreilles. Ils étaient tous bouche bée, tant par le fait que le chef des assassins soit une femme que par le fait que cette même femme se soit rendue ici. Les gardes refermèrent la porte derrière l'assassine, la laissant seule avec trois chevaliers et le roi. Voilà qui eut le mérite de calmer l'audience !

- Hum ... Nous réglerons ce différent plus tard, vous pouvez disposer.

Dit-il le roi d'une voix calme et peut-être même un peu gênée, ordonnant à ses hommes de quitter la salle. Ces derniers s'y opposèrent, dans un premier temps, puis s’exécutèrent, il ne s'agissait pas puérils conflits territoriaux, c'était une affaire dont l'ampleur les dépassait de loin, surtout ces trois là. Ils prirent bien soin de refermer la porte derrière eux. Après cela, Vortigern indiqua de la main une chaise à la jeune femme, juste en face de lui.

- Je vous en prie.

Dit-il sans cesser de la regarder, estomaqué. Il n'y croyait vraiment pas et pourtant, elle était bien là, dans la même pièce que lui, désarmée, un peu comme si elle s'était rendue à un rendez-vous. Alors son plan avait fonctionné ? Il avait du mal à l'accepter. Mais, pire encore, son visage lui disait quelque chose, tout comme ses tatouages, ses courbes et son attitude en général. Il la regardait, en silence, interpellé par quelque chose. Il fouillait dans sa mémoire à la recherche de ce qui pouvait bien provoquer ce sentiment de familiarité et, lorsqu'il le trouva, il n'en cru pas ses yeux.

Landa, c'était Landa ! Une de ses nombreuses et éphémères identités, pensait-il. S'il avait su ça à l'époque, il ne l'aurait pas simplement laissé repartir en espérant parvenir à la pister. Mais cette familiarité n'avait pas encore disparu. Ses tatouages, il avait aussi l'impression de les avoir vu quelque part mais, où ? Il cherchait, quelle femme susceptible d'être tatouée de cette façon avait-il connu pour avoir cet impression de déjà vu ? Les minutes s'écoulèrent lentement sans qu'un mot ne soit échangé puis, il se souvint de cette nuit et de sa partenaire anonyme, une certaine Julia. Oui, c'était elle qui était tatouée de cette façon, était-il possible que c'était elle aussi ? Cela lui faisait froid dans le dos, une telle possibilité était durement envisageable bien que plus que probable. Il se souvenait avoir retrouvé une lame sous le lit, un couteau qu'elle avait oublié et mentionnant les initiales S.J.S sur la lame. J pour Julia avait-il pensé quand il l'avait retrouvé mais, quand était-il des deux autres lettres ? Elle ne devait surement pas le reconnaître à l'heure actuelle, il n'avait aucun signe distinctif, ne lui avait pas donné son vrai nom et elle n'avait pas vu son visage. Vortigern retira son casque, il ne pouvait plus supporter son poids, et le posa sur la table, avant de recoiffer rapidement ses cheveux en passant sa main gantée dedans.

- Désolé de vous recevoir en habits de guerre, très chère mais, si j'avais su que vous viendriez me rendre une visite nocturne, je me serais habillé plus dignement. J'espère que je ne vous impressionne pas dans cet accoutrement ?

Evidemment qu'il ne l’impressionnait pas et il le savait très bien. C'était même plutôt l'inverse, son attirail en disait long sur ses activités, absolument rien à voir avec les assassins ordinaires, elle n'avait pas volé son titre de chef.

- Je vous remercie d'avoir accepté mon invitation, ça me touche beaucoup. Nous allons commencer par le commencement donc, et aussi, je vais vous demander de me dire votre nom complet, et pas de mensonges s'il vous plait, je suis fatigué et de mauvais poil.

L'idée que ses initiales puissent correspondre à celles gravées sur la lame ne lui plaisait pas du tout, pire même, cela lui faisait peur, sur les bords.

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Stern J.Swell

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Ven 5 Juil - 8:21

Stern fut introduite dans une large pièce au milieu de laquelle trônait fièrement une table de réunion accueillant plusieurs hommes armés des pieds à la tête. L'assassin se demandait bien ce qu'ils fabriquaient dans cette tenue. Porter un casque en pleine réunion était franchement stupide, et si c'était une des idées et des manières de ce cher roi, il n'avait vraiment aucune once de jugeote. L'assassin ne lança même pas un regard à Vortigern lorsqu'il congédia ses chevaliers et lui proposa de s'installer sur une chaise. La jeune femme se contenta de rejoindre une place de sa démarche assurée, et se mit à l'aise, bien loin des règles protocolaires de la cour. Ce soir pourrait bien se faire brosser s'il voulait qu'elle le salue.

Stern étira ses jambes sous la table avant de les croisée, et se laissa aller contre le dossier très inconfortable de sa chaise. Rien ne valait son fauteuil de cuir rembourré. Elle jetait quelques coups d'oeil à Vortigern de temps à autre, se demandant quand il serait assez motivé pour ouvrir la bouche et engager la discussion. D'ailleurs, il la fixait depuis son entrée avec une expression étrange.

Finalement, Vortigern retira enfin son casque. Stern retint un rire devant tant de fanfare et lorsqu'il lui parla avec une hypocrisie démesurée doublée d'une tentative d'humour échouée, ce fut vraiment trop. Elle haussa un sourcil et eu un sourire rieur. Ouvertement, elle se moquait purement et simplement de lui. Soit il avait vraiment un manche à balais là où il ne risquait pas de le voir, soit il était simplement stupide. En fait, Stern préférait opter pour les deux options.

La jeune femme croisa les bras, attendant la suite de ses idioties, ce qui ne manqua pas. Accepter son invitation ? Beaucoup le toucher ? Elle écarquilla les yeux, ahurie. Sérieusement, il était vraiment pathétique. Aucun autre mot ne qualifiait le débit de phrases abruties qu'il pouvait sortir en une minute. Stern était à deux doigts de s'écrouler de rire devant ce roi de pacotille, maniéré, aveugle et coincé… Mais la situation était en fait plus grave, puisqu'elle se rendait compte que le royaume était dirigé par un incapable qui n'arrivait même pas à jouer franc jeu avec ses ennemis lorsqu'il les avait en face de lui. Alors, la jeune femme perdit son sourire et prit un air grave et menaçant. Elle croisa ses mains sur la table et se pencha un peu en avant, le fixant intensément.

– Dites-moi. C'est l'air poussiéreux de cette citadelle qui vous rouille le cerveau ? Ou vous êtes vraiment con de nature ? Parce que je pensais avoir à faire à quelqu'un d'un peu plus sensé que ça…

Elle se redressa et se laissa aller contre le dos de sa chaise, exaspérée. Comment avait-on pu laisser les commandes d'un royaume à un pareil allumé ? Il était mou, insignifiant, sans caractère et même ennuyant. Stern soupira. Il avait tenté de proférer un semblant de menace lorsqu'il lui avait demandé de donner son nom. Lassée de rester sur sa chaise et consciente qu'elle ne voulait pas se ramollir comme ce petit roi, l'assassin se leva et fit quelques pas. Elle s'arrêta près d'une fenêtre et se cala contre son rebord, avant de croiser les bras.

– Vous pourriez au moins sauver un minimum votre honneur en évitant de jouer sur votre sincérité avec moi. Je suis l'une de vos pires ennemies et vous le savez. Alors quel est le problème ? Vous êtes " touché parce que j'ai accepté votre invitation " ? Ah oui ? Alors où est le buffet et où sont les danseurs ? Apprenez le sens des mots avant de proliférer de pareilles conneries. Vous n'avez pas la carrure d'un roi et encore moins la crédibilité pour.

Elle était sèche, glaciale même. A trop en faire, il allait se brûler les ailes sans comprendre et tomber de haut. De très haut.

– Je ne suis pas là pour rendre honneur à votre protocole, ni pour jouer au chat à la souris, et encore moins pour vous entendre vous plaindre que vous avait passé une journée difficile. Pauvre petit roi… c'est dur de diriger un royaume hein ?

Stern se décolla du muret et refit quelques pas, avant de venir poser ses mains de part et d'autres du dossier de la chaise qu'elle avait quitté quelques instants auparavant. Elle se pencha un peu et enchaîna, toujours d'un ton tranchant :

– Stern Swell.

Il avait ce qu'il voulait, désormais il allait pouvoir faire le coq dans la basse-cour. Quelle joie de mettre la main sur la Chef des assassins… Mais ce qu'il n'avait pas compris, c'est qu'elle avait décidé seule de se présenter ici. A aucun moment il ne l'en avait convaincu.

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Ven 5 Juil - 9:55

– Dites-moi. C'est l'air poussiéreux de cette citadelle qui vous rouille le cerveau ? Ou vous êtes vraiment con de nature ? Parce que je pensais avoir à faire à quelqu'un d'un peu plus sensé que ça …

Lui répondit-elle l'air grave et le visage sérieux, bras croisés sur sa chaise. Ce n'était pas la réponse qu'il attendait mais, néanmoins, il n'en attendait pas moins d'elle. Elle continuait de lui servir cet éternel discours, exactement le même que la prétendue "Landa" lui avait servi quelques temps plus tôt et exactement le même que tout ceux qui avez des choses à se reprocher et qui étaient appelés à comparaître devant le Roi. Elle se leva de sa chaise, l'air exaspérée, et se dirigea vers la fenêtre et son cala contre son rebord, continuant sa tirade d'attaques et de leçons de morale sur un ton sec et froid. Garren ne l'écoutait même pas, assit sur sa chaise, impassible, il attendait la réponse à sa question, ne se souciant pas du reste et se contentant de la suivre du regard, presque amusé. Peu de temps après, elle fit quelques pas de plus et retourna s'accouder contre le dossier de sa chaise.

– Stern Swell.

Du temps perdu pour rien puisque le résultat était le même, il avait son nom maintenant. S'était-elle calmée pour autant ? Il en doutait.

- Et en plus vous n'êtes même pas originale.

Il ne lui répondit rien de plus, se terrant quelques temps dans le silence. Stern Swell, un nom peut-être pas des plus agréables à prononcer mais, qui avait le mérite d'être original, il lui collait tout simplement à la peau. Ses initiales formaient S.S, ce qui pourrait expliquer leur présence sur la lame mais, quant est-il du J ? Les coïncidences étaient quand même bien trop nombreuses pour êtres le fruit du hasard. Certainement lui avait-elle menti et ne lui avait-elle pas donné son nom complet, même s'il se doutait du prénom qui manquait à l'appel, celui de sa mère certainement à en juger par sa position. C'était donc elle ? Le moins qu'il pouvait dire, c'est qu'il n'était pas déçu. Mais, savoir qu'il avait passé la nuit avec la chef des assassins ne le rassurait pas car si cette affaire venait à s'ébruiter, c'est sa réputation et donc sa légitimité qui prendrait un sérieux coup ... A moins que les chevaliers et le peuple en général n'interprètent les choses autrement, que leur Roi ait "monté" l'assassine des assassine pourrait constituer une marque de supériorité. Mais, il en doutait et il fallait être prudent. Elle, elle s'en moquait certainement, elle n'avait rien à perdre et tout à y gagner. Trop dangereux en somme, il n'allait pas lui offrir cet avantage sur un plateau d'argent et aussi ne fit-il aucune remarque à ce sujet.

- Vous me faites penser à une poule en cage s'apprêtant à pondre un oeuf. Economisez votre salive et répondez à mes questions sans fanfaronner. Combien d'assassins travaillent pour vous, comment fonctionne la hiérarchie de la guilde et qui en sont les membres les plus importants après vous ?

Lui répondit-il calmement mais, en conservant un ton qui se voulait formel. Il n'y avait pas de raison de trop en faire avec elle mais, il n'y avait pas non plus de raison de se montrer trop avenant. La neutralité en somme.

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Stern J.Swell

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Ven 5 Juil - 10:25

Une poule en cage ? Il n'avait aucune originalité visiblement puisqu'il usait toujours des mêmes arguments avec elle. Et que finalement, il se laissait insulter sans même avoir aucune repartie. Il était tout simplement décevant et inintéressant.

– Entre nous, ce n'est pas moi qui fait des manières et qui met dix minutes à demander un nom. Quelle efficacité. Alors où sont les fanfaronnades ? Chez celui qui se croit tout permis en me demandant de me rendre en otage et qui me fait croire à une invitation ? Où chez celle qui n'a rien demandé à personne et qui souhaite simplement qu'on lui fiche la paix ?

Il lui faudrait revoir son sens de la crédibilité s'il comptait passer pour quelque chose auprès de ses sujets. Plus il essayait de bien se faire voir et de lui imposer sa supériorité, plus elle en rirait. Mais il ne l'avait visiblement toujours pas compris ! Et pire encore, il n'avait pas non plus compris la nature de la jeune femme. Il pensait vraiment qu'elle allait lui révéler ne serait-ce que la première lettre du nom de l'un de ses subordonnés ? Une erreur de plus. Alors, la jeune femme lui envoya à la figure un très large sourire en guise de réponse. Il voulait s'amuser, il voulait des réponses ? C'était bien dommage, car elle ne comptait pas lui en donner. Et il aurait du s'en douter. Stern retourna s'asseoir et posa son menton sur ses mains croisées. Clairement, elle se moquait de lui et le narguait. Il pourrait lui faire la menace la plus terrible, elle ne cillerait pas.

Restait à tester la patience du roi… et elle ne doutait pas que bientôt, il s'énerverait ou la jetterait dans un cachot. Seulement comme tout bon roi imbécile qu'il était, il ne penserait évidemment pas qu'il pourrait tirer parti d'elle. A moins qu'il lui réserve une bonne surprise. Quoiqu'il en soit, Stern avait décidé de purement l'ignorer. Après un moment de silence, elle arrêta de sourire et demanda avec un ton faussement joyeux cependant :

– Vous n'auriez pas quelque chose à grignoter ? Il parait que je suis votre invitée donc comme tout hôte qui se respecte, vous devriez m'offrir votre hospitalité… Ah ! A moins que je sois votre prisonnière bien sûr !

Et elle se remit à sourire, inexorablement.

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Ven 5 Juil - 16:02

- Entre nous, ce n'est pas moi qui fait des manières et qui met dix minutes à demander un nom. Quelle efficacité. Alors où sont les fanfaronnades ? Chez celui qui se croit tout permis en me demandant de me rendre en otage et qui me fait croire à une invitation ? Où chez celle qui n'a rien demandé à personne et qui souhaite simplement qu'on lui fiche la paix ?

Décidément, Stern n'oubliait pas ses mauvaises habitudes et surtout pas son sens de la contradiction. Invitation, rien demandé à personne, paix ? Voilà qui fit sourire Garren, c'était presque comme si elle cherchait à se justifier, inconsciemment ... Tout comme n'importe quel criminel. Non vraiment, elle n'était pas originale pour un sous. Elle lui répondit d'ailleurs par un sourire moqueur avant de retourner s'asseoir et de reposer sa tête sur ses mains croisées, se terrant un moment dans le silence et défiant le Roi du regard. Il attendait la suite et elle ne tarda pas à venir.

– Vous n'auriez pas quelque chose à grignoter ? Il parait que je suis votre invitée donc comme tout hôte qui se respecte, vous devriez m'offrir votre hospitalité… Ah ! A moins que je sois votre prisonnière bien sûr !

Dit-il en élargissant son sourire. Vortigern resta encore une fois silencieux, il avait tout le temps qu'il voulait alors, autant ne pas se précipiter. S'il voulait faire parler cette femme, il lui faudrait soit lui faire atteindre son point de rupture, soit la mettre en confiance, ce qui dans un cas comme dans l'autre n'allait pas être une chose aisée. Deux solutions s'offraient à lui, la violence ou la douceur. En y réfléchissant bien, il avait en face de lui la personne la plus malicieuse, la plus dangereuse et la plus froide de tout le royaume. Elle devait très certainement être habituée à la brutalité et il ne récolterait pas forcément les fruits d'une longue et impitoyable torture. Par contre, il se souvenait très bien de ce qu'elle lui avait dit, elle avait horreur de la compassion, horreur que quelqu'un puisse bien l'apprécier pour ce qu'elle était ou, tout simplement que cette même personne cherche à s'approcher d'elle sincèrement. Il se souvenait de sa vexation et de sa colère "froide" cette nuit là ... Son point faible en somme. Mais dans la situation actuelle, est-ce qu'elle se laisserait prendre au piège ? Certainement pas, à moins qu'il lui révéle la véritable identité de "Ganon Dorf". Quitte ou double, cela pourrait très l'aider à la mettre en confiance comme cela pourrait provoquer sa méfiance et peut-être même son dégoût, et si c'était le cas, il n'aurait pas d'autre choix que de la faire taire ... D'une façon ou d'une autre.

- Garde !

S'écria-t-il après un moment de silence. La porte de bois se déverrouilla puis s'ouvrit, après quoi un homme vêtu d'une côte de maille, d'un casque à nasal et d'une hallebarde rentra dans la pièce. Vortigern lui indiqua d'aller réveiller le cuisinier, il recevait d'une invité de marque et cette dernière avait faim, il fallait lui donner à manger, et, certainement pas des flageolets. L'homme ne comprit pas pourquoi le Roi lui demandait ça mais, il s'exécuta et referma la porte derrière lui. Garren reposa ensuite son regard vers Swell, un court moment après quoi il mit la main à sa ceinture tout en soupirant. Il en extrait un couteau de petite taille qu'il ne lui montra pas dans un premier temps mais, qu'il tenait malgré tout en main.

- Vous est-il déjà arrivé d'exprimer des regrets, Stern ?

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Stern J.Swell

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Ven 5 Juil - 17:55

Vortigern restait silencieux. Il devait réfléchir à la façon dont il pourrait bien répondre à cette surprenante requête. Finalement, il interpella un garde et lui demanda d'aller avertir le cuisinier de la demande de l'assassin. Stern riait intérieurement. Vraiment, si naïf… c'en était presque mignon. Vortigern venait de sortir un couteau que la jeune femme ne distinguait pas bien à cette distance. Elle l'écouta continuer et il lui posa une question qui la surprit sans vraiment le faire. Si elle avait des regrets… C'était une bonne question à la fois il lui fut pourtant très simple de répondre :

– Jamais.

Et cela sans perdre son sourire. Stern ne dit plus rien, et les minutes filèrent dans le silence le plus complet. Au fur et à mesure des secondes, l'assassin tentait d'aperçevoir de loin ce couteau qu'il avait entre les mains. Une forme bien particulière… une lame recourbée, qu'elle ne connaissait que trop bien pour l'avoir forgée elle-même. Et cette façon de parler, cette voix, ces cheveux et cette attitude… Un déclic se fit dans son esprit lorsqu'elle repensa au couteau qu'elle avait perdu la nuit du bal. Elle fronça les sourcils. Se pouvait-il que Vortigern soit… ?

– Oh non… murmura-t-elle.

Elle se tapa doucement sur le front. Mais sa tragédie fut de courte durée lorsqu'elle vit le cuisiner arriver, armé d'un plat garni de multiples mets. Alors, un sourire s'esquissa sur ses lèvres. Alors comme ça se tenait en face d'elle Ganon… le peureux Ganon, à qui elle avait offert sa première fois… Le roi en personne !

– C'est ironique, comme situation.

Le cuisiner s'avancer et déposa le plat sur la table. Mais avant qu'il leur ai donné leurs couverts, Stern leva la main pour l'interpeller et déclara, les yeux rivés vers Vortigern, avec un immense sourire sur les lèvres et un air parfaitement innocent :

– Dites moi, la prochaine fois ce n'est pas un gibier qu'il faudra lui apporter sur un plateau mais plutôt une jeune vierge fraîche et pure. Ca lui évitera de se faire dépuceler par la première venue, surtout lorsqu'elle se révèle être une criminelle.

Elle lança un clin d'oeil complice au cuisinier qui vira à l'écarlate. Puis, elle reporta son regard vers Vortigern et enfonça le clou :

– Quoique ce fut assez plaisant et que vous m'avez complimenté… parait-il que je serais "formidable". Vous n'étiez pas mal non plus je dois dire… votre trésor découvert vous savez… Innocent et naïf encore… Enfin je suppose que vous auriez préféré l'offrir à quelqu'un d'autre pour votre première fois.

Le cuisinier ne savait plus où se mettre et Stern se tût, attendant de voir la réaction de Vortigern. Allait-il marcher dans le jeu ? Il était finalement assez semblable à cette nuit là. Tout aussi emprunt à la politesse, même beaucoup trop… Mais finalement, l'assassin n'en avait pas finit et enchaina avec provocation :

– Alors mon bon roi, ça vous dirait de continuer dans les cachots ?

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Ven 5 Juil - 18:46

– Jamais.

Lui répondit-elle sans perdre son sourire. Étonnant sans vraiment l'être, il aurait pensé qu'elle pourrait encore regretter quelque chose mais, visiblement, sa conscience était morte et enterrée depuis longtemps. Il manipulait la lame sans trop se soucier de Stern, se demandant encore s'il ferait bien de la mettre au courant mais, c'était sans se rappeler de son oeil d'aigle qui avait pourtant fait mouche lors de la soirée, lorsqu'elle avait remarqué la lame que tenait l'assassin dans sa main. Il l'entendit murmurer quelque chose sans trop comprendre. Il releva alors la tête et il la vit se tenir le front, arquant un sourcil. Pourquoi ?

Le cuisinier arriva quelques temps après, apportant avec lui un plat pour le moins copieux. À sa venue, Swell se mit à sourire malicieusement, ce qui ne fit qu'intriguer davantage le Roi. Un frisson le parcouru à cet instant, suivit d'un doute affreux, et si elle l'avait reconnu ? Non, c'était impossible, rien ne trahissait son anonymat.

- C'est ironique, comme situation.

Dit-elle sans perdre son air de malice. Vortigern se redressa sur sa chaise, dissimulant la lame sous la table. Son pouls commençait à accélérer, il sentait le mauvais coup arriver de loin ! Le cuisinier se pencha et c'est alors que, sans quitter le Roi du regard, elle afficha un large sourire avant de reprendre ...

- Dites moi, la prochaine fois ce n'est pas un gibier qu'il faudra lui apporter sur un plateau mais plutôt une jeune vierge fraîche et pure. Ca lui évitera de se faire dépuceler par la première venue, surtout lorsqu'elle se révèle être une criminelle.

Son sang ne fit qu'un tour, elle l'avait reconnu. Il se figea, les yeux écarquillés et tournés vers l'assassin alors que le cuisinier vira au rouge.

- Quoique ce fut assez plaisant et que vous m'avez complimenté… parait-il que je serais "formidable". Vous n'étiez pas mal non plus je dois dire… votre trésor découvert vous savez… Innocent et naïf encore… Enfin je suppose que vous auriez préféré l'offrir à quelqu'un d'autre pour votre première fois.

Romulus, le cuistot, déposa le plateau et se retira de quelques pas, observant son roi d'un oeil à la fois accusateur et inquiet, il ne savait pas quoi faire, il ne tenait pas en place.

- Alors mon bon roi, ça vous dirait de continuer dans les cachots ?

Ca y est, ses intestins s'étaient noués, sa pire crainte était en train de se réaliser devant ses yeux, alors que Romulus semblait retrouver son calme. Ce qu'il craignait le plus, c'était JUSTEMENT que son cuisinier soit au courant, il était le moteur même des rumeurs et des ragots au sein de ce château !

- Euh ...

- Pfeu, non mais tu vas pas la croire Romulus, c'est une menteuse, tu sais bien que je suis un fin tireur ... Tu le sais ?

Mais Romulus ne répondait pas. Il regardait le Roi, puis Stern, puis le Roi, puis encore Stern. Il s'arrêta finalement sur Garren et après un long et interminable moment d'attente, il lui répondit ...

- Tantouze de merde, mouilleur de falzars précoce, grosse pucelle !
- C'est un tissu de mensonge ! À quelle occasion je me serais fait dépuceler par la chef des assassins ?!
- Lors du bal masqué ! C'pour ça que tu voulais rien dire ! T'avais peur de te trahir ! Han que tu me déçois là ! Dire que je pensais que t'étais un HOMME ! Un vrai ! Avec une bite et des couilles !
- Tu veux que je te les montre, pour voir ?!
- Et en plus de ça t'es un pédé ?! Mais comment que tu me dégoûtes ! Et ça se dit notre Roi ?! Je suis pas gouverné par un gars de la jaquette, moi !
- Sur un autre ton, Romulus, je te rappelle que c'est la volonté qui m'a mit à ce poste ! Tu me dois le respect et l'obéissance !
- Mais vas te faire dépuceler par la mère grumeau ! Si la volonté savait que t'étais puceau, elle t'aurait pas placé là ! Quand les copains vont apprendre ça, je te raconte pas la semaine de merde que tu vas passer !
- Si jamais cette rumeur infondée s'ébruite, je te ferais pendre haut et court, c'est clair ?
- Très clair ! C'est une faute grave ! Un Roi puceau !
- Je ne suis PLUS puceau !
- Plus ! Ah t'a dit plus ! Puceau de merde ! Genre l'autre il a fricoté avec la chef des assassins ! La trahison ! Notre Roi nous a trahi ! Je vais prévenir les chevaliers !
- Fait pas le con Romulus ! Ils te croiront pas !
- Et bien on verra bien ! Vu comment que tu les emmerdes avec tes principes d'égalité et de solidarité à la con, ils seront plus qu'heureux te faire la fête ! Et puis tu me paies pas assez pour que je garde ça pour moi ! Et puis c'est marrant les ragots, surtout comme celui là, le coup du siècle !


Vortigern soupira, se tenant la tête entre ses deux mains.

- Tu veux combien ?
- 1 500 pièces d'or !
- Quoi ?! Mais c'est une fortune !!!

- C'est ça ou je balance ! Je te laisse deux jours !

Dit-il avant de s'en aller en claquant la porte. Garren resta silencieux, marmonnant maintes et maintes insultes dans sa barbe, avant de relever la tête vers Stern.

- Salope ... Salope, salope, salope, salope, salope et encore salope !

Dit-il avant de se relever brusquement. Il s'appuya sur la table, jetant un regard noir à Swell.

- Je vous reçois, je me montre conciliant, j'essai de ne pas vous brusquer, d'alléger la procédure et votre peine, de vous épargner la colère du peuple et c'est comme ça que vous me répondez ? Garce !

Il bouillonnait, il envie de la battre comme on battrait un poulpe mais, il n'en fit rien, il se contenta de frapper durement la table avec son poing. Ce n'était pas le moment de perdre les pédales, il devait se contenir. La situation était très grave mais, pas encore irréversible. S'il parvenait à acheter le silence du cuisinier, il n'aurait pas trop de soucis à se faire, du moins dans l'immédiat. Et ce dernier lui avait donné deux jours.

- Je le ferais brûler vif ...

Pesta-t-il à voix basse. Il respira à grande bouffées, essayant de se calmer. C'était ce qu'elle voulait, qu'il s'énerve, il ne le devrait pas mais, quelques minutes après, il se redressa, faisant le tour de la table pour s'approcher de Stern. Il vint se positionner dans son dos, alors qu'elle était encore assise.

- Vous avez bien joué, je dois l'admettre. Je parie que c'est le couteau qui a du vous mettre la puce à l'oreille, encore une fois, j'ai été trop con, mais alors vraiment trop con. J'ai oublié que rien ne vous échappe, je ne peux que m'en prendre à moi-même.

Il se pencha à son oreille, prenant appuie sur ses deux épaules.

- Et j'en aurai pas espéré moins venant de votre part.

Il se redressa lentement, enlevant ses main de ses deux épaules mais, faisant mine de la contourner, il lui attrapa l'arrière de la tête et envoya cette dernière heurter brutalement le rebord de la table.

- Finit la courtoisie.

Dit-il avant de fermer son poing et de frapper de toutes ses forces la main de Stern à plat sur la table.

- Vous n'avez pas de regrets ? Je vais vous en donner ! Grâce à vous je suis bon pour comparaître devant un tribunal ! Si j'avais su qui vous étiez ce soir là, je vous aurai étranglé de mes propres mains !

Il envoya ensuite la même main qui l'avait frapper attraper son cou et la souleva de sa chaise avant de la plaquer dos contre la table, se penchant sur elle.

- Mais il n'est pas encore trop tard !

Dit-il en resserrant son emprise. Décolérer ? Et puis quoi encore ?

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Stern J.Swell

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Ven 5 Juil - 19:47

Un débat très amusant s'engagea entre le cuisinier et Vortigern, qui tentait par dessus tout de préserver son honneur qui venait de couler, comme une pierre au fond de l'océan. Stern était enchantée devant cette scène et n'en perdait pas un mot. Elle avait conduit Vortigern dans une situation périlleuse et franchement déplaisante pour lui, ce qui était une petite victoire. Et voilà que la discussion tournait au chantage… et ce cher roi comptait soudoyer son cuisinier pour le prix de son silence. Stern esquissa un sourire en coin. Finalement, il n'était pas si blanc qu'il le prétendait, même dans ses affaires.

Finalement, le cuisinier s'éclipsa avec fracas, et Vortigern explosa tout naturellement de fureur, sous le regard enchanté de l'assassin. Il l'insulta, encore et encore, sans qu'elle ne perde son sourire. Et il lui sorti une réplique digne d'un héros mythique, dans laquelle il se vantait de ne pas l'avoir brusqué et de se montrer conciliant avec elle. Seulement, il oubliait que Stern ne lui avait rien demandé de tout cela. Mais si cela lui faisait plaisir de se prendre pour un roi honnête, bienveillant et conciliant… Stern secouait la tête, sourire aux lèvres, devant ce spectacle déconcertant. Bientôt, il allait finir par broyer la table en deux. Après sa petite scène, Vortigern se rapprocha d'elle par derrière et avoua enfin qu'il avait mal joué son jeu. Ce qu'il appuya d'un violent coup qu'il assena à la tête de la jeune femme contre la table. Elle n'eu pas le temps de grimacer que déjà il s'excitait sur sa main. Il aurait pu frapper ailleurs… mais il frappait sur sa main. Stern n'y comprenait rien. S'il agissait ainsi, c'était qu'il se contrôler pour ne pas trop l'abîmer sans aucun doute, et pour qu'elle puisse rester en bonne condition pour lui faire des confidences. Un fantasme qu'il n'assouvirait jamais.

Elle se mit à rire lorsqu'il lui parla de regrets. Mais il ne s'arrêta pas là et la saisit par le cou pour la soulever et la plaquer contre la table, parfaitement allongée. Il resserrait sa poigne autour d'elle, mais Stern parvint à murmure, sans perdre son sourire :

– On dirait que vous le regrettez… C'est dommage, personnellement je ne regrette jamais mes aventures. Elles sont toujours enrichissantes. Surtout lorsque je me retrouve face à mon partenaire plus tard et qu'il me plaque sur une table. Ca me rappelle des bons souvenirs, pas vous ?

Elle le provoquait, encore, toujours. Elle commençait à connaître les réactions de Vortigern et voyait bien que sur certains sujets, il était capable de vite s'emporter. A présent, l'heure n'était pas au combat. Ils avaient tous les deux à perdre et rien à y gagner. Seulement, Stern n'était pas venue pour embrocher Vortigern contre un mur mais bien pour ses hommes. Toujours en murmurant, elle poursuivit ::

– Vous savez, ce n'est pas comme ça qu'on fait les négociations. Et ce n'est pas en m'étranglant que vous me ferez parler. A moins que vous souhaitiez me tuer. Dans ce cas allez-y, vous y êtes presque.

Elle prit son inspiration, difficilement. L'assassin commençait à sentir une liquide épais couler sur son front, résultat du coup qu'elle avait pris à la tête. Ses mains étaient libres, et Stern en profita pour saisir le col de l'armure de Vortigern et la rapprocha brutalement de son visage. Son sourire s'élargit encore. Elle n'en avait pas fini. Son expression se fit moins agressive et laissa place à des sous-entendus. D'une voix à peine audible, elle demanda :

– Dites moi, petit roi. Ca fait quoi de se faire dépuceler par son ennemie ? Même si vous m'êtes supérieur en cet instant, vous n'étiez pas tout à fait insensible à mon petit jeu il y a quelques temps. Ne souhaitiez-vous pas me revoir ? Alors qu'attendez-vous ? Etranglez-moi, puisque vous me détestez tant.

Et Stern relâcha la pression qu'elle exerçait sur le col de Vortigern, parfaitement immobile et n'opposant aucune résistance. Qu'allait-il donc faire maintenant ? Maintenant qu'il l'avait elle, la Chef des assassins, la laisserait-il seulement le provoquer ou ferait-il état de sa fonction de monarque pour la condamner. Enfin, le jeu devenait intéressant. Il se montrait vraiment, et ne contenait plus la fureur qu'il avait en lui à son égard. Ce qu'avait recherché Stern depuis le début.

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Ven 5 Juil - 20:47

– On dirait que vous le regrettez… C'est dommage, personnellement je ne regrette jamais mes aventures. Elles sont toujours enrichissantes. Surtout lorsque je me retrouve face à mon partenaire plus tard et qu'il me plaque sur une table. Ca me rappelle des bons souvenirs, pas vous ?

Murmura-t-elle la voix étouffée par la strangulation. Le ton était à la provoque et malgré les circonstances, son sourire n'était que plus large et plus significatif. Elle ne cherchait même pas à se débattre ! Vortigern resserra davantage son emprise, il voyait noir et avait bien envie d'aider son âme à quitter son corps au plus vite. Certes, il se devait d'avouer qu'il ne le regrettait pas, à l'instar de ce qu'elle disait mais, il aurait tant aimé que cela reste secret.

– Vous savez, ce n'est pas comme ça qu'on fait les négociations. Et ce n'est pas en m'étranglant que vous me ferez parler. A moins que vous souhaitiez me tuer. Dans ce cas allez-y, vous y êtes presque.

Dit-elle faiblement, tout en essayant de reprendre son souffle. Elle avait raison et Vortigern était hésitant, il voulait la tuer, maintenant mais, de l'autre côté, elle venait de lui rappeler le pourquoi de sa présence ici, il n'avait pas le droit de faire passer ses propres affaires avant celles du royaume. Pourtant, il ne desserra pas son emprise. Il y avait du sang qui coulait sur le front de l'assassin et étrangement, cela ne le réjouissait pas. Il fit même la grimace en voyant ça quand Stern l'attrapa par le col et le remmena à elle, toujours souriante. D'une voix tout juste audible, elle reprit ...

- Dites moi, petit roi. Ca fait quoi de se faire dépuceler par son ennemie ? Même si vous m'êtes supérieur en cet instant, vous n'étiez pas tout à fait insensible à mon petit jeu il y a quelques temps. Ne souhaitiez-vous pas me revoir ? Alors qu'attendez-vous ? Etranglez-moi, puisque vous me détestez tant.

Puis elle le relâcha, se laissant totalement faire et attendant probablement son heure. Si elle croyait qu'il allait marcher dans son petit jeu, elle se trompait, elle n'avait pas lui dicter sa conduite et il allait la tuer, cette nuit. Il tremblait, les dents serrés et le visage noir, il voulait en finir avec elle mais, il devait être raisonnable. Ce n'était ni le moment ni le lieu idéal. Pire même, cela ne ferait que le condamner définitivement, ceci étant un meurtre et non pas une action de justice. Il plongea son regard dans le sien puis, après un énième resserrement, il la lâcha, ce n'était pas à lui de décider de son sort, du moins pas maintenant. Il recula d'un pas, décolérant lentement pendant que l'assassin reprenait son souffle.

Elle savait s'y prendre pour le mettre dans tous ses états et, il marchait dans son jeu aveuglément. Non, il ne regrettait pas, non il ne la détestait pas, non, il n'avait pas la supériorité sur elle et non, il ne voulait pas la tuer, du moins raisonnablement. La colère est une bien mauvaise conseillère.

- J'ai fait une erreur, j'assumerai mes responsabilités.

Plus il la regardait, plus son humiliation grandissait. Non seulement il avait passé du bon temps avec cette ennemie du royaume mais, en plus, il avait tenté de l'assassiner pour faute qui n'était la sienne mais bien celle du Roi.

- Et si vous voulez tout savoir, ce que je vous ai dit cette nuit là, je le pense encore et je ne regrette absolument rien. Simplement, si vous aviez fermé votre grande gueule et gardé ça pour vous, cette altercation aurait été évitée, tout comme les ennuis qui m'attendent.

Il se tut, essuyant son front plus par nervosité que par nécessite. Il avait du mal à se calmer mais, il le devait pourtant, cela ne ferait que trop plaisir à cet assassin de malheur.

- Peste !

Lui cracha-t-il dessus plus sans vraiment le penser, plus pour se défouler qu'autre chose. Il glissa sa main derrière sa ceinture et détacha une paire de menottes. Il se rapprocha ensuite de Stern et la retourna sur la table, la mettant cette fois-ci ventre dessus. Il attrapa ses deux mains et les glissa dans son dos, avant de lui passer les fers et de les verrouiller, après quoi il la releva.

- Vous calmerez votre faim et votre soif aux cachots, je vous ai assez vu et assez entendu pour ce soir.

Il l'emmena près de la porte et l'ouvrit. Il demanda aux gardes en présence, qui avaient tout entendu mais qui n'osaient rien dire, de la conduire en cellule et bien de la surveiller, chose qu'ils firent sans hésiter, tout en prenant le soin d'emporter le repas avec eux. Peu de temps après, il s'en alla retrouver le cuisinier.

- T'as l'argent ?
- Non je n'ai pas l'argent mais, j'ai des explications et un bon coup de poing dans la gueule si tu veux.
- Ah non non non, ça ne marche pas comme ça avec moi.
- Pour t'expliquer, gros lard, tu risque la pendaison pour diffamation, accusations mensongères et atteinte à mon honneur.
- Ah parce que tu n'as pas couché avec elle peut-être ? Parce qu'elle ne t'a pas dépucelé ?
- Exactement. Cette fille l'autre soir, elle s'appelait Julia et c'était une femme sans histoire à la recherche d'un emploi auprès des riches. Elle ne savait pas que j'étais le roi puisque nos visages étaient cachés et nos identités, tenues secrètes. Réfléchit deux secondes ! Comment une fille que je n'ai pas vu et qui ne m'a pas vu à pu faire pour me reconnaître ? Ensuite, comment se fait-il que, si c'était bien elle, en tant que puceau, elle en a tellement profité qu'elle s'en souvient jusqu'à maintenant ? Tu crois sincèrement qu'en tant que débutant j'aurai prit le risque de chevaucher une pareille monture ?
- Je la sens pas ton histoire, je ne vois pas pourquoi elle mentirait.
- Peut-être parce qu'elle va passer par la case questionette et qu'elle cherche pas tous les moyens à me décrédibiliser ? C'est sûr que de cette façon, l'attention sera suffisamment reportée pour qu'elle puisse se soustraire à notre vigilance. Et puis quel crédit accordes-tu à la parole d'un assassin, ennemie du royaume ? T'as carrément pas hésité à insulter ton Roi devant elle, tu sais ce que ça peut te coûter ce genre d'excès où tu te sens plus pisser ?
- Une petite minute ! Je t'ai prit sur le fait ! Tu as dit que tu n'étais plus puceau au lieu de dire pas ! Ce qui sous-entend que c'est elle qui t'a dépuceler.
- Plus puceau oui ... Depuis mes 20 ans, connard !
- Je te crois pas.
- Tu me crois pas ? Tu ne crois pas ton Roi ? Tu crois que je te laisse le choix ? Alors je vais être magnanime, cette fois-ci je ne dirais rien, la prochaine fois que tu sortiras du cadre de tes fonctions, surtout pour attraper le contexte en vol, ça sera le piloris, la destitution civique, l'exil ou pire même, l'exécution ! C'est clair ?
- ...
- J'ai pas entendu !
- ... Très clair.

- C'est bien. Maintenant retourne dormir et oublie cette histoire. Si jamais un mot me remonte à mes oreilles, tu seras tenu comme le premier responsable.

Le cuisinier emboîta le pas, pestant, et s'en retourna trouver le sommeil. Garren avait conversé un ton menaçant et formel, histoire de faire plus convaincant, visiblement, ça avait marché, pour le moment car Stern reviendrait très certainement à l'attaque avec cette histoire. Il devrait s'occuper de ça avant que le feu ne redémarre. Mais pour ce soir, il était trop fatigué, il s'en alla rejoindre sa chambre et après avoir rapidement retiré son armure, et s'affala sur le lit, inquiet quant à la suite des événements.

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Stern J.Swell

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Sam 6 Juil - 10:12

Vortigern continuait de resserrer ses mains autour d'elle, ne tenant pas compte de ce qu'elle lui disait. Mais après un moment, il finit par la lâcher et recula, visiblement gêné. Ainsi donc il considérait cela comme une erreur… C'était un regret, d'une certaine façon. Quoique probablement pas, puisqu'il confirma lui-même qu'il ne souhaitait pas retirer ses paroles de l'autre soir. Mais alors pourquoi avait-il si honte de le révéler à quelqu'un d'autre ? Etait-ce le problème que ce fut sa première fois ? Ou bien qu'elle soit avec la Chef des assassins ? Stern n'en savait trop rien et ne chercha pas à en apprendre plus.

Apparemment il semblait essayer de se calmer, ce qui n'était pas une mince affaire. Stern ignora sa nouvelle insulte délibérément et se saisit de quelque chose derrière sa ceinture. La jeune femme ne comptait pas jouer au chat et à la souris et elle le laissa la menotter puis la redresser. Après cela, elle fut conduite aux cachots par des gardes, et placée dans une cellule. Par mesure de précaution, on lui laissa les menottes. Après tout, les assassins étaient connus pour leurs facultés à crocheter les serrures, et ils étaient experts en évasion. Mieux valait plusieurs sécurités plutôt qu'une. La cellule était sombre, isolée de toutes les autres. A vrai dire, un silence de mort régnait dans le couloir et Stern n'y voyait pas grand chose dans cette obscurité. Elle sentait le sol humide sous ses pieds. De la roche sans aucun doute, froide en cette heure tardive. Voilà qui n'allait pas être très confortable.

Le garde referma dans un claquement sourd la grille derrière lui et alla se poster tout près. Quant à l'autre garde, il fit passer à Stern son repas à travers une petite ouverture. Un repas qui n'avait pas l'air mauvais… mais la jeune femme ne risquait pas de faire plaisir à Vortigern en lui faisant l'honneur de déguster son plat. Aussi, elle le renvoya aussitôt aux gardes, qui haussèrent les épaules, l'air de dire "tant pis pour elle". De toute façon, elle n'avait pas faim pour le moment. Stern alla se caler au fond de la cellule, à même le sol et dos au mur, et passa une main sur son front. Il était moite de sang. Elle détacha une lanière en cuir de l'un de ses poignets qu'elle gardait pour protéger ses articulations, et tenta tant bien que mal de s'essuyer un minimum. La blessure n'était pas douloureuse, mais elle savait pertinemment que les blessures à la tête avaient le don de bien saigner.

Puis, l'assassin resta plusieurs minutes sans bouger. Elle observait les gardes chargés de veiller sur elle, et tentait d'analyser les failles de ce dispositif. Quoiqu'il en soit, elle n'avait pas besoin de clé pour se libérer, mais simplement que ces deux autruches en armure s'endorment. Vortigern avait fait l'énorme erreur de croire qu'elle ne possédait aucune arme sur elle, ce qui était vrai. Mais elle avait dissimulé son matériel de crochetage, qui se résumait à une épingle certes sophistiquée, sous sa ceinture. Les minutes passèrent, puis les heures, pendant lesquelles Stern écouta les discussions des gardes. Des histoires sur le royaume et des ragots, en somme. Finalement, lorsque l'heure devint vraiment tardive, ils décidèrent de se relayer à la surveillance. Ce qui n'arrangeait en rien l'assassin. Elle faisait mine de dormir depuis quelques temps maintenant, allongée au fond de la cellule, ses bras menottés dans le dos.

La meilleure option pour elle était de se libérer et d'aller retrouver ses hommes. De là, ils s'enfuiraient. Et cela leur donnait une chance de ne rien révéler. Les deux gardes s'étaient assis l'un en face de l'autre et l'un ne tarda pas à pencher la tête sur le côté, sombrant dans le sommeil. L'autre était de dos, appuyé contre la grille de la cellule de Stern et celle-ci ne pouvait voir s'il dormait ou pas. Quoiqu'il en soit, il lui fallait agir avant le matin. elle porta ses mains menottées contre son dos, tentant tant bien que mal de les relever jusqu'à sa ceinture. Elle du tordre ses bras pour parvenir à atteindre l'épingle bien camouflée. De là, elle parvint à l'attraper du bout des doigts et tira dessus, l'extirpant de derrière le cuir. Mais rien n'était encore joué.

Stern amena l'épingle entre ses dents et entreprit de glisser l'aiguille métallique dans la serrure des menottes. Elle passa plusieurs minutes à s'affairer ainsi, tentant de déverrouiller le système. Finalement, elle y parvint et retira doucement les menottes. Elle les déposa avec précaution sur la roche et entreprit de s'approcher du garde assis de dos contre la cellule. Elle jeta un oeil à l'autre : il dormait profondémment. En s'approchant, l'assassin constata qu'il somnolait et n'était donc pas tout à fait endormi. Sortir de la cage maintenant allait le réveiller définitivement. Aussi, elle s'accroupit dans son dos, collée contre les barreaux et passa ses bras entre, jusqu'à atteindre le cou de l'homme. Elle rabattit son bras sur la gorge du garde, la serrant du coude et se tenant l'autre bras de la main, afin de parfaire son emprise. Elle lui coupa le souffle, sans intention de le tuer, et se contenta de le laisser dans un état comateux. La scène s'était déroulée sans un bruit, et Stern s'occupa de poser avec délicatesse la tête de l'homme inconscient contre les barreaux. Après quoi, elle se leva et ressortit son épingle dans le but de crocheter la serrure de la cellule. Chose qui fut parfaitement aisée cette fois-ci, car elle avait un usage complet de ses deux mains. La jeune femme se glissa à l'extérieur de la cellule, et referma la porte derrière elle le plus silencieusement possible.

L'autre garde ne s'était pas réveillé, heureusement pour lui. Stern s'engouffra dans le couloir et constata qu'il montait vers des escaliers. Escaliers qui la sortirent immédiatement du sous-sol pour rejoindre le rez-de-chaussée de la citadelle. Elle n'avait aucune idée de l'endroit où se trouvait ses hommes et vu la taille des lieux, elle risquait d'être très rapidement dépassée par la situation. Marchant sans destination précise, la jeune femme arpentait les couloirs l'un après l'autre, passant comme elle pouvait entre les patrouilles. Seulement, une patrouille particulièrement plus nombreuse que les autres se dirigeait de son côté et aucun moyen de lui échapper sans faire demi-tour. Ce qui était inconcevable. Elle entendait les voix se rapprocher de plus en plus et chercha une ouverture autour d'elle. Le couloir était assez sombre mais lui rappelait pourtant quelque chose. Elle avait beaucoup progressé depuis les cachots et ignorait totalement dans quelle partie de la citadelle elle se trouvait. Elle s'engouffra par la porte la plus proche et se retrouva une pièce mal éclairée, voire même complètement obscure. Seule une fenêtre laissait entrer la lumière de la lune.

Elle avait évité la patrouille, mais ce ne l'aidait pas pour autant. Il lui fallait réfléchir et savoir où elle était. Cela l'aiderait peut-être à se retrouver dans la Citadelle. La pièce était assez petite mais elle n'y voyait pas grand chose.Et les bruits à l'extérieur s'intensifiaient, ce qui n'était pas vraiment rassurant. La jeune femme s'accroupit et porta ses mains à son visage, en proie à une profonde réflexion. Qu'allait-elle donc faire ? Cette pièce ne menait nulle part, il lui faudrait ressortir. Elle sentit toujours ce mêle liquide poisseux couler entre ses doigts. Elle retira vivement ses mains et constata qu'elles étaient ensanglantées. La jeune femme n'avait pas pris conscience de sa blessure à la tête. Elle se moquait bien de la douleur mais ne s'était pas non plus souciée du fait qu'une plaie au crâne avait toujours tendance à faire perdre beaucoup de sang. Elle baissa les yeux et constata que des traces de sang avaient coloré le sang sur son passage. Et elle repense à ce coup que Vortigern lui avait violemment infligé contre la table. Elle était sans doute ouverte au crâne, et correctement.

– Merde, merde… murmura-t-elle pour elle-même.

Elle s'accrocha à la table derrière elle pour se redresser et remarqua que l'espace tournait autour d'elle. A peine eu-t-elle le temps de faire un pas qu'une douleur la prit au front et l'assomma, la faisant retomber au pied de la table et la laissant inanimée sur le sol.

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Sam 6 Juil - 14:33

La nuit ne fut pas reposante mais, elle fut longue. En fait, même s'il était fatigué, il n'était pas parvenu à trouver le sommeil correctement. Il se retournait dans son lit, il avait chaud, il fermait l’œil quelques minutes avant de se réveiller de nouveau. Ce n'était pas ce qu'il s'était passé avec Stern qui le mettait dans cet état d'agitation mentale mais, plutôt ce qu'il se passerait ensuite. Il réfléchissait, que pouvait-il bien faire ? Il fallait démanteler la guilde et il avait pour ça toutes les pièces nécessaires. Seulement, il lui fallait obtenir des aveux, des aveux que l'assassin ne lâcherait pas même face à la mort. Pourtant il ne pouvait pas se permettre de renoncer ni de la tuer, il lui restait la ruse mais, il n'y avait pas plus rusé qu'elle ici. Elle avait un point faible et il le connaissait mais, il ne pourrait pas directement l'exploiter.

Il se retourna sur le dos, passant son bras derrière la tête et soupirant longuement. De toutes les façons, même si mise en confiance, elle se rendra compte de la supercherie au moment où il cherchera à obtenir des informations, à moins qu'il base cette même confiance sur des aveux, ce qui rendrait la chose encore plus difficile. Il n'avait rien contre elle, personnellement du moins, il éprouvait même de la tristesse à son égard mais, aussi, beaucoup de colère. En tant que Roi, ce qu'elle faisait était inacceptable pour le royaume et il ne pouvait pas se permettre de la traiter comme lui il le voudrait mais bien comme la procédure l'exigerait, c'est-à-dire, comme une ennemie publique. C'était ça le problème, il ne devait pas se confondre avec son titre. Maintenant, si ses intentions personnelles allaient de paire avec la justice, qu'importe la confusion.

Quelques heures après, on vint le tirer de sa chambre. C'était le responsable de la garde qui était venu lui informer qu'une patrouille avait retrouvé l'assassin, inconscient et caché dans une chambre d'amis. Elle avait essayé de s'enfuir mais, le sang qu'elle avait laissé sur le sol avait permis de retrouver sa trace. Le médecin qui s'était occupé d'elle avait expliqué que sa blessure lui avait fait perdre une certaine quantité de sang, ce qui avait provoqué sa perte de conscience. Fort heureusement, il lui avait prodigué quelques soins sans pour autant avoir eu vent de l'origine de cette blessure. Voilà qui allait en arrangeant les affaires du roi même s'il regrettait amèrement de l'avoir frappé ainsi, il n'en avait tout simplement pas le droit. Le responsable rajouta qu'elle avait été reconduite dans les cachots et que des menottes aux mains et aux pieds lui avaient été remise, précaution à laquelle le roi rajouta qu'il faudrait que les gardes se succèdent à sa surveillance toutes les heures, sans pour autant s'approcher de la cellule, il fallait qu'ils restent éloignés mais attentifs, des fois qu'elle recommence.

Vortigern, n'arrivant de toutes les façons pas à dormir, se rhabilla en vitesse et demanda les clés des cellules au responsable. Il se rendit ensuite aux cachots, seul, et plus précisément à la cellule de l'assassin. Il constata qu'elle n'avait pas touché au repas, ce qui n'était pas une bonne chose compte tenu du sang qu'elle avait perdu. Il la regarda un instant, avant de refaire glisser le plateau à l'intérieur puis d'ouvrir la grille, s'enfermant avec elle. Il vint ensuite s'asseoir dans un angle, sans rien dire. C'est vrai que c'était silencieux par ici, et très humide, tant mieux, il faisait trop chaud en haut. Il détacha la clé des menottes et la lui envoya, conservant les autres et dont celle de la cellule avec lui.

- Vous n'êtes pas un animal pour qu'on vous ferre ainsi.

Lui dit-il avant de bailler, ses yeux étaient rougeâtres et ses paupières lourdes.

- Et mangez nom d'un chien, vous avez besoin de force !

S'exclama-t-il en avançant le repas vers elle. Il regardait le bandage qu'elle avait sur le front, il était un peu rougi mais, il semblait stopper l’hémorragie correctement.

- Et désolé pour le coup sur la tête, ce n'était pas ... Enfin si, c'était intentionnel, je peux pas dire que j'ai pas fait exprès mais, je le voulais pas quoi, c'était sous le coup de la colère, vous voyez ? Oui, je sais, c'est pas une excuse mais, c'est que vous pouvez me faire chier tordu quand vous le voulez.

Il la regarda, souriant sans montrer ses dents, puis il reprit.

- Personnellement, je n'ai rien contre vous. Vous êtes une femme digne et de caractère, comme on aimerait en voir plus souvent mais, vous avez choisi la mauvaise voie et elle va à l'encontre de la mienne. Mes fonctions m'obligent à vous traiter comme l'ennemie du royaume et donc comme celle du Roi mais, l'homme qui se cache derrière le titre, lui, il s'en fout de votre voie. D'ailleurs si ça n'en tenait qu'à moi, vous ne seriez pas ici mais, chez vous, en train de siroter un verre de rouge devant un repas léger, les jambes croisées sur la table. Enfin, vous ne devez pas non plus vous sentir trop dépaysée ici. Croyez-moi quand je vous dis que je n'ai pas envie de vous faire de mal et que je fais de mon mieux pour concilier mon "travail" avec votre "intérêt", pas pour vous, vous vous en foutez royalement, si je puis dire, mais pour moi, parce que ça me plait pas, tout simplement.

Il bailla une nouvelle fois puis croisa ensuite ses bras sur ses genoux et reposa sa tête dessus.

- On peut trouver un terrain d'entente, j'en suis certain. Alors si vous avez quelque chose à me demander, pour commencer, dites le. Et puis si vous n'avez rien à me demander et bah ... Ne dîtes rien, je trouverai bien ce que vous n'avez pas trouvé.

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Stern J.Swell

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Sam 6 Juil - 19:49

Stern se réveilla dans sa cellule qu'elle avait quitté un moment auparavant. Elle avait été rattachée, aux mains et aux chevilles cette fois. L'assassin essayait de trouver le sommeil cette fois-ci. Elle avait remarqué qu'un bandage entourait son front. Il semblait avoir stoppé l'hémorragie de sa blessure… C'était donc pour cela qu'elle s'était évanouie. Elle était encore un peu sonnée et ne se rendait pas spécialement compte de la situation. L'assassin entendit la porte grinçer et releva les yeux vers Vortigern. Que venait-il faire ici celui-là… ? Il s'était installé dans un coin de la cellule, et Stern ne comprenait pas son attitude. Etait-il venu la narguer ? Lui faisait-elle pitié à ce point ? Une autre surprise, ce fut la clé des menottes qu'il lui envoya, la permettant de se libérer. Stern commença par ses pieds avant de s'attaquer à ses mains. En posant un oeil sur ses poignets, elle constata qu'ils étaient rouges du frottement constant du métal.

Stern se recroquevilla sur elle-même et se tut, attendant la suite. La présence de Vortigern ici était toujours aussi intrigante. Que cherchait-il donc … ? Profiter de ce moment de faiblesse et de soumission pour la faire parler ? Visiblement il était fatigué, aussi il aurait dû retourner dans son lit bien au chaud dormir, ce qu'elle ne pourrait sûrement pas faire avant un bout de temps désormais. Il avança le repas vers elle, mais elle n'y prêta aucune attention. Elle n'était pas là pour ça, et elle n'avait pas faim. Alors qu'il lui envoyait un sourire en même temps qu'il discourait sur ce qu'il pensait s'elle, l'assassin se mit à le regarder, d'une façon indéchiffrable, mais sans animosité. Elle était plutôt neutre et avait perdu son ton provocant des heures précédentes. Pour autant, elle n'en restait pas moins méfiante. Stern était simplement trop fatiguée pour jouer avec lui.

Elle s'allongea sur le côté, pensive, et toujours recroquevillée sur elle-même. Elle ne comprenait décidément pas cette situation, et encore moins la soudaine approche de Vortigern. Malgré ce qu'elle avait fait et ce qu'elle était, il disait ne pas la détester et même lui trouver des qualités… En fait, il lui refaisait un peu le même discours que l'autre nuit… Pour l'amadouer ? Quoiqu'il en soit, elle ne devait pas se laisser avoir. Il ne cherchait qu'à la faire parler, c'était évident. Et il était coriace sur le sujet, puisqu'il venait lui-même passer un moment avec elle dans cette cellule.

L'assassin soupira devant ces déclarations et se détendit un peu, tout en restant un minimum sur ses gardes.

– La seule chose que je souhaite, c'est que vous relâchiez mes hommes. Déjà parce qu'ils ne vous apprendront rien, ensuite parce qu'ils ne sont pas responsables de ce qu'ils ont pu commettre. C'est moi qui dicte chacun de leurs gestes. Et parler les laisserait peut-être en vie à vos yeux, mais c'est moi qui les tuerait, pour le bien de la Guilde. Et dernièrement, vous ne possédez aucun dossier sur eux et leurs méfaits, à moins que je me trompe. Vous les accusez donc dans le vent. Vous souhaitez les condamner seulement parce qu'ils sont de la Guilde ? Mais connaissez-vous seulement les intentions de la Guilde ?

La jeune femme se tut, consciente, qu'elle devait s'arrêter là si elle ne voulait rien avancer de plus. Elle poussa un nouveau soupir et ferma un instant les yeux, épuisée. Sa tête était encore douloureuse.

– Il n'y a pas de terrain d'entente possible entre deux ennemis dont la vie de leurs sujets dépend. Je ne vendrai ni mes hommes ni leurs gestes, ni quoi que ce soit se rattachant à notre organisation. Nous avons choisi ce mode de vie depuis des années pour ne pas vivre sous les ordres de la couronne et de ses choix économiques, entre autre. Quant à votre travail, si vous ne l'acceptez pas, vous n'avez qu'à démissionner.

Elle rouvrit les yeux en terminant sa phrase, afin d'étudier les traits de Vortigern. Il avait vraiment l'air fatigué, et une discussion pareille à une heure aussi tardive et dans ces conditions n'était pas le meilleur des choix.

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Sam 6 Juil - 22:38

Stern s'était libérée mais, comme il s'en doutait, elle n'avait pas touché au repas. Peut-être voulait-elle garder la ligne ? Le contrarier n'était pas une option envisageable dans la mesure où elle avait accepté de se libérer alors qu'elle aurait tout simplement pu refuser, rien que pour le provoquer. Mais ce n'était pas le cas, enfin plus, peut-être n'avait-elle tout simplement pas faim. Elle s'était recroquevillée sur elle-même, le laissant parler et ne l'écoutant qu'à moitié. Ce ne fut que lorsqu'il releva la tête, attendant sa réponse, qu'il remarqua qu'elle s'était couchée sur le côté. Elle était fatiguée elle aussi et il avait remarqué un peu plus tôt qu'elle avait perdu toute trace d'arrogance ou de provocation, que ce soit sur son visage ou dans ses yeux, ce qui n'était pas pour lui déplaire. De la froideur en somme, voilà un comportement déjà plus adéquat. Vortigern la regardait avec un certain amusement, ce qu'elle pouvait paraître innocente et inoffensive ainsi, un vrai petit enfant, c'était presque à s'en attendrir. Finalement, elle soupira, après un long moment, puis se décida à lui répondre.

- La seule chose que je souhaite, c'est que vous relâchiez mes hommes. Déjà parce qu'ils ne vous apprendront rien, ensuite parce qu'ils ne sont pas responsables de ce qu'ils ont pu commettre. C'est moi qui dicte chacun de leurs gestes. Et parler les laisserait peut-être en vie à vos yeux, mais c'est moi qui les tuerait, pour le bien de la Guilde. Et dernièrement, vous ne possédez aucun dossier sur eux et leurs méfaits, à moins que je me trompe. Vous les accusez donc dans le vent. Vous souhaitez les condamner seulement parce qu'ils sont de la Guilde ? Mais connaissez-vous seulement les intentions de la Guilde ?

Il n'avait pas de dossiers compromettant mais, un flagrant délit, c'était suffisant en plus de leur appartenance à la guilde. Quant au fait qu'ils ne soient pas responsables de leurs actes, là aussi, elle avait tord, rien ne les avait obligé à rejoindre cette organisation de malfaiteurs. Enfin, pour ce qu'il pouvait leur arriver s'ils parlaient, il s'en moquaient éperdument, tout comme ils s'étaient moqués des conséquences de leurs actes. Sa dernière phrase attira cependant son attention, en quoi les intentions de la guilde seraient méconnus ? Le crime organisé, c'était tout ! À moins qu'il n'y avait autre chose de plus ... Secret ? C'était un début de piste, elle commençait déjà à lâcher des informations.

- Il n'y a pas de terrain d'entente possible entre deux ennemis dont la vie de leurs sujets dépend. Je ne vendrai ni mes hommes ni leurs gestes, ni quoi que ce soit se rattachant à notre organisation. Nous avons choisi ce mode de vie depuis des années pour ne pas vivre sous les ordres de la couronne et de ses choix économiques, entre autre. Quant à votre travail, si vous ne l'acceptez pas, vous n'avez qu'à démissionner.

Dit-elle avant de rouvrir les yeux. Ces derniers étaient tournés vers le Roi mais, ils trahissaient sa fatigue, tout autant que son visage. Ce n'était pas vraiment le moment pour parler mais, qu'importe. Cette femme était bien décidée à couvrir les siens. En même temps, c'était son activité toute entière qui en dépendait, ce n'était pas spécialement à son honneur. Quant à la démission, s'il pouvait, il y a bien longtemps qu'il l'aurait fait. Croyait-elle sincèrement que c'était facile d'être Roi ? Il y a bien longtemps qu'elle aurait mit fin à ses jours, si elle était à sa place, contrainte d'endosser ce rôle de malheur sans aucune autre échappatoire que de bien le jouer.

Garren réfléchissait, relâcher les assassins capturés pourrait l'aider à se rapprocher davantage d'elle mais, c'était un risque car ils avaient une dette à payer et il ne pouvait pas se permettre de les gracier sans un motif valable.

- Disons qu'ils ne seront pas exécutés mais, je ne peux pas les relâcher sans un motif qui le justifierait ne serait-ce qu'un peu. Aux yeux du peuple, ce sont des criminels et je ne peux pas aller contre l'avis du peuple sans un argument valable. Il me faut une cause, une raison de leur dire qu'ils ont tord de les juger ainsi mais, je n'en ai pas et vous seule pourrez me la fournir.

Vortigern se releva ensuite, s'approchant des barreaux et les attrapant entre ses mains.

- Quant au terrain d'entente, ne soyez pas pessimiste. Nous sommes des ennemis uniquement parce que nos fonctions nous les impose mais, essayons de les oublier un instant, qu'est-ce qui justifierai cette hostilité ? Je ne vous ai rien fait, vous ne m'avez rien fait et mieux encore, vous m'avez beaucoup offert. Il est normal que je cherche à vous rendre la pareille et cela, que vous le vouliez ou non.

Il se retourna s'en alla s'allonger juste en face d'elle, l'imitant dans sa posture. Il reprit à voix basse.

- Rare sont les gens encore en vie qui ont pu avoir l'occasion de découvrir pour la première fois sous un angle qui échappe à tout le monde. Donnez moi une cause, une raison, un argument ou même une preuve, donnez moi quelque chose qui me permettrait de vous innocenter, vous et vos hommes, ou tout du moins, de justifier votre survie. Vous voir la corde au cou ne ferait pas plaisir, je vous préfère en vie, vous êtes tellement plus ... Chaleureuse ainsi.

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Stern J.Swell

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Lun 8 Juil - 9:03

A croire que Vortigern était aussi à la recherche d'un prétexte pour relâcher ses hommes. Que cherchait-il, en avancant qu'il était contre l'avis du peuple, et que le peuple lui-même voulait leur mort plus que lui ? Pourquoi avait-il lancé une annonce contre eux alors ? S'il voulait les libérer, pourquoi les avoir fait rechercher avec une annonce à travers le royaume, dans le but de la piéger elle ? C'était à n'y rien comprendre. On aurait simplement dit, avec ce qu'il prétendant désormais, qu'il s'était lui même noyé dans son complot et qu'il ne savait ni comment s'en sortir, ni comment l'aider elle à s'en sortir. Ce qui referma davantage Stern sur elle-même. Il se moquait d'elle, tout simplement. Et il se donnait le beau-rôle, en écrivant un avis de recherche et en la menaçant elle devant la population, et en finalement se faisant passer pour un "allié" en désaccord avec son peuple. Il n'était ni honnête, ni logique dans son raisonnement.

Et l'instant d'après, il lui annonça qu'il ne voyait aucune hostilité entre eux. Stern eu envie de lui renvoyer dans la figure la lettre qu'il avait écrite à son attention, dans le but de la piéger. Et maintenant, il se prenait de compassion pour elle en venant à partager sa cellule. Vraiment, Vortigern n'avait soit rien compris à ses propres actes et menaces, soit il ne jouait pas franc jeu en essayant de mettre l'assassin dans sa poche. Et en plus de cela, il vantait presque les qualités de la jeune femme, qui ne lui avait rien demandé. Il cherchait à l'amadouer, tout simplement. Ses dernières paroles la firent rire. Plus chaleureuse ainsi… Stern se redressa et répondit d'un ton glacial :

– Dois-je vous rappeler que la personne "chaleureuse" que je suis est entre ces barreaux et à deux doigts de se faire pendre à cause de vous et votre annonce publique ? Si vraiment nous n'avions pas été ennemis, comme vous le dites si bien, vous auriez simplement fermé les yeux sur cette affaire. Or vous avez piégé mes hommes et vous m'avez attiré ici, ne me dites pas que maintenant vous vous apitoyez sur mon sort et que vous voulez mon bien.

Cet homme était vraiment le pire, avec ses belles paroles.

– Vous voulez simplement bien vous faire voir aux yeux des vôtres, en promettant d'éradiquer la menace que représente la Guilde et en nous capturant. Et par derrière, vous sortez les violons en me disant que je ne mérite pas ça. Sincèrement, à quoi vous jouez ? Vous pensez vraiment qu'en essayant de vous faire passer pour un homme bien à mes yeux et aux yeux du peuple, vous parviendrez à nous tromper ? Vous ne pouvez pas jouer sur deux tableaux, il faudrait vous en rendre compte.

De nouveau elle eu un rire froid. Cette situation était pitoyable. Elle se leva afin de s'éloigner de lui et de l'aura mensongère qui en émanait.

– Alors faites votre travail. Vous recherchez la Guilde depuis des années en les accusant de criminalité et vous m'avez sommé de me rendre devant tout le Gorbos. Maintenant assumez-le et remontez dans votre chambre. Vous n'êtes ni mon allié, ni une personne à qui je dédierai ne serait-ce qu'un centième de ma confiance ou même ma sympathie un jour.

Et sur ces mots, la jeune femme s'appuya contre le mur, bras croisés, en attendant qu'il parte. Plus il parlait, plus elle voyait en lui un menteur qui avait les fesses entre deux chaises, ne sachant où se positionner. Avec le peuple, ou avec elle dans cette cellule.

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Lun 8 Juil - 14:05

En guise de réponse, Stern se redressa, visiblement incommodée, et prit un ton froid, peut-être même glacial. Visiblement, ses dires ne lui avaient pas plu.

– Dois-je vous rappeler que la personne "chaleureuse" que je suis est entre ces barreaux et à deux doigts de se faire pendre à cause de vous et votre annonce publique ? Si vraiment nous n'avions pas été ennemis, comme vous le dites si bien, vous auriez simplement fermé les yeux sur cette affaire. Or vous avez piégé mes hommes et vous m'avez attiré ici, ne me dites pas que maintenant vous vous apitoyez sur mon sort et que vous voulez mon bien.

Vortigern eut un sourire au coin, elle ne comprenait décidément pas le problème. Tout en se ressayant, et en la regardant, il écouta la suite, se disant que l'affaire allait être encore plus difficile qu'il ne le pensait.

– Vous voulez simplement bien vous faire voir aux yeux des vôtres, en promettant d'éradiquer la menace que représente la Guilde et en nous capturant. Et par derrière, vous sortez les violons en me disant que je ne mérite pas ça. Sincèrement, à quoi vous jouez ? Vous pensez vraiment qu'en essayant de vous faire passer pour un homme bien à mes yeux et aux yeux du peuple, vous parviendrez à nous tromper ? Vous ne pouvez pas jouer sur deux tableaux, il faudrait vous en rendre compte.

Elle eut un rire froid, peut-être moqueur, puis se releva et s'écarta de lui. Le problème, c'est que Garren ne cherchait ni l'un ni l'autre et, ça elle ne voulait pas l'admettre. Un homme bien auprès du peuple, c'était déjà fait depuis très longtemps, et un homme mauvais auprès de la noblesse, ça l'était aussi depuis très longtemps. S'il tenait encore son trône, ce n'était pas uniquement grâce au bouclier mais, aussi et surtout grâce au soutien de son peuple. Le savait-elle ça ? Certainement pas. S'il voulait la libérer maintenant et tout de suite, ils auraient suffisamment confiance en lui pour ne rien lui demander mais, il y avait des lois et il se devait de les respecter, pour eux, pour lui et pour le royaume en général.

– Alors faites votre travail. Vous recherchez la Guilde depuis des années en les accusant de criminalité et vous m'avez sommé de me rendre devant tout le Gorbos. Maintenant assumez-le et remontez dans votre chambre. Vous n'êtes ni mon allié, ni une personne à qui je dédierai ne serait-ce qu'un centième de ma confiance ou même ma sympathie un jour.

Et sur ces derniers mots, elle s'en alla s'adosser contre le mur, bras croisés. Elle ne disait plus rien, c'était presque si elle faisait la tête. Garren était fatigué, combien de fois allait-il devoir lui répéter pour qu'elle comprenne ? Il soupira et reprit sur un ton blasé ...

- Je serais tellement mieux dans ma chambre si je vous avais dans mes bras, comme la dernière fois ... Et je ne suis pas votre allié mais, je ne suis pas votre ennemi non plus. Je ne cherche pas à me faire bien voir par vous, je m'en fous de ça, je cherche simplement à bien me faire voir par moi-même, c'est si difficile que ça à comprendre ? Je n'ai pas besoin de jouer sur deux tableaux, ni même de jouer tout court. Quant au fait que je vous ai traqué pendant dix ans, comprenez que ce n'est pas à vous faire de justice.

Dit-il en lui faisait un clin d'oeil. C'est vrai que toutes les victimes des assassins avaient quelque chose à se reprocher mais, ce n'était pas une raison valable. Il attrapa une assiette couverte qui était sur le plateau. Cette dernière contenait des haricots. Il en attrapa un entre ses doigts.

- Mais ce n'est pas non plus une raison pour vous faire condamner à mort, vous n'avez fait que rendre service à la couronne. Mais, le peuple ne le voit pas, ça, pas plus que la noblesse, alors comment leur ouvrir les yeux ? Encore que le peuple me voue une confiance aveugle, lui, mais la noblesse, c'est pas pareil, on ne s'entend pas beaucoup eux et moi.

Il jeta ensuite le haricot en direction de Stern, sourire plaqué sur le visage. Il en prit un deuxième, puis refit de même et continua ainsi tout en reprenant.

- C'est à vous de décider de votre avenir. Soit vous coopérez et vous me donnez un moyen de faire fermer leur gueule à tous les glands de la haute société, soit vous vous défilez comme vous avez l'habitude de le faire et dans ce cas, vous ne pourrez que vous en prendre à vous même lorsque la corde vous sera passée au cou. Je n'ai aucunement l'envie de vous tuer mais, si vous voulez vous suicider, c'est votre droit.

Dit-il en lui jetant le dernier haricot.

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Stern J.Swell

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Lun 8 Juil - 15:24

La première remarque de Vortigern vis à vis du conseil qu'elle lui avait donné quant à rejoindre sa chambre lui firent hausser un sourcil. Il pensait vraiment à cela en pareille situation. Et il parlait des raisons de sa traque comme n'étant pas pour satisfaire la loi, mais que faisait-il à présent ? Vraiment, il était contradictoire. Stern le regarda attraper un haricot entre ses doigts, pensive. Quant au fait qu'il se rendait compte des actes de la Guilde, cela l'étonnait davantage. Leurs intentions n'étaient donc pas si transparentes… Mais qu'en était-il des Fidèles du Vindictus ? Etait-il au courant qu'ils les avaient aussi en ligne de mire ? Quoiqu'il en soit, elle devait faire en sorte de ne pas dévier sur ce sujet dangereux. Il était tout simplement hors de question qu'il sache quoi que ce soit à ce sujet. Il en savait déjà trop, même.

Et comme pour confirmer que ce qu'elle lui disait n'était pas digne de lui, il lui envoya le haricot, bientôt suivi par les autres. Un acte pathétique et pitoyable. Que cherchait-il ? Le conflit ? Mais pensait-il qu'elle allait s'énerver aussi vite que lui l'avait fait quelques heures plus tôt ? C'était bien mal la connaître. Et en discourant de cette façon, il ne faisait pas avancer les choses.

– Pour que le peuple le sache, il suffirait de leur dire, dit-elle le visage fermé. De toute façon, je me moque bien de leurs avis. Tout comme de la noblesse. Et gardez vos haricots ou je risque de vous les faire ravaler par votre arrière train.

Stern se moquait bien de la façon dont il lui parlait. Après tout, il ne la considérait pas mieux. Il voulait arranger les choses avec un acte aussi puéril et dégradant ? Encore de la contradiction.

– Je n'ai rien à vous dire ni aucun argument à vous donner. Comme vous l'avez remarqué nos cibles sont définies comme étant des criminels, bandits et voleurs en tout genre. Des personnes qui ne manqueront à personne. Pour autant, il nous arrive de commettre l'irréparable lorsque nous n'avons pas d'autre choix, et vous le savez aussi bien que moi.

Elle eu un sourire, en repensant aux deux gardes qu'elle avait tué pour l'affronter. C'était un contre-argument à sa libération et elle le savait bien. Mais elle n'avait rien à avancer.

– Si vous souhaitez des preuves à offrir quant à nos activités, vous n'avez qu'à publier la liste des criminels que nous avons intercepté. C'est aussi simple que ça et c'est la seule chose que je peux vous donner.

Et c'était aussi parce qu'elle le voulait bien. Car ce petit roi ne payait rien pour attendre et qu'il voulait régler cette faire en pleine nuit, à 3h du matin peut-être, devant les gardes et dans un cachot humide.

– Nous aurions tout aussi bien pu régler les affaire importantes demain dans un lieu plus approprié… constata-t-elle en baissant les yeux vers les haricots qui jonchaient le sol. Quant au gaspillage, ce n'est pas très malin de votre part, "Majesté".

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Lun 8 Juil - 16:51

- Pour que le peuple le sache, il suffirait de leur dire. De toute façon, je me moque bien de leurs avis. Tout comme de la noblesse. Et gardez vos haricots ou je risque de vous les faire ravaler par votre arrière train.

Garren souriait, lui faire ravaler ses haricots, rien que ça ?

– Je n'ai rien à vous dire ni aucun argument à vous donner. Comme vous l'avez remarqué nos cibles sont définies comme étant des criminels, bandits et voleurs en tout genre. Des personnes qui ne manqueront à personne. Pour autant, il nous arrive de commettre l'irréparable lorsque nous n'avons pas d'autre choix, et vous le savez aussi bien que moi.


Elle eu un sourire au coin des lèvres, c'est vrai que ses victimes n'étaient pas toujours des coupables mais, parfois des personnes qui se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment. Malgré tout, elle s'entêtait et ne voulait pas lâcher le morceau, pourquoi ? Question de fierté ? C'était stupide !

– Si vous souhaitez des preuves à offrir quant à nos activités, vous n'avez qu'à publier la liste des criminels que nous avons intercepté. C'est aussi simple que ça et c'est la seule chose que je peux vous donner.

Ce n'était pas aussi simple malheureusement et c'était loin d'être une raison valable. Ce n'était qu'une supposition qui avait de la crédibilité aux yeux du roi mais, qui n'en aurait pas ailleurs et qui n'en avait d'ailleurs pas eu. Il fallait une preuve, quelque chose de concret et d'irréfutable.

– Nous aurions tout aussi bien pu régler les affaire importantes demain dans un lieu plus approprié … Quant au gaspillage, ce n'est pas très malin de votre part, "Majesté".

Garren soupira un long moment, se frottant les yeux et baissant la tête. Pour résumer, non seulement elle refusait de l'aider mais, en plus, elle s'enfonçait. Ce qu'elle ne semblait pas comprendre, c'est qu'il n'avait rien à perdre à lui affliger la peine capitale, mieux encore, il avait tout à y gagner. Mais, ça serait injuste et elle le savait tout autant que lui, alors pourquoi se renfermer et rester muette à ce point là ?

- Vous me faites chier, Stern. Vous pouvez être adorable quand vous le voulez mais là, vous avez décidé de faire la chieuse et ce n'est vraiment pas le moment.

Garren se releva et détacha le couteau de sa ceinture, celui qu'elle avait oublié la dernière fois qu'ils s'étaient vus. Toujours dans son fourreau, il le fit glisser sur le sol jusqu'à elle.

- Alors voilà, on va faire tout simple. Puisque vous me considérez comme votre ennemi, vous me devez absolument rien ! Vous allez donc prendre ce couteau, m'assassiner froidement, récupérer les clés sur ma dépouille et vous faire la malle. Vos hommes sont retenus prisonniers au troisième étage, deuxième couloir sur la gauche, derrière une porte dissimulée sous une grande tapisserie. Pour la sortie, vous pouvez emprunter les sous-sol, il y a une trappe pas très loin d'ici, personne n'ira vous chercher, c'est assez clair ?

Dit-il en allant s'adosser contre un mur, à la perpendiculaire de celui contre lequel Stern se reposait.

- Et si vous ne voulez pas, alors fermez votre grande gueule et attendez patiemment votre mort. Moi je vais dormir, bonne nuit !

Dit-il en fermant les yeux.

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Stern J.Swell

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Lun 8 Juil - 18:55

Vortigern n'avait visiblement pas compris qu'elle n'avait aucune preuve puisqu'il continuait à la prendre pour une une idiote. Quant au terme "adorable", il surprit grandement la jeune femme. A quel moment avait-elle été "adorable" ? Finalement, il détacha un couteau de sa ceinture, celui que Stern avait oublié la dernière fois., et lui fit glisser. L'assassin ne le prit pas et continua de le fixer. La suite fut affligeante. Vortigern ne savait plus quoi inventer, visiblement… c'était désolant. Il s'adossa contre un mur, non loin d'elle. La jeune femme quant à elle se retourna pour faire face au mur.

– Vous n'écoutez rien. Je vous ai dit que je n'avais pas de preuve. Alors avant de me dire que j'ai une grande gueule, ouvrez vos oreilles.

Elle se retourna un instant et fit glisser le couteau vers lui.

– Gardez ça, je n'en ai plus besoin, puisque visiblement mon heure a sonné. En souvenir de l'autre soir.

Stern se retourna de nouveau vers le mur et ferma les yeux. Mais avant de chercher le sommeil, elle demanda tout de même, afin d'éclaircir un point :

– D'ailleurs vous devriez revoir votre politesse. Pourriez-vous au moins m'expliquer la raison qui fait que vous dormez ici ? Si c'est pour me faire des remarques toute la nuit ou hanter mes cauchemars, vous pouvez tout aussi bien rejoindre votre chambre. A moins que vous ne soyez si heureux de me revoir.

Elle eu un léger rire face à cette ironie. Quoiqu'il en soit, si c'était pour troubler son sommeil ou faire pression sur elle, elle n'avait pas besoin de cela. Et elle rajouta d'ailleurs :

– Je ne compte pas m'échapper.

La raison ? Elle soupçonnait un piège. C'aurait été trop facile de filer ainsi, avec ses hommes, sans davantage de malentendus. Si Vortigern l'avait amenée ici, c'est qu'il voulait des réponses. Et il ne pouvait pas se permettre de la laisser partir sans en obtenir.

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Garren L.Vortigern

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Lun 8 Juil - 21:18

Stern se retourna contre le mur suite à cela, un peu comme si son exaspération avait encore augmenté suite à ses réponses. Garren en arrivait à se demander s'il comprenait bien ce que Swell essayait de lui dire, aurait-il eu tout faux, par hasard ?

- Vous n'écoutez rien. Je vous ai dit que je n'avais pas de preuve. Alors avant de me dire que j'ai une grande gueule, ouvrez vos oreilles.

Non, elle avait dit qu'elle ne pouvait lui donner qu'une seule preuve, ce qui pouvait sous-entendre qu'il y en avait d'autres et qu'elle ne voulait pas les lui fournir. Mais bon, peut-être était-il un peu vite en terme de conclusions. Elle se retourna brièvement et lui renvoya le couteau.

- Gardez ça, je n'en ai plus besoin, puisque visiblement mon heure a sonné. En souvenir de l'autre soir.

Voilà qui ne manqua pas de le faire sourire, bien qu'à moitié endormi. Les souvenirs, il en avait beaucoup dont un qui lui était indélébile. Il ramassa cependant la lame et la rattacha à sa ceinture. Il s'attendait à cette réaction de sa part mais, il aurait quelque part aimé qu'elle saisisse sa chance de s'enfuir.

– D'ailleurs vous devriez revoir votre politesse. Pourriez-vous au moins m'expliquer la raison qui fait que vous dormez ici ? Si c'est pour me faire des remarques toute la nuit ou hanter mes cauchemars, vous pouvez tout aussi bien rejoindre votre chambre. A moins que vous ne soyez si heureux de me revoir.

Dit-elle en ayant un rire ironique, le sarcasme, encore. En fait, il ne savait pas trop ce qui le poussait à rester ici, une envie certainement mais, sans plus. Il fallait reconnaître que Stern était un personnage assez unique en son genre et sa compagnie lui plaisait beaucoup, lui qui était réputé d'aimer la solitude. Enfin, ce n'était certainement que passager, elle finirait bien par l'en dissuader. Il lui avait pourtant dit la dernière fois qu'il aurait aimé la revoir et, maintenant que c'était chose faite, elle se demandait pourquoi ? Il n'y avait vraiment pas de quoi être surpris et aussi ne lui répondit-il pas.

– Je ne compte pas m'échapper.

Qu'importe désormais, la balle était dans son camps, il ne pouvait rien faire de plus pour elle. Si elle tenait à mourir, et bien soit, elle mourrait, il n'allait pas se rendre malade pour elle. Il n'était pas décidé à lui répondre et aussi le silence revint. Il trouva bien vite le sommeil mais, il se réveilla tout aussi vite, secoué et appelé. Alors qu'il rouvrait lentement les yeux, l'esprit vaporeux, il aperçu une troisième personne dans la cellule, une personne qu'il ne mit pas longtemps à reconnaître ... En même temps, cela faisait 35 ans qu'il la connaissait, elle et ses méthodes, comment se tromper ? À moitié endormi, ce dernier marmonna ...

- Hmmm ... Qu'est-ce que vous me voulez ?

Une femme très blanche, les cheveux longs, châtains et lâchés, une robe blanche munie d'une fine armure de plaques argentées, des ailes dans le dos et un fourreau vide à la ceinture.

- Je pensais que vous ne commettriez pas l'erreur mais, c'était vous surestimer, à ce que je vois.

Il se tourna se le côté, ne prenant pas la peine de lui répondre, trop fatigué pour ça. Mais, ce n'était pas ainsi qu'elle l'entendait.

- Vous n'auriez pas dû la faire venir ici, vous allez à l'encontre des événements. Dans quel camps êtes-vous au juste ?
- Quoi dans quel camps ? Dans ... Dans celui du royaume ?
- Le camps de la lumière, crétin !


Dit-elle en haussant le ton. Elle se rapprocha de lui et l'attrapa par le bras, le retournant vers elle.

- Et dans cette optique, elle n'a rien à faire ici. Il ne faut pas qu'elle meurt et il ne faut pas non plus que les gens sachent qui elle est.
- Et pourquoi donc ?
- Parce que ... Parce qu'elle a une grande destinée à accomplir et que pour sa bonne réussite, son identité doit rester secrète.

- Qu'c'est quoi qu'elle doit faire ?

Dit mollement, sans trop comprendre ce que lui racontait Ambre.

- Ça je ne pas vous le dire, pas encore, c'est trop tôt. Mais, vous devez me faire confiance.

Vortigern se redressa, se frottant les yeux pour bien se réveiller.

- Je veux bien qu'elle parte, peut-être pas pour les mêmes raisons que vous, mais, il me faut quelque chose pour le justifier, je ne peux pas simplement la mettre à la porte, comme ça.
- Si vous le pouvez et vous le savez parfaitement, je ne vous apprend rien. Je suis au courant de ce qu'il s'est passé entre vous et elle.
- ... Tu nous as regardé ?
- Là n'est pas la question. Vous pouvez très bien maquiller ça en évasion.
- Je vais passer pour un manche et ça ne m'épargnera pas les problèmes.
- Ca il fallait y penser avant, assumez vos responsabilités.
- C'est bien facile ça !


S'écria-t-il avant de jeter un rapide coup d'oeil à Stern. Il espérait vraiment qu'elle était en train de dormir auquel cas il risquerait de passer pour un fou. Il reprit à voix basse.

- Tu aurais pu me prévenir !
- Il serait grand temps pour vous d'apprendre à distinguer le bon du mauvais sans aide extérieure. Il y a eu des gênes, des problèmes et des embûches, ce n'étaient pas des signes suffisants pour vous ?
- ... Oui bon ... Mais, j'étais ...
- Vous n'avez pas d'excuses alors, réparer vos bêtises tant qu'il en est encore temps.
- ... Oui.
- J'espère que je n'aurai pas à me répéter.


Dit-elle en disparaissant.

- Gnagnagna ...
- Je vous ai entendu !

Vortigern se rehaussa contre le mur, soupirant longuement. Les différentes composantes du problème devaient être imaginées sous toutes leurs formes et sous toutes leurs possibilités différentes, ce qui voulait dire que sa résolution était quasiment impossible, n'allait-il pas droit dans le mur ? Peut-être, il n'y voyait rien de toutes les façons et il n'avait que le choix d'accorder sa confiance ou non. Après un moment de silence, il tourna la tête vers Stern, qui lui tournait encore le dos, immobile. Une destinée, elle ? Il avait du mal à y croire, comment un assassin tout à fait ordinaire pouvait avoir une destinée ? Pourquoi son identité devait-elle rester secrète ? Que lui cachait-elle ? Peut-être que cela était à la base de son mutisme concernant la guilde ?

Il ne devrait pas chercher à percer le mystère trop tôt, comme Ambre n'arrêtait pas de lui dire, il saurait ce qu'il a savoir en temps voulu, pas la peine de forcer les choses. En fin de compte, il collectionnait les erreurs et cela n'était pas pour le réjouir, il avait vraiment l'impression d'être un idiot. Il lui restait quand même une petite chance de se rattraper. Il se releva et s'approcha de Stern. Il posa sa main sur son épaule et la secoua légèrement.

- Debout, la liberté vous attend.

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Stern J.Swell

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   Ven 12 Juil - 16:58

Stern avait rapidement sombré dans le sommeil après cela, devant le mutisme de Vortigern. Après tout, il n'avait pas souhaité lui répondre, c'était son choix… Elle fut réveillée par la voix de l'homme qui avait posé une main sur son épaule et lui avait parlé de "liberté retrouvée". A moitié endormie, la jeune femme s'était redressée lentement et avec méfiance. Il avait vraiment dormi là ? Tout ce cinéma pour finalement la libérer sans aucune cérémonie ? Stern n'y comprenait plus rien.

Elle se leva et demanda, sans aucune chaleur dans la voix :

– Qu'est ce que vous racontez ?

Et Vortigern lui expliqua qu'il la libérait, maintenant, même si la jeune femme ne voyait aucune raison valable à ce soudain changement de position. Lui tendait-il un piège ? Après tout s'il avait voulu la tuer, il aurait pu le faire dans son sommeil… pour autant, Stern restait sur ses gardes, certaine qu'elle ne lui ferait jamais confiance. D'ailleurs, elle n'avait jamais fait confiance à personne et cela n'allait pas arriver aujourd'hui.

La négociation fut périlleuse quant au destin de ses hommes mais finalement, elle obtint leur grâce et leur libération. cela par contre, elle n'arrivait vraiment pas à y croire. Vortigern les libérait consciemment, en sachant pertinemment qu'avec leur disparition, il allait également perdre leur trace. Cela aurait pu être un acte stupide, mais Stern se doutait que ce geste cachait quelque chose dont Vortigern n'avait pas l'intention de lui parler. Alors, sans rien dire, elle le laissa la conduire aux cachots où étaient enfermés les assassins. Ils furent libérés, même si Vortigern faisait une mine assez réticente à ce sujet. Etait-ce donc contre sa volonté ? Cela n'avait vraiment rien d'étonnant… mais Stern n'avait pas l'intention de lui laisser le temps de regretter. Elle lui adressa un simple regard, mais aucun remerciements. Après tout, il avait joué son jeu, sans qu'elle ne lui ai rien demandé. Quant à le revoir, seul le destin le dirait, à moins que Vortigern n'ai retenu la leçon et ne les piège à nouveau. Il leur faudrait redoubler de protection dès à présent...

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MessageSujet: Re: Quitte ou double [PV Stern] [Termine]   

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